Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit lors d'un atelier drabble : 7 minutes et un mot, ici Princesse

pas de contexte précis


Lorsque Diana c'était engagée au FBI, c'était par goût de l'aventure, de la justice et du travail bien fait. Elle se doutait que la réalité risquait de ne pas être aussi excitante que ce qu'elle pouvait voir à la télévision, mais tout de même, il devait bien y avoir une part de vérité. Et bien non. Toutes ses espérances venaient de voler en éclat, car rien n'avait pu la préparer à la réalité.

Assis à côté d'elle, Jones semblé être tout aussi désespéré par la situation, la rassurant au moins sur un point : elle n'avait pas été la seule à avoir été abusée par une réputation surfaite et à devoir faire face au FBI dans la vrai vie.

De l'autre côté de la table, indifférents à leur désespoir, Neal et Peter continuaient de se disputer.

- Tu as un chien ! Un animal de compagnie !

- Mais toi tu as vu le soin que tu apportes à tes cheveux ? C'est manifeste ! Arguait l'agent.

- J'aime juste prendre soin de mon apparence, rétorqua Neal. C'est pas un crime.

- Bien sûr que non. C'est juste révélateur.

- Je...

- Les habits ! le coupa son superviseur. Tu as vu comment tu prends toujours les vêtements les plus chers, les mieux coupés, dignes de l'aristocratie ? Entre ça et les cheveux, je confirme : tu es Raiponce.

- La seule chose que j'ai en commun avec Raiponce, c'est d'avoir un immonde geôlier pour me surveiller sans cesse.

- Fait attention Caffrey car je pourrais bien devenir une vraie Mère Gothel...

- Essaie pour voir, sorcière !

Devant l'escalade d'insultes disneyiques qu'ils se lancèrent, Diana ne put que soupirer. Dans un coin de sa tête, elle se fit une promesse : celle de tuer tous les criminels qui jugeraient bon d'arnaquer des gens en prenant comme pseudo des noms de princesses Disney. Et surtout, elle se promettait de ne plus jamais ô grand jamais poser pour rigoler la question « A votre avis, quelle princesse correspond mieux à chacun d'entre nous ? »

Elle avait parfois tendance à oublier que Neal et Peter n'étaient que deux grands enfants.