Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour l'anniversaire de Willie Garson, qui jouait Mozzie.

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Durant les dix heures qu'avait duré son vol, Mozzie avait fomenté exactement trente-sept plans pour se venger de Neal.

Certes, il savait que son meilleur ami avait dû se faire passer pour mort afin d'échapper à ses ennemis, lesquels n'hésiteraient pas à tuer tous ceux qu'il aimait. Catégorie à laquelle lui-même appartenait – du moins Mozzie avait l'orgueil de le croire. Ainsi, il était plutôt reconnaissant à Neal de lui avoir ainsi sauvé la vie.

Alors oui, Neal s'était sacrifié.

Et oui, Mozzie aurait dû se douter de quelque chose ; après tout, Neal était une sorte de chat, le genre à avoir neuf vies.

Mais tout de même.

Ils étaient censés être meilleurs amis, des frères de méfait, il aurait pu lui faire comprendre que sa mort n'était que mise en scène, non ? Ça lui aurait évité de passer une année assez horrible. À Peter et Elizabeth aussi, d'ailleurs.

C'était donc pour se venger de ces douze derniers mois passés dans les larmes et la douleur que Mozzie avait mis en place différents plans diaboliques : arriver devant Neal et simuler une crise d'amnésie, lui annoncer n'avoir que une semaine à vivre, ou bien se débrouiller pour lui voler toutes ses économies.

Ainsi, lorsqu'il toqua à l'appartement de Nicolas Arden, Mozzie avait finalement opté pour l'annonce tonitruante qu'il avait croisé Sarah la semaine précédente avec un magnifique bambin qui ressemblait étonnamment à Neal Caffrey. Puis, quand les deux yeux bleus se rempliraient de stupeur, il lui mettrait une jolie droite pour toutes les frayeurs encourues et à ce moment là seulement, il envisagerait peut-être de lui pardonner.

Cependant, lorsque la porte s'ouvrit sur le visage qui lui avait tant manqué, toute envie de passer ses nerfs disparut.

Mozzie lâcha son sac et pris Neal dans ses bras, lequel répondit sans hésiter à son étreinte.

« Je suis désolé » murmura-t-il à son oreille. « Je n'avais pas le choix. Je suis désolé, je... »

Mozzie balaya d'un petit rire ému les excuses.

L'année passée venait de s'envoler. Seul importait le moment présent et ces retrouvailles qu'il avait tant espéré.