Chapitre 4 :

Dernière sortie

N°12 Square Grimmauld

Hey les gars !

Avant que vous ne vous énerviez, je veux que vous sachiez que je vais bien, mieux que bien même. Je suis en pleine forme !

Maintenant la partie la plus importante…

Les Dursleys ne sont jamais venus me chercher. Mais quelqu'un d'autre l'a fait.

Promettez-moi de ne pas vous énerver. Je ne sais pas comment vous le dire et Hermione, si ça aide, j'ai déjà fini mes devoirs

Je suis en France.

Oui j'ai bien écrit France. Incroyable Je sais.

Je suis avec Fleur et sa famille. Apolline, qui est la mère de Fleur, est vraiment quelqu'un de bien. Elle est affectueuse et s'occupe de moi comme une mère. Armand est compréhensif et stoïque, c'est bien de l'avoir autour, surtout quand Fleur et Gabrielle essaient de faire de moi leur poupée. Ça a été ma maison pour un mois, et j'aime être ici.

Je sais, j'aurais dû vous contacter plus tôt, mais j'ai laissé traîner, je voulais que ça dure encore.

Je sais, il reste seulement 2 semaines de vacances. On va aller faire les courses scolaires bientôt.

J'imagine que je vous verrai bientôt.

Il n'y a rien de plus que je peux vous dire. On en discutera quand on se verra.

Salut,

Harry.

Albus Dumbledore remonta ses lunettes sur son nez et reposa la lettre sur sa table. La pièce était silencieuse alors que tout le monde attendait sa réaction.

« Alors ? » Sirius était impatient.

« Ça a été envoyé à Miss Granger, » Déclara Dumbledore, plus qu'il ne le demanda. Il frotta son menton. « Deux. »

« Albus ? » Demanda Maugrey. Il était aussi perplexe que le reste des membres de l'Ordre.

« Deux jours. Vous pouvez chercher la maison des Delacour mais nous n'irons chercher Harry que dans deux jours. » Décida le directeur.

« Tu en es sûr Albus ? » S'inquiéta McGonagall.

« Les choix que j'ai fait par le passé n'ont fait que blesser Harry, » répondit le vieux sorcier. « Il mérite un peu de liberté. Et si je me souviens bien Apolline Delacour a été championne de duel de 1980 à 1985 en France. Harry est suffisamment protégé. »


Résidence Delacour :

« Les enfants, vous êtes prêts ? On part pour l'allée Parisienne dans une minute. »

« Gabrielle, tu as ta liste ? Harry, tu es prêt ? » Cria Apolline. Elle avait mis une tenue simple, des vêtements Moldus et son ventre pointait. Elle s'agaça et tapa du pied sur le sol.

Armand était habillé de la même manière. « Calmes-toi chérie. Il n'y aucune raison d'être aussi anxieuse. » Tenta-t-il pour calmer sa femme.

Elle se renfrogna et Armand recula. Il n'avait pas envie d'aller contre son sens quand elle était d'une telle humeur.

Gabrielle descendit des escaliers, habillée d'une belle robe d'été rose et orange. « Je suis prête ! »

Apolline jeta un coup d'œil à sa fille et roucoula en voyant à quel point elle était mignonne.

Ce fut ensuite au tour d'Harry de descendre les escaliers, portant un jean et un tee-shirt bleu ciel. Il bailla et sourit à la famille.

« Bonjour. »

Armand sorti de l'ombre de sa femme et alla vers l'adolescent. « Je ne pensais pas que tu te lèverais si tôt. » Dit-il dans un anglais clair, mais lent. Son accent s'améliorait de jour en jour. « Tu es rentré très tard hier. » Le ton n'était pas accusateur.

Harry rougit. « Heu…Rabastan voulait passer du temps avec moi. »

« J'ai été jeune 'Arry, » Sourit Armand, gentimment. « Les amours d'été sont toujours les meilleurs. »

'Il est beaucoup trop tôt !' Gromella Fleur alors qu'elle dévalait presque les escaliers. Elle était parfaite et magnifique comme toujours mais il était évident qu'elle préfererait dormir.

Harry gloussa en la voyant. Il était tôt mais il n'avait pas voulu rater l'opportunité de visiter 'L'allée Parisienne', la version française du chemin de Traverse.

La Famille avait l'habitude d'utiliser la cheminée pour rejoindre le petit café au bout de l'allée. Apparemment les Français possédaient de nombreuses entrées mais les Delacour préféraient ce café qui était tenu par un cousin Veela de Apolline.

« Je vais emmener Gabrielle et 'Arry pour les robes. » Annonça Apolline

Armand opina et prit Fleur avec lui chez l'Apothicaire.

« Madame Anne-Marie est très bien. » Dit Apolline aux adolescents. « Dêpéchez-vous avant que ça ne soit bondé. Elle travaille mieux quand c'est calme. »

Harry la suivit docilement, avec un peu d'appréhension tout de même. Il resta près d'Apolline en rencontrant Anne-Marie qui se trouvait être une ancienne camarade de classe. A son tour, la sorcière fut enchantée de le rencontrer et Gabrielle et lui passèrent rapidement. Elle prit un grand plaisir à leur faire des robes aussi parfaites que possible. Harry se fit faire des robes d'été et d'hiver pour l'école, pour un usage quotidien, pour des occasions spéciales, etc…Il était épuisé à la fin, quand la sorcière eut enfin fini.

Fleur et Armand les attendait dehors. Harry prit ses achats et entra dans la librairie.

« Il y a un rayon anglais. » Dit Armand à Harry. « Il y a de nombreux étudiants ici qui étudients en Angleterre. Je crois que la 'Avalon Academy' est très populaire et prestigieuse. »

Harry opina simplement. Il ne connaissait pas les autres écoles de magie de son pays à part Poudlard.

La librairie était plus grande que 'Fleury et Bott'. Il déambula seul entre les rayons. Il dépassa toutes les étagères de livres en Français et rejoint la section en anglais. Il suivit sa liste. Il y avait tous les livres dont il avait besoin et il décida de jeter un coup d'œil aux autres ouvrages pour passer le temps.

Ce fut à ce moment-là qu'il le remarqua.

Il y avait un livre dans la section 'Langues Rares'. Il était en bon état même s'il était d'occasion.

Il le prit et l'observa. Harry remarqua les élégants serpents en haut et en bas de chaque page.

« Impossible, » Lâcha-t-il. Il se surprit à utiliser le Fourchelang et se retourna, inquiet qu'on l'ait entendu.

'L'histoire du Fourchelang et son usage pour se défendre, par Porcia Dido Serpentard'

Harry cligna des yeux. Ses yeux bloqués sur le nom.

« Quelles étaient les chances… »

« 'Arry ! » Cria Fleur. Il regarda les étagères mais aucun autre livre ne semblait être écrit en Fourchelang. « Je vais prendre celui-là, allons-y. »

« C'est en quelle langue ? » Demanda la sorcière.

« Fourchelang. » Lui dit-il

Fleur lâcha son souffle mais se rapprocha pour voir l'écriture de plus près.

« Intéressant, » Dit-elle, mais elle ne s'attarda pas sur le sujet. « Tu as besoin d'encre et de nouvelles plumes, dêpèches-toi. »

« Evidemment. » Marmonna Harry en la suivant.

Leur prochain arrêt fut à l'animalerie. Harry choisit quelques friandises pour Hedwige et Gabrielle se pencha sur l'idée d'adopter un chat.

« Tu es un fourchelangue, non ? » Demanda Armand à Harry

« Heu…Oui, » Répondit l'adolescent. « Pourquoi vous me demandez ça ? »

Le sorcier pointa du doigt un terrarium rempli de plusieurs spécimens de serpents et amena Harry devant.

« De belles couleurs… » Lâcha Harry

Imméditemment les serpents arrêtèrent leurs activités et se tournèrent vers lui.

« Un fourchelang… »

« Il l'est vraiment ? »

« Qu'est-ce qu'un fourchelang ? »

« Il ressemble à un poulet sans plume. »

« Peut-être que c'est le dîner. »

« Il est trop gros pour être dîner. »

Harry cligna des yeux alors que chacun disait quelque chose sur lui. L'adolescent leva les yeux au ciel.

« Ils ne sont pas très gentils. » Dit-il à Armand

« Tu as un grand don. » Commenta le sorcier

Harry haussa les épaules. « Je ne l'ai jamais vu comme ça. Vous savez, une Basilic m'a mordu une fois. »

Armand était incrédule. « Un de ces jours Harry, tu devras tout me raconter de tes aventures, de préférence après l'accouchement de ma femme. J'ai peur qu'elle attaque le directeur de ton école. »

Harry et Armand gloussèrent et bougèrent, Harry lança un au revoir aux serpents.

« 'Arry ! » Cria Gabrielle. Elle tenait un mignon chaton blanc et roux. « Regarde-la. Je vais l'appeler Jiselle. Ce n'est pas mignon ? »

« Très. » Opina Harry en caressant le chaton.

« Il faut qu'on t'offre quelque chose. » Songea Fleur.

« Oui, » Acquiesça Apolline. « Allez les enfants, vous allez aller chez Monsieur Fabien pour prendre des glaces. En avant. »


Rabastan regarda les nombreuses boutiques de la célèbre 'Allée Parisienne'. Il cherchait un cadeau pour Harry mais ne savait pas quoi prendre.

Il n'avait rien offert à personne depuis des années.

'Maudit Azkaban.' Pensa-t-il

Il s'arrêta devant une bijouterie et grimaça. Ce n'était pas ça qu'il recherchait.

« Rabastan ! »

Le criminel en cavale se retourna, sa main prête à attrapper sa baguette. Rabastan était heureux de voir que ce n'était qu'Apolline et Armand Delacour.

« Bonjour. » Dit-il aux deux sorciers.

« Une sortie shopping ? » Demanda Armand.

« Un cadeau pour notre 'Arry ? » Sourit la sorcière.

Rabastan tenta de combattre son rougissement, gêné. « Um, oui. »

« Parfait ! » Lui dit-elle. « Alors, vous devriez nous rejoindre. Armand disait qu'Harry pouvait parler aux serpents… »

Rabastan sentit quelque chose lui serrer l'estomac. Il avait un sentiment étrange depuis un moment déjà mais là les pièces semblaient se mettre en place.

Son nom était Harry !

Il avait les yeux verts !

Il était toujours à l'école !

A Poudlard !

Il parlait Fourchelang !

Tout ce qu'il manquait était la cicatrice.

Une panique comme il n'en avait jamais ressenti étreignit Rabastan. Il n'aurait pas pu coucher avec Harry Potter. Le garçon était caché par Dumbledore. Il ne pourrait pas se balader dans les rues de Paris. Un sentiment de déni l'emplit. Rabastan avait envie de s'enfuir mais un signe de la sorcière enceinte l'obligea à la suivre.

« Je pensais à lui acheter un animal de compagnie, » Expliqua Apolline. « Il n'avait pas trop envie d'un serpent amis il aimait le chat de Gabbie. Regardez-ça. »

Rabastan fut tiré de ses pensées par un petit louveteau. Il avait sûrement une dizaine de jours. Il frottait sa main, comme s'il cherchait de la nourriture. Absent, il écouta distraitement le propriétaire lui expliquer que sa mère était un loup magique sur lequel des expériences avaient été faites mais que le résultat final n'avait pas plu aux commaditaire car la plupart étaient morts à la naissances. Rabastan caressa la fourrure sombre et sourit.

« On dirait ses cheveux. » Murmura-t-il

Armand l'entendit et hocha la tête. « On peut lui prendre alors. Vous pouvez lui offrir l'ourson. Apolline et moi on va lui prendre des produits de soin et un collier. »

Rabastan hocha la tête et se dirigea vers le comptoir.

Harry termina sa glace avec joie. Un seul regard en direction des sœurs Delacour lui indiqua qu'elles partageaient sa joie.

« C'était bon mais celles de Florian sont meilleures. » Dit Harry aux filles.

Gabrielle se moqua de lui de l'idée même et Fleur leva les yeux au ciel.

« Vous les sorciers britanniques et votre bouffe pleine de graisse. » Commenta la sorcière plus âgée.

Sa sœur tenta de faire monter Jiselle sur ses genoux quand elle aperçut ses parents et le petit ami d'Harry. Elle secoua l'épaule du garçon.

« Regarde ! »

Harry se retourna et sourit à son amant et aux parents de son amie.

Rabastan sembla l'étudier pendant un moment avant de lui offrir un sourire et de se pencher pour l'embrasser. Harry oubliait jusqu'à l'endroit où il se trouvait quand le sorcier plus âgé l'embrassait comme ça. Il fermait juste les yeux et se laissait aller. C'était jusqu'à sentir une langue lécher sa main.

Les yeux verts s'ouvrirent et regardèrent les mains de Rabastan, pleins de questions. Le petit louveteau noir lui fit écarquiller les yeux.

« Est-ce que c'est un bébé loup ? » Haleta Harry. Il laissa le louveteau lui lécher les doigts et faillit roucouler en voyant à quel point il était mignon.

« Il est à toi. » Répondit Rabastan.

Harry fit l'aller-retour entre le loup et son amant et sourit quand le bébé se mit à l'aise entre ses bras.

« Si petit… » Se dit l'adolescent, ravi.

Fleur et Gabrielle s'approchèrent de plus près pour mieux le voir et furent toutes deux surprises par l'animal. Le chaton se pencha assez pour sentir le louveteau puis lécha son nez.

« Si mignon ! » Crièrent les sorcières

« Un cadeau de la part d'Armand, d'Apolline et moi, » Dit Rabastan à Harry. « Quelque chose pour te souvenir de nous. »

« Il faudrait que je sois oubliété pour ne pas me souvenir de cet été. Ou de toi. » Harry lui sourit.

Rabastan sembla chercher quelque chose sur son visage, puis prit une décision. Il embrassa Harry à nouveau, laissant une de ses mains venir étreindre son jeune amant avec de légers mouvements qui l'excitèrent. Quand Harry fut libéré du baiser, il ne pouvait détacher ses yeux de Rabastan.

Apolline partagea un sourire avec Armand.

« Je vous emprunte Harry. » Dit Rabastan à Apolline. La sorcière acuiesça.

« Il devrait s'amuser. » Dit Fleur avec un clignement d'œil et le sorcier lâcha un sourire narquois.

« Peut-être qu'on devrait prendre les affaires d'Arry avec nous. » Déclara Armand

Rabastan cligna des yeux de surprise et opina finalement, reconnaissant.

« Est-ce que Ciel peut venir avec nous ? » Demanda Harry

« Tu lui as déjà trouvé un nom ? » Demanda Apolline à l'adolescent.

Harry haussa les épaules. « J'imagine que ça lui va bien. »

« Ciel est un bébé. Il dort beaucoup. » Commenta Armand

Le groupe se sépara et Rabastan guida Harry vers sa chambre d'hôtel.


N°12 Square Grimmauld :

Sirius se sentait étourdi en voyant l'équipe en charge de retrouver son filleul. Remus, Fol'œil, Tonks et Dumbledore allaient voyager en France avec un Portoloin.

« Arrête avec mes cheveux. » Se plaint Tonks quand il les ébourrifa une fois de trop.

« Je suis juste excité. » Lui dit Sirius. « J'aimerais pouvoir venir avec vous. »

Remus tapota son dos. « Calmes-toi Siri. Ce soir, Harry sera avec nous. »

« Je sais mais quand même… » Sirius haussa les épaules.

« -sales bâtards ! Souillant ma maison ! Traîtres de sang ! »

Sirius se renfrogna alors que la voix stridente atteignait la cuisine. « Attends ici Lunard. »

Le loup-garou opina. Il pouvait vaguement entendre son ami se disputer encore une fois avec le portrait de sa mère. Molly secoua la tête derrière son dos et Remus faillit lui faire une réflexion. La dispute qu'elle entretenait avec son ami commençait à l'affecter aussi. La sorcière maternait tout le monde, même ceux qui n'en voulaient pas. Elle avait à peine permi à Severus de s'échapper de ses griffes. Remus craignait ce qui allait arriver lorsque Harry rentrerait.

Dumbledore et Maugrey entrèrent dans la cuisine suivis par un Sirius en colère.

« Sommes-nous tous prêt à partir ? » Leur demanda Albus.

Il y eut un chœur de réponses positives alors qu'ils touchaient tous le chapeau.

« Tarte au citron. » Prononça distinctement le vieux sorcier alors que le Portoloin s'activait.