Hello !

Et hop un petit chapitre aujourd'hui, les choses avancent et s'organisent ! J'espère que ça vous fera sourire. Enjoy !

Ju : Merci beaucoup pour ta longue review ! Oui parfois las astres s'alignent bien ;) J'aime bien aussi Kagami en cuisinier. J'aime beaucoup moi-même cuisiner, et la nourriture en général, alors ça me permet de parler un peu de ça dans les fics ;) Et non son impulsivité n'a bien sûr pas totalement disparu, mais disons que dans cette fic les persos ont grandi et pris un peu de maturité donc forcément certains traits de caractère s'affinent ! Bon, on va encore parler nourriture dans ce chapitre donc prépare tes snacks :D Mais bon après tout c'est une fic de Noël donc c'est un peu au centre du sujet ! J'espère que ce chapitre te plaira aussi :)

Shadow : Merci beaucoup ! Ah eh bah j'aime bien les gens 'peu conventionnels', alors on est faits pour s'entendre ;) Non rien de grave, pas d'inquiétude, j'ai retrouvé la forme :) Bonne lecture, en espérant que la suite te plaise !


« Et ce dîner de Noël, au fait, on le fait où ? » demande tout à coup Haizaki, tirant Aomine d'une agréable rêverie.

Ils sont tous les deux avachis sur le canapé à regarder d'un œil un programme qui fait un peu écho à leurs épreuves actuelles, puisqu'il s'agit d'une émission de téléréalité où les candidats cherchent l'amour. Ils ont pris l'habitude de regarder ce genre de programme à deux, histoire de pouvoir se moquer abondamment des déboires des personnes à l'écran, et puis, après une journée de boulot, ça ne demande pas des capacités intellectuelles très élevées. Enfin, il faut bien l'avouer, c'est parfois un peu réconfortant de voir des gens encore moins doués qu'eux dans la vie. Même s'il leur est aussi arrivé de verser une petite larme... Ils savent tous les deux que l'autre a pleuré, mais dans un accord tacite, ils n'évoquent jamais le sujet, et ne l'ont jamais évoqué devant quiconque. Voilà un autre secret commun qu'ils emporteront dans la tombe. S'ils avaient été encore plus jeunes et encore plus cons, ils auraient probablement scellé cette promesse en mélangeant leur sang, mais présentement, ils préfèrent le silence entendu qui règne entre eux.

« Bon alors, ce dîner ?! » s'impatiente Haizaki, arrachant un grognement à la panthère qui répond finalement :

« Ben, ici... Après tout l'initiative vient de nous, pas vrai ?

— Ici ?! crie Haizaki dans la panique. Mais t'as vu ce taudis ?! Il nous faudrait une semaine pour tout nettoyer ! Et c'est pas comme si on n'avait pas déjà BEAUCOUP à faire cette semaine, tu te rappelles ?!

— On va y arriver... Suffit de louer un Karcher...

— Ah-ha, très drôle, vraiment ! T'en as d'autres des idées brillantes comme ça ?

— Ouais. Si t'étais pas amoureux de Ryota je te verrais bien en couple avec cette nana, là, déclare Aomine en désignant une fille à l'écran. C'est une casse-couilles puissance mille, à vous deux je pense que vous vous auto-annihileriez. Ou sinon, ça provoquerait la fin du monde, conclut-il en haussant les épaules.

— Ne change pas de sujet ! » le rabroue Haizaki, jetant cependant un coup d'œil à l'écran. C'est vrai qu'elle est mignonne, cette nana... Mais enfin, ce n'est effectivement pas le sujet ! Quoique... Une pensée furtive traverse son esprit, nourrissant une angoisse latente. Il déglutit et jette un coup d'œil furtif à son coloc : « Et Kise et moi... Tu crois qu'on provoquerait la fin du monde ?... »

Aomine prend le temps de réfléchir à la question, tenant son ami dans un suspense insoutenable.

« Hm... Non, vous ne provoqueriez pas la fin du monde, tranche-t-il finalement. Mais peut-être la destruction du Japon.

— Imbécile ! » fulmine Haizaki, accompagnant sa protestation d'un coup de coussin bien senti en pleine tronche. Ce qui bien sûr fait marrer cet Aho, l'encourageant à enchaîner les attaques pour le faire taire. Et, comme il n'obtient pas le résultat escompté, il passe à l'étape suivante et renverse son coloc sur le canapé, puis lui saute dessus pour plaquer le coussin sur sa figure. L'autre se débat assez inutilement, mais s'empare finalement d'un autre coussin à portée de sa main et l'abat durement en représailles contre sa tempe, lui faisant relâcher sa prise, mais il n'a pas encore dit son dernier mot...

« Tiens, je croyais que ce genre de bataille n'existait que dans l'imaginaire fantasmatique masculin, les interrompt soudain une voix. Et en général, c'est plutôt des filles que ça met en scène. »

Tétanisé de surprise, Haizaki perd l'équilibre et se raccroche à Aomine dans sa chute, l'entraînant avec lui au pied du canapé où ils se cognent douloureusement contre la table basse. Après un instant de confusion pour tenter de se démêler l'un de l'autre, ils se redressent comme un seul homme pour engueuler l'intrus à pleins poumons :

« TETSU, PETIT CON ! »

Le 'petit con' ne se formalise pas, se dirigeant vers le frigo où il sait que l'attend un bon milkshake. Car si les amis vous gardent parfois une bonne bière au frais pour votre venue, lui, on lui réserve plutôt des milkshakes, et il a la chance d'avoir de bons amis. Il trouve son bonheur et retourne dans le salon, puis commence à siroter sa boisson tout en observant Haizaki et Aomine qui se relèvent et réarrangent leur tenue en grommelant. Intérieurement, il se fend la poire, mais comme à son habitude, il ne laisse rien filtrer dans son regard placide. Non seulement il a de bons amis, mais en plus ceux-ci le font rire, aussi intérieurement que ce soit, depuis des années. Et il faut dire qu'Aomine et Haizaki font un duo d'enfer pour ce qui est d'illuminer ses journées.

Une fois les colocs remis de leurs émotions, Kuroko va prendre sa place entre eux sur le canapé, regardant à son tour l'écran de télévision.

« C'est une rediffusion, remarque-t-il. Chiho va dire non à Nobuo. Il va être extrêmement déçu.

— Hein ?! s'exclame Aomine, fixant intensément l'écran. Mais comment c'est possible ? Ils avaient l'air si bien ensemble !

— Bah, elle préfère Juichi, je te l'avais bien dit ! triomphe Haizaki.

— Non, le détrompe Kuroko. Elle a juste préféré rester célibataire, finalement.

— Mais pourquoi ?! Quelle idée ! Y en a qui peuvent se caser et ils sautent même pas sur l'occasion, c'est tout pourri ! proteste Haizaki.

— Ouais, c'est pas juste ! renchérit Aomine.

— On peut écrire à l'émission, si vous voulez, fait Kuroko, conciliant.

— Ouais, b-... » s'enflamme Aomine avant de se raviser et d'échanger un regard avec son coloc. Il se renfonce dans le canapé en grommelant. « Pff, qu'est-ce que ça peut faire de toute façon... C'est pas comme si ça nous intéressait...

— C'est clair... approuve Haizaki mollement en retrouvant lui aussi sa position avachie sur le canapé.

— Bien sûr que non, répond Kuroko en écho. Bon alors comme ça, vous voulez organiser un repas de Noël chez vous ? »

Les colocs tournent la tête et le fixent, ébahis.

« Mais t'es là depuis combien de temps ?! » s'affole Haizaki.

Kuroko se contente de hausser les épaules.

« C'est une bonne idée, je trouve. Je suis invité ?

— Même si tu l'étais pas, ça serait difficile de te dire non maintenant...

— Parfait. Ça me fait bien envie, un dîner de Noël. Qui est-ce qui cuisine ?

— Ben... euh...

— Tu ne comptais pas demander à Kagami-kun, j'espère ? demande Kuroko en fixant Aomine d'un air sévère.

— Ben... Je vais quand même pas demander à Satsu... balbutie la panthère, confuse.

— Je pense que tu devrais cuisiner, le coupe Kuroko. Toi aussi, Haizaki-kun. »

Les deux amis se regardent. Ce dîner de Noël, si ce n'était pas déjà fait, échappe complètement à leur contrôle. Ils doivent séduire leurs amours secrets, nettoyer l'appartement de fond en comble, et en plus de ça cuisiner le repas ! Ils sont foutus !

Kuroko se rend bien compte qu'un vent de panique souffle à travers cet appartement, bien que de toute évidence la tornade y soit déjà passée. Et comme il trouve l'initiative à la fois charmante et surprenante de la part des colocs, il décide de les aider.

« Je vous donnerai un coup de main.

— C'est vrai ?! »

Haizaki et Aomine le dévisagent, pleins d'espoir.

« Oui. Mais il va falloir nous organiser un peu, même si je sais que vous n'êtes pas familiers de ce concept.

— Comment on s'organise ? » lui demandent les colocs, soudain très empressés de recevoir ses enseignements.

« Il faudrait déjà établir un menu, puis aller faire les courses. » Il balaie l'appartement du regard. « Mais je pense qu'on ferait mieux de commencer par le grand ménage. »

Et, n'écoutant pas les protestations des colocs, il termine son milkshake, le repose sur la table basse puis se lève et éteint la télévision. Ensuite, il commence à distribuer les instructions et à répartir les rôles, et ils s'attèlent à leurs tâches respectives après un moment d'hésitation et quelques traînages de patte de la part des colocs.

Trois heures plus tard, si l'appartement n'est pas immaculé comme chez Kagami, on peut néanmoins le qualifier de présentable. Haizaki regarde les fenêtres, le menton dans la main :

« Hm... Je savais pas qu'on avait autant de luminosité dans cet appartement... »

Aomine quant à lui contemple leur collection de jeux bien rangée :

« Je savais pas qu'on avait autant de jeux...

— Et moi je ne savais pas que vous aviez autant de magazines pornos, mais il ne devrait plus en rester aucun en vue, conclut Kuroko. J'aime bien le hors-série sur le thème des sports d'hiver, d'ailleurs. Tu me le prêtes, Aomine-kun ?

— Oh, ouais, si tu veux... » répond la panthère, rêveuse, avant de réaliser ce qu'il vient d'entendre et se tourner d'un bloc vers le fantôme : « Hein ?! »

Mais Kuroko passe déjà à un autre sujet :

« Je crois qu'on a droit à une petite récompense, maintenant. Après on pourra commencer à réfléchir au menu.

— Une récompense ? demande Aomine, intéressé.

— Une bière ? veut savoir Haizaki.

— Prenez ce qui vous fait plaisir, moi je vais reprendre un milkshake.

— Ok, j'ouvre des chips ! »

Les trois amis se réinstallent sur le canapé à présent dépourvu de miettes, devant une table basse toujours un peu encombrée, mais propre. Et ils commencent à parler nourriture. Comme c'est un sujet qu'ils affectionnent tous les trois, les idées ne tardent pas à fuser, du menu "fast-food de luxe" de Haizaki au "poulet Teriyaki de Noël" d'Aomine, en passant par le dîner "100% dessert, cookies, milkshakes et chocolat" de Kuroko.

« On n'a qu'à tout faire ! s'enthousiasme Haizaki.

— Ne nous emballons pas, tempère Kuroko. N'oubliez pas qu'il va falloir cuisiner tout ça.

— Impossible que je rivalise avec le poulet de Kagami... marmonne Aomine.

— Et mon fast-food va surtout avoir l'air très discount... complète Haizaki tout aussi dépité.

— Et je risque d'avoir mal au ventre si je ne fais que me gaver de sucreries, observe Kuroko.

— Bon, on part sur un truc plus conventionnel, alors ! Des recettes simples à notre portée !

— Bien pensé, Aomine-kun.

— Recettes... faciles... murmure Haizaki tandis qu'il pianote sur son téléphone.

— Essaie plutôt "recettes pour les nuls" ! rigole Aomine.

— Ne nous dévalorisons pas, intervient Kuroko. On va faire un excellent repas de Noël.

— OUAIS ! » s'enthousiasment les deux autres en chœur, ce qui fait sourire le fantôme. Il aime voir ces deux-là s'investir dans quelque chose. Ils peuvent se montrer aussi grognons que pleins de verve, et quand quelque chose réveille leur intérêt, on ne les arrête plus ! Il n'aurait pas parié sur un repas de Noël concocté par leurs soins pour provoquer tant d'ardeur, mais enfin, ça lui plaît. Même s'il soupçonne que les colocs soient plus intéressés par certains de leurs invités que par l'idée de faire leurs preuves en tant que cuisiniers...