Bonjour ! Je suis en retard, désolée :)

Apparemment, mon histoire ne passionne pas trop (j'ai de moins en moins de reviews, même aucune sur le chapitre précédent), alors je pense continuer de l'écrire même si la motivation diminue.

J'espère que ce chapitre remportera plus de suffrages :) Bonne lecture !


Chapitre 9 :

Déception

Hermione profita de sa mâtinée libre du jeudi pour rendre visite à Ginny, qui n'avait pas entraînement.

Elle se rendit donc au Square Grimmaurd, où Harry et Ginny s'étaient installés ensemble. La Gryffondor débarqua directement par la cheminée, ayant déjà prévenu son ami qu'elle venait. La rouquine l'attendait en cuisine, en pleine préparation de chocolat chaud. Depuis qu'Hermione lui avait fait goûter, la Poursuiveuse en était accro.

Les deux amies s'installèrent dans le salon avec leur bol chacune.

– Alors, ton nouveau travail ? demanda Ginny.

– Ça peut aller… mais c'est vrai que je ne pensais pas que ce serait si difficile.

Hermione raconta rapidement à son ami les problèmes rencontrés. La rouquine s'étonna lorsque son amie lui dit qu'elle s'occupait des Malefoy et de Théodore Nott. Hermione déglutit difficilement en constatant que Harry n'en avait pas parlé à Ginny avant, mais elle tenta de ne rien laisser paraître.

– Tu as du pain sur la planche, dit Ginny une fois qu'Hermione eut finit ses explications. Les Malefoy, c'est pas de la tarte.

– Oui, sûrement. Mais ça va aller ! Et sinon, assez parler de moi. Comment ça va, toi ?

Le visage de Ginny se renfrogna, ne laissant plus aucun sourire. Hermione sentit son amie en détresse : elle paraissait sur le point de pleurer, en fait.

– Ça va, on fait aller…

Hermione se rapprocha quelque peu de son amie, précautionneuse. La rouquine jouait avec sa tasse distraitement et se mordit la lèvre.

– Ginny ?

Soudain, elle fondit en larmes. Désemparée, Hermione lui frotta doucement le dos.

– Qu'est-ce qu'il y a ? Ginny ? Je… tu sais que tu peux tout me dire ? Ça ne va pas avec Harry ?

Hermione cherchait à comprendre, pour pouvoir mieux aider c'était chaque fois sa marche à suivre, même si sa curiosité naturelle parlait également. Voir son amie d'habitude forte pleurer à chaude larmes devant elle lui brisait le cœur.

– Hermione… Il faut que je te dise quelque chose…

La jeune femme ne répondit pas, écoutant seulement. Elle se devait d'être là pour son amie, quoi qu'elle lui annonce.

— J'ai… J'ai rencontré quelqu'un.

Hermione tomba de haut, ne s'y attendant pas du tout. Elle se prenait comme une claque en plein sur la joue. Comment aurait-elle pu imaginer ça ? Que Ginny rencontre quelqu'un d'autre, éprouve des sentiments pour quelqu'un d'autre que Harry ? Comment allait-il réagir ? Comment toute cette histoire allait-elle se terminer ? Pourquoi fallait-il que ses amis subissent ça ?

Ouverte d'esprit, Hermione rassura son amie en la prenant dans ses bras. Après tout, son rôle n'était pas de juger, mais bien d'aider au mieux et de ne rien rajouter sur les épaules de Ginny.

– Comment est-ce arrivé ? Qui ?

Ginny se reprit, arrêtant peu à peu de pleurer.

– Je suis tellement désolée, ça me tombe dessus, dit-elle. Il y a Harry et… je ne veux pas lui faire de mal, je ne sais pas quoi faire, quoi lui dire.

Elle se stoppa, pleura de plus belle, et prit de longues minutes avant de pouvoir parler de nouveau.

– Tu vas être étonnée, mais… C'est Blaise. Blaise Zabini.

– Zabini ? s'étonna Hermione.

Décidément, elle n'en revenait pas. Ce qu'elle vivait là était inédit et cette situation devait être incroyablement inconfortable pour Ginny.

– Ouais, c'est étrange. On s'est revus il y a quelques semaines, après ma luxation de l'épaule, tu te rappelle ? Il est aide-soignant, alors forcément… On a parlé, et puis on s'est revus plusieurs fois. Mais je n'ai jamais trompé Harry ! C'est juste que je commence à apprécier Blaise et je crois que lui aussi…

Trompé officiellement ou non, Harry serait sûrement dévasté de voir Ginny aimer une autre personne. Mais ça, Hermione imaginait bien que la rouquine en était consciente. Aucune raison de le lui rappeler maintenant.

– Ginny… Je pense que la meilleure chose à faire serait de parler à Harry. Ce sera sûrement douloureux, mais vous irez de l'avant. Ce n'est pas bon de rester ensemble dans ces conditions.

– C'est ce que je me suis dit aussi. Surtout que notre couple n'allait déjà plus avant que je ne voit Blaise. Mais comment lui dire ça ? J'ai l'impression d'être un monstre Hermione, je te jure, c'était super lourd à porter, garder ce secret…

– Je comprends, Gin', ça arrive à tout le monde de tomber amoureux. Mais s'il-te-plaît, il faut que tu parles à Harry. Ça n'en sera que pire si tu laisses traîner les choses.

Hermione tentait vraiment de faire abstraction de sa peine pour son meilleur ami. Elle ne pouvait pas forcément être objective dans cette situation pour elle aussi, c'était difficile.

– Oui, je.. je vais lui parler. Je te jure. Merci, Hermione.

Les deux jeunes femmes se sourirent tristement, et chacune prirent une gorgée de chocolat chaud qui mirent fin à la discussion.

Drago se réveilla en sursaut lorsque Tinny frappa à la porte de son salon privatif. Renfrogné et encore endormi, il lui ordonna d'entrer.

– Votre inspectrice est là, Maître Drago.

Voilà Granger qui arrivait, maintenant. Le jeune homme roula des yeux mais demanda à Tinny de leur servir du thé.

Drago avait retrouvé son lit, la nuit dernière, et avait fait sa sieste dans ce même lit. Ça lui changeait du canapé, et il se sentait d'ailleurs bien plus reposé.

– Granger, quel plaisir, fit-il lorsqu'elle entra dans la pièce.

Elle le regarda du coin de l'œil, revêche.

– Pas le temps pour les politesses, Malefoy. Aujourd'hui, on avance et j'ai décidé de sortir.

Drago haussa un sourcil étonné, puis ricana. Cette harpie allait lui mener la vie dure jusqu'au bout ?

– En quel honneur ?

– J'ai décidé, figure toi, que le meilleur moyen pour que tu ailles mieux, c'est des séances pratiques et non théoriques où tu ne me dis rien. Donc, aujourd'hui, on sort. J'ai même prévu quelque chose de très intéressant pour la séance de demain dédiée à la culture des Moldus.

Sans plus le consulter, la jeune femme marqua Drago sur sortilège de détection de présence. Le Serpentard ricana de plus belle, interloqué mais décidé :

– Non.

– Si.

– Non.

Drago vit Granger fermer les yeux et souffler, énervée, puis elle s'approcha quelque peu.

– Malefoy. Tu sais que de par mon métier, j'ai le droit de signaler le genre de comportement que tu as ? Le refus de coopérer, le silence, le manque d'efforts… Un ancien Mangemort tel que toi devrait pourtant se tenir à carreaux pour ne pas retourner à Azkaban et être le voisin de cellule de son père !

La tirade de la Gryffondor avait au moins réussi à secouer Drago. Parler de son père enfermé en prison était le coup de grâce. Entendre parler de cet homme que Drago avait à la fois idolâtré et détesté lui brisa le cœur une nouvelle fois.

Mais il n'avait pas non plus envie de retourner à Azkaban, ça non. Pourtant, il savait qu'il devait considérer sa pseudo liberté comme une chance, et qu'il serait envoyé en prison s'il donnait du fil à retordre. La menace à peine voilée de Granger le remuait : il revoyait les murs gris de la prison, ressentait encore la présence horriblement froide des Détraqueurs, la folie des prisonniers et la cruauté du personnel surveillant. Azkaban l'avait brisé et il ne souhaitait à personne de vivre ça, jamais.

C'est pour cette raison qu'il consentit à suivre la Gryffondor – qui décidément, était plus agaçante que jamais.

Drago se dirigea vers sa chambre pour changer de chemise, et pendant ce temps, Hermione apprécia la vue qu'il lui offrait : il avait arrangé ses cheveux, était rasé et son salon privé sentait bien meilleur. Ces signes n'étaient que positifs pour Hermione au moins, il se prenait quelque peu en mains. Elle ne put s'empêcher de remarquer qu'il était très séduisant, une fois propre et sans ses yeux injectés de sang.

Ils transplanèrent jusqu'à atterrir sur le Chemin de Traverse.

– Qu'est-ce qu'on vient faire là, Granger ?

– Une petite balade.

Il soupira profondément et se fit tout petite alors qu'ils marchaient le long de l'allée marchande.

Hermione était distraite malgré qu'elle soit au travail. Elle n'arrêtait pas de penser à l'aveu de Ginny et à ce qui allait bien pouvoir se passer par après. Comment réagirait Harry ? Resteraient-ils en bon terme ? Ginny se mettra-t-elle en couple avec Zabini directement ? Ron le vivrait-il bien ?

Ces questions sans réponses ne la quittaient pas et elle ne pouvait s'empêcher de laisser son esprit s'évader malgré la présence de Malefoy juste à côté d'elle.

– Qu'est-ce que tu as, Granger ?

– Non, rien. Ça va.

Drago fronça les sourcils. Il voyait bien qu'elle n'était pas à fond dans leur petite ballade – sinon, elle l'embêterait bien plus. Mine de rien, il avait envie de savoir ce qui la chagrinait simple question de curiosité, rien d'autre. Après tout, la vie de Granger ne l'intéressait pas plus que ça, et encore moins ses humeurs.

– Si, je vois bien, insista-t-il.

Hermione tripota ses mains, gênée. Elle ne sut pas trop quelle pulsion l'anima, mais elle finit par répondre :

– Eh bien, c'est mes amis. Leur couple ne va pas bien, en fait… L'un d'eux à rencontré quelqu'un et je me demande bien comment tout ça va terminer, voilà.

– C'est qui ? Weasley ?

Hermione ne voulait donner aucun nom, Malefoy étant bien trop mesquin pour ça. Mais comme un réflexe, elle secoua la tête.

– Alors Potter ? Avec la rouquine ?

Hermione grimaça simplement, mais Malefoy comprit directement et dit :

– Impossible que Potter ait trouvé quelqu'un d'autre. Il est bien trop… fidèle, on va dire. Non, ça doit être la Weaslette. Elle le trompe avec qui ? Londubat ?

La jeune femme préféra ne rien répondre. Cette sale fouine se moquait d'elle ? De quel droit ? Pourquoi est-ce que cela l'atteignait ?

La peine qu'elle ressentait pour ses amis lui revint en pleine face, et elle sentit ses yeux se remplir de larmes malgré elle. Seulement, impossible qu'elle les laisse couler en face de Malefoy. Plutôt mourir.

Drago remarqua tout de même la peine de la Gryffondor, et il se sentit soudain coupable. Cette culpabilité ne lui était pas familière surtout pas pour Granger. Mais sa mine triste et ses yeux noisette remplis de larmes le firent grimacer.

– Hey, Granger, ça va aller. Potter a survécu à bien pire, non ?

C'était une piètre tentative pour la rassurer, il le savait. Mais que pouvait-il dire de plus ? Il n'allait pas s'excuser, ce n'était pas dans son habitude. Et surtout pas auprès de Granger qui s'empresserait de tout raconter à ses petits copains Gryffondor.

Penaude, Hermione haussa les épaules et osa un petit sourire vers Drago.

– J'espère. Merci, Malefoy.

Elle ne s'attarda pas, et tourna vite la tête vers une vitrine afin de se reprendre.

Drago, lui, était étonné de l'avoir entendue le remercier, lui. Il enfouit ses mains dans ses poches et évita au mieux les regards emplis de reproches que les sorciers lui lançaient en permanence.

– Oh ! Regarde ! Le Nimbus 2004 est sorti ! s'exclama soudain Hermione en se ruant vers une vitrine.

Au passage, elle avait attrapé le bras de Drago pour l'entraîner avec elle. Le jeune homme haussa les sourcils et retira son bras rapidement, mais la Gryffondor ne sembla pas s'en apercevoir.

– Tu ne veux pas aller voir ? Je suis sûre qu'il te plaît, avoue ! fit Hermione avec malice.

Elle tentait d'intéresser Malefoy au balais, en fait, afin de peut-être lui donner envie de voler un peu. Ainsi, elle espérait entrevoir une amélioration au niveau de son état.

Drago fit la moue, puis haussa les épaules. En fait, il ne savait même pas qu'un nouveau Nimbus allait sortir. Cela faisait un bail qu'il n'était pas allé dans ce genre de boutique.

– Eh bien… il faudrait que je passe à Gringotts, alors, fit-il d'une voix lasse un peu forcée.

Hermione était étonnée d'avoir réussi aussi facilement, et sourit en suivant son patient jusqu'à la banque.


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A bientôt j'espère !