Bonjour à tous ! Voici le chapitre 16 fraîchement terminé. Désolée pour le retard et bonne lecture !

RARA :

Guest : Merci à toi :)


Chapitre 16 :

Attirance

Surprise, Hermione ne répondit pas tout de suite au baiser. Mais presque immédiatement, une multitude de papillons s'envolèrent furieusement dans son ventre. Elle s'entendit même pousser un petit gémissement et sentit ses joues s'échauffer.

Elle mouva doucement ses lèvres contre celles de Drago, toujours scellées avec les siennes. Il prit son visage entre ses mains et approfondit le baiser.

Le jeune homme ne suivait pas sa raison : il suivait ses envies. Il ne savait quelle pulsion le menait à elle, mais il se rendit compte que cette envie le guettait depuis trop longtemps déjà. Il se rendit compte qu'il la trouvait belle, intelligente et intéressante. Il se rendit compte qu'il avait déjà fixé ses lèvres, dont il connaissait à présent les contours par tous les moyens possibles.

Pourquoi n'en avait-il pas pris conscience avant ? Pourquoi ce baiser agissait-il comme une révélation pour lui ? Pourquoi avait-il l'impression qu'un poids se détachait de ses épaules ?

Il se fichait de répondre à ces questions pour le moment, car il n'aspirait qu'à savourer le moment. Il se détacha quelque peu d'Hermione, à bout de souffle, mais ne pris pas la peine de la regarder dans les yeux. Il préférait laisser les interrogations à plus tard.

A la place, il embrassa sa joue et passa sa main sur sa nuque en une douce caresse. Finalement, ce fut Hermione qui reprit ses lèvres d'assaut, et Drago fut rassuré de la voir réagir si positivement à son initiative imprévue.

Autour d'eux, les gens continuaient d'acclamer l'équipe gagnante, mais Drago était bien trop concentré sur la douceur des lèvres de son accompagnatrice pour s'en préoccuper.

Ils s'embrassèrent longuement, mais finirent par se détacher. Drago voulait éviter le regard de la Gryffondor, mais décida de l'affronter au lieu de fuir.

Il ne vit que le doute dans son regard, ce qu'il interpréta comme un sentiment plutôt positif après la surprise qu'il avait causée à Hermione.

— Qu'est-ce que c'était, ça ? demanda-t-elle d'une petite voix qu'il n'eut pas de mal à entendre malgré le bruit autour d'eux.

Drago se sentit quelque peu gêné, mais esquissa un petit sourire pour rendre l'instant moins solennel.

— Je ne sais pas, répondit-il seulement.

Puis elle lui rendit quelque peu son sourire. Drago fut très surpris lorsqu'elle lui vola un minuscule baiser avant de se tourner vers les joueurs de Quidditch qui effectuaient des tours de stade avec triomphe.

Drago pourrait bien prendre goût rapidement aux baisers de la Gryffondor. Il n'aurait jamais cru que cette journée se terminerait ainsi, mais il semblerait qu'ils soient dans une situation compliquée, tous les deux.

Après le match, Drago avait raccompagné Hermione chez elle, et elle l'avait invité à prendre un verre. Une chose en entraînant une autre, elle avait fait à dîner et ils avaient terminé la soirée devant un film Moldu qui fascinait Drago.

Hermione fut quelque peu déçue de voir qu'il ne l'avait pas embrassée de nouveau. Elle aurait dû être horrifiée de flirter ainsi avec son patient – et, accessoirement, ancien ennemi. C'était contraire à tous ses principes, aux valeurs de son métier.

C'était le principal souci d'Hermione. Comment tout cela allait-il se terminer ?

Ils n'en étaient pas à parler de couple, pas encore. Ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait apprécié ce baiser, et que Drago semblait avoir apprécié lui aussi. Où tout ça allait-il les mener ? Seul l'avenir le dirait.

Mais en attendant, elle avait déjà enfreint les règles. Elle n'aurait jamais dû laisser cela arriver et elle aurait dû regretter de l'avoir fait.

Seulement, elle pensait que peut-être, cet incident ne serait jamais ébruité. Peut-être que ce baiser ne se reproduirait jamais, et qu'elle n'aurait pas à s'inquiéter pour son travail.

Alors elle attendait, et avait décidé de profiter au maximum du présent avant de penser à ce qui l'attendait.

— Tu penses que je pourrais installer ça chez moi aussi ? demanda Drago tout à coup, la sortant de ses pensées.

Elle mit un instant à comprendre de quoi il parlait, puis vit qu'il regardait la télévision avec attention.

— La télévision, tu veux dire ?

— Oui. Enfin, ça, dit-il en pointant du doigt la télévision.

Hermione sourit, amusée par l'ignorance du jeune homme.

— Alors comme ça, monsieur Drago Malefoy veut d'un stupide objet Moldu chez lui ?

Le Drago en question la regarda du coin de l'œil d'un air las, un sourcil levé.

— Arrête ça, Granger. Les Moldus ne m'intéressent pas mais je ne les déteste pas vraiment. Tu le sais, en plus.

— Et comment je le saurais ?

— Eh bien, tu sais. Lorsque tu m'as emmené au musée, tu as dit que tu étais fière de moi. Parce que je ne plaignais pas. Et que j'ai même posé des questions.

— Pourquoi posais-tu des questions, alors, si les Moldus ne t'intéressent pas ?

Il haussa les épaules.

— Pour montrer que je coopère. Et parce que sur le moment, ça m'intéressait.

Hermione rit quelque peu, le voyant vexé et rempli de mauvaise foi. Elle était surprise de trouver ce trait de caractère attendrissant le voir bouder tel un enfant faisait battre son cœur un peu plus rapidement.

Pourquoi ressentait-elle tous ces sentiments, tout à coup ? Mais elle savait qu'elle avait une relation bien trop particulière avec lui depuis le tout début. Bien plus particulière qu'il ne l'aurait fallu entre une inspectrice et son patient. Elle n'était pas aussi inquiète pour le sort de Lucius, ou même celui de Théodore. Comment avait-elle pu laisser les choses aller si loin ?

— Alors ? demanda-t-il.

— Alors quoi ?

— Alors tu crois que je pourrais avoir une télévision chez moi, moi aussi ? Par Merlin Granger, tu m'écoutes, ou quoi ?

Hermione acquiesça rapidement, mais vit que Drago n'était pas vraiment agacé il affichait un petit sourire en coin et un visage malicieux.

— Oui.

— Oui tu m'écoutes ou oui je pourrais avoir une télévision ?

— Oui aux deux, Drago ! Il suffit seulement d'avoir de l'électricité et un l'accès aux chaînes, je t'installerai ça. Beaucoup de sorciers en possèdent, tu sais ?

Drago haussa les épaules, sceptique. Il connaissait encore beaucoup de sorciers réticents à adopter des coutumes Moldus. A moins qu'il ne soit resté fourré trop longtemps dans son Manoir reclus du monde.

— Bon. Je vais rentrer, Granger.

— Ah oui ?

— Oui. Il se fait tard.

Hermione n'avait même pas envie qu'il parte. Mais cette pensée lui fit peur, alors elle fit de son mieux pour se faire à l'idée de son départ. « Bon sang Hermione, tu peux quand même être séparée de Drago quelques heures, non ? »

Elle irait voir ses amis le lendemain, pour se changer les idées, et tout irait bien.

— D'accord. Tu peux prendre la cheminée, ou transplaner, si tu veux.

Il se leva et prit ses affaires. Il regarda Hermione un peu trop longuement peut-être, indécis quant à la manière adéquate de lui dire au revoir. Mais finalement, il se pencha pour lui embrasser la joue. Les siennes étaient rouges de gêne, mais il sourit en voyant que la Gryffondor en faisait de même.

— A bientôt, Granger !

Alors, sans même lui laisser le temps de répondre, il transplana.

Malgré ses occupations du dimanche, le temps parut long à Hermione. Elle ne savait pas vraiment comment interpréter ce sentiment, mais ne cherchait pas vraiment à le faire. Se laisser porter par ses sentiments était compliqué, mais elle savait que si elle réfléchissait plus que de raison, elle paniquerait et serait capable de laisser passer quelque chose qu'elle prenait plaisir de voir naître.

Même en la compagnie de Ginny, le dimanche, qui l'avait réquisitionnée pour aller voir des logements, Hermione était distraite et pensait souvent à Drago. Elle n'arrivait pas à chasser de son esprit ce baiser échangé, ni les questions qui allaient avec.

— Toi, tu as quelque chose dans la tête, lui avait dit Ginny à un moment.

Hermione n'avait fait qu'hausser les épaules et sourire un peu. Comment réagirait son amie si elle lui parlait de Drago ? Oserait-elle dire quelque chose malgré son idylle avec Blaise ?

La matinée sans inspection du lundi passa rapidement car Hermione s'occupa de son ménage et de sa paperasse, Harry étant au Ministère.

Les trois heures d'inspection avec Drago arrivèrent vite, et elle ressentit une certaine appréhension avant de le revoir, mais décida d'entrer rapidement pour ne pas ressasser cette étrange angoisse.

— Salut.

Comment réagir ? Devait-elle faire quelque chose de particulier ? Elle ne trouva rien d'autre à faire que s'asseoir sur le fauteuil habituel, en face de celui du blond.

— Salut, Granger.

Ils restèrent quelques instants en silence le temps qu'Hermione installe ses affaires et que Tinny serve le thé.

— Merci, Tinny, dit-elle avant que l'Elfe ne sorte. Alors, comment ça va aujourd'hui ?

— Bien. Rien de bien différent, depuis samedi.

De longues minutes passèrent durant lesquelles ils n'échangèrent que des banalités. Voyant que son patient n'était pas très loquace, Hermione entama sa séance d'inspection purement théorique durant laquelle elle parla de culture des Moldus.

Elle voyait bien que le jeune homme ne l'écoutait pas. Il la regardait, la tête posée sur son poing, mais Hermione avait beau poser des questions, il n'y répondait pas.

L'esprit de Drago était en effet livré à une toute autre activité. Il analysait avec fascination la manière avec laquelle les lèvres de son inspectrice se mouvaient. Il s'imaginait embrasser le coin de sa bouche et passer sa main sur son cou délicat, passant par chaque grain de beauté dont la ligne imaginaire disparaissait à la lisière de son haut. Il regardait même les cheveux mal coiffés de la Gryffondor, dans lesquels il voulait pourtant passer la main.

D'où venait cette soudaine envie au creux de son ventre ? Cet engouement pour cette jeune femme qu'il trouvait de plus en plus belle au fil de ses observations ?

Drago n'avait aucune envie de répondre à ces questions. Il ne pensait qu'à assouvir ses désirs : pourquoi devoir toujours se retenir de tout ? Pourquoi se poser tant de questions ? Pourquoi ne pas laisser ses envies lui dicter son comportement plutôt que de supporter la frustration provoquée à force de se retenir ?

— Bon, Drago. Qu'est-ce qu'il se passe ? Je vois bien que tu ne m'écoutes pas ! entendit-il tout à coup.

Hermione le regardait, un brin énervée. Le jeune homme haussa simplement les épaules.

— Je t'écoute, Granger, je t'assure.

— Très bien. Alors de quoi est-ce que j'étais en train de parler ?

Drago pinça les lèvres. Mais en même temps, il eut envie de sourire voir la Gryffondor énervée de la sorte l'amusait, et il l'a trouvait affreusement attendrissante. Il ne prit même pas la peine d'être choqué de ses pensées.

— Il faut qu'on parle, Granger.

Surprise, Hermione haussa un sourcil. Elle se sentit rougir sous le regard de plus en plus intense du Serpentard.

— Parler de quoi ?

— De nous, dit-il sans la moindre hésitation.

Hermione sentit une multitude de papillons s'envoler sans son estomac. Entendre le terme « nous » dans la bouche de Drago lui faisait bien plus d'effet qu'elle ne l'aurait cru.

— Eh bien, je t'écoute.

— On a un gros problème, continua-t-il.

Hermione ouvrit la bouche. Elle ressentait soudain le besoin d'avoir plus d'air. Elle sentit sa respiration s'accélérer.

— C'est-à-dire ?

— Granger…

Drago n'hésita qu'une seconde avant de continuer. Il s'approcha quelque peu de la jeune femme, penché sur son fauteuil, les coudes sur les genoux. Il ancra son regard gris à celui noisette.

— J'ai encore envie de t'embrasser.


Voilà ! Ce chapitre vous-a-t'il plut ? Dites le moi dans un commentaire ou en MP !

Encore un petit suspens avant la semaine prochaine :) A bientôt et merci de m'avoir lue !