Hey ! Encore une fois, désolée pour le retard : mais le chapitre est là !

Merci à vous pour les commentaires. Globalement, le chapitre précédent a plut (pour les autres, j'espère vous convaincre avec celui-là).

RARA :

Mama : Coucou ! Désolée de t'avoir déçue :/ Dans mes différentes fictions, j'aime varier un peu, et ici, je comprends que tu trouve l'évolution de leur relation un peu rapide, mais c'est justement un élément que j'ai décidé de modifier par rapport à mes autres fics. Ensuite, l'ambiguïté de la relation et les sentiments d'Hermione à cet égard seront plus détaillés dans ce chapitre :) Merci d'avoir commenté et à bientôt j'espère !

Audrey : Merciii pour ton commentaire si gentil qui fait plaisir à lire ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant :) Désolée pour le retard, voici le chapitre ! A bientôt :)


Chapitre 17 :

Trouver une solution

J'ai encore envie de t'embrasser.

Hermione déglutit difficilement en entendant cette phrase, en même temps qu'un élan de désir traversait son corps. « Moi aussi », avait-elle envie de répondre. Pourquoi ? elle n'en savait rien.

Ce qu'elle savait, c'est que son ancien ennemi et actuel patient l'attirait fortement. Drago avant changé, elle aussi devait-elle contenir ses pulsions au risque de passer à côté de quelque chose ? pourquoi se refuserait-elle un possible bonheur ?

« Parce qu'il est ton patient, Hermione », se dit-elle alors. Mais la partie rationnelle de son cerveau l'abandonna à cet instant. Elle n'avait pas envie de réfléchir.

— Tu me plais, continua-t-il alors en constatant qu'elle ne répondait rien. Granger, tu me plais, mais je ne sais pas pourquoi.

Hermione ne su quoi répondre. Elle-même ressentait exactement la même chose.

— Toi aussi.

Ce fut alors le point de départ qui fit tout déraper. Drago s'approcha d'Hermione à toute vitesse et s'arrêta à quelques centimètres seulement de sa bouche. Il laissa Hermione parcourir le reste du chemin, et ils s'embrassèrent de nouveau.

Le baiser s'approfondit peu à peu. Les mains de Drago trouvèrent les hanches de son inspectrice, celles d'Hermione se posèrent dans le dos du Serpentard pour se glisser sous son T-shirt.

Bientôt, leur raison les quitta pour laisser seulement leurs corps s'exprimer.

Plusieurs heures plus tard, les deux jeunes gens se retrouvèrent en cuisine, affamés. Drago commanda tout un tas de plats savoureux aux elfes, qui se firent un plaisir de satisfaire ses désirs. Hermione et Drago s'installèrent sur deux tabourets en attendant leur nourriture.

La jeune femme était surprise de constater le naturel avec lequel elle se comportait avec Drago. Celui-ci avait l'air à l'aise aussi. Hermione ne savait que penser des dernières heures, durant lesquelles elle avait appris à connaître le Serpentard comme elle n'aurait jamais cru le faire. Leur rapprochement lui avait plut – plus qu'elle ne voulait bien l'admettre. Elle s'était sentie connectée à lui, ne s'était jamais vraiment trouvée gênée sous son regard et avait trouvé que Drago se comportait avec tendresse.

Elle ressortait alors de ce moment intense encore plus perdue. Que devait-elle faire, à présent ?

Leurs plats arrivèrent bientôt, la coupant dans ses pensées.

Drago s'empara de fraises qu'il trempa dans un bol de chocolat fondu. Il ferma les yeux sous le coup du plaisir et s'empressa d'en reprendre.

— C'est mon dessert préféré, dit-il.

Hermione sourit quelque peu, et croqua dans une part de tarte à la mélasse.

— Molly nous faisait toujours des tartes délicieuses, dit-elle ensuite.

— Molly… Weasley ? demanda le jeune homme.

Hermione acquiesça, la bouche pleine.

— C'est une femme vraiment géniale, dit-elle finalement.

Ils finirent chacun leur dessert respectif, et Hermione éclata de rire quand Drago s'empara d'un morceau de lasagnes.

— Tu mange ton plat après ton dessert ?

Il haussa les épaules, un sourire sur le visage.

— Une fois dans mon ventre, rien n'est dans l'ordre, alors à quoi bon ?

La jeune femme continua de rire sous les yeux attendris de Drago. Il n'aurait jamais cru apprécier autant le moment passé avec Hermione. Il avait aimé le goût de sa peau et sentir ses mains passer sur son corps. Lui voyait clair à présent : il voulait recommencer, encore et encore.

Ils mangèrent encore, dans le désordre, et Drago finit par montrer l'immense bibliothèque dont Hermione n'avait eu qu'un aperçu jusqu'ici. Ils y passèrent le reste de la soirée, dans la bonne humeur.

Durant les quelques minutes de lucidité qu'elle connut, Hermione se rendit compte qu'elle n'avait pas envie de mettre un terme à ce début d'histoire. Elle devrait donc trouver une solution qui n'impliquait pas de retirer Drago de ses pensées.

La semaine qui suivit fut plutôt calme. Hermione continua normalement ses inspections Lucius semblait de plus en plus ouvert, Narcissa avait commencé une formation pour faire de la garde d'enfants et Hermione avait commencé la procédure pour arrêter l'inspection de Théodore.

En ce qui concernait les inspections avec Drago, elles avaient été bien moins productives. Les deux jeunes gens passaient plus de temps collés l'un à l'autre qu'à parler Insertion et culture des Moldus.

La jeune femme n'avait cessé d'étouffer la culpabilité qu'elle sentait poindre en elle à tout instant. Fricoter avec Drago alors qu'elle était son inspectrice était la dernière chose à faire. Elle devait l'aider à se réinsérer dans la société, le surveiller pour qu'il ne retombe pas dans la magie noire elle avait des responsabilités en ce qui le concernait.

Chaque fois, pourtant, voir Drago occultait ces pensées. Chaque fois, elle se disait « promis, je n'en profite plus qu'aujourd'hui. Dès demain, je mets fin à tout ça ». Mais chaque fois, ses nouvelles résolutions partaient en mille morceaux pour finir à la poubelle.

Le week-end arriva bien vite, et il se passa une chose étrange pour Hermione. Chez les Weasley, le dimanche midi, Ginny arriva en compagnie de Blaise qui fut présenté à tout le monde comme son petit ami officiel. Hermione ressentit un mélange de bonheur pour son ami et de gène à l'idée de la situation. Comme à leur habitude, les Weasley firent bon accueil à Blaise, même Ron, qui avait décidé de laisser sa sœur libre de ses choix et avait oublié les rancoeurs passées.

— Si elle est heureuse, c'est le principal, avait dit le rouquin à Hermione.

Le soir, alors que la Gryffondor rentrait chez elle, elle eut la surprise de retrouver Harry accompagné d'une jeune femme brune qu'Hermione n'avait jamais vue.

— Bonsoir… ?

— Salut Hermione. On t'attendait, souffla Harry.

— Bonjour, fit la jeune femme blonde avec un sourire.

Hermione alla s'asseoir à table à coté de son meilleur ami, curieuse.

— Voilà, alors… Voici Ashley. C'est ma… copine, bafouilla Harry.

Surprise par cette nouvelle, Hermione écarquilla les yeux. Elle prit le temps d'encaisser la nouvelle, mais finalement, le bonheur pour son ami pris le dessus sur la surprise.

— C'est génial, Harry ! Vous… Enfin, ça dure depuis combien de temps ?

— On se connait depuis longtemps, mais on est ensemble que depuis quelques semaines…

— A vrai dire, j'ai toujours eu un peu le béguin pour lui depuis que je travaille au Ministère, fit Ashley en rougissant.

— Et moi, je n'ai appris à la connaître qu'après ma séparation avec Ginny… Et voilà.

Hermione continua de leur poser des questions, envahie par la curiosité. En quelques minutes, elle réussit déjà à sympathiser avec Ashley, douce, rayonnante et parfaite pour Harry.

— Ginny va emménager avec Blaise, dit le Survivant. Je vais pouvoir retourner au Square.

Hermione se réjouit en silence de cette nouvelle. Retrouver son intimité lui ferait du bien.

— Je vais chercher de quoi trinquer, alors, fit-elle en se levant.

Ils passèrent une soirée détendue pendant laquelle ils parlèrent de projets en tout genre. Harry devait annoncer son couple dès le lendemain à Ron et toute la famille, mais les présentations se feraient un peu plus tard.

Il semblerait que ses deux amis, Harry et Ginny, aient retrouvé l'amour.

— Drago… murmura Hermione.

— Humm… ?

Ce dernier ne cessait d'embrasser la jeune femme. Hermione tentait de repousser doucement le Serpentard. Drago sourit contre ses lèvres et finit par reculer un peu.

— Quoi ?

Il déposa un baiser dans le cou d'Hermione. Elle ne put s'empêcher de rire légèrement.

Ces derniers jours de relation cachée l'avaient épuisée mentalement. A chaque nouvelle inspection avec Drago, un mélange de hâte et d'angoisse l'envahissait. Elle avait l'impression de faire quelque chose de mal, mais d'un autre côté, n'avait-elle pas le droit d'être heureuse ?

— Je pense que… commença-t-elle, hésitante. Je pense qu'on devrait… arrêter de se voir.

Drago fronça les sourcils. Depuis des jours qu'ils se fréquentaient, Hermione n'avait jamais laissé entendre qu'elle voulait mettre fin à cette relation.

— C'est pas possible. On a neuf heures d'inspection ensemble par semaine.

— Je voulais dire… Arrêter de se voir en dehors des heures d'inspection. Seulement dans un contexte… professionnel.

Choqué, Drago se rendit compte que cette annonce le blessait plus qu'elle n'aurait dut. Il savait qu'entre Hermione et lui, ça n'était pas du sérieux. Mais l'idée même de ne plus la voir que pour parler étude des moldus et réinsertion lui faisait du mal. Il se rendait compte, en cet instant, qu'il tenait plus à elle qu'il ne le pensait.

— Pourquoi ça ? On… on n'est pas bien comme ça ? demanda-t-il.

Cette fois-ci, Hermione s'écarta de Drago pour laisser une distance raisonnable entre leurs deux corps. Chaque mot prononcé lui faisait mal, mais elle ne pouvait pas continuer ainsi. La culpabilité était trop forte.

— Je suis ton inspectrice. Je suis censée te surveiller, t'aider à trouver ta voix et à te réinsérer dans la société. Il est strictement interdit d'entretenir une relation personnelle avec ses patients, Drago.

— Je sais bien. Mais… tu pourrais demander à changer de patients ? Ne plus être mon inspectrice ?

Hermione secoua désespérément la tête.

— Ce sont mes toutes premières missions, je ne peux pas abandonner… Je tiens beaucoup à mon travail.

Drago se braqua immédiatement. Son visage se ferma, ses yeux se plissèrent.

— Alors c'est ça ? Ton boulot, c'est plus important que moi à tes yeux ? dit-il.

La jeune femme hésita un instant. Elle voyait la douleur dans les yeux de Drago, et elle s'en voulait de leur faire du mal à tous les deux. Mais elle ne pouvait pas laisser la situation telle qu'elle était. Hermione devait repousser Drago, coûte que coûte.

— Notre histoire n'est pas très sérieuse… Je ne peux pas remettre en cause mon travail pour ça.

La douleur que Drago ressentait à cet instant était indescriptible. Hermione parlait avec détachement d'une relation dans laquelle Drago s'était investie. Il appréciait beaucoup Hermione elle l'avait aidé à tant d'égard. Grâce à elle, il avait reparlé à son père, était ressorti de son Manoir, avait arrêté de boire, avait recommencé le Quidditch et avait recommencé à sourire. Il aimait sentir sa peau contre la sienne et entendre son rire. Avec elle, il se sentait vivant.

Apprendre que pour Hermione, Drago avait bien moins d'importance était difficile à encaisser.

— OK. On arrête.

Il se leva. Le besoin de s'éloigner le plus possible d'Hermione se faisait ressentir. Il voulait aller voler ne rien faire d'autre que voler, pendant des heures, jusqu'à oublier la médiocrité de sa vie.

— Mais je ne veux pas que tu reste là, continua-t-il.

Accusant le coup, Hermione déglutit difficilement. Le jeune homme sortit de la pièce sans un regard en arrière avant que la jeune femme ne décide de ranger ses affaires. En refermant la porte du Manoir, elle vit Drago s'envoler dans les airs à toute vitesse. Une larme coula lentement sur sa joue.

Les jours suivants furent difficiles. A chaque nouvelle séance d'inspection prévue avec Drago, Hermione se rendait au Manoir, mais chaque fois, la même conclusion : le jeune homme n'était pas là. Alors elle repartait, plus inquiète à chaque fois, parce que les nombreuses absences du Serpentard allaient remonter jusqu'aux supérieurs d'Hermione.

Elle broyait du noir chaque soir. De nouveau seule depuis qu'Harry avait réintégré le Square avec Ashley, elle passait ses soirées en pyjama à manger sur le pouce devant la télé, Pattenrond sur les genoux. Hermione ne se donnait figure humaine que pour les inspections.

De son côté, Drago passait plus de temps sur un balais qu'autre chose. Il avait pensé plusieurs à se consoler auprès d'une bouteille de Whisky Pur Feu, mais chaque fois, Blaise l'en avait empêché.

Drago squattait chez son ami depuis quelques jours, pour éviter au maximum Hermione qui venait régulièrement au Manoir pour les inspections. Il ne voulait pas la voir ni même penser à elle.

— Comment ça va, mon pote ? demanda Blaise en s'installant confortablement sur le canapé, deux Bièraubeurres à la main.

Il en tendit une à Drago. Celui-ci répondit :

— Oui. Pourquoi ?

— Mec, tu n'as pas dit un mot de ce qui t'arrivait depuis que tu es là. Et je vois bien qu'il y a eu un truc.

Drago soupira lourdement. Il ne savait pas vraiment si se confier lui serait bénéfique ou non. Il avait déjà un psy pour ça celui-là même qui lui conseillait de parler de ses émotions plus souvent.

— Je… il s'est passé quelque chose. Avec Granger.

— Elle a fait quoi ?

— Elle m'a rejeté.

Blaise fronça les sourcils, l'incompréhension palpable. Drago n'avait pas parlé à son ami de leur rapprochement, alors celui-ci ne comprenait pas.

Alors, le blond entreprit de tout expliquer à son ami, ponctuant son discours de plusieurs gorgées de Bièraubeurre. A la fin, après quelques seconde de silence de la part de Blaise, le métisse ne trouva rien de plus à dire que :

— Par Salazar, Drago. Tu es complètement mordu.


Alors, qu'en avez-vous pensé ? Tout à un peu capoté, mais en même temps, vu la situation, tout ne pouvait pas aller comme sur des roulettes :)

J'espère que ça vous aura plut, n'hésitez pas à commenter et à bientôt !