Disclaimer : Allez, on le dit vite pour que çà passe mieux : HP est à la- madame-qui-est-enceinte-une-troisième fois-ce-qui-va-peut-être-retardé-la- sortie-du-prochain-tome (pour ceux qui l'ont pas reconnu c'est JK Rowling !). SW est à Georges Lucas et le poème est un extrait d'Ulysse de Lord Alfred Tennyson. Voilà, le reste est à moi. Quoi quel reste ?
Réponses aux reviews :
Ben déjà merci à tous ! J'adore lire vos reviews qui sont de plus en plus nombreuses, çà fait un plaisir immense ! Les bonnes nouvelles : je sais désormais où va aller l'histoire (car oui je l'avoue jusque là le scénario n'était pas encore tout à fait clair), certains ont demandé un chapitre avec plus de romance, demandez c'est servi ! Certains ont demandé à voir Yoda ou jar-jar, c'est promis quelque chose est prévu avec Yoda, pas avec Jar-Jar çà c'est certain par contre, c'est pour le prochain chapitre qui s'appellera rencontre du 3ème type (hommage à la fois au film mais aussi à la fic publiée par Gaby et écrite par Olympe Maxime et totalement approprié pour le prochain chapitre qui je préviens sera un exutoire pour mes dernières folies : un seul mot pour çà : Schtroumph !) Mais par contre vous devrez attendre au moins 1 semaine pour l'avoir ! Nouveau rythme de parution adopté par votre serviteur !
Boneless : Bah, je trouve que pour une review faite à 1h20 c'est pas mal comme longueur lol ! oui, Harry et Drago peuvent rester ensemble sans se taper dessus et ce n'est que le début ! Mara va rester parce que...ben j'adore Mara Jade tout simplement et puis elle aura son importance aussi. HP/GW mais pourquoi tout le monde croie que çà va être çà comme couple hein ? (parce que tuas dis dès le départ que c'était le couple qui avait ta préférence Banane !) Bon, promis..oh ben non...je peux pas promettre de ne pas les rendre malheureux, désolé ! J'essaierai de ne pas oublier les quelques majuscules qui manquaient, mais il m'arrive d'en laisser passer quelques unes parfois, je m'en excuse !
Mileslerenard : Oui, ce cher voldie à de quoi se faire des cheveux blancs (enfin si il lu en reste encore !) mais ce cher voldie (ou plutôt l'auteur sadique et cruel que je suis) a encore des arguments pour faire de gros bobos.
Onarluca : Espérons que ce chapitre de te convienne encore, toi qui es l'une de mes premières revieweuses !
Abel : Cà te laisse sur ta fin ? Normal c'est fait pour donc j'ai réussi mon coup et je crois que là encore vous allez me détester, d'ailleurs j'ai pris un billet d'avion et engager des gardes du corps ! C'est vrai que c'était un chapitre d'action alors puisque tu l'as demandé voici un chapitre avec plus de romance, j'espère qu'il te plaira et qu'il sera au moins aussi intéressant et aussi bien que les précédents ! Harry et Drago faire la paix : une impression ? Ben tu auras la réponse en lisant ci- dessous !
GabrielleTrompeLaMort : Schtroumph à toi jumelle !Démons fantomatiques ? Non, c'es plus compliqué, et plus perverse que çà ! Mais tout aussi Diabolo menthe euh diabolique ! L'Avada : Nouveau sport Olympique inscrit pour la première fois à Athènes; recordman : Voldemort ! Pour le battre : dur dur ! Et Ben quand il a pas mangé, ben c'est pas bien ! Donc faut la comprendre Mara ! J'espère que ce chapitre te plaira jumelle même si t'en connais déjà un bout ! Lunenoire : Présager ? Hum...toujours en mouvement est l'avenir ! Harry apprenti Jedi ? Réponse Oui et Non ! Détails de l'affaire à suivre lol !
Andromède Sctroumphette kangourou : Pas pu reviewer avant hein ? Hum ! Bon, çà va je te pardonne mémé ! Voici la suite, j'espère qu'elle continuera à te plaire ! Yoda apparaîtra, Jar-Jar non ! Est-ce que Luke va leur apprendre ? Réponse Oui et non ! mdr. Le maître des mouchoirs te salue maîtresse des gels douches et shampoings.
Diony : Ben merci ! Et bienvenue !
Holy Black : Ouf ! J'ai eu chaud ! M'incendier ? Avec la chaleur qu'il fait (attends t'as vu le temps que t'as ? Il fait gris les ¾ du temps) c'est pas la peine ! Heureux d'avoir su te convaincre et conquérir tes suffrages ! J'avoue qu'essayer de marier les deux en ne déséquilibrant pas trop les doses n'est pas simple et j'ai peur de trop pencher d'un côté ou de l'autre et de noyer l'un des univers sous l'autre. M'étriper ? Encore une menace ! (chouette alors !) Sadique et Pervers ? Hum...OUI ! Je revendique, et pire je persiste encore dans ce chapitre ! Rapidité ? Ben maintenant on passe à 1 chapitre par semaine ç Alors verdict ? Fleurs ou Tripes ?
Alinemcb54 : Ben merci ! Fabuleuse ? j'aime bien même si c'est un peu exagéré je trouve non ? Ah oui ! J'ai oublié de remercier Gaby pour sa gentille attention : merci jumelle pour ta pub !
Bon voilà la suite pour tous. Bonne Lecture. Enjoy !
Chapitre 7 : L'heure du loup
La nuit avait été particulièrement longue pour les occupants de Poudlard. La rumeur des combats s'était propagée à travers le château et rares étaient ceux qui dormaient encore. Les préfets avaient regroupé tous les élèves dans la grande salle, plus facile à défendre en cas d'attaque de l'école, et tandis que l'inquiétude grandissait, à l'infirmerie, deux victimes de Mangemorts gisaient sur les lits de Pomfresh.
L'infirmière s'activait fébrilement sur ses patients. Ceux-ci avaient reçu le même Avada Kedavra lors de la sanglante attaque du ministère et étaient inconscients depuis une bonne heure lorsque Dumbledore vint prendre des nouvelles du ministre.
« Alors PomPom, comment vont-ils ? »
L'infirmière sursauta en entendant la voix du directeur. Concentrée comme elle l'était, elle ne l'avait même pas entendu entrer ni senti s'approcher.
« Oh c'est vous Albus ! Vous tombez bien justement je voulais vous parler. Nous sommes en présence d'un cas très étrange. D'après les Aurors qui les ont amenés, nos deux amis ont subis de plein fouet le sortilège de mort, et ils devraient être morts. Mais il faut croire que nos deux amis ont une chance monstrueuse parce que le mangemort n'a de toute évidence pas mis assez de force dans le sortilège et le fait qu'ils l'aient encaissé à deux a encore réduit la puissance du sort. Ils sont inconscients mais bel et bien vivant, ils devraient se réveiller d'ici demain soir je pense, le temps que les derniers effets du sort se dissipent . »
Albus s'autorisa un sourire. Malgré le lourd tribut que les forces de la lumière avait payé cette nuit, un mini-miracle avait eu lieu et leur ministre avait survécu à une attaque visant à réduire à néant l'un de ceux qui se dressaient sur le chemin de Voldemort. La chance s'était tournée vers eux pour une fois.
L'étendue des pertes n'était pas encore connue mais le pire était envisagé. Le ministre étant indisponible, les gens s'étaient naturellement tournés vers Dumbledore pour prendre leurs directives et celui-ci venait de passer la dernière heure à organiser les secours, à calmer les journalistes, à prendre des nouvelles, et à décréter l'état d'urgence. Il fallait recenser les morts, préparer leurs funérailles, donner les soins aux blessés, s'assurer que les forces de l'ordre seraient en nombre suffisantes, et il avait fallu rassurer les parents des élèves.
La rumeur de la mort de Arthur Weasley avait commencé à circuler parmi les journalistes et le fait que celui-ci soit injoignable n'aidait pas à démentir cette information. Albus n'avait pu que gagner quelques heures en disant qu'un communiqué officiel serait délivré le lendemain matin, une fois la situation éclaircie.
Si cela n'avait pas été fait par Dumbledore en personne et si la plupart des journalistes, libre de l'influence de Fudge, n'avaient effectué leur scolarité à Poudlard, la meute de journaliste n'aurait pu être calmée et s'en serait pressée de rapporter les plus folles rumeurs. Mais comme on ne pouvait rien refuser à Albus Dumbledore, les journalistes avaient accepté de retarder la publication de leurs informations jusqu'à la conférence de presse, limitant ainsi les mouvements de panique. Les journaux du lendemain ferait état de l'attaque mais mettrait l'accent sur l'héroïsme des défenseurs qui avaient su repoussé les mangemorts. Le bilan des pertes ferait l'objet d'une seconde publication en fin de journée. Cet arrangement avait su convaincre les rédacteurs en chef qui trouvaient là une raison supplémentaire d'obéir à Dumbledore.
Albus s'était un temps inquiété de la bataille qui faisait rage à Pré-au-Lard mais ne voyant aucun mangemort ne s'attaquer à Poudlard, il en avait déduit que la résistance au village devait être efficace et que les mangemorts devaient avoir trouvé à qui parler. Dès lors, après s'être assuré de l'état de santé de ses invités, le directeur se dirigea vers la grande salle pour rassurer ses élèves.
Ceux-ci avaient pris place autour de leurs tables respectives attendant de plus amples informations. Les rumeurs étaient bien belles, mais rien ne valait la vérité. Quelques premières années, exténuées, s'étaient endormies sur les bancs tandis que les préfets essayaient de rassurer les autres.
"Poudlard est l'endroit le plus sûr du monde et tant que le professeur Dumbledore est là, il ne pourra rien nous arriver. Nous n'avons absolument rien à craindre ici" expliquait Hermione à ses protégés.
Le professeur Dumbledore passa justement derrière elle à ce moment là.
"He bien, je vous remercie de votre confiance miss Granger" lui dit-il la faisant rougir et sursauter en une milli-seconde.
Albus lui adressa un sourire amusé avant de rejoindre sa place à la table des professeurs. Tous étaient là, sauf Rogue et Skywalker ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention des étudiants. Dumbledore ne semblait lui y prêter attention. L'absence de certains élèves par contre ne passa pas inaperçu.
"Mione, t'as vu Malefoy est pas là ! Tu crois qu'il était avec ses petits copains mangemorts lui aussi ?" demanda Ron
Mais celle-ci n'eu pas l'occasion de répondre. Le directeur avait pris la parole.
"Chers étudiants ! Un peu de calme je vous prie"
Le silence se fit instantanément.
"Comme vous le savez tous sûrement déjà, Voldemort et ses sbires ont lancés cette nuit plusieurs attaques en même temps. Azkaban, Pré-au-Lard et le ministère étaient visés."
Le ministère. A ces mots, Ginny et Ron avait blanchi, leur père avait-il été touché ? De nombreux élèves dans la salle ne purent retenir un hoquet d'inquiétude : beaucoup d'entre eux avaient des parents qui travaillaient au ministère, beaucoup de victimes potentielles.
" Je commencerais par les mauvaises nouvelles : Azkaban est tombée. Les mangemorts qui y étaient emprisonnés, ainsi que la plupart des criminels qui y étaient enfermés ont été libérés et on probablement rejoint les forces de Voldemort. Les Aurors qui gardaient la prison n'ont pas survécu. C'est un coup très rude qui a été porté aux forces de résistance je ne vous le cache pas. L'attaque du ministère aussi a fait des victimes dans notre camp, le ministre a été frappé par le sortilège de la mort..."
Ginny ne put réprimer les sanglots qui menaçaient depuis quelques minutes et Ron en bon Gryffondor serra les poings pour masquer son trouble en fusillant du regard la table des Serpentards.
"...Mais que ses enfants soient rassurés, il est en vie. Encore inconscient mais bien vivant. Il semblerait qu'il en faille plus que cela pour venir à bout de l'obstination légendaire des Weasley..."
Quelques sourires virent ponctués cette remarque oh combien vraie ! Ginny ferma les yeux reconnaissante de la chance de sa famille.
"...nous n'avons pas encore d'estimation précise des pertes et ne connaissons pas encore les identités des victimes, mais il y en a moins que ce qui était à craindre d'après nos premières informations. Les défenses du ministère ont bien tenu et ont su repousser les mangemorts et les détraqueurs. Soyons fiers de nos héros. Pour ce qui est de l'attaque de Pré-au-lard, je n'ai pas de nouvelles"
A cet instant précis, les portes de la grande salle s'ouvrir dans un grand craquement. Tous les professeurs s'étaient levés, baguettes à la main, prêt à défendre vaillamment leurs protégés mais nul mangemort ne franchit les portes. Un éclat de rire enfantin vint briser la tension qui s'était installée dans la grande salle.
Quelques secondes plus tard les élèves manquants franchissaient l'entrée suivi par le professeur Rogue qui discutait avec énergie avec le professeur Skywalker. Aux côtés du professeur Skywalker marchait une femme à la chevelure de feu portant un bébé riant aux éclats dans ses bras. Harry et Drago suivaient discutant avec entrain des événements antérieurs avec les jumeaux.
Le professeur Dumbledore soupira discrètement de soulagement et son sourire s'agrandit en voyant l'apparente gaieté qui accompagnait le groupe. Une question muette fut échangée entre Dumbledore et Rogue.
"L'attaque de Pré-au-lard a été un succès total...pour nous" rapporta Sévérus.
Minerva ne put réprimer un froncement de sourcils. Rogue qui se permettait une sorte de plaisanterie en public ? Rogue qui ne montrait aucune animosité envers un de ses collègues ? Etrange, très étrange ! Mais qu'avait-on fait de son Rogue ? Pire encore, ou mieux encore, pourquoi Harry et Drago étaient-ils si calmes en étant si proches ?
"Les pertes sont minimes de notre côté vu les forces qui s'attaquait à nous. Mais le professeur Skywalker et sa famille ont maîtrisé les assaillants, seul un mangemort a pu s'échapper, et encore parce que nous lui avons laissé la possibilité d'informer son maître de leur débandade. Les dégâts matériels seront facilement réparables. Poudlard et ses environs sont hors de danger."
L'annonce de cette victoire remonta le moral des élèves. Les forces de la lumière avaient payé un lourd tribut à la guerre mais n'avaient pas cédé le moindre terrain aux forces du mal, Azkaban exceptée.
La lueur d'espoir qui s'était estompée ces derniers mois brillait plus fort que jamais dans le regard de Dumbledore. Pour la première fois depuis des mois, ils avaient la preuve qu'ils pouvaient vaincre le mal, la preuve que leurs efforts n'étaient pas vain. La fatigue, la lassitude, le poids des responsabilités et l'âge ne pesaient soudain plus autant sur ses épaules. Une force nouvelle le revigorait, l'énergie de la passion le faisait revenir bien des années en arrière. Jamais il ne s'était senti aussi jeune, aussi en forme. Un éclat nouveau émanait de lui. Se redressant dans toute sa splendeur il toisa avec bienveillance ses étudiants et pris la parole.
" Venez mes amis
Il n'est pas trop tard pour partir en quête
D'un monde nouveau
Car j'ai toujours le propos
De voguer au-delà du soleil couchant
Et si nous avons perdu cette force
Qui autrefois remuait la terre et le ciel,
Ce que nous sommes, nous le sommes,
Des coeurs héroïques et d'une même trempe
Affaiblis par le temps et le destin,
Mais forts par la volonté
De chercher, lutter, trouver, et ne rien céder."
Il regarda au plus profond de l'âme de chacun d'eux, cherchant à atteindre leur cœur. Et lorsqu'il reprit la parole, ses mots résonnèrent comme jamais dans la grande salle, sa voix semblait plus forte et plus assurée que jamais.
"L'espoir. Ne perdez jamais l'espoir surtout. Ce soir nous avons la preuve qui si les voies du mal sont plus séduisantes, plus faciles, elles n'en sont pas pour autant les plus puissantes. Nous avons été attaqués. Nous avons été acculés. Et nous nous sommes défendu avec vaillance, avec courage, sans renier notre engagement et nous avons vaincu. Des nôtres, certains sont tombés. Mais ils sont tombés au combat, en se battant comme des héros, chérissons leur souvenir et honorons leur mémoire car ils sont tombés pour nous permettre de bâtir un avenir meilleur, un avenir dont VOUS avez les rênes. Seule l'union de toutes les maisons nous permettra d'affronter cet avenir serein, le coeur plein d'espoir. Il est temps d'effacer les rancunes du passé et de se tourner vers l'avenir. Il est temps d'oublier les préjugés des temps passés et de forger une nouvelle alliance. C'est à vous de montrer l'exemple à ceux plus âgés qui se complaisent dans les ténèbres de l'ignorance."
Le message était clair et il s'adressait sans l'ombre d'un doute aux Serpentards et aux Gryffondors, ennemis ancestraux. Les serpentards regardaient avec mépris la table des Gryffondors qui eux aussi ne semblaient pas prêt à publier l'animosité existante. Et cela semblait devoir durer jusqu'au moment où à la surprise générale, Harry tendit sa main à son ennemi héréditaire. Les mots de Skywalker résonnaient encore dans son esprit.
Drago regarda la main tendue avec surprise, hésitation et perplexité. Il ne s'était pas attendue à ce que Potter ose faire ce geste, ose tenter de pardonner, mais lui aussi avait été marqué par le discours de son professeur. Et une voie différente s'ouvrait à lui désormais. Le professeur Skywalker était un combattant du bien. Il avait choisi le bien alors que son père était l'incarnation du mal. Pourquoi lui, Drago Malefoy, ne pourrait-il pas en faire autant ? Cette main tendue, s'était une deuxième chance, SA deuxième chance. Devait-il la laisser passer par fierté, par arrogance ? Devait-il gâcher toutes ses chances parce qu'il était un Malefoy ? L'écriture de ce futur, dont ils seraient eux, la nouvelle génération, les auteurs, se jouait là, en cet instant précis. Pouvait-il fuir cette responsabilité ?
Le temps du choix était venu. Cela pourrait décider de l'issue de la guerre et du futur dans lequel il voulait vivre. Alors, Drago Malefoy serra la main de Harry Potter. Le chemin ne serait pas simple, il y aurait encore des embûches à surmonter, des préjugés à oublier, mais au bout du compte, ils y arriveraient. Tous unis pour une même cause, dans un même combat. Porteurs d'espoirs, émissaires de la tolérance, cette poignée de mains venaient de les consacrer. Aucun mot n'avait été échangé mais leur poignée de main était franche et ferme, comme une promesse et un sourire satisfait vint illuminer le visage de leur professeur.
Le silence dû à la surprise dura encore quelques secondes jusqu'à ce qu'il soit brisé par les applaudissements d'abord timides qui venaient de la table des professeurs et qui s'amplifièrent rapidement. Le château lui même tremblait sous les applaudissements très enthousiastes des centaines d'étudiants.
La soirée avait débuté dans la crainte et le doute. Elle se terminait dans la joie et l'allégresse. Dehors le froid de la nuit s'était mêlé au froid de la mort et du deuil, mais une nouvelle source de chaleur venait d'éclore et elle promettait de bâtir un avenir meilleur. L'espoir. L'espoir était de retour.
Alors que Hermione ramenait les Gryffondors à leur dortoir, Ron, Ginny et Harry restèrent en arrière pour demander la permission au professeur Dumbledore d'aller rendre visite à Mr Weasley à l'infirmerie.
" Heu professeur ? demanda Ron en s'approchant de la table des professeurs où le directeur était informé du déroulement précis de la bataille de Pré-au-lard.
Dumbledore tourna la tête vers le trio avec un sourire sincèrement amusé.
"Oui monsieur Weasley ?"
"Je me demandais si nous pouvions aller à l'infirmerie pour voir Papa ?"
Dumbledore pencha la tête légèrement en avant comme si il allait confier un secret à Ron.
" Mais dîtes-moi, depuis quand vous faut-il une permission pour faire ce que vous avez prévu de faire avec ou sans ?"
Cela eut le don de faire rougir et Ron et Harry qui savait très bien à quoi faisait allusion leur directeur ou plutôt à tout ce à quoi il faisait allusion.
Leur absence de réponse était une réponse en soi, et il n'était même pas certain que leur professeur ait attendu une quelconque réponse.
" Vous pouvez y aller, mais ne faîtes pas trop enrager PomPom surtout !" leur répondit-il avec un clin d'œil discret à l'attention de Harry.
La tension qui régnait entre eux les mois précédents était totalement oubliée au grand soulagement de tous les professeurs et des amis d'Harry. Le trio partit en courant vers l'infirmerie où Hermione les attendait déjà.
"Ben vous en avez mis du temps dîtes donc !" les réprimanda-t-elle amusée avant de les suivre dans l'infirmerie.
"Où comptez-vous allé comme çà jeunes gens ?" les interrompit le terrible cerbère de l'infirmerie : madame Pomfresh.
"Nous venions voir notre père madame" répondit Ginny
L'infirmière semblait à la fois mécontente que l'on pénètre à cette heure tardive pour voir un des patients et à la fois attendrie parce qu'elle aimait bien le célèbre trio, même si ils avaient la fâcheuse habitude de venir la voir un peu trop souvent pour leur propre santé.
"Bon, 10 minutes, pas plus ! Ils sont encore inconscients et ne devraient se réveiller que demain." Leur indiqua-t-elle
"Ils ?" interrogea Harry, curieux de l'identité des autres blessés.
"Oui, l'Auror Nymphadora Tonks a été également blessée, mais elle s'en remettra"
"Oh !" soupirèrent de soulagement Ginny et Hermione qui s'étaient liées d'amitié avec la jeune femme un peu maladroite mais tellement attachante lors de leur premier séjour à Grimmaud Square.
Harry s'approcha de la jeune femme tandis que les autres allaient voir Arthur. Il aimait bien Tonks, elle était vraiment touchante et comme lui, elle avait souffert de la mort de Sirius. Il était content de savoir qu'elle allait bien mais ne pouvait s'empêcher d'être inquiet pour elle, les nouvelles qu'il avait eu pendant l'été ne l'avait pas rassuré sur l'état de la jeune femme. Il se promit d'en parler à Dumbledore. Il déposa une bise sur son front avant de rejoindre les autres prendre des nouvelles d'Arthur. Il ne se serait pas moins inquiété pour Monsieur Weasley si celui-ci avait été son père. Molly et Arthur l'avaient traité comme leur propre fils et il leur en était très reconnaissant pour çà, ils avaient été les premiers avec Hagrid à lui faire sentir qu'il faisait partie de la famille. Molly avait l'an passé rétorqué à Sirius qu'il était comme son propre fils et lors du tournoi des trois sorciers, c'était Molly qui était venu le voir lorsque les autres champions rencontraient leur famille. Oui, les Weasley étaient sa famille, et ils lui avaient bien fait comprendre qu'ils le considéraient comme tel. Personne n'aurait plus mérité que les Weasley le bonheur et la fortune, mais si ils n'avaient point la fortune pécuniaire, ils étaient les plus riches du monde tant leur courage, leur dévotion, leur bonté et leur générosité étaient immenses. En ça les Weasley étaient immensément riches.
Ginny serrait avec force la main de son père pour se rassurer qu'il était bien vivant et elle ne retenait que difficilement ses larmes. Hermione rassurait Ron en lui rappelant ce que Pomfresh leur avait dit, et il n'échappa à Harry que Mione avait glissé sa main dans celle de Ron et que celui-ci était bien loin de vouloir la lâcher. Ce qui fit sourire Harry qui avait compris depuis plus longtemps qu'eux les sentiments qui existaient entre les deux préfets de Gryffondor.
"Allez ! Les 10 minutes sont finies. Filez au lit maintenant, vous reviendrez demain, ils ne bougeront pas d'ici là de toute manière !"
Madame Pomfresh avait surgi à côté d'eux sans crier gare et, comme souvent, les mettait à la porte de l'infirmerie. Inquiets mais rassurés, les quatre amis regagnèrent en silence leur dortoir. A peine avaient-ils franchis la porte qu'ils furent assaillis par plusieurs de leur condisciple.
" Harry, Harry, comment c'était ? Dis, comment c'était ?" demanda avidement Seamus.
Il fallut quelques secondes à Ron pour comprendre de quoi parlait leur camarade de chambre. Puis il écarquilla les yeux : Harry avait assisté à la bataille à Pré-au-lard bien sûr ! Hermione et Ginny aussi devaient avoir compris, quoique un peu avant Ron et s'étaient retournées vers Harry pour l'écouter. Celui-ci arborait un grand sourire.
"C'était waouh ! On discutait avec le professeur Skywalker quand Rogue est arrivé pour nous prévenir. Vous auriez vu les visages du professeur et de ses neveux...d'ailleurs où sont-ils ?"
"Avec leur oncle et leur tante d'après ce que j'ai compris" répondit Lavande
"Ah...vous les auriez vu, eux qui sont d'habitudes si joyeux, ils avaient l'air si sérieux, si concentrés, c'était impressionnant, même Rogue semblait intimidé. Ils sont partis vers Pré-au-lard à une vitesse incroyable, on aurait dit qu'ils volaient, ou qu'ils glissaient.. Et là-bas, waouh ! Les jumeaux se sont battus au sabre contre une dizaine de mangemorts, vous auriez vu ça, ils paraient les sorts avec une facilité déconcertante, je vous jure, ils dansaient oui, ça ressemblait à un ballet tellement c'était fluide. Et le professeur Skywalker s'est battu seul contre une dizaine de mangemorts aussi. Il y en a un qui lui a jeté l'Avada Kedavra par derrière, mais c'est sa femme qui l'a repoussée. Vous l'auriez sa femme, elle aussi elle est impressionnante, et vous savez quoi ? Elle l'a engueulé ! Elle lui as sortit un truc comme "la prochaine qu'on part en vacances, choisis pas un endroit où essayer de te tuer est un sport national" et lui s'est mis à rire alors que les autres mangemorts continuaient d'attaquer. Puis d'un geste il les a tous désarmé. Ce prof est génial, y'a pas d'autres mots, il est génial. Et lui sait ce que se battre veut dire, ça se voit. Et je crois que les jumeaux aussi. Malefoy leur a demandé si ils avaient déjà tué des personnes au combat, ils n'ont pas voulu répondre. Même Rogue était impressionné, je l'ai pas déjà dit ça ? Je vous jure il était comme un gosse !"
Les Gryffondors avaient écouté religieusement le récit de Harry et n'en revenaient toujours pas.
" Harry, pourquoi tu as tendu la main à Malefoy ?" demanda Colin Crevy.
Harry réfléchit quelques secondes avant de répondre.
"Vous avez entendu Dumbledore, ce n'est qu'avec les quatre maisons unies que nous pourrons vaincre. Il est temps de grandir et de passer outre les divergences passées. Et quelque chose me dit que ce n'est pas le vrai Drago que nous avons vu pendant 5 ans, j'ai l'impression qu'il imitait son père, qu'il y était contraint."
"Et pourquoi verrions-nous le vrai Drago maintenant ? Qu'est ce qui te dit que ça va changer ?"
"Ce que nous a dit le professeur Skywalker." Répondit-il simplement.
"Bon, allez, tous dans vos lits !" ordonna Hermione " Si vous ne voulez pas que le professeur McGonagall ne nous enlève des points ! Au fait, les cours de demain matin ont été annulés "
Obéissants car fatigués, les Gryffondors allèrent se coucher pour finir leur nuit qui avait été bien agitée.
Harry n'arrivait pas à se rendormir. Les images de la bataille passaient et repassaient dans sa tête. Il s'était imaginé maniant lui aussi le sabre et combattant un mangemort devant Voldemort en personne. Dans son rêve, il vainquait le mangemort mais refusait de le tuer malgré les encouragements de Voldemort qui s'approchait lentement de lui.
"Tues le !" entendit-il Voldemort lui commandait
"Tues le et vient prendre sa place à mes côtés jeune Skywalker !"
Il se vit regarder le bras arraché du mangemort qui lui faisait face puis regarder son propre bras. Il se vit désactiver le sabre et se retourner vers Voldemort pour lui faire face.
" Je ne viendrai jamais du côté obscur. Vous avez échoué votre altesse, je suis un Jedi comme mon père l'avait été avant moi !"
"Si tu ne deviens pas l'un des nôtres, tu seras éliminé. Jeune imbécile. C'est maintenant, à la fin, que tu te décides à comprendre."
Et il sentit les éclairs brûler sa chair, il sentit ses forces décliner sous les attaques répétées de Voldemort. Il se sentit mourir.
"Tes faibles talents ne font pas le poids face à la puissance du côté obscur."
Puis cela s'arrêta. Et le rêve reprit ailleurs. Il était assis sur un tronc, un fantôme à ses côtés lui parlait
"C'est toi et tes capacités que l'Empereur veut. Et c'est pourquoi tes amis sont faits pour souffrir."
Une créature verte étrange était là également.
"A toi de décider comment les servir au mieux. Si tu pars maintenant peut être les aidera-tu, mais tu détruiras tout ce pourquoi ils se sont battus et ont souffert."
La scène changea encore. Il était dans une petite hutte, la créature était encore là.
"Je ne peux rien lui apprendre, cet enfant n'a aucune patience. Trop de colère en lui, comme son père. Il n'est pas prêt"
La créature se tourna vers lui et le regarda.
"Un Jedi doit avoir l'engagement le plus profond, l'esprit le plus sérieux. Celui-ci depuis très longtemps je l'observe et toute sa vie, il a regardé vers l'avenir, vers l'horizon. Jamais l'esprit là ou il était, hum! A ce qu'il faisait. "
Le décor changea de nouveau. Voldemort était là de nouveau...non...ce n'était pas Voldemort...il lui ressemblait étrangement mais ce n'était pas Voldemort.
"Tu voudrais ceci n'est ce pas ? La haine t'envahi maintenant. Prends ton arme de Jedi. Sers t-en pour me terrasser. Donne libre cours à ta colère. Tu n'as pas compris qu'à chaque moment que tu laisses passer, tu deviens un peu plus mon esclave."
"Bien. Je sens monter ta colère. Je suis sans défense. Prends ton arme, tu peux me terrasser avec toute la force de ta haine et tu auras terminé ton voyage vers le côté obscur."
Le fantôme était là de nouveau s'adressant à lui.
"Ton père s'est laissé séduire par le côté obscur de la Force. Il a cessé d'être Anakin Skywalker pour devenir Dark Vador. Lorsque c'est arrivé, l'homme de bien qu'était ton père, est mort. "
Le mangemort qui n'en était pas un, celui qu'il avait vaincu, était en train de le chercher.
"Vos pensées vous trahissent père. Je ressens le bien en vous. "
Autre scène, même personnage. Pas de peur cette fois, mais de la tristesse, une immense tristesse. L'homme en face de lui était mourant, il le sentait.
"Pour une fois, laisses moi te regarder avec mes propres yeux."
Harry s'était réveillé en sursaut, il avait compris que ce qu'il avait vu n'était pas un rêve, il avait vu des morceaux de la vie du professeur Skywalker. Et vu ce qu'il avait vu, ce qu'il avait senti, il n'avait envie de se rendormir pour de nouveau revivre çà. Les épreuves que son professeur avait vécu étaient pires que les siennes, il en était désormais convaincu. Mais cela ne l'avait empêché de continuer à se battre pour le bien, à aucun moment il ne s'était laissé aller, n'avait pensé à abandonner. Sa vie avait été bien plus difficile que celle de Harry et pourtant il avait fait face. Harry puisa dans cette idée la volonté de continuer, la volonté de se battre, la volonté de vaincre Voldemort.
Voyant que les autres dormaient encore, il descendit dans la salle commune pour lire un peu mais alors qu'il allait s'asseoir dans un fauteuil, il remarqua qu'il n'était pas seul. Recroquevillée dans un fauteuil, les genoux sous le menton, Ginny semblait hypnotisée par le crépitement du feu et ne l'avait pas entendu descendre.
"Gin ?" demanda-t-il doucement.
La jeune fille releva lentement les yeux rougis par les pleurs vers lui.
"C'est toi" constata-t-elle simplement
Harry eut un petit sourire devant ce commentaire. Quiconque avait passé un peu de temps avec la jeune fille savait que ce manque d'entrain n'état pas un bon signe.
"Oui, c'est moi. Ca va Gin ?"
Pas de réponse, mais les sanglots qu'il entendit se passait de commentaires. Mu par une impulsion, Harry s'assit à côté d'elle et la prit dans ses bras. Ginny se serra contre Harry et se laissa aller contre son épaule. L'inquiétude et la peur qu'elle avait ressenti avaient besoin de sortir.
Pendant plusieurs minutes il la berça doucement contre son cœur. Combien de fois avait-il eu envie de faire çà l'été passé ? Juste la prendre dans ses bras sans un mot sans une parole, juste deux coeurs à l'écoute l'un de l'autre battant à l'unisson. Toutes les questions qu'il s'était posées, toutes les interrogations trouvaient là leurs réponses : il était indubitablement tombé amoureux de la jeune femme. Mais depuis quand ? La réponse lui parvint soudain. Depuis qu'il l'avait vu étendue dans la chambre des secrets. Mais il n'avait pas compris à l'époque. Il avait fallu qu'il voit la jeune femme dynamique qu'elle était devenue, la joueuse de Quidditch enthousiaste, le condensé de joie de vivre, de spontanéité et d'humour qu'elle était. Il avait été finalement aussi aveugle que Ron et Hermione. Il devait se rendre à l'évidence : l'amour rendait réellement aveugle.
Ginny se décolla soudainement de lui et le regarda dans les yeux avant de lui faire un petit sourire.
"Merci Harry, merci d'être mon ami, d'être là pour moi, pour nous. Je sais que tu ne m'aimes peut-être pas comme moi je t'aime, mais c'est pas grave, promets moi que l'on restera ami"
Harry s'arrêta de jouer avec la mèche de cheveux roux qu'il tenait dans les mains.
"Gin, chut !" fit-il avant de l'embrasser doucement. Il la sentit surprise dans ses bras et lorsqu'il se séparèrent au bout de quelques secondes, il lut dans ses yeux la question muette qu'elle n'osait posé.
"Je ne sais pas pourquoi il m'a fallu autant de temps pour me rendre compte de ce que je ressentais pour toi, peut-être les garçons sont-ils plus idiots à ce sujet là que les filles, mais j'ai compris que tu ne faisais pas partie de mon monde, tu es mon monde ! L'an passé j'ai eu si peur pour toi, si tu ne t'en étais pas sortie, je ne sais pas ce que je serais devenu. C'est grâce à toi que j'ai tenu le coup cet été, grâce à tes lettes, à ton amitié, à ton amour. Tu ne me demandais rien, tu m'offrais ton amour tout simplement sans rien attendre en retour. Et je n'arrivais pas à déterminer ce que je ressentais pour toi. Tout à l'heure quand je t'ai vue pleurer sur ce fauteuil, j'ai compris que la seule chose que j'avais envie c'était te serrer dans les bras, faire fuir tes problèmes, chasser tes mauvais rêves, j'avais envie de te protéger pas comme l'on protège sa sœur, mais comme l'on protège son aimée. J'avais envie d'aller envoyer en enfer ceux qui ont osé apporter les nuages dans ton cœur, toi qui est le soleil incarnée. J'ai compris que si Ron était comme mon frère, si j'aime tes parents comme j'aurais aimé les miens, toi je t'aime différemment. Tu es mon oxygène, mon soleil. J'ai compris que j'étais irrémédiablement tombé amoureux de toi Ginny."
La jeune femme le regardait avec surprise, espoir, joie et amour. Petite fille, elle avait aimé Harry de cet amour innocent qu'un enfant a pour son idole, plus tard, elle l'avait aimé comme un ami, comme un frère, et lorsque elle l'avait vu avec Cho, elle avait compris que ce pincement au coeur signalait qu'elle était tombé amoureuse de lui. Comment aurait-elle pu faire autrement ? Il l'avait sauvée, il était patient, courageux, drôle, sensible. Il était Harry, tout simplement Harry. Et il venait de lui avouer qu'il l'aimait aussi. Elle avait eu si peur en voyant son père allongé inconscient dans son lit, et maintenant elle était si heureuse.
Elle posa sa tête contre son épaule et ne dit rien. Il n'y avait pas besoin de réponse. Harry avait lu dans ses yeux tout ce qu'il avait besoin de savoir, il y voyait l'amour qu'elle avait pour lui, la peur qu'elle avait ressentie et la joie qu'elle éprouvait. Enfuis les doutes, partis les cauchemars, oubliés les visions, il n'y avait qu'elle et lui au coin du feu. Seuls dans la nuit.
Quelques heures plus tard, ils furent réveillés par un flash éblouissant qui les laissa quelques instants aveuglés.
"C'est dans la boite" hurla Colin ce qui provoqua les rires des Gryffondors réunis dans la salle commune. Ils s'étaient endormis dans le fauteuil tendrement enlacés et s'étaient fait prendre en flagrant délit par la quasi-totalité des Gryffondors hilares. Même Ron, dont ils avaient craint la réaction, semblait sincèrement amusé et heureux pour eux.
Ginny, toute rouge car embarrassée de se trouver le centre de tant d'attention, décida de faire comme si de rien n'était et déposa rapidement un baiser sur les lèvres d'Harry avant de filer en vitesse s'habiller.
Harry était désormais seul au centre de tout les regards et ne savait plus où se mettre.
"Bon, quoi ?" demanda-t-il, gêné et exaspéré.
"Rien, mais si tu avais attendu encore une petite semaine, c'est moi qui aurait empoché la mise" répondit Ron avec un grand sourire.
"Quoi ?" cria-t-il "Vous avez parié sur Gin et Moi ?"
Hochement de tête général.
"Même toi Hermione ?"
La dite Mione hocha la tête un grand sourire aux lèvres.
"Oui !"
"Ah c'est beau ça!" rétorqua-t-il en secouant la tête faussement vexé.
"En tout cas merci. C'est moi qui ai gagné grâce à toi !" dit-elle avec un grand sourire.
"Mon petit Harry" intervint Ron "il va falloir qu'on ait une petite discussion toi et moi maintenant !"
Harry savait que cela devait forcément avoir lieu et qu'il ne pourrait y échapper, après tout la demoiselle avait 6 frères ! Mais il ne comptait pas laisser Ron s'en tirer à si bon compte.
"La même que j'aurais avec toi au sujet d'Hermione c'est ça?" demanda-t-il innocemment.
Les deux concernés se mirent à rougir furieusement et à bredouiller des mots incompréhensibles ce qui fit redoubler les fous rires des Gryffondors.
Cette journée s'annonçait bien !
~oOo~
Voldemort était de fort bonne humeur. Il avait récupéré ses fidèles mangemorts, mit une sacrée pagaille au ministère, peut-être même tuer le ministre et son plan démoniaque était désormais en route. Certes il y avait bien l'échec cuisant de Pré-au-lard, mais son voyage au puit des âmes l'avait mis de tellement bonne humeur qu'il était prêt à pardonner Vockers lorsque celui-ci se montrerait, enfin après quatre ou cinq Doloris, il ne fallait pas abuser tout de même.
"Maître, Vockers vient d'arriver." Vint lui annoncer Bellatrix, sa fidèle Bellatrix, la seule à ne pas l'avoir renié, la plus proche de ses mangemorts, sa plus belle création.
"Bien, Bien, amène le moi Bellatrix" ordonna-t-il
Le mangemort qui devait mener l'attaque de Pré-au-lard avança vers lui et se mit à genoux, tête baissée en signe de soumission.
"Mes respects mon maître"
"Vockers, mon prometteur Vockers, que s'est-il donc passé pour que tu puisses ainsi me décevoir ?"
"Dumbledore a trouvé de nouveaux alliés puissants, très puissants. Ils maîtrisent une magie complètement inconnue, le sort de la mort ne leur a rien fait maître"
Voldemort se pencha en avant, faisant ainsi ressortir ses yeux reptiliens. Une curiosité intense s'était emparée de lui. Le seul à avoir survécu au sort de la mort était ce maudit Potter.
"Il ne leur a rien fait dis-tu ? Peut-être alors que ton sort n'était-il pas digne d'un mangemort digne de ce nom ?"
Vexé le mangemort releva les yeux.
"Non mon maître, je vous assure que je maîtrise parfaitement l'Avada Kedavra. Seulement ils l'ont repoussé à l'aide de leur arme"
"Une arme dis-tu ? Quelle genre d'arme ?"
"Une sorte de sabre de lumière, tout nos sorts étaient interceptés. Et l'un d'eux à réussi à jeter un sort similaire au Doloris sans se servir une seule fois de sa baguette maître"
Pensif, Voldemort essayait de voir les implications de cette nouvelle.
"Ils m'ont transmis un message pour vous maître" osa l'interrompre Vockers "L'ordre Jedi se dressera désormais sur votre route mon maître"
Le seigneur des ténèbres regarda Vockers quelques secondes. C'était gênant, très gênant. Il ne pouvait décemment pas laissé çà passer. Laisser Vockers diffuser cette information auprès des autres mangemorts n'était pas une bonne chose. Et dire qu'il s'était promis de pardonner cet incapable. Heureusement que seul Bellatrix assistait à l'entrevue. Il savait pouvoir compter sur sa discrétion. Après tout si elle voulait continuer à partager sa couche et à bénéficier de ses faveurs, elle avait tout intérêt à savoir quand se taire. C'était d'ailleurs pour ça que c'était sa préférée. Pure dans le mal, telle était Bellatrix. Elle méritait d'ailleurs une petite récompense pour son beau travail de la nuit.
"Ma douce Bellatrix, montre donc à notre ami Vockers ce qu'est un Avada Kedavra digne de ce nom" murmura-t-il.
Une lueur démoniaque illumina le regard de cette dernière. Le maître lui faisait une grande faveur en lui laissant donner la mort à sa place, peu de gens pouvaient se vanter de ce privilège : être la main de Voldemort n'était pas donner à tout le monde. Avec un sourire de prédateur assoiffé de sang, elle s'avança vers Vockers et déversa sur lui toute sa haine, ne laissant de lui qu'un amas de chaires sanguinolentes et fumantes.
"Ma douce Bella, ma fidèle Bella, heureusement que tu es là pour m'épargner tous ses incapables. Il est temps de récompenser ton dévouement comme il se mérite. Je t'ai choisis pour être la porteuse de mon héritier."
Une joie intense s'empara de madame Lestrange, le maître lui faisait l'honneur suprême en lui offrant cette opportunité. Elle n'avait pas renié le maître et recevait aujourd'hui le fruit de sa fidélité.
"C'est un grand honneur mon maître. Nous vivons pour vous, nous mourrons pour vous maître."
"Mais j'espère bien, ma chère, j'espère bien."
"Est-ce que ce que nous a rapporté Vockers contrarie nos plans seigneur ?"
Voldemort eut un geste nonchalant de la main pour balayer la question.
"Non, non, je ne pense pas, il faudra être plus vigilant et surveiller d'un peu plus près l'avancement des choses, mais notre plan n'est nullement remis en cause. De toute manière, le loup est déjà dans la bergerie." finit-il avant d'éclater de son rire glacial qu'aimait tant Bellatrix.
~oOo~
Le matin était levé depuis plusieurs heures et Rubeus Hagrid, garde chasse, maître des clefs et des lieux de Poudlard et Professeur de Soins aux créatures magiques était déjà au travail depuis le lever du jour quand cela se produisit.
Le professeur Dumbledore lui avait demandé de trouver de nouveaux gardiens pour l'entrée de l'école et les sphinx qu'il avait commandé étaient arrivés quelques instants plus tôt quand Hagrid eut la surprise de sa vie. La surprise lui fit lâcher violemment la cage qu'il transportait avec précaution. Ses yeux menaçaient de sortir de ses orbites, son pouls s'était accéléré, sa mâchoire était sur le point de se décrocher. Bref, la surprise avait paralysé Hagrid et il lui fallut quelques minutes avant de pouvoir reprendre ses esprits.
"Oh par Merlin ! C'est impossible !"
Devant lui se tenait en piteux état Lilly et James Potter accompagnés de Sirius Black.
