Disclaimer : Bon, c'est le passage déprimant : Star Wars ne m'appartient pas, c'est Georges Lucas qui en est propriétaire ( Sûr ? J'ai pas le droit de garder un bout ? Non ? OH :(( et Harry Potter à JK Rowling. Conclusion : y'a pas grand chose qui est à moi, à part le scénario !

Note : Hé oui, après des mois d'absences voici ce nouveau chapitre des enfants de la force ! Vous ne rêvez pas il est bel et bien là ! Merci à tout les lecteurs fidèles d'avoir attendu si patiemment que l'inspiration me revienne. Pour infos, je ne prends en compte que quelques éléments du tome 6 donc attention Spoilers légers très légers !.

Réponses aux Reviews :

Loyalbus : Merci ! Pour le temps de parution, j'essayerais de m'améliorer mais je promets rien !

Paco : Il est prévu qu'Harry découvre le maniement de la force ensuite deviendra-t-il un maître jedi ? Pour la vitesse de parution, je sais, j'essaierai mais sans rien promettre, j'ia voulu attendre l'épisode 3 pour écrire ce chapitre et vous verrez pourquoi ! pour le prochain j'essaierai d'être plus rapide promis !

Onarluca : Bon pas d'action dans ce chapitre mais c'est prévu ! Pour le côté romance, là par contre, désolé mais je vais rester avec le couple harry-ginny et on approfondira plus !

Diony : Heureux d'avoir pu te rassurer ! Et content d'avoir réussi à bien intégrer la force ! Pour ce qui est de l'inspiration jusque là ça pas été top, j'espère que ça va revenir ! En tout cas à vous de me le dire en me disant ce que vous avez pensé de ce chapitre-ci !

Moufi : Pour ce qui est de la vitesse de parution, comme je l'ai dit, VRAIMENT DESOLE ! Mais un manque total d'inspiration m'a empêché d'avancer ! Pour l'entraînement d'Harry, vous verrez ça bientôt, je ne dévoile rien. Et je suis bien content que mes lecteurs trouvent l'équilibre bien respecté ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant !

Jdeheul : Merci à toi ! Pour ce qui est de savoir si le retour de james, lily et Sirius fait partie du plan de Voldy, je crois que normalement tu dois déjà avoir eu la réponse dans un des derniers chapitres ! Relis les bien !

Mate : Voici la suite ! Et pour les schtroumphs, je te rassure, il n'y en aura officiellement pas ! Par contre à vous de deviner à quoi faisait allusion Albus !

Andromede : Comment que ca va bien ? Bon donc je n'ai pas tuer Hermione et tu ne vas pas me tuer, c'est déjà ça de gagner ! Reste maintenant à savoir si tu vas aimer ce chapitre ci ou pas ! Comme promis un peu plus de Rogue dans ce chapitre, définitivement tu vas pouvoir lui tendre un mouchoir et l'assassiner !

Kobe23 : merci pour toutes tes reviews ! J'espère que tu as eu les réponses au fur et à mesure des chapitres ! Pour développer la partie Star Wars, vois donc la fin de ce chapitre !.

Yza : heureux que tu sois venu voir de ce côté-là aussi ;) voici la suite, j'espère qu'elle te plaira tout autant !

Yumi4 : Est-ce que Voldemort attaquera Poudlard ? Huuuum ! Permets moi une réponse de normand : peut-être ben que oui, peut-être ben que non !

Gini95 : Mesdames et Monsieur voici celle qui aura le plus attendu cette suite, en tout cas qui me l'aura dit puisque j'ai eu le droit très souvent droit à la question quand arrive la suite ! Alors bonne nouvelle la voici ! J'espère qu'elle te conviendra !

Whitangel : Voici la suite, pas encore les dialogues que tu attends mais ça ne serait tarder ! Par contre tu devrais être satisfait de la fin de ce chapitre, foi de Belval !

Vilya0 : Très heureux que tu es aimé l'idée que la force et la magie soit une seule et même chose, comme le fait que Yoda soit un elfe de maison ! Pour ce qui est de l'équilibre, pour l'instant il n'est pas prévu qu'on quitte la terre, par contre il est bel et bien prévu qu'on est davantage de moment avec les jedis ! pour la traduction, je laisse l'idée en suspens pour l'instant !

Voilà, je vous laisse avec ce nouveau chapitre !

Enjoy !

Chapitre 11 : Le spectre du passé

Celui-ci donna son accord et tandis qu'un petit groupe constitué d'Hermione, Harry, Ron, Arthur, Lily, James et Sirius se dirigeait vers les cuisines, que Minerva, Albus, Luke et Hagrid regagnèrent leur salle de cours, Rogue grommela quelques mots avant de se diriger vers Pré-au-lard pour se rendre à un rendez-vous auquel il avait dix-sept ans de retard…

~oOo~

De sa fin de scolarité, Sévérus ne conservait que peu de souvenirs heureux. A vrai dire, de ses sept années à Poudlard, il ne gardait presque aucun agréable souvenir et c'était avec une joie immense qu'il avait quitté l'école de Sorcellerie. D'amis, il ne s'était pas réellement fait, juste quelques connaissances avec qui il avait dû, bon an mal an, composer. Avec flegme il avait dû supporter la médiocrité de ses compagnons. Rares étaient ceux qui avaient trouvé grâce à ses yeux et il lui en coûtait cher d'avouer que les seuls élèves qui arrivaient à sa hauteur étaient quatre Gryffondors.

La rivalité qui existait depuis l'aube des temps, enfin plutôt depuis la création de Poudlard, l'empêchait de pactiser avec ces personnes là. Surtout que la fine équipe était composée d'une sang-de-bourbe, d'un loup-garou, et deux arrogants et prétentieux joueurs de Quidditch. De plus, il fallait bien avouer que ces quatre individus l'avaient pris en grippe et que les trois maraudeurs en avaient fait leur cible préférée. Cela avait grandement contribué à ternir ces sept années de scolarité.

A vrai dire , la seule personne dont il avait été relativement proche se nommait Lucius Malefoy. Fils d'une grande famille aux origines ancestrales, il avait trouvé en Malefoy son égal. L'un excellait en Potions, l'autre en Duel. Et aucun des deux ne bénéficiait de la bienveillance de leurs professeurs : Slughorn avait toujours montré sa préférence pour Lily Evans tandis que Dorian affichait clairement sa préférence pour James Potter. De part leur complémentarité, ils formaient une paire redoutable. Lucius avait été le seul à réussir à percer le mur de solitude et d'arrogance que s'était bâti Sévérus afin de se protéger. A vrai dire, rares étaient ceux à résister au charisme de Malefoy chez les Serpentards, mais ceux-là étaient tous juste bons à devenir des vassaux dont il pouvait se servir à sa guise. Seul Sévérus avait eu le droit à la confiance de Malefoy et lorsque celui-ci lui avait parlé de rejoindre un mage noir qui rassemblait de plus en plus de disciples dans les familles de Sang-purs, Sévérus n'avait pas hésité à le suivre. Par amitié il avait rejoint l'un des pires sorciers que l'Angleterre ait connu. Contrairement à bon nombre d'autres mangemorts, Sévérus n'avait pas rejoint Voldemort à cause de ses idées sur la pureté de la race, seul l'influence de Lucius l'avait poussé à arborer lui aussi la marque des ténèbres.

Ses nombreux talents en avaient pourtant fait l'un des plus proches partisans de Voldemort. Grisé par le pouvoir que lui conférait ce statut, il avait agi avec beaucoup de zèle pour son maître. Tout ce savoir que lui apportait Voldemort était une vraie bénédiction. Il s'était toujours considéré comme quelqu'un de calé en magie noire, mais les horizons que lui ouvrait désormais son maître l'avait fait ré-envisager la situation. Voldemort lui apportait ces connaissances qu'il avait vainement cherché auprès de Dumbledore. Avec Jedusor il avait trouvé son mentor, celui qui lui permettrait d'étancher cette soif de connaissances, qui lui permettrait de développer ses pouvoirs et de s'élever auprès de son maître. Il était devenu le fils spirituel de Voldemort. Peu nombreux étaient ceux qui jouissaient de la confiance de Voldemort, sa position avait dès lors provoqué de nombreuses tensions parmi des disciples des plus ambitieux. Même Lucius, son cher ami, s'était mis à comploter contre lui. Seule la protection de Voldemort lui avait assuré la vie à cette époque là.

Jamais il ne s'était permis de douter de son engagement.

Jusqu'à ce jour là.

Voldemort avait voulu frapper un grand coup et avait alors décidé d'attaquer une école maternelle moldue pendant les cours. Cette action n'avait d'autre but que de marquer les esprits, d'inspirer la terreur, de saper l'espoir qui subsistait encore chez les résistants. Elle portait la marque de la cruauté de Voldemort.

Ils étaient arrivés juste après la rentrée des classes. Leurs ordres étaient de ne pas faire de quartier, de ne laisser que des cadavres comme autant de messages à destination de la communauté magique.

Si la plupart des mangemorts qui composaient ce commando de la mort savaient réellement où ils allaient attaquer et qui allaient être leurs victimes, Sévérus, lui, n'avait point été mis au courant de leur véritable cible. Pour lui, ils s'apprêtaient à attaquer Raven School, la célèbre académie qui formait les Aurors, ennemis directs des mangemorts.

Mais lorsque le portoloin les avait amené sur le lieu de l'attaque, il comprit soudain la nature réelle de leur mission. Son engagement auprès de Voldemort était basé sur le pouvoir, la connaissance et pas sur la pureté de la race. Il était prêt à combattre un ministère qu'il jugeait laxiste voire corrompu. Prêt à imposer un pouvoir fort avec Voldemort à sa tête. Mais pas à ce prix là.

A peine venait-il de prendre conscience de l'acte qu'ils allaient commettre, un profond dégoût de lui-même s'empara de lui. Lui que peu de choses atteignaient fut réellement choqué par leur mission. Il ne s'était pas engagé auprès de Voldemort pour ça. Il n'était pas comme tous les autres qui prenaient un malsain plaisir à accomplir leurs basses besognes. Il se rendit soudain compte de la nature véritablement maléfique et vicieuse du Lord Noir et sa folie lui jaillit au visage.

Il se dégoûtait. Comment lui, homme d'une telle intelligence, avait pu se laisser berner par ce monstre ? L'homme qu'il était devenu le répugnait. Il s'était laissé corrompre par le pouvoir et aveuglé par l'ambition. Les conseils de Dumbledore lui revinrent en tête : « la peur mène à la colère, la colère à la haine, êtes-vous prêt à vous laisser guider par la haine ? » Il était tombé dans le panneau, avait cédé à la facilité. La voie la plus rapide vers le pouvoir, il avait suivi. Et il s'était perdu en route. Le mal avait failli dominer sa vie.

Tandis que trois autres mangemorts s'acharnaient avec délectation sur les pauvres petits moldus sans défenses, Sévérus se retrouva pris d'une violente nausée due à cette indescriptible honte qu'il ressentait.

Devant lui se dressait une jeune moldue, visiblement apeurée, mais qui protégeait de son corps ses jeunes élèves. La peur avait chez elle laissé place à une farouche détermination. Elle savait qu'elle allait mourir et que rien ne pourrait l'en empêcher mais elle faisait face à son assassin avec toute la volonté d'une mère protégeant ses enfants. Le défiant du regard, elle n'articula qu'un seul et unique mot :

« Pourquoi ? »

Longtemps encore après, ce simple mot revenait le hanter dans ses nuits. Pourquoi ? Excellente question qui le tourmentait toujours. Pourquoi avait-il cédé à la facilité ? Pourquoi s'était-il tourné vers les ténèbres ? La réponse à cette question, il l'avait cherché depuis quinze années. Et il n'était pas sûr d'aimer les conclusions auxquelles il était arrivé.

Longtemps après, ces yeux pleins de détermination et de tristesse venaient raviver les démons du passé.

Il se souvenait comme si c'était hier du choix qu'il avait dû faire ce matin là. Vivre et tuer ou Mourir et laisser vivre. Il savait que s'il n'accomplissait pas les ordres de Voldemort les autres mangemorts ne s'embarrasseraient pas de ses tourments et n'hésiteraient pas à massacrer les jeunes enfants, et dans ce cas là sa propre vie ne tiendrait alors plus qu'à un mince fils. Il pouvait également tuer les enfants mais alors c'est son âme qu'il perdrait à coup sûr. Ou bien il pouvait également se débarrasser de ses complices mangemorts et prétexter l'arrivée des Aurors pour prendre la fuite et laisser ainsi en vie les enfants. Mais dans ce cas là encore une fois, sa propre vie serait en sursis : Voldemort détestait l'échec. S'il récompensait rarement les victoires, il punissait à coup sûr les échecs, et ses punitions n'étaient pas des plus tendres.

Ces enfants étaient innocents, victimes d'une guerre dont il ne savait rien, à laquelle ils n'avaient à participer. Cette douce innocente de l'enfance leur était sauvagement arrachée par des êtres sans scrupules dont le seul plaisir était le mal à l'état pur. Ils étaient tels des gibiers pour des chasseurs à l'affût de la moindre proie prêt à sustenter leur soif de violence.

Le regard des ces enfants lui renvoyait en pleine figure ses actes passés, les meurtres auxquels il avait pris part, les tortures des membres de la résistance qu'il avait infligé avec perfection. Il était responsable de trop d'atrocités pour accepter celles qui se déroulaient sous ses yeux. Il fallait sauver ces enfants, quitte à y laisser la vie.

« Lorsque vous êtes confrontés à un choix dont les issues ne sont pas acceptables, changez les règles ! » leur avait autrefois dit Dumbledore.

Peu souvent il n'avait écouté son directeur, mais ce conseil là ne lui avait jamais échappé. Un conseil parfaitement Serpentard dans la bouche d'un pur Gryffondor, cela ne s'oubliait que très difficilement.

Maîtres es magie noire, Sévérus en connaissait un rayon sur les sorts oubliés, et fort heureusement pour lui, certains de ces sorts imitaient à la perfection l'aspect de la mort.

« Avada Kedav.. » lança-t-il à haute et intelligible voix tandis qu'intérieurement il lançait un tout autre sort sur ses victimes désignées.

Lorsque ces compagnons revinrent vers lui, la jeune institutrice et ses protégés semblaient plongés dans l'éternel sommeil et rien ne laissait deviner qu'il n'en était rien. Satisfait d'avoir pu trouver une solution acceptable, Sévérus se cacha hypocritement la vérité. Il n'avait pu sauver que quelqu'un des enfants de cette école et avait fermé les yeux sur le massacre de tous les autres. Essayant de se donner bonne conscience, Sévérus savait qu'il ne pourrait désormais plus faire face à Lord Voldemort sans avoir honte et que seul ses talents d'Occlumansiste pourrait lui permettre de mentir effrontément à son maître.

Cette journée là l'avait marqué à jamais. Et s'il arrivait à duper son entourage, il ne pouvait se mentir à lui-même. Quelques jours après son retour de mission, sa décision était prise. Il lui fallait quitter le service du maître avant que son âme ne lui soit arrachée.

Or quitter les mangemorts n'était pas aussi évident que ça. Régulus Black en savait quelque chose. Le frère de Sirius avait lui aussi voulu s'affranchir de l'emprise maléfique de Voldemort et rejoindre son frère. Mais le maître avait eu vent de cette trahison et son exécutrice préférée s'était chargé de porter la déception de Lord Voldemort à ce pauvre Régulus.

Bellatrix n'avait eu aucun remord à tuer son propre cousin. A vrai dire des trois sœurs Blacks, seul Androméda avait eu la chance de naître avec une conscience et un cœur. Et bien qu'elle fusse désormais comme Sirius considérée comme une traître à son sang, fort était de reconnaître qu'elle valait bien mieux que ses sœurs Bellatrix Lestrange et Narcissa Malefoy, toutes deux servantes du Sombre seigneur.

La trahison de Régulus avait était un véritable choc pour Rogue. De tous ceux qui servait le maître, Black ne semblait pas être le plus intelligent ni le plus individualiste. Il avait tout d'un suiveur qui profitait de l'influence grandissante du maître pour pouvoir enfin exister. Et Sévérus n'aurait jamais imaginé que le pauvre Régulus ait eu la moindre once de courage en lui, en tout cas pas celui de s'opposer au plus grand sorcier noir de tout les temps.

Cette trahison restait bien mystérieuse pour Sévérus et il lui semblait qu'un certain nombre de choses lui échappait. Quel mal Régulus avait-il bien pu commettre avant que sa trahison ne soit découverte ?

En tout cas, Rogue savait qu'il devrait jouer son coup bien plus finement que ne l'avait fait Régulus, à moins que celui-ci au contraire ait été suffisamment fin pour tromper tout son monde pendant des années ?

La seule façon pour Rogue d'échapper à la colère de Voldemort était de se mettre sous la protection de son plus grand rival : ce vieux fou de Dumbledore. Celui constituerait un rempart parfait non seulement contre Voldemort mais il pourrait également le protéger contre les foudres du ministère.

La question était de savoir comment accéder à Dumbledore sans éveiller les soupçons et autre part qu'à Poudlard, forteresse imprenable ? Si seulement il savait ce qui se passait au château, alors peut-être serait-il capable d'arriver à joindre Dumbledore !

C'est cette pensée là qui lui amena la solution. Infiltrer Poudlard pour espionner pour le compte de Voldemort. Et en profiter pour se placer sous la protection du vieux fou. Voilà ce que devait arriver à faire Sévérus. Il lui fallut du temps pour arriver à convaincre son maître, il ne pouvait se permettre d'avancer ouvertement son plan d'infiltration. Non, il lui fallait glisser peu à peu l'idée dans l'esprit de Voldemort. Lui faire croire qu'elle venait de lui. Pas une fois il n'avait cessé de souligner le manque d'information en provenance de Poudlard, le vivier de jeunes mangemorts en puissance qui n'attendait qu'à être converti aux idées du maître, tant et si bien qu'un jour Voldemort le convoqua pour lui assigner une nouvelle mission.

« Sévérus, mon cher et fidèle Sévérus, j'ai pour toi une tâche cruciale dont tu va devoir t'accomplir avec toute ton habileté et qui te permettra de faire preuve de tout tes talents. Il m'est apparu que si nous voulons détruire cette misérable résistance qui s'oppose encore à nous, il nous faut le faire de l'intérieur. Détruire leur confiance, saper le moral, anticiper leurs actions et réduire leurs efforts à néants. Et pour cela, mon cher, j'ai besoin de toi. Le professeur Slughorn va prendre sa retraite, il semble vouloir de pas prendre parti dans ce conflit et se détacher de Dumbledore. Son poste est donc vacant pour la rentrée, et le vieux fou n'a plus beaucoup de temps pour lui trouver un remplaçant. Tu seras ce remplaçant. Dumbledore n'aura d'autre choix que de t'accepter. Une fois à l'intérieur des murs, tu pourras gagner sa confiance et nous pourrons infiltrer alors son pitoyable groupe de résistants. »

Sévérus avait alors acquiescé et applaudi ce plan fort ingénieux avec un enthousiasme des plus sincères. Il avait réussi à amener Voldemort là où il le voulait.

Il se plaçait sous la protection de Dumbledore sans encourir la colère du maître. Il avait joué la partie avec une finesse toute serpentardesque.

A peine arrivé à Poudlard, il s'était repenti et avait demandé la protection de Dumbledore qui lui avait accordé. Le directeur semblait prêt à lui accorder une seconde chance, bien plus qu'il ne méritait selon certains.

Mais Voldemort ne l'avait pas oublié. S'il l'avait laissé tranquille les premiers mois de son infiltration, il se rappela un jour aux mauvais souvenirs de Sévérus. Il était temps pour lui d'accomplir sa tâche. Au départ, il ne confia que des informations peu utiles à son maître et celui-ci se fit de plus en plus pressant. Tant et si bien qu'il lui fallait impérativement transmettre à son maître une information de la plus haute importance s'il voulait conserver sa couverture auprès de Voldemort.

La chance finit par lui sourire un matin où il déjeunait à la Tête de Sanglier. Tranquillement assis dans un coin du café, il vit passer par la porte son directeur. Albus se dirigeait alors vers une table où l'attendait une jeune femme vêtue d'une façon des plus excentriques. Visiblement la discussion ne semblait guère intéresser Dumbledore qui écoutait distraitement son interlocutrice. Celle-ci postulait visiblement à en croire la discussion pour un poste de professeur de divination. Cela lui avait paru étrange qu'Albus daigne l'écouter puisque il avait confié son intention de supprimer cette matière quelques jours plus tôt. Mais visiblement cette jeune personne prétendait être la descendante d'une très grande voyante ce qui expliquait la présence de Dumbledore ici. Sévérus se serait désintéressé de la conversation particulièrement intéressante s'il ne s'était produit un évènement étrange au moment même où Albus s'était levé pour partir.

La jeune femme dans ses châles et derrière ses énormes lunettes s'était mise à parler avec une voix rauque et dur :

« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche…Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il serra né lorsque mourra le septième mois…et le Seigneur des Ténèbres… »

Il n'avait pu entendre la fin. Un des clients passablement éméché l'avait frappé et quelques minutes après il s'était fait jeter dehors par le Barman. Ce n'est que plus tard qu'il avait appris que le client en question était un membre de l'ordre du phénix qui ne lui faisait point confiance : Maugrey Fol-Œil. Mais il en avait entendu assez. Cette information là lui permettrait de rassasier momentanément la soif d'informations de Voldemort et lui permettrait de gagner davantage de temps.

Et en effet, le maître avait été fort satisfait lorsque Rogue lui avait rapporté cette partie de la prophétie. Bien qu'il se montrât quelque peu chagrin de ne point connaître la fin et passa sa déception sur Sévérus. Cela en avait valut la peine puisque il avait endormi la méfiance naissante de Voldemort.

Sévérus avait voulu en savoir plus sur les intentions de Voldemort sur cette prophétie. Savait-il de qui il s'agissait ? Que comptait-il faire au sujet de cet enfant ? Et surtout comment ? Mais le Seigneur des Ténèbres n'avait voulu se confier à son disciple. Et lorsque Juillet toucha à sa fin, il eut enfin les terribles réponses.

Lily et James Potter avait eu un enfant le 31 Juillet, tout comme les Longdubas. Et tous quatre s'étaient opposés trois fois déjà au Seigneur des Ténèbres. S'il lui l'avait appris après quelque mois, Voldemort ne l'avait appris qu'un an après, l'information avait été caché bien longtemps et seul l'arrivée d'un traître chez les maraudeurs avait donné au maître l'information manquante.

Le soir d'Halloween, Voldemort s'était rendu chez les Potter et avait tué James puis Lily avant d'être renvoyé dans les limbes par le jeune Harry.

Bien qu'ayant été en conflit ouvert avec les Potter, Rogue n'avait pas oublié qu'il avait déjà dû la vie une première à James Potter lorsque celui-ci l'avait sauvé des crocs de Lupin. Et Rogue n'avait trouvé mieux que de se servir d'eux pour sauver une deuxième fois la vie et les envoyer à une mort certaine. Depuis ce soir là, il avait contracté une dette immense envers le jeune Harry : pour la mort de ses parents dont il était en partie responsable, mais aussi pour sa propre vie qu'il avait sauvé.

La chute de Voldemort ne marquait pour autant pas la fin des ennuis pour Rogue. La chasse aux sorcières menées par Barry Croupton avait battu son plein et seul la protection de Dumbledore l'avait protégé d'Azkaban. Condamné à rester à Poudlard, il se savait surveillé par les Aurors et le ministère. Quant à ses anciens complices, beaucoup étaient retourné à leur petite vie sans faire de vagues et la méfiance régnait entre les anciens adeptes du Seigneur des Ténèbres. Sans parler des plus fidèles qui avait juré de se venger des infidèles.

Rogue avait été condamné à cette prison dorée qu'était Poudlard, il ne pourrait être rien d'autre qu'un obscur professeur de potions quand son ambition le propulsait aux sommets. Même vivre dans le monde des sorciers lui était interdit, il avait dû trouver refuge à Spinners'End une rue du Londres Moldu. Il s'était aigri et refermé sur lui-même, au point d'en vouloir à tous, et surtout à celui à qui il devait d'être toujours en vie : le jeune Harry Potter. Cela était injuste de sa part et il le savait mais il ne pouvait s'empêcher de se venger sur le fils les humiliations que lui avait fait subir son père et son parrain. Avoir une dette envers quelqu'un n'obligeait pas d'apprécier cette personne.

Et aujourd'hui, dix-sept ans après, Sévérus devait affronter son passé. Non pas Lily et James Potter, enfin pas tout de suite, mais cette jeune professeur moldue qui d'une certaine façon avait sauvé son âme tant d'années auparavant. Il lui fallait faire face à celle qui l'avait réveillé. Une rencontre qu'il avait repoussé tant et tant de fois dans le passé et qui aujourd'hui s'imposait pour commencer à faire la paix avec lui-même.

Alors Sévérus continua son chemin pour affronter les spectres du passé…

~oOo~

Dans les cuisines de Poudlard, les elfes, sous la conduite d'un Dobby particulièrement excité, dressaient le couvert pour des invités imprévus. Autour de la grande table ronde étaient assis Harry, Ron et Hermione ainsi qu'Arthur Weasley, mais aussi James et Lily Potter et Sirius Black. L'émotion était palpable : les dernières révélations avaient épuisé tout le monde psychologiquement parlant.

Et tandis qu'Arthur Weasley essayait d'entretenir la conservation avec Sirius et James en parlant des derniers résultats de Quidditch, Lily serrait elle très fort ses deux enfants dans les bras, rattrapant ainsi les années qui leur avaient été refusées.

Ron lui avait une boule dans l'estomac. Depuis tout à l'heure, il n'avait qu'une envie : serrer Hermione dans ses bras. L'avoir vue pleurer sans pouvoir la consoler l'avait bouleversé à un point qu'il ne pouvait imaginer hier encore. Il n'avait pas supporté de la voir si perdue, si malheureuse sans rien pouvoir y faire. Il avait tellement envie qu'elle soit heureuse, tellement envie de la rendre heureuse.

Car Ron Weasley venait de comprendre. Comprendre ce que tout le monde autour de lui avait compris bien avant lui : il était amoureux de sa meilleure amie et il ne le savait même pas. Jusqu'à aujourd'hui.

« Hermione ? » murmura-t-il, prenant son courage à deux mains pour lui avouer enfin ses sentiments.

Hermione se retourna vers lui avec un sourire et des yeux interrogateurs.

« Oui Ron ? » demanda-t-elle

« Je… »

Molly entra soudain dans les cuisines accompagnée de ses autres enfants venus prendre des nouvelles de leur père, interrompant ainsi la déclaration de Ron sans en avoir conscience. Toutefois aucun n'avait été prévenu de la résurrection de James, Sirius et Lily. Grande fut pour eux la surprise de les voir ici attablés. Seul manquait encore à l'appel les parents adoptifs d'Hermione qu'Albus était allé chercher. Et alors pourrait enfin commencer le repas de famille des Granger-Potter-Wesaley, premier du genre.

~oOo~

Tandis que Mara finissait son cours, ou plutôt celui que son mari aurait dû assuré, Luke lui se dirigea vers la clairière où il avait posé son aile X quelque temps auparavant. Il avait solennellement engagé le Nouvel Ordre jedi contre Voldemort et les siens et visiblement la menace était encore plus grande que cela. Les troupes du ministère aurait bien besoin d'aide et si Luke, Mara et les jumeaux pouvaient sans problème assurer la protection de Poudlard, les Aurors de Rufus Scrimegeour ne seraient pas contre des renforts de poids.

Arrivé à son vaisseau, Luke activa l'Holonet à destination de Mon Calamari où siégeait toujours le sénat de l'alliance galactique en attendant la reconstruction de Coruscant. Les travaux pour la réhabilitation de l'ancienne capitale galactique prendraient des années car il ne fallait pas seulement effacer les traces du terraformage des Yuuzhan Vong mais entièrement rebâtir une planète dont les bas-fonds n'étaient guère reluisant même du temps de la Nouvelle République. Il fallait repenser le concept même de son monde-cité. Autrefois la ville s'étendait sur quasiment toute la surface de la planète au point d'avoir détruit la quasi-totalité de la faune et de la flore d'origine. La nouvelle Coruscant serait différente. Fini le gigantisme hérité de milliers d'années interrompues de construction empilées les unes sur les autres. Désormais la capitale galactique aspirerait à plus d'harmonie, d'équilibre entre vie et construction. Cela prendrait des années mais la tâche en valait la peine.

Il avait toujours été plus facile de détruire que de reconstruire. Mais l'invasion des Vong avait forcé les dirigeants de l'alliance à reconsidérer leur fonctionnement, cela était finalement un bien. Avec les années, la Nouvelle République se serait sclérosée comme l'Ancienne vu comme cela été parti sous le règne de Feyl'ya et les Jedis aurait perdu leur place dans la société Le Nouvel ordre Jedi aurait commis les anciennes erreurs et aurait été voué à la destruction. Ce conflit avait permis de tout rebâtir, de tout repenser. Et maintenant peut-être allaient-ils enfin construire sur des fondations seines. Fini l'opposition avec l'empire, la paix était signée avec les vestiges. Les Vong avaient trouvé leur place grâce à Zonama Zekot. La galaxie ne s'en portait que mieux, et les jedis pouvaient enfin respirer et trouver leur place.

Et aujourd'hui, leur place était là dans ce conflit.

« Leia, je ne te réveille pas au moins ? » interrogea Luke quand le visage de sa sœur se matérialisa sur l'écran.

« Luke ! Je suis si heureuse d'avoir de tes nouvelles ! Je me demandais si tu avais oublié que nous existions et si il n'allait pas falloir que je vienne te rappeler que tu as une grande sœur qui attends de tes nouvelles ainsi que de celles de ses enfants ! » le gronda-t-elle avec le sourire.

Malgré les années et les conflits, Leia Organa Solo était toujours aussi radieuse. Les années étaient passées et le temps avait fait son œuvre avec délicatesse n'altérant en rien sa grâce et sa délicatesse. Elle qui avait été sénatrice impériale, membre de l'alliance rebelle, Présidente de la Nouvelle république, sénatrice de cette même république, ambassadeur, résistante de l'alliance galactique, membre de l'ordre jedi, restait avant tout pour Luke une sœur aimante et une femme d'exception.

« Et bien justement soeurette, puisque tu en parles, je pense que nous faire une petite visite serait une très bonne idée », lui répondit-il avec ce sourire de garçon de ferme qui faisait fondre sa femme.

Leia fronça quelques instants les sourcils.

« Luke Skywalker, Grand Maître de l'Ordre Jedi, par la force, dans quelle galère t'es tu encore fourré ? » soupira-t-elle.

« Si je te dis que je ne l'ai pas fait exprès chère sœur, me croiras-tu ? »

A l'autre bout de la galaxie, Leia secoua la tête dépitée et amusée. Elle se retourna vers quelqu'un d'autre qui devait être dans la pièce.

« Chéri, mon imbécile de frère a encore besoin de notre aide »

« Ca ne fera qu'une fois de plus chérie que le plus grand maître Jedi de l'univers a besoin des services d'un pauvre contrebandier à la retraite. On se demande ce qu'il ferait sans nous dès fois ! » répondit amusé Yan Solo « Bah, le Faucon est prêt à partir de toute façon, alors allons faire une petite ballade de l'autre côté de la galaxie dans les terres inconnues, ça nous changera un peu de notre routine, les étoiles noires, les empereurs, les jedis obscurs, les Vongs…Peut-être qu'on s'amusera un peu cette fois-ci, et qu'on deviendra riche…enfin ! »

Luke ne put s'empêcher de rire. Jamais Yan Solo ne changerait ! Donnez une bonne raison au corellien de se battre et vous le verrez rappliquer en moins de temps qu'il ne faut à Harry pour attraper le vif d'or.

« Parfait ! Et si pouviez aussi demander à Corran, Kam et Kyp de venir avec quelques renforts jedis, ça ne serait pas de refus » répondit-il Luke.

« Oh ! » répliqua Yan, faussement vexé, « moi qui croyait que c'était toi et moi comme au bon vieux temps ! Je suis déçu là, vraiment ! »

Luke savait que sous ses airs un peu bravache, l'ancien contrebandier et ex-général de la nouvelle république comprenait parfaitement que la situation devait être particulièrement sérieuse pour que Luke et Mara se permette de demander du renfort.

Yan Solo avait toujours eu tendance à être sous-estimer par ces adversaires mais Luke savait qu'il pouvait compter sur la loyauté et l'intelligence de cet homme pour l'épauler dans sa tâche. Mara, Leia et Yan à ses côtés, rien ne lui était impossible désormais. Et Voldemort avait bien du souci à se faire, bien des Seigneurs des ténèbres n'avaient résisté à ce quatuor béni par la Force.

« On arrive gamin, fait pas trop de bêtises en nous attendant. Et que la Force soit avec toi ! » conclut Yan avant de couper la communication.

Avec l'arrivé de nouveaux jedis, l'ordre du phénix équilibrerait les forces dans cette bataille entre les forces du bien et du mal. En attendant, une mission bien plus périlleuse et complexe attendait Luke : la correction des essais des septièmes années sur la complémentarité des sorts verbaux et non verbaux dans l'histoire des duels de sorciers depuis le onzième siècle.