Chapitre 14 : Bal au centre.
Attablée avec les autres, Hermione mangeait avec appétit le rôti et les pommes de terre sautées préparées par Kreattur. Les discussions allaient bon train, et le sujet principal fut bien entendu la soirée du lendemain :
- À quelle heure avez-vous rendez-vous au salon de beauté ? questionna Sirius en regardant les deux demoiselles.
- Nous sommes attendues à 13h pour la séance de massage, répondit Cléo avec un air rêveur. Ensuite on aura le spa à disposition jusqu'à l'heure du soin du visage et pour finir, nous avons le maquillage à 16h.
- Merci encore pour le cadeau Sirius, dit timidement Hermione en souriant.
Ce dernier avait en effet insisté pour que les deux jeunes femmes prennent un temps pour elle avant la soirée et ce afin qu'elles soient en forme et pouponnées pour l'occasion. Bien qu'elles aient refusé dans un premier temps, Sirius les avait rabrouées :
« Oh mais arrêtez avec vos manières si féministes. Je sais que vous êtes indépendantes et fortes, je veux simplement faire plaisir à ma compagne et à une importante amie. » avait-il scandé, exaspéré mais amusé.
Ne laissant plus la place à la négociation, et vu l'entêtement du « Lord Black », elles avaient accepté. Après tout, ce n'était pas comme s'il les prenait pour de faibles créatures incapables de se gérer, il voulait juste leur faire plaisir :
- Et toi mon amour, tu as reçu ton costume ? demanda soudainement Cléo à son homme.
- Oui, je l'ai reçu en début d'après-midi, juste à temps en somme.
- Rappelle-moi pourquoi tu devais te refaire un nouveau costume alors que tu en as déjà plein ? s'amusa Harry.
- Le règlement de la Lorderie, répondit-il à son filleul. Chaque Lord doit revêtir la tenue de sa famille, c'est un moyen pour chacun de savoir qui sont les membres d'une même branche.
- Il peut y avoir plusieurs lords dans une seule famille ? interrogea Ron, étonné malgré sa connaissance du monde sorcier.
- Tu sais, il y a eu beaucoup de… eh bien, de consanguinité parmi les sang-pur. Du coup, certaines familles se sont séparées en plusieurs segments dirons-nous. Enfin, c'était le cas surtout au moyen âge, de nos jours, à part la famille Lestrange… et encore, c'était avant la bataille finale !
- En gros, la Lorderie a subi beaucoup de changement en quelques siècles, dit Harry entre deux bouchées de son plat.
- Oh ça oui, s'exclama presque Cléo. Depuis près de 500 ans, les mœurs n'ont eu de cesse de changer, modifiant ainsi les règles de la société, petit à petit. Cela étant, il faut bien admettre que les dogmes internes à la Lorderie de Grande Bretagne sont plus lents à changer que les lois elles-mêmes. C'est pour ça qu'il persiste certains préceptes quelque peu… archaïques ! Comme la nécessité d'avoir un « dress code » particulier et une certaine façon de se comporter.
- Au moins, il n'y a plus d'obligation de mariage entre cousins.
La plaisanterie de Ron fit rire toute la tablée, en particulier Sirius qui semblait aboyer, comme à chaque fois qu'il riait. Hermione était quant à elle, plus pensive qu'amusée. Elle était curieuse à l'idée de voir la tenue qu'allait arborer Sirius mais elle l'était encore plus vis-à-vis de celle de Severus.
En repensant à lui, elle sentit un léger pincement au cœur. Il lui avait demandé du temps et elle avait accepté, mais elle allait le revoir demain sans savoir ce qu'il en était d'eux. Était-il toujours énervé au fond de lui ? Après tout elle n'avait pas reçu de lettre, pas le moindre mot. Elle lui en avait pourtant envoyé une de son côté, pour lui rappeler qu'elle l'aimait, même s'il le savait déjà.
Au même moment, un hibou postal réclama le passage par la fenêtre de la cuisine. C'était celui que Severus utilisait à chaque fois pour écrire à sa sœur, il n'y avait donc pas de doute ni sur l'expéditeur, ni sur la destinatrice. Car oui, Cléo avait, elle, reçu des missives de la part de son frère.
Cette dernière se leva, non sans lancer avant un regard désolé à Hermione qui s'en serait bien passée. Pourtant en attrapant l'enveloppe et en remerciant le volatile, la française eut un large sourire satisfait :
- C'est pour toi Hermione !
- Hein ? Vraiment, c'est pour moi ? répéta la principale concernée sans y croire.
- À moins que tu aies un homonyme à qui mon frère écrit, c'est bien pour toi, s'amusa Cléo en lui tendant l'enveloppe.
Elle lui était bien adressée et Hermione ne put réprimer un léger sautillement en se redressant sur sa chaise. Sans se soucier de ses amis, elle l'ouvrit directement et fut surprise en constatant la longueur inhabituelle de la lettre :
« Hermione Granger
J'écris aujourd'hui cette lettre qui s'annonce hélas fort longue et désagréable, pour moi.
Ai-je cependant le choix ?
Fini le temps de la divagation et ma patience à clairement atteint ses limites avec toi, il va falloir que tu le comprennes, et vite.
De toute ma vie, jamais je n'aurais imaginé devoir un jour m'installer à mon bureau pour déverser tant de mots qui me paraissent pourtant couler de source. Réfléchir à la meilleure façon de te demander de me foutre la paix une bonne fois pour toute a été épuisant mais voilà, je ne puis attendre plus longtemps que tu te lasses par toi-même !
Je pensais sincèrement qu'avec le temps tu finirais par comprendre que je ne ressens rien pour toi et que tu m'épuises terriblement.
T'ai-je pourtant une seule fois seulement dit que tu comptais réellement pour moi ?
Aime-moi si cela te chante, mais par Salazar lui-même, cesse d'espérer que cela sera un jour réciproque !
Plus tu t'enfonces dans cette croyance absurde et plus tu me répugnes !
Que j'ai pu éprouver du désir pour toi à un moment ne veut rien dire, mets-toi bien ceci en tête.
Tout ceci n'était qu'une question de physique et de plaisir charnel, valable sur un temps plus ou moins long, rien de plus.
Mais franchement, il me paraît clair que cette « époque » est dernière moi.
Je suis enfin persuadé de valoir bien mieux que ça, que toi, et que mon physique peut être attrayant malgré les marques laissées sur mon corps.
Crois-le ou non, mais je suis certain avec le recul que tu n'es clairement pas à ma hauteur, contrairement à d'autres.
Que ta jeunesse soit un atout pour le moment ne durera pas et ton caractère, autant que tes satanés cheveux, sont indomptables et bien trop irritants à supporter.
Nos chemins se croiserons encore à certains moments, je le déplore, mais je te prierai de bien vouloir me laisser tranquillement vivre ma vie, cette dernière prenant un tournant inattendu tout autant qu'agréable pour moi.
Lettres après lettres, je dois avouer m'être rapproché d'une femme bien plus digne de moi que tu ne le seras jamais.
Sont-elles si précieuses ces fameuses missives, me demanderas-tu sans doute ?
Interceptées par mon être, crois le bien, les lignes que l'on m'a écrites se sont frayé un chemin jusqu'à mon âme. Ou ne serait-ce pas, même, jusqu'au plus profond de mon cœur ?
Épiées par ce qu'il restait de ce dernier, ces mots échangés l'ont apparemment ravivé, d'où l'intérêt que tu cesses de m'importuner au plus vite.
Mon palpitant à aujourd'hui un plan nouveau.
Projet qui, tu l'auras compris je l'espère, se concrétisera sans toi, loin de toi et ce, que tu le veuilles ou non.
Ne pense pas que je sois assez stupide pour imaginer que tu ne te battras pas, tu es toi-même bien trop lionne pour ne pas sortir les griffes.
Va-t-il alors falloir que je sorte un fouet pour te dresser comme tu le mérites ?
Pas que l'idée de te claquer ton clapet ne soit pas satisfaisante, crois-moi, d'autant que tu en as terriblement besoin.
Te faire taire serait alors une véritable aubaine à mes yeux autant qu'à mes oreilles que tu as si souvent agacées.
Plaire n'est pas ton fort, quand on s'éloigne de ton corps, n'est-ce pas ?
Mais trêve de tergiversations.
Je pense avoir été suffisamment clair, non ? Le temps que je passe à écrire cette fichue lettre est tout autant de secondes précieuses que je perds !
Fais ce qu'il te plaira de cette missive une fois que tu l'auras lue, la brûler ou la montrer au monde entier, mais sache une chose : il s'agira de la dernière de ma part.
Pour toi, comme pour moi, il est temps de clôturer le chapitre corporel que nous avons entamé ensemble par erreur. Nous allons ainsi pouvoir reprendre nos routes, chacun de nos côtés, pour mon plus grand plaisir.
Ne m'importune donc plus je te prie. L'amabilité dont j'ai pu faire preuve avec toi jusque-là vient d'arriver à expiration. Oublie-moi alors comme je t'oublie déjà au moment où je clôture cette lettre bien plus longue que tu ne le mérites. Jamais tu ne feras partie de ma vie, tout comme jamais tu ne feras partie de mes souvenirs.
Je n'attends clairement pas de réponse de ta part ! Garde donc tes insultes pour toi, les crocs des lions n'atteignent de toute façon pas les serpents dans mon genre, je pense que tu t'en doutes un minimum.
Espoir faisant vivre, j'espère dans le futur n'avoir qu'à te croiser sans esclandre ni drame théâtralisé, à commencer par demain.
Severus Rogue. »
Hermione resta interdite l'espace d'un instant. Bien entendu, elle savait que le contenu de la lettre en question n'était pas le contenu réel du message qu'il voulait lui faire passer, mais pourquoi avoir écrit des choses aussi… dérangeantes ! Il aurait bien pu lui écrire des choses plus sympathiques pour la forme, il n'était pas obligé de parler comme s'il voulait…
- Non mais attends, je rêve où il est en train de rompre avec toi par courrier, comme un connard ? s'exclama d'un coup Ron qui s'était légèrement penché vers elle.
- Hein ? cria Cléo qui se leva d'un coup, suivi de près par Harry qui s'approcha à son tour.
Hermione replia vivement le parchemin et lança un regard noir à son ami rouquin :
- Depuis quand te permets-tu de lire mes courriers ? s'agaça-t-elle.
- Désolé mais j'ai jeté un coup d'œil rapide et j'ai vu deux ou trois mots ! Et depuis quand il écrit autant hein ? Si ce n'est pour faire passer des mauvaises nouvelles !
- C'est vrai, intervint Harry. Quand il laisse un commentaire long sur une copie, c'est pour déverser sa haine et sa mauvaise humeur. Ne me dis pas qu'il a osé te faire ça !
- Que t'as dit Severus ? demanda Cléo, inquiète.
Hermione soupira et se redressa d'un coup. Bien qu'elle sût que leur sollicitude partait d'un bon sentiment, elle se sentait quelque peu énervée. C'était probablement dû au fait que, en effet, Severus n'était jamais du genre à écrire autant pour une bonne nouvelle. Mais jamais il ne lui aurait fait un coup pareil, non, jamais il ne l'aurait quittée par lettre après ce qu'il lui avait dit la dernière fois. Elle était sa lumière !
- Il m'a écrit sous forme de code, je ne sais pas encore ce qu'il veut. Mais arrêtez tous de paniquer, parce que vous ne faites que me stresser inutilement !
- Un code ? répéta Ron, inquiet.
- Oui, et je vais monter pour regarder ça de plus près. Et si je ne vous en parle pas, c'est que je n'en aurai pas envie ! ajouta-t-elle, hélas un peu trop sur la défensive à son propre goût.
Hermione n'attendit pas de réponses et monta directement, non sans sentir les regards insistants et inquiets de ses amis. Elle ne se retourna pas pour autant et s'enferma vivement dans sa chambre. Là, elle s'installa à son bureau et rouvrit le parchemin, à plat sur le meuble de bois. Se concentrant cette fois sur leur code habituel, simple mais efficace, elle lut :
« J'ai fini de réfléchir » oui, cela semblait être le cas vu qu'il sortait enfin de son silence…
« Je t'aime plus que tout » Hermione ne put retenir un sourire, en repassant son doigt sur le premier mot de cette troisième ligne de texte. Pouvait-il seulement s'imaginer à quel point c'était important pour elle de le savoir. Néanmoins, elle ne put que constater que la suite allait lui déplaire vu le premier mot… il y avait un 'mais'.
« Mais je crois que nos lettres sont interceptées ou épiées » clairement, le code était donc nécessaire et la jeune femme ne put réprimer un frisson apeuré. Qui pouvait bien faire ça, voler et lire leurs lettres, et surtout, pourquoi ?
« Mon projet ne va pas te plaire mais je le fais pour nous, ne l'oublie jamais » pour eux oui, mais quel était ce fameux projet ? Cela semblait être de mauvaise augure…
« Je garde espoir, Severus »
Regardant le prénom écrit en bas de parchemin, Hermione ravala des larmes qu'elle n'avait pas eu conscience de retenir jusque-là.
Elle gardait espoir, elle aussi, mais qu'allait-il faire ? Enfin, elle se doutait bien que cela avait un lien avec le contenu de la lettre… jamais il n'aurait pris le temps d'écrire tout ça sans raison, surtout s'il pense que leurs échanges étaient espionnés. Comptait-il la quitter réellement ? Au moins aux yeux de ceux qui, éventuellement, pouvaient les croiser ?
Hermione plia le parchemin et le rangea dans son tiroir de bureau avant de se lever pour se mettre en pyjama. Elle se sentait épuisée, d'un coup. Pire encore, l'idée de devoir se cacher encore ne lui plaisait guère et les prémices d'un mal de crâne arrivèrent.
Une fois dans sa chemise de nuit, la lionne prit la cape de Severus. Elle ne lui avait jamais rendue et ne comptait pas le faire un jour d'ailleurs. Hermione l'enfila avant de s'allonger et de poser sa main sur son ventre :
- Ton papa est l'homme le plus intelligent que je connaisse… il va trouver une solution pour nous mettre en sécurité une bonne fois pour toute, tu verras. Enfin non, nous allons y arriver ensemble, lui et moi. Et nous formerons une magnifique famille, je te le promets !
Hermione eut un léger sourire triste. Elle se sentait un peu stupide, à parler de la sorte à son ventre, mais cela l'apaisa et elle réussit à fermer les yeux, se laissant aller au sommeil. Elle le savait, elle en était certaine, ils allaient trouver Lestrange et son sponsor morbide, et ils vivraient tous les trois heureux ensemble.
Le lendemain matin, la jeune femme se réveilla avec une sensation étrange à son entre jambe. Elle n'eut pas à réfléchir longtemps pour se souvenir du rêve qui l'avait mis dans cet état. Cela lui arrivait un peu trop souvent ces derniers temps et elle soupira. Elle avait besoin de Severus, fichues hormones !
Se relevant difficilement, elle retira la cape qu'elle utilisait comme surpyjama et se rendit à la salle de bain pour prendre une douche bien chaude. Là, elle essaya de penser à autre chose qu'à son rêve torride bien que des images d'un Severus à ses genoux et la tête entre ses jambes lui revenaient régulièrement. Rougissante, elle soupira une nouvelle fois :
« Par Merlin, c'est terriblement indécent, ressaisis-toi ma vieille ! » s'houspilla-t-elle.
Finalement, après s'être enfin calmée, elle s'habilla et descendit prendre son petit déjeuner avec les autres. Tout le monde était déjà à table et les regards se tournèrent sans discrétion vers elle :
- Je vais bien, dit-elle simplement avant d'ajouter sans détour, et oui, Severus semble avoir en tête de me quitter.
- Mais, commença Cléo qu'Hermione coupa rapidement.
- Cela ne sera que temporaire, car en plus d'être traqués par Lestrange, nous sommes apparemment surveillés. En somme, plus vite on trouve les derniers partisans qui veulent notre mort, plus vite nous seront définitivement ensemble.
- Bellatrix vous espionnerait ? interrogea Sirius, ébahi.
- Elle ou la personne qui lui fournit des moyens de se cacher et de nous attaquer.
- Pourtant il ne s'est rien passé depuis des mois ! intervint Harry.
- Lestrange s'est ratée alors qu'elle avait une occasion en or de se débarrasser d'Hermione et de Severus pendant qu'ils étaient seuls et sans sorciers aux alentours. Alors, elle doit se préparer discrètement pour frapper encore plus fort la prochaine fois, cela ne se fait pas en quelques jours… enfin, je suppose ! Quoi, pourquoi vous me regardez comme ça ? demanda Ron qui se sentait observé.
- Je crois que les cours de stratégie d'interventions ont un effet ravageur sur toi, s'étonna Hermione face à la transformation qu'avait opéré son ami depuis la bataille finale et même un peu avant déjà.
- Tu pourrais le dire à Tonks, pour qu'elle me donne une vraie mission la prochaine fois ? Les surveillances, c'est chiant.
- Si je la vois, je n'y manquerai pas ! assura la lionne qui s'assit avec bonne humeur tout en attrapant de quoi manger.
Le restant de la matinée fut calme. Ron et Harry étaient au travail, Cléo aidait Sirius avec la gestion de certains problèmes dans les bâtiments appartenant à la famille Black et Hermione s'était installée dans la bibliothèque. Puis, dans l'après-midi, elle et la française se dirigèrent au salon de beauté pour prendre soin d'elles.
C'était exquis, la lionne en était surprise et ravie en même temps. Les massages, le spa, le maquillage, tout ce temps à ne penser qu'à elle était divin et elle se demanda même comment elle avait pu passer à côté de ça aussi longtemps.
Ainsi détendue et pouponnée, Hermione n'eut plus qu'à s'habiller et attendre Drago pour la soirée. Étrangement, la jeune femme se sentait sereine et son après-midi n'y était probablement pas pour rien.
Alors qu'elle arrivait dans le salon, ses deux meilleurs amis, en pleine partie d'échec, se stoppèrent net pour l'observer avec des têtes hébétées :
- Fermez vos bouches les garçons, on dirait des strangulots hors de l'eau ! dit-elle d'une façon très Roguienne avant de rire.
- Wow sérieux, pourquoi est-ce qu'on ne sort pas ensemble déjà ? demanda Ron en observant la lionne de bas en haut.
- Parce que c'est à peine si je suis une fille à tes yeux ! se moqua Hermione en se rappelant de la fois où le roux avait eu idée de l'inviter au bal de Noël.
- Ah ouais, c'est vrai ! accorda-t-il en riant.
- Fait gaffe à ce que tu dis Ron, si Ali… aie ! Hé ça va, je me tais ! se moqua Harry qui venait de se prendre un coup de pied.
Hermione s'approcha et déposa un bisou sur le front de ses deux amis :
- Ma vie serait tellement ennuyeuse sans vous deux. Heureusement que Ginny et Alice sont des femmes fortes elles aussi ! Il en faut du courage pour vous supporter !
- Si tu n'étais pas si bien apprêtée, je t'aurais probablement donné un coup de pied aussi, maugréa le rouquin.
- Au moins tu ne nous fais pas l'affront de nier que tu sors avec elle ! fit remarquer la jeune femme en lui faisant un clin d'œil.
Harry ricanait alors que Ron allait dire quelque chose, quand Cléo arriva et le coupa dans son élan :
- Wow, Hermione, Mme Guipure a fait un travail fabuleux avec ta robe.
- Je la trouve légèrement trop décolletée ! se plaignit-elle en se tournant vers son amie. Tu es magnifique toi aussi !
Cléo arborait une robe de soirée longue, qui cachait jusqu'à ses chevilles, d'une belle couleur violette aux arabesques noires. Hermione se sentait ridicule face à la française et sa classe naturelle.
Pourtant la lionne aimait sa simple robe cocktail verte qui s'arrêtait aux genoux et aux manches uniquement décoratives, tombantes sur ses épaules, qui mettaient en avant le décolleté plus ou moins léger sur sa poitrine. Ce qu'elle aimait le plus en revanche, c'était le petit nœud tombant sur le côté qui dessinait sa taille presque à la perfection.
Elle savait qu'elle devait profiter de ce genre de petit détail. Bientôt son ventre ne serait plus aussi plat après tout, d'autant qu'en y regardant de plus près, elle constatait déjà un très discret rebondissement de sa bedaine quand elle était nue et sans artifice de tissu :
- Nous sommes de vraies femmes fatales, s'amusa Cléo.
- Plus que ça même, intervint Sirius qui arriva à l'instant en fermant l'un de ses boutons de manchette. Vous êtes des beautés de la haute société.
Lord Black avait revêtu un costume noir aux arabesques violettes par-dessus une chemise elle-même violacée. Il avait coiffé soigneusement ses cheveux et sa barbichette, ce qui lui donna un petit air de D'Artagnan. Cléo s'approcha de lui et remit en place son nœud papillon, aux mêmes motifs que sa veste et assorti à la robe de sa compagne dont seules les couleurs étaient inversées :
- Toi tu es tout aussi séduisant que d'habitude. Enfin, peut-être un peu plus sombre, mais ça te va bien ce côté un peu plus « Black » ! fit constater la française qui était de fort bonne humeur.
Il était vrai que Sirius était en général vêtu de façon légèrement plus clair et coloré, arborant plus de beige ou de bordeaux que de noir, et ce malgré son nom de famille. Mais cette tenue lui allait bien, ne le changeant pas vraiment de sa classe naturelle habituelle. Il avait même gardé sa montre à gousset de tous les jours, accroché à son veston noir :
- Je trouve sincèrement que les costumes d'aujourd'hui manquent de dentelles, dit alors Ron en riant.
Harry et Hermione ne purent que le suivre dans son fou rire, chacun se remémorant le costume catastrophique que le pauvre rouquin avait dû porter lors du bal des trois sorciers. Au moins arrivait il à plaisanter de ce moment gênant aujourd'hui. Mais leurs rires furent interrompus par un sursaut collectif quand la cheminée du salon vira au vert pour laisser apparaître Drago en personne :
- Bonsoir tout le monde, dit-il en époussetant son costume noir et vert, des couleurs qui ne le changeaient pas vraiment de l'école.
- Bonsoir, répondirent les autres alors qu'il s'approcha d'Hermione.
- Tu es encore plus ravissante que durant notre quatrième année, la complimenta-t-il en lui faisant un baise main solennel.
- Comme si tu t'en souvenais, s'amusa-t-elle en rougissant néanmoins légèrement.
- Je m'en souviens très bien. Je peux l'avouer aujourd'hui, j'étais même agacé que Parkinson n'ait pas fait plus d'efforts ce soir-là. Tu étais encore plus jolie que toutes les vélanes de Beaubâtons.
Hermione ne sut quoi répondre et elle se sentit rougir encore plus. Heureusement, Cléo prit la parole à sa place :
- Ah, ces satanées vélanes ! Je sais que c'est historiquement lié à la conquête de la Gaule par César, qui en avait sous ses ordres pour distraire l'ennemi, mais elles sont horriblement nombreuses en France à avoir eu des descendants avec des sorciers.
- Tu en as côtoyé beaucoup durant ta scolarité ? demanda Ron, impressionné.
- Beaucoup trop, hélas, et elles n'étaient pas toutes aussi gentilles et adorables que ta belle-sœur !
Après cet interlude historique, les quatre invités à la soirée « Prince » saluèrent les deux autres avant de sortir pour se rendre à la zone protégée où devait se trouver le portoloin mis à disposition par le ministère sur la demande du Lord à l'honneur ce soir. Ainsi Hermione, son cavalier et ses amis se trouvèrent dans une ruelle calme, gardée par un Auror qui les attendait à côté d'un sac à dos miteux qui traînait au sol :
- Vous aimez les diamants ? demanda-t-il.
- Je préfère les émeraudes, répondit Drago qui était le seul à ne pas être étonné qu'on leur pose cette question étrange.
- Vous pouvez y aller, dit le sorcier en sortant de sa poche une canette de coca vide, comme si de rien n'était.
- Quoi, tu pensais vraiment que Severus allait laisser n'importe qui pouvoir avoir accès à chez lui ? interrogea le blond en regardant Hermione qui était surprise.
- Eh bien… je suppose.
Drago pris la canette et la tendit pour que tout le monde la touche. Ainsi le sac n'était qu'un leurre et le vrai portoloin n'était qu'une simple canette de soda moldu. Sans plus réfléchir, tout le monde la toucha et dans un tourbillon peu agréable, ils furent transportés dans un nouveau lieu pour le moins pluvieux.
Hermione regarda autour d'elle. Il faisait froid, malgré la veste noire et chaude qu'elle avait enfilée en partant, et la pluie était battante. Heureusement, une sorte de dôme magique les protégeaient de l'intempérie, ainsi pouvait-elle profiter de la beauté du paysage orageux sans être trempée.
Tout était assez sauvage, verdoyant et paisible, loin de toute civilisation. Enfin, si l'on omettait le grand manoir qui trônait juste derrière eux, derrière de grands murs et un portail digne de celui de Poudlard. Ce dernier était ouvert et un homme se pencha pour saluer les quatre sorciers :
- Bonsoir messieurs dames, veuillez me suivre, dit alors cet individu qui semblait tout droit sorti d'un livre d'histoire sur les majordomes.
Dans son costume à queue de pied noir, impeccablement repassé, et ses gants blanc immaculé, l'homme qui devait avoir une cinquantaine d'années et au teint bronzé était déjà en route pour les mener au manoir. Le portail se ferma seul au passage d'Hermione qui était la dernière à le passer, regardant une dernière fois le paysage aux alentours, appréhendant inconsciemment le moment de se retrouver face à Severus.
Toujours à l'abri, clairement grâce au majordome qui avait sa baguette discrètement en place dans sa manche droite, elle traversa un jardin luxuriant. Bien que féerique, Hermione sourit en constatant qu'à chaque parcelle de fleurs se tenait au moins un poison mortel qui poussait en harmonie avec le reste du parterre floral :
- Sommes-nous les derniers ? demanda Drago.
- Oui Lord Malfoy, répondit l'homme imperturbable.
- Bien, parfait, se contenta de marmonner le cavalier de la lionne qui semblait avoir bien eu des instructions de son côté.
- Je n'arrive pas à croire que c'est là qu'a grandi ma… Eileen ! corrigea Cléo qui de son côté savait qu'elle ne devait pas se présenter comme la sœur du Lord invitant.
- Ça va aller ? s'inquiétait Sirius.
- Oui, je suis contente de pouvoir venir ici !
Hermione restait silencieuse pour sa part et ce jusqu'à arriver dans le hall d'entrée de l'impressionnante bâtisse :
- Palsambleu ! s'exclama Lord Black. Et après il trouve que chez moi, c'est trop guindé !
Drago ne put retenir un sourire amusé avant de suivre les indications du majordome qui les invitait à maintenant suivre une jeune femme. Hermione ne savait plus où donner de la tête, observant tantôt des vases aux motifs représentant des serpents plus vrais que nature de part et d'autre de la porte, l'élégant marbre au sol et au mur puis les imposants escaliers vers lesquels un tableau vide trônait fièrement :
- Mademoiselle Granger ?
Sursautant, la lionne se tourna vers l'employé de maison qui se permit pour la première fois un léger sourire :
- Votre cavalier vous attend mademoiselle, fit-il remarquer gentiment alors que Drago l'attendait un peu plus loin. Et il n'est pas le seul, si je puis me permettre.
- Oh heu c'est… je veux dire, oui, merci beaucoup, se reprit-elle en se ressaisissant.
Elle lui sourit en retour et rejoignit son cavalier en se tenant la plus droite possible, se souvenant de toutes ses leçons. Une fois vers lui, la jeune gouvernante aux lunettes grossissantes débarrassa la lionne de sa veste et la rangea magiquement, avant de les accompagner dans la salle de réception où une centaine de personnes étaient déjà présentes. Les discussions étaient bien lancées alors que des serveurs, vêtus tous de blanc, passaient avec des plateaux contenant des coupes de champagne ou des entremets divers.
Observant tout autour d'elle, Hermione chercha Severus parmi le monde présent, en vain. Drago lui tendit un bras, qu'elle prit alors, avant d'enfin se lancer dans l'épreuve la plus effrayante qu'elle eut à affronter dans sa vie : celle de la haute société. Se penchant vers elle et posant sa main sur celle qui était sur son bras, Malfoy murmura :
- Tu vas être parfaite Hermione. Dis-toi que tous ces gens ne sont pas plus coriaces que des filets du diable. Ils sont effrayants et imposants, mais si tu restes calme, tu les vaincras sans problèmes.
- Merci Drago, lui dit-elle en souriant sincèrement, rassurée face à cet encouragement si adorable.
S'en suivit un exercice de socialisation pour lequel, étonnement, la jeune femme se montra douée. Tout se déroulait bien et avec l'aide de son cavalier, l'héroïne de guerre mise à l'honneur lors de cette soirée put parler de sa création et de son combat pour les elfes. Elle n'oubliait pas pourquoi cette fête avait réellement lieu, mais fière de la nouvelle aile qui allait ouvrir, elle n'allait pas se priver d'en faire la publicité. Puis après un instant supplémentaire, une voix familière l'appela :
- Bonsoir miss Granger !
Étonnée, la lionne se retourna et se trouva face à face avec sa patronne. Bien que se demandant pourquoi elle était ici, Hermione se souvint qu'elle était, après tout, elle aussi dans le projet de l'aile de son département :
- Bonsoir Mme Griffacier.
Cette dernière était toujours aussi élégante et glaciale qu'à son habitude, mais un détail l'interpella : elle souriait !
- Je vous présente mon mari, Edward Griffacier.
- Enchanté miss Granger, dit alors l'homme grand et enrobé à côté de sa femme, qu'Hermione ne remarqua qu'à l'instant. Je suis ravi de vous rencontrer enfin, ma femme m'a tellement parlé de vous. Et, je suppose que vous êtes le jeune Lord Malfoy ! continua-t-il en regardant Drago.
- Tout à fait, répondit-il alors en inclinant légèrement la tête en guise de salutation. Enchanté Lord Griffacier.
- Oh, appelez-moi donc Edward !
- Lord ? Répéta la jeune femme.
Hélas elle n'eut pas de réponse car une nouvelle fois, une voix qu'elle connaissait hélas trop bien se fit entendre :
- Mais voici donc la seule et l'unique héroïne de guerre sans qui cette soirée n'aurait pas lieu ! Et avec sa patronne en plus ! Parfait !
Elle se tourna alors, prête à demander ce que ce cafard de Skeeter faisait là, mais un flash d'appareil photo l'aveugla à moitié tandis qu'une plume gratta du papier au rythme des blablateries de la pseudo journaliste :
- Ainsi donc remporter une guerre n'était pas suffisant pour une jeune femme aussi ambitieuse que vous, et ce malgré vos 17 ans ! Qu'est-ce que ça fait d'être de nouveau mise en avant, sous les projecteurs de la gloire du monde sorcier ?
- J'ai 19 ans ! maugréa Hermione qui voyait encore un léger flash se dessiner sur le visage trop maquillé de l'insecte face à elle.
- Hum intéressant, marmonna-t-elle sans même se rendre compte qu'elle n'avait pas eu sa réponse, ou s'en fichant peut-être tout bonnement.
- Être la plus jeune leader d'une aile entière d'un département du ministère doit être une sacrée responsabilité. Mais cela doit l'être encore plus pour la cadre de ce dit département de laisser une responsabilité pareille à une novice. N'est-ce pas un peu risqué pour quelqu'un qui a un poste à si haute responsabilité ? demanda Skeeter à Griffacier en la regardant à peine.
- J'ai une confiance totale et entière envers Miss Granger, qui sera parfaite dans le rôle de coordination que je lui délègue au sein de l'aile qui n'aurait jamais vue le jour sans sa détermination et son travail acharné.
- C'est tout de même la plus jeune des leaders que vous n'avez jamais nommés, toutes les ailes confondues que forme le département de protection et de gestion des créatures magiques. À la moindre erreur, cela se répercutera à coup sûr sur vous et votre époux, qui rappelons-le à un poste important au sein de…
- Ma femme n'a jamais commis d'erreurs de jugement et chacun de ses choix est judicieux. La preuve en est qu'elle m'a choisi comme époux ! défendit le susnommé en souriant d'un air entendu à sa femme.
- Et est-ce un choix judicieux de votre part, Miss Granger, de vous mettre en couple avec le nouveau Lord Malfoy ? Ne trouvez-vous pas cette idée moins bien tournée que celle de votre patronne ? Quitte à choisir un Lord, peut-être auriez-vous dû vous tourner vers autre chose que le fils d'un mangemort notoire ?
Hermione sentit Drago serrer son point, prêt à s'énerver, mais elle répliqua vivement :
- La famille Malfoy est une famille qui a commis des erreurs, à bien des égards, mais qui chaque jour s'applique à les réparer. Et, ils y parviennent à merveille ! Bien plus que vous et vos articles vides de sens que vous continuez d'écrire.
Avant que Skeeter ne puisse répondre quoi que ce soit, le majordome de la demeure s'approcha :
- Mme Skeeter, le repas va débuter dans quelques minutes. Comme convenu, je vous demanderai donc de bien vouloir me suivre jusqu'à la sortie.
- Je n'ai pas encore terminé mon… commença-t-elle en se tournant vers l'homme de maison qui la regarda droit dans les yeux, silencieusement, et pourtant la journaliste reprit d'une voix presque éteinte. Je vous suis immédiatement monsieur.
Sans même se retourner vers la lionne et les trois autres invités qu'elle venait de déranger, elle suivit le majordome, en silence, accompagné par la photographe qui semblait perplexe :
- N'était-ce pas presque effrayant ? demanda Edward qui continuait d'observer le majordome qui accompagnait au loin les impertinents.
- Il vous en faut bien peu pour vous faire peur Lord Griffacier !
Hermione sursauta en entendant la voix grave qui venait de résonner derrière elle. Elle se retourna alors et du lever la tête pour voir le visage du sorcier qui hantait ses pensées… et ses rêves :
- Severus ! s'exclama alors Edward qui s'approcha de lui avant de frapper de la paume de la main, à plusieurs reprises l'épaule de ce dernier, se voulant amical.
Bien que surprise face à une telle familiarité, la jeune femme observa plutôt la tenue de son compagnon. Ses cheveux étaient tirés en arrière et attachés en une tresse africaine qui, avec sa barbe de quelques jours bien taillée, lui donnait l'air d'un viking. Ou alors d'un écossais pur et dur, vu que son costume trois pièces, bien que pourvu d'une chemise, d'un veston et d'une veste aux couleurs verte, bleu et noir, était complété par un kilt au tartan assorti au reste. Il avait même la pochette à l'avant et les fameuses chaussettes blanches grimpantes jusqu'aux genoux.
Hermione haussa un sourcil surpris en constatant qu'elle ne voyait pas sa prothèse mais bel et bien ses deux jambes. Elle ne put ensuite que voir la présence d'une épée d'apparat dans un fourreau à sa ceinture avant d'entendre sa cheffe prendre la parole :
- Cela faisait si longtemps ! dit-elle avec un sourire en coin que la lionne ne comprit pas.
- Des années même ! se plaignit Edward. Si je n'avais pas suivi de près ta carrière et tes recherches, j'aurais pu penser que tu étais mort. En revanche il faudrait m'expliquer pourquoi tu utilises toujours un pseudonyme pour faire paraître tes trouvailles !
- C'est plus pratique quand on ne fait pas l'unanimité au sein de la communauté, grogna Severus qui tourna enfin la tête vers Hermione et Drago.
La jeune femme sentit, comme le matin même, une sensation agréable mais gênante rien qu'en voyant le regard obsidienne de son compagnon sur elle. Peut-être était-ce dû à l'intensité qu'il mettait à l'observer des pieds à la tête, à moins que cela ne soit simplement son air plus viril que d'habitude. Elle était sur le point de le saluer quand elle se rappela qu'elle n'en avait pas le droit tant qu'il ne le faisait pas lui-même, ce qu'il ne fit d'ailleurs pas :
- Bonsoir Drago, je suis heureux de te voir ce soir.
Rongeant son frein pour ne pas perdre patience alors qu'il faisait clairement exprès de ne pas lui parler à elle, la jeune femme regarda son cavalier qui salua à son tour Severus. Puis une femme arriva et attrapa sans gêne le bras du Lord Prince, tout en souriant et en minaudant :
- Skeeter est enfin partie ! Oh, je suis navrée mon cœur, je n'avais pas vu que tu étais occupé !
Hermione aurait pu vomir sur le coup en entendant cette bimbo dont la robe, bien trop moulante et sexy pour une telle soirée, était aux couleurs de la maison Prince. La lionne était sur le point de répliquer quelque chose quand Severus sourit à son tour et lui répondit.
- Ce n'est rien ma chérie, je te présente Lord Griffacier, mon ancien maître de stage, et sa femme, Katherine.
Peut-être aurait-elle dû se sentir offusquée d'apprendre de la sorte que son compagnon connaissait apparemment très bien sa patronne sans qu'il ne lui en eût parlé… mais si le sol sembla se dérober sous ses pieds, ce fut bel et bien à cause de la réponse de ce dernier à la femme qui le collait. Drago passa son bras dans son dos pour la maintenir, semblant se rendre compte du mal-être de sa cavalière qui lutta de toutes ses forces pour ne pas sombrer dans ce qui lui semblait être un cauchemar. À ce moment-là, Severus porta le coup de grâce :
- Messieurs dames, je vous présente ma compagne, Margaret Fine.
