Chapitre 16 : jeu, set et match.

C'était désagréable de voir Severus aussi proche d'une autre, quand bien même Hermione savait que son cœur lui appartenait. Elle n'en restait pas moins jalouse, constatant que son sorcier jouait très bien la comédie. Ses sourires, son air ravi, ses gestes tendres et même ses murmures… tout ce qu'il lui réservait avant et qui était aujourd'hui destiné à Maggie. La seule chose qui la réconfortait, c'était de constater que le regard que Severus portait à la mafieuse n'était pas aussi flamboyant que lorsqu'il la regardait elle, son insupportable miss-je-sais-tout.

Après l'ouverture que leur avait offert le couple à l'honneur, la majorité des invités se dirigèrent eux aussi vers la piste de danse. Drago attrapa doucement la main d'Hermione et lui sourit avec cet air charmant qu'il savait si bien manier :

- M'accorderiez-vous cette danse Hermione ?

Rougissant étrangement malgré le fait qu'elle eut déjà dansé avec lui lors des cours de bienséance, la jeune femme accepta. Il posa alors une main sur sa taille et, se mettant en position, rapprocha son corps du sien. Drago entama alors les mouvements en emportant ainsi l'héroïne de guerre dans une valse maîtrisée. Il était vraiment doué et doux tout court, bien loin du salopard qu'il avait si longtemps été pendant leur scolarité.

Oubliant presque son désarroi et sa jalousie, Hermione s'amusa ainsi un moment avec son cavalier. Après plusieurs danses, fatiguée mais joyeuse, la jeune femme alla s'asseoir :

- Je vais t'apporter à boire, lui glissa Drago à l'oreille pour qu'elle l'entende malgré la musique.

- C'est gentil merci, je veux bien un jus de fruit.

Se redressant, le Lord s'empressa de chercher ce que sa cavalière désirait. C'était un véritable gentleman, à n'en point douter. Au même titre que Severus auprès de cette Fine, se dit-elle alors en voyant ce dernier rire avec elle :

- Ils sont terriblement clichés vous ne trouvez pas ?

Sursautant, Hermione se tourna vers la voix qui venait de l'interpeller. C'était un homme d'une cinquantaine d'années environ, au cheveux châtain clair et vêtu d'un costume noir aux touches jaunes. Ses yeux marrons étaient quant à eux protégés derrière de fines lunettes et donnaient l'impression de dévisager la lionne :

- Heu… eh bien, si, un peu…

- Excusez-moi, je manque à mes obligations. Je suis Marc Turner.

- Enchanté Lord Turner, je suis Hermione Granger.

- Qui ne sait pas qui vous êtes ? demanda-t-il en souriant amusé, tout en prenant la main de la jeune femme pour lui faire un baise main qu'elle trouva bien trop long. Je vous ai déjà croisé au ministère, je suis le directeur du département des mystères.

Lui souriant légèrement, elle tenta de se souvenir de lui. Il était en effet possible qu'elle ait déjà croisé cet homme dont le visage ne lui semblait pas si inconnu que ça. Puis ce dernier reprit la parole en observant de nouveau Severus avec un certain dédain :

- Vous ne perdez pas beaucoup au change vous savez.

- Plaît-il ? demanda-t-elle, circonspecte.

- Je vous ai vu le regarder plus d'une fois au cours de la soirée. Vous semblez porter un intérêt tout particulier à sa personne. Intérêt qu'il ne partage visiblement pas.

Se retenant d'exploser, Hermione se contenta de serrer les dents et de regarder le sol :

- Ne vous méprenez pas Miss Granger, je ne me moque pas de vous, bien au contraire. Je trouve qu'une femme telle que vous mérite bien mieux. Laissez donc sans regrets ce paria à cette femme de peu de vertu.

- Vous avez probablement raison, répondit-elle avec calme avant de regarder de nouveau Lord Turner.

- Ce n'est pas un homme de confiance. Il a plus d'une fois retourné sa veste, même auprès de personnes qui lui faisaient une confiance aveugle…

- Vraiment ? questionna-t-elle en fonçant un sourcil surpris si ce n'était choqué par ces propos.

- Oh oui, vous ne pouvez pas imaginer ! C'est à se demander qui il est vraiment et de quel côté il est depuis le début. Mais une chose est certaine, cet homme n'est pas quelqu'un de bien, c'est un traître à bien des égards.

La lionne aurait bien voulu envoyer paître cet individu, mais elle se souvint d'un détail : « M T »… c'était peut-être un peu trop gros pour être ça, mais pourtant, elle sourit à ce sorcier antipathique :

- Merci pour vos conseils Lord Turner. D'autant que, maintenant que vous le dites… il est vrai que cette chauve-souris des cachots n'a jamais été très clairement du côté de Harry et du professeur Dumbledore.

Faisant mine de réfléchir intensivement elle ajouta :

- Et puis, il est tellement manipulateur… il est le spécialiste pour faire croire aux gens qu'il est prêt à tout pour eux !

- Je constate que vous ouvrez enfin les yeux. C'est une bonne chose Miss Granger.

- Hermione, j'ai ton jus de fruit, fit Drago qui arriva en lui tendant enfin sa boisson. Bien le bonsoir Lord Turner, comment allez-vous ?

- Bonsoir Lord Malfoy, je vais bien je vous remercie. Et vous et votre famille ? Comment se porte Narcissa ?

- Nous allons tous très bien, c'est gentil.

- Vous passerez mes hommages à vos parents. En attendant, profitez bien de la soirée. Miss Granger, Lord Malfoy, fit-il en s'inclinant cordialement devant eux avant de s'éloigner.

Une fois assez loin, Drago regarda Hermione :

- Comment se fait-il que tu parlais avec lui ?

- Il est venu de lui-même, afin de dénigrer Severus auprès de moi…

- Vraiment ? s'étonna-t-il. D'où connaît-il Severus ?

- Je ne sais pas trop, mais il semble le détester.

- C'est surprenant… marmonna Drago, pensif.

- Merci pour le jus de fruit en tout cas, dit-elle en buvant, préférant changer de sujet.

- Oh de rien, ce n'était pas évidant de trouver une boisson sans alcool à cette heure de la soirée, s'amusa-t-il à faire remarquer.

Bien que ne lui n'ayant pas dit pourquoi elle avait décidé de ne pas boire d'alcool ce soir, Hermione eut l'impression désagréable que Drago venait de lui faire une allusion pleine de sous-entendu. Se doutait-il de quelque chose ? Elle n'eut pas le temps de le lui demander qu'un nouveau Lord s'approcha, cette fois pour parler affaires avec le représentant de la famille Malfoy. S'excusant à regret, le blond laissa sa cavalière.

Seule une nouvelle fois, et ne souhaitant pas revoir une nouvelle danse entre Severus et Maggie, la jeune femme se leva et décida d'aller prendre un peu l'air. Cela lui ferait le plus grand bien après tout et puis, Drago allait peut-être en avoir pour une demi-heure, si ce n'était plus.

Sortant de la salle de réception, Hermione se retrouva dans le hall d'entrée et tenta de se rappeler de quel côté elle était arrivée. Rapidement, elle vit la grande porte d'entrée mais n'eut pas fait un pas qu'elle entendit la voix grave de Severus :

- Où allez-vous au juste Miss ?

La jeune femme se tourna mais ne le vit pas. Haussant un sourcil surpris, elle entendit un toussotement en hauteur :

- Je suis ici !

Relevant la tête, Hermione sursauta en voyant un portrait du buste de son sombre sorcier. Il était dans son costume d'apparat, comme ce soir-là, mais il était néanmoins beaucoup plus jeune. S'approchant alors, elle observa le Severus d'une vingtaine d'année qui lui faisait maintenant face :

- Bonsoir Se… Lord Prince.

- Pourquoi n'êtes-vous pas avec les autres ? C'est assez surprenant de voir une damoiselle seule de la sorte dans ce genre de soirée.

- J'avais besoin… de prendre l'air. Du coup je voulais sortir un peu et me dégourdir les jambes.

- Vu le froid qu'il doit faire à cette heure de la soirée, il me semble que votre tenue n'est pas très appropriée pour une balade nocturne.

- Il est vrai, accorda-t-elle au portrait. Mais je ne sais pas où est ma veste… et puis je ne compte pas sortir longtemps. Mais je vous remercie pour votre sollicitude.

Elle ne put retenir un grand sourire en voyant la tête étonnée de ce si surprenant Severus :

- Pourquoi souriez-vous de la sorte ? questionna-t-il d'ailleurs, l'air sur ses gardes si ce n'était même vexé, comme s'il pensait qu'elle se moquait de lui.

- Parce que je ne vous avais pas vu en arrivant… et que je suis contente de vous voir maintenant.

- Pourquoi cela ?

- Eh bien, parce que cela me permet de voir à quel point vous étiez déjà mignon quand vous étiez plus jeune, dit-elle sans vraiment réfléchir.

- Pardon ? s'exclama le portrait.

Rougissante et vérifiant que personne n'était autour, Hermione soupira de soulagement en constatant qu'elle était seule. Elle devait être plus attentive, fatiguée ou non, ce n'était pas le moment de faire de bourdes. Se reprenant elle répondit simplement :

- Vous posez plus de questions que moi… enfin, passons… peut-être à plus tard Lord…

- Vous ne pourrez pas sortir d'ici sans l'autorisation d'un membre du personnel ou de moi-même. Enfin, l'autre moi j'entends. Les portes sont fermées magiquement afin d'éviter que quelqu'un n'entre sans autorisation.

- Oh… je vois, c'est logique… c'est pour éviter que quelqu'un ne laisse entrer un inconnu je suppose. Bon alors, tant pis pour moi. Merci en tout cas Lord Prince.

Inclinant légèrement la tête pour saluer le portrait de son sombre sorcier, Hermione se tourna pour retourner dans la salle de bal, se promettant en silence de regarder ailleurs que la piste de danse. Puis elle entendit un nouveau toussotement en hauteur :

- Vous ne pouvez pas sortir certes… mais je peux éventuellement vous escorter ailleurs afin que vous puissiez vous dégourdir les jambes comme vous le souhaitiez de prime abord.

- Vraiment ? se stoppa la lionne avec circonspection.

- Le proposerais-je sinon ? souffla-t-il d'exaspération.

Stupéfaite devant une marque de gentillesse de la part du portrait de son sorcier, ce dernier ne semblant pourtant pas savoir qui elle était, elle se contenta d'accepter la proposition. Trop heureuse de pouvoir fuir un instant la salle de réception tout en ayant l'opportunité d'avoir, d'une certaine façon Severus pour elle seule, elle vit ce dernier disparaître de son cadre par la gauche pour réapparaître dans un autre, représentant un lac, installé sur le mur d'à côté :

- Par ici Miss… dit alors le portrait qui se retrouvait quelque peu à l'étroit dans ce cadre si petit. Prenez la porte sur la gauche, juste ici.

Suivant les instructions sans poser de questions supplémentaires, elle entra dans ce qui semblait être un salon de jeux. Une table de poker explosif était au centre, ainsi que de quoi jouer aux échecs ou aux fléchettes version sorcier. Finissant son observation, elle constata que Severus était maintenant dans une toile représentant une nature morte :

- Prenez maintenant celle-ci, expliqua-t-il en montrant une porte à droite du tableau en question.

Suivant l'instruction, elle tomba cette fois dans une pièce plus petite devant être un boudoir. Une petite table et des fauteuils molletonnés et soyeux étaient disposés au centre, sur un tapis aux motifs tartan et d'apparence très doux. Le tout était encadré d'une part par une cheminée, de l'autre d'une petite bibliothèque et pour finir une baie vitrée donnant sur l'extérieure clôturait le tout.

Il faisait nuit et sans la lune, on n'y voyait goutte. Hermione contempla un instant la noirceur nocturne et entendit la voix grave de Severus derrière elle. Dans son dos trônait cette fois une représentation d'une forêt dans laquelle il semblait plus à l'aise que dans la nature morte :

- Vous pouvez ouvrir la baie vitrée si vous le souhaitez Miss.

- Merci encore Severus !

Sans faire attention à la mine ébahie de ce dernier face à l'emploi de son prénom, elle ouvrit la vitre. Elle avait imaginé finir dehors mais elle entra à la place dans une véranda. Des lumières s'étaient allumées à son passage, comme dans toutes les autres pièces avant celle-ci d'ailleurs.

Elle put constater grâce aux torches magiques que ce salon d'hiver était extrêmement fleuri, bien décoré et aménagé de façon à pouvoir s'y installer confortablement au chaud et ce malgré le froid extérieur. Observant les diverses plantes colorées qui ornaient les murs et les meubles d'un blanc immaculé, Hermione ne put que constater l'étrange contraste avec la froideur des autres pièces :

- Eh bien Severus… tu accompagnes des personnes dans mon sanctuaire ? demanda une voix féminine.

Sursautant de nouveau, Hermione s'houspilla intérieurement. Elle aurait dû se douter qu'il y aurait un autre tableau ici. Se tournant, elle remarqua en effet une toile ma foi… gigantesque. D'une hauteur de plus de 3m et d'une largeur d'au moins le double, une œuvre représentait un kiosque au bord d'une rivière dans une clairière lumineuse.

Installée dans ce dernier, assise à une table devant un set à thé et un livre ouvert, une dame d'un âge regardait Severus en souriant. Celui-ci était maintenant de plein pied, en taille réelle face à Hermione. Il avait là aussi son kilt et ne semblait pas très heureux de le voir à son tour. Quant à la femme d'un certain âge, elle arborait une robe magnifique, blanche et bleu ciel, qui mettait en avant ses cheveux blancs attachés en chignon et dégageant un visage ridé, certes, mais harmonieux :

- Cette jeune demoiselle avait besoin de prendre l'air, expliqua-t-il simplement en restant debout.

- Tu n'es pas si galant habituellement. Est-ce que ton séjour au grenier t'a changé à ce point ?

Croisant les bras devant lui, Severus sembla agacé mais ne répondit rien. Était-ce pour cela qu'il ne semblait pas connaître Hermione ? Le vrai sorcier avait-il 'mis au coin' son portrait pendant un temps ? Curieuse, la lionne resta néanmoins silencieuse. Puis la dame la regarda cette fois :

- Bonsoir miss Granger, dit-elle en souriant.

- Heu… bon… bonsoir, bafouilla Hermione, choquée que le portrait de cette inconnue la connaisse.

- Granger ? répéta Severus en la regardant. La fameuse amie du jeune Potter ?

- C'est bien ça, répondit la susnommée en s'approchant un peu plus du tableau.

- Mais que faites-vous à une réception dans mon domaine ?

- J'ai permis l'ouverture prochaine d'une aile ministérielle, la soirée est… en cet honneur.

- Vous n'êtes plus élève à Poudlard ?

- Plus depuis le moins de juin, expliqua-t-elle.

La vieille dame sourit encore plus et dit doucement :

- Je suis ravie de vous rencontrer enfin Miss Granger. Et je tiens à vous remercier d'avoir sauvé mon petit fils.

- Oh vous savez, il m'a lui-même sauvé plus d'une fois madame…

Ainsi donc il s'agissait de la grand-mère à Severus. Il était vrai qu'à bien y regarder, elle ressemblait à Eileen en plus âgée. Le sombre sorcier observa alors Hermione avec attention :

- Vous m'avez réellement sauvé ?

- Eh bien, votre homologue oui…

- Et puis-je savoir pourquoi tu es au courant ? Questionna l'aîné en se retournant vers elle.

- Parce que Severus m'a tout expliqué pendant que tu faisais encore la tête, dit-elle en se moquant gentiment.

Énervé, il se tourna de nouveau vers la lionne et cracha presque :

- Et puis-je savoir pourquoi vous avez aidé un type comme 'moi' au juste ?

- Parce que je suis simplement…

- Qu'est-ce que tu fais ici Hermione ?

Severus, le vrai en chair et en os - et en métal – venait de faire son entrée à son tour, avec une discrétion fidèle à son habitude. Il s'approcha et regarda le tableau :

- Bonsoir grand-mère.

- Bonsoir mon grand, eh bien, j'ai de la visite ce soir !

- Je le constate en effet m'ma ! dit-il en regardant son propre portrait. Pourquoi l'as-tu amenée ici au juste ? demanda-t-il à lui-même en faisant allusion à Hermione.

- Elle voulait prendre l'air !

- Ce n'est pas une raison.

- Le fait de vouloir fuir une réception est une excellente raison au contraire, se justifia le portrait.

- Désolée Severus, je voulais simplement… commença Hermione avant d'être coupée par son homme.

- Viens avec moi, ordonna-t-il avant de se calmer d'un coup et d'ajouter plus doucement, s'il te plaît…

Tendant sa main, Hermione la lui prit et salua les deux peintures. Suivant Severus, ce dernier la tira dans la salle de jeux et s'arrêta là avant de fermer à clé les portes d'un coup de baguette :

- Tu m'en veux d'être sortie ? questionna-t-elle, étonnée.

- Non, grogna-t-il en commençant à faire les cent pas.

- Alors pourquoi es-tu si agacé ?

- Parce que j'ai eu peur ! Ça te va comme raison ? Tu n'étais plus là, je t'avais perdue, je ne savais pas où tu étais !

- Je ne pouvais pas sortir, je n'étais donc obligatoirement pas loin…

- Et s'il t'était arrivé quelque chose ? Je te rappelle que quelqu'un ici est peut-être un fou furieux de mèche avec Lestrange.

- Eh bien… il y a quelqu'un qui semble t'en vouloir, mais… pas à moi.

- Quoi ?

- J'ai parlé avec un certain Lord Turner. Il semble te haïr profondément, mais il a été très courtois avec moi… un peu trop d'ailleurs, dit-elle en grimaçant en repensant au baisemain.

- Turner t'a adressé la parole ? Que t'a-t-il dit au juste ?

- Que tu étais un traître, que tu avais trahi plein de monde, ce genre de choses.

Severus sembla réfléchir à toute vitesse. Clairement, il avait pensé la même chose qu'elle concernant ce type aux initiales évocatrices :

- Oh et aussi, il m'a dit que j'étais bien mieux sans toi et que je méritais mieux. Il semble avoir cru en toi et ton couple avec Fine.

En disant cela, elle avait été légèrement mauvaise malgré elle. Elle allait s'excuser quand Severus attrapa son menton entre son pouce et son index pour la forcer à le regarder dans les yeux :

- J'ai été aussi convainquant que toi avec Drago visiblement ! grinça-t-il entre ses dents.

- Il faut croire, oui ! répondit-elle sans bouger.

- Tu le fais exprès avoue ?

- De quoi ?

- De me rendre fou !

- Et c'est toi qui dis ça ?

Sans rien répondre cette fois, il fendit sur les lèvres d'Hermione dans un baiser possessif et presque énervé. Elle y répondit avec autant d'ardeur que lui.

C'était comme si leur vie en dépendait, comme une urgence l'un pour l'autre que de se montrer ce qu'étaient leurs vrais sentiments. Drago et Maggie étaient bien loin de leurs préoccupations actuellement. Mais après un moment, Severus commença à reprendre ses esprits et se recula légèrement. Hermione quant à elle, avait la sensation désagréable d'être une bombe hormonale à retardement. Elle agrippa la veste de son sorcier et le regarda dans les yeux :

- Fais-moi l'amour, maintenant !

- Nous devons retourn…

- Je me moque de ce que nous devons faire, je ne m'intéresse qu'à ce que je veux ! Et je veux que tu me prennes, là, maintenant, tout de suite !

Le regard du Lord face à elle changea radicalement, mais cela ne fit pas peur à la lionne. Bien au contraire, car elle y vit un désir brûlant et intense prêt à le faire craquer :

- Va-t-il falloir que je me soulage seule une fois de plus ? minauda-t-elle, provocatrice comme jamais avant.

Elle ne se reconnaissait même pas. Depuis quand en était-elle arrivée à se dépraver à ce point ? Mais en même temps, était-ce si grave que ça ? Elle eut sa réponse quand elle entendit Severus grogner son prénom avant de se jeter sur elle à nouveau. En quelques secondes, elle se retrouva assise sur la table de poker, poussant un léger hoquet de surprise dans la bouche de son sorcier qui l'embrassait de nouveau avec fougue.

Avec un empressement certain, il lui remonta sa robe jusqu'à la taille et agrippa sa culotte pour la lui retirer. Hermione sentait son excitation à son comble en voyant le si impassible Severus Rogue perdre tout contrôle pour elle.

Lui écartant les cuisses avec hâte, il se rapprocha d'elle pour l'embrasser de nouveau. Il lui restait visiblement assez de self contrôle pour s'assurer qu'elle était prête à l'accueillir, car il caressa son entre jambe avec deux de ses doigts, prenant soin de titiller le bout de chair sensible de sa compagne. Soupirant de plaisir entre deux baisers, il profita de la bouche entre ouverte de la jeune femme pour partir à l'assaut de sa langue. Fermant les yeux, elle sentit ensuite les doigts de son sorcier la pénétrer avec lenteur. Se sentant assaillie de toute part, la jeune femme eut tôt fait de sentir une vague dévastatrice la submerger. Dans un long râle étouffé par leur jeu de langues, Hermione jouit alors sur cette table de poker.

Maintenant certain qu'elle était prête, la lionne vit son sorcier remonter son kilt avec empressement. Elle ne put s'empêcher de voir qu'il n'avait pas respecter la tradition jusqu'au bout, mais elle se retint de faire le moindre commentaire, le laissant pour l'heure baisser son boxer avant de se rapprocher de nouveau d'elle :

- Je vais te prendre Granger ! grogna-t-il sans attendre de réponse. Je vais te prendre jusqu'à ce que tu n'en puisses plus !

Elle aurait bien été tentée de lui dire de le faire plutôt que de parler, mais elle dut avouer qu'elle aimait entendre sa voix rendue si rauque par le désir. Il la poussa légèrement en arrière et elle se retrouva allongée sur la table de jeu, les jambes de part et d'autre des hanches du Lord de ces lieux. Elle le sentit la tirer légèrement plus vers le bord et la laissa se caler convenablement. Elle fit tomber le tas de carte qui se trouvait non loin de sa tête mais personne ne s'en soucia. Non, ils étaient tous deux bien trop occupés.

Plaçant son membre tendu devant son entre humide, Severus donna un vif coup de rein, sachant que son fourreau était prêt pour ça. Hermione poussa un léger gémissement mais son homme lui intima de se taire. La pièce avait beau être fermée, il ne l'avait pas insonorisée et il valait mieux qu'elle évite de s'époumoner. Pourtant l'envie ne lui en manquait pas.

Chaque mouvement, chaque va et vient, chaque frottement l'emportait petit à petit vers un nouvel orgasme. Hermione se donnait entièrement à Severus et inversement. Il la pilonnait avec force et entrain. Il la prenait. Elle aimait ça.

Rapidement, peut-être trop vite à son goût, elle sentit poindre à nouveau le nirvana. Elle commença à se mordre sa lèvre inférieure dans l'espoir de ne pas crier. Severus dut comprendre car il plaça sa main sur sa bouche tout en continuant ses mouvements :

- Ne te… fais pas mal !

Hermione ferma les yeux et relâcha sa pauvre lèvre alors que l'orgasme la prit. Elle gémit dans la main de Severus et dans un élan étrange, la lui mordit. Ce dernier grogna, ferma à son tour les yeux et la rejoignit au septième ciel en contenant lui aussi un cri des plus puissants.

Restant en elle, il se pencha un peu plus et posa sa tête entre les seins de sa lionne, sur sa robe. Soulagée physiquement, elle se sentit néanmoins légèrement inquiète à l'idée qu'il ne la houspille pour son dernier geste. Reprenant sa respiration plus rapidement qu'elle, elle le vit se relever :

- Tu es une vraie furie Granger ! fit-il remarquer en regardant sa main qui en plus de ses cicatrices habituelles, avait maintenant une marque de morsure.

- Je suis désolée…

- Tu pourras recommencer autant que tu voudras, dit-il finalement en souriant.

Il se retira et la lionne eut l'impression désagréable de ne plus être entière. Severus l'aida à se redresser et l'embrassa avant de se rhabiller convenablement. Elle remit elle aussi son sous vêtement en place avant de défroisser au mieux sa robe et de se recoiffer. Avant qu'elle n'ait eu le temps de terminer, deux bras puissants passèrent devant elle et elle se retrouva le dos contre le torse de son sorcier :

- C'est normal que ton ventre n'ait pas plus… grossi ? demanda-t-il doucement.

Étonnée, Hermione sourit tout de même alors qu'elle sentait les mains de Severus sur son abdomen :

- J'ai pris du poids, mais un peu de partout… répondit-elle en haussant les épaules.

- Mis à part ta poitrine, je n'ai pas eu l'impression de te voir plus épaisse, fit-il remarquer. Qu'en dit le guérisseur ou la guérisseuse ?

- Eh bien… rien, vu que je n'en ai pas encore vu.

- Pardon ?

Cette fois il la lâcha et se mit devant elle pour la toiser de haut d'un air presque menaçant :

- Et qu'est-ce que tu attends au juste ? L'accouchement ?

- Heu non… enfin… je ne sais pas, je n'y ai pas vraiment pensé.

- Et si jamais tu étais malade ? Tu as des examens à passer je te signale ! Il pourrait t'arriver des tas de choses et…

- Calme toi Severus, je prendrai un rendez-vous à Sainte Mangouste, promis.

- Tu te rends compte que s'il t'arrivait quelque chose, tout ce que nous faisons n'aura servi à rien ?

- Mais il ne m'arrivera rien, calme-toi ! soupira-t-elle, ne comprenant pas cette subite inquiétude. Pourquoi imagines-tu toujours les pires scenarii ?

- Peut-être parce que j'ai tendance à toujours vivre des catastrophes ! fit-il remarquer.

- Eh bien pas cette fois.

Hermione se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa tendrement :

- Je vais très bien mon cœur ! dit-elle en imitant la mafieuse.

- Ne te moque pas, grogna-t-il.

- Je n'oserai pas, mon amour. Je t'aime trop pour ça mon chéri.

Posant son front contre le sien, il sourit enfin de nouveau :

- Il n'y a bien que quand toi tu le dis que je n'ai pas envie de vomir.

- Parce que je le pense vraiment.

- Je t'aime aussi ma princesse.

- Je vais m'habituer à ce que tu me le dises, méfie-toi.

- Je m'entraîne beaucoup pour ça tu sais, plaisanta-t-il avant d'entendre quelqu'un toquer à la porte doucement.

- Severus, ouvre s'il te plaît !

Se dirigeant vers la porte, il ouvrit à Maggie qui entra rapidement avant de refermer la porte :

- Pourquoi es-tu redescendue ? interrogea Severus, surpris.

- Parce que je veux bien croire que tu es ultra performant au lit, mais si Hermione ne retourne pas dans la salle de réception un moment avant nous deux, les gens risquent de savoir que nous n'avons pas passé notre temps ensemble !

Fine regarda la lionne qui se sentit rougir :

- Oh, attends ! tu ne peux clairement pas sortir avec tes cheveux comme ça !

La mafieuse sortit sa baguette et la pointa sur elle. Hermione se figea mais elle sentit ses cheveux se recoiffer d'eux-mêmes :

- Voilà, tu sembles plus fraîche que la rosée du matin, dit-elle en souriant.

- Heu… merci…

- Toi tu sembles aussi frais que la bouteille de rosé d'hier, dit ensuite Maggie en regardant Severus avec un regard rieur.

- Va te faire voir, répliqua-t-il en croisant ses bras devant lui.

- L'expression la plus adéquat serait « va te faire foutre » ! En tout cas c'est ce que les gens vont devoir croire.

Se tournant de nouveau vers Hermione, Fine ajouta rapidement :

- J'ai bien dit croire ! Aller, zou, vous devez faire acte de présence. Et puis, Lord Malfoy va finir par se sentir seul.

Sans rien ajouter, la jeune femme regarda une dernière fois son sorcier à elle avant de sortir. Se dirigeant vers la salle de bal, elle entendit la voix du portrait de Severus qui lui souffla à son passage :

- J'ai l'impression que j'ai vraiment raté beaucoup de chose depuis mon grenier…

- C'est indéniable Lord Prince, répondit-elle doucement en lui faisant un clin d'œil amusé.

Elle était ragaillardie, mais une fois dans la salle, elle fit attention d'avoir l'air plus renfermé avant de rejoindre Drago. Ce dernier était toujours en pleine discussion avec le même Lord qu'avant son escapade, mais ils terminaient visiblement leurs négociations.

Après cela, Hermione demanda à son cavalier s'il acceptait de danser de nouveau afin de l'occuper, ce qu'il fit avec plaisir. Les valses et autres gigues avaient laissé place à des musiques plus douces. Remerciant doucement le blond pour ce qu'il faisait pour elle et Severus, elle posa sa tête contre l'épaule du jeune lord.

Il la laissa faire et avant qu'elle ne ferme les yeux pour se laisser porter par la musique, la jeune femme vit Lord Turner qui arborait un sourire malsain en observant clairement la lionne. Il était clair que ce type était une ordure, et la jeune femme s'en vit désolée pour la femme de ce dernier qui semblait chercher l'attention de son conjoint au moment où Hermione les avait aperçus. Néanmoins, les paupières enfin closes, elle tenta de ne pas y penser.

Severus et Maggie revinrent presque un quart d'heure plus tard. Il arborait pour leur part une mine fatiguée mais réjouit, comme après ce que la lionne et son sorcier avaient fait sur la table de poker. Quant à Fine, elle avait changé entièrement de coupe de cheveux, ne laissant aucun doute sur ce qu'ils étaient censés avoir fait ensemble.

Cette fois, Hermione constata que Lord Turner semblait plus agacé qu'autre chose, ce qui se répercuta visiblement sur sa compagne qu'il semblait rabrouer alors qu'elle lui parlait. La lionne voulait agir et aller aider cette pauvre dame, mais Drago lui prit la main. Il avait lui aussi remarqué mais il se pencha sur Hermione et lui expliqua qu'il valait mieux ne rien faire. Elle n'était pas en train de se faire frapper, ils n'avaient aucune raison de s'en mêler sans que cela n'aggrave la situation.

Après deux heures de plus, durant lesquelles les dames se mirent pour certaines à l'écart pour papoter alors que leurs hommes parlaient affaires, encore et toujours, les premiers invités quittèrent la soirée en saluant le Lord invitant. Petit à petit, la salle se vida et ne resta bientôt plus qu'une dizaine d'invités. Cléo regarda Hermione qui était allée s'asseoir dans un coin plus calme pour se rafraîchir en buvant un jus de citrouille :

- Ça va Hermione ? demanda-t-elle doucement.

- Oui, ça va, et toi ?

- Ça irait mieux si Severus ne passait pas autant de temps avec cette femme, maugréa-t-elle d'un air agacé.

Quand elle faisait ça, elle ressemblait énormément à son frère et Hermione ricana légèrement :

- Quoi ?

- Tu es vraiment comme lui quand tu pestes.

- Je te trouve bien calme, toi.

- J'ai passé une agréable soirée avec Drago, j'ai pu constater que beaucoup de Lords et leurs compagnes soutiennent mon initiative et je suis en train de finir la soirée en parlant calmement avec ma meilleure amie… pourquoi devrais-je aller mal ?

- Hum… tu as sûrement raison.

- J'ai toujours raison Cléo ! s'amusa Hermione.

- Tu lui ressembles beaucoup toi aussi quand tu t'y mets, fit remarquer la française en souriant enfin.

Les deux demoiselles parlèrent un moment de plus avant de rejoindre leurs cavaliers. L'heure du départ était visiblement arrivée.

Ils se dirigèrent tous les quatre vers Severus et Maggie pour les saluer. Le maître des potions serra la main à Drago et Sirius avant de faire un baisemain rapide à sa sœur. Une fois face à la lionne, il fit de même, non sans ajouter une caresse discrète dans la paume de cette dernière.

Contrairement à Lord Turner, son Prince était bien plus galant et subtil. Hermione sentit quelque chose dans sa main. Il était en train de lui laisser quelque chose à l'intérieur, la forçant à refermer un peu sa poigne pour ne pas faire tomber l'objet mystère. C'était petit, si bien qu'elle n'eut pas de mal à le garder discrètement dans sa paume.

Non sans déception la jeune femme ne l'embrassa pas et dut partir ainsi, sur une simple poignée de main cordiale. Néanmoins, elle savait qu'elle n'était pas vraiment à plaindre pour cette soirée. Le plan de son compagnon ne lui plaisait pas, certes, mais c'était pour sa sécurité, à elle oui, mais aussi celle de son enfant. Sachant cela, et surtout en repensant aux mains de Severus sur son ventre, elle rentra avec un sentiment plutôt positif.

Ce ne fut qu'une fois au square, dans sa chambre, que la jeune femme prit le temps de regarder ce qu'elle avait conservé dans sa main jusque-là. Le déposant sur son lit, elle se rendit compte qu'il s'agissait d'un paquet cadeau de la taille d'un demi lego. Fonçant un sourcil en se demandant ce que c'était, elle eut l'idée de lancer un amplificatum. Cela fonctionna, donnant au paquet une taille plus conventionnelle. C'était une boîte carrée, peu épaisse mais bien emballée dans un papier rouge avec un ruban doré.

Souriant en caressant du bout des doigts le tissu d'or, elle tira dessus pour l'ouvrir. Retirant ensuite le papier, elle tomba sur une lettre et du papier de protection. Attrapant en premier lieu la missive, elle l'ouvrit à son tour :

« Hermione, ma chérie.

Je ne sais pas comment va se dérouler cette soirée, mais je suppose que tu seras contrariée à plusieurs reprises. Je tiens à m'excuser d'avoir dû te faire vivre ça, et sache que la situation ne me plaît pas plus qu'à toi. Il m'a fallu beaucoup de temps et beaucoup de réflexion avant de tout mettre en œuvre, pour toi, pour nous… et crois bien que je suis désolé. Tu as normalement reçu mon message d'hier, qui t'aura prévenu un peu à l'avance de ta probable contrariété. J'aurais aimé t'offrir ceci en même temps, mais comme je te l'expliquais dans l'autre lettre, nos correspondances sont clairement surveillées. Certaines de tes missives ne me parviennent d'ailleurs pas du tout, d'après ce que Cléo m'en a dit. Pour m'assurer donc de la bonne réception de ceci, et de la discrétion pour son contenu, j'ai préféré attendre de te voir.

Je suis certain que tu en prendras soin et que tu comprendras ce que cela représente.

Tu me manques terriblement Hermione.

Severus »

Cette fois, pas de message caché mais une lettre ouverte et sans fioriture, juste franche et belle. La jeune femme sourit et sortit rapidement le cadeau. Il s'agissait de deux CD. L'un était un album, l'autre un 45 tours plus bien plus ancien, les deux étant la même chanson : 'À toi' de Joe Dassin.

Un autre parchemin avait été plié entre les deux pochettes :

« Je tenais à t'offrir la version originale datant de 1976, mais n'étant pas sûr que tu aies de quoi le lire, j'ai opté pour ajouter l'album plus récent qui reprend la chanson avec celles du 33 tours de l'époque…

Sache que je me sens vieux !

Néanmoins, j'ose espérer être plus jeune que ton professeur de français de l'époque.

Je te laisse le soin de traduire toi-même, tu t'en sortiras sans aucun doute très bien.

Bon courage »

C'était un mot plus concis mais surtout bien plus amusant. Hermione était presque certaine d'avoir déjà entendu cette chanson, elle allait cependant devoir la réécouter plusieurs fois avant de la comprendre pleinement, c'était certain. À moins que Cléo ne l'aide pour ça ! Mais une chose était certaine, la lionne se sentait bien mieux que la veille, comme victorieuse dans un match qu'elle avait dû mener contre le passé de Severus… et contre elle-même.

À toi

À la façon que tu as d'être belle

À la façon que tu as d'être à moi

À tes mots tendres un peu artificiels, quelquefois

À toi

À la petite fille que tu étais

À celle que tu es encore souvent

À ton passé, à tes secrets

À tes anciens princes charmants

À la vie, à l'amour

À nos nuits, à nos jours

À l'éternel retour de la chance

À l'enfant qui viendra

Qui nous ressemblera

Qui sera à la fois toi et moi

À moi

À la folie dont tu es la raison

À mes colères sans savoir pourquoi

À mes silences et à mes trahisons, quelquefois

À moi

Au temps que j'ai passé à te chercher

Aux qualités dont tu te moques bien

Aux défauts que je t'ai cachés

À mes idées de baladin

À la vie, à l'amour

À nos nuits, à nos jours

À l'éternel retour de la chance

À l'enfant qui viendra

Qui nous ressemblera

Qui sera à la fois toi et moi

À nous

Aux souvenirs que nous allons nous faire

À l'avenir et au présent surtout

À la santé de cette vieille Terre

Qui s'en fout

À nous

À nos espoirs et à nos illusions

À notre prochain premier rendez-vous

À la santé de ces millions d'amoureux qui sont comme nous

À toi

À la façon que tu as d'être belle

À la façon que tu as d'être à moi

À tes mots tendres un peu artificiels, quelquefois

À toi

À la petite fille que tu étais

À celle que tu es encore souvent

À ton passé, à tes secrets

À tes anciens princes charmants

À toi

OoOoOoOoOoOoOoO

Note :

Bonjour à toutes et à tous et bonne année à vous.

En ce jour anniversaire de notre Sevy national, je tenais à m'excuser pour mon manque de "sérieux" dans la publication de cette histoire.

Moi qui m'enorgueillais de publier avec assiduité, je me suis laissée submerger par plein de choses, et en particulier par une motivation décroissante au fur et à mesure de la mise en ligne des "marques du passé". Je suis donc désolée pour le peu de personnes qui suivent l'histoire, qui me soutiennent par leurs commentaires et leur follow (encore merci à vous d'ailleurs), et qui se voient attendre bien longtemps entre deux chapitres...

Bien sûr, je finirai la mise en ligne, ne vous en faites pas, le tome deux étant déjà terminé depuis longtemps. C'est simplement ma remise en page que j'ai du mal "à faire" afin de mettre en ligne convenablement les chapitres.

Aujourd'hui je vous poste donc deux chapitres pour me faire pardonner au mieux, et j'espère que vous comprendrez mon retard de publication sans trop m'en vouloir.

A bientôt, ou en tout cas le plus vite possible croyez le bien.