Chapitre 18 : annonces et rejouissements
Le soleil était encore haut dans le ciel malgré l'heure avancée et ses rayons réchauffait Pattenrond qui était allongé sur le rebord de la fenêtre du salon. Les pieds étendus devant elle, le regard plongé dans son dossier, le bout de sa plume caressant ses lèvres de façon machinale, Hermione réfléchissait. Lundi elle allait rencontrer les deux personnes qui travailleraient avec elle. Elle serait alors leur responsable, et à ce titre, elle allait devoir les briefer sur leurs activités à venir :
- Tu es encore en train de rédiger un discours ? demanda Cléo qui vint s'asseoir à côté d'elle.
- Oui, mais je n'y arrive pas, soupira la lionne.
- Tu n'as franchement pas besoin de ça. Tu y vas, tu les salues, tu leurs dis simplement que tu es contente de travailler avec eux et tu expliques ce que vous allez devoir faire dès mardi. C'est pas sorcier !
Ne pouvant retenir un sourire amusé, la jeune femme regarda la française :
- Ton humour est de pire en pire.
- Mais il te fait rire au moins ! Aller, pose-moi ce dossier à la noix, si tu es descendue jusqu'au salon c'est pas pour travailler.
- Tes parents arrivent dans combien de temps ? capitula Hermione en rangeant son attirail sur la table basse devant elles.
- Ils devraient arriver dans 5 ou 10 minutes pas plus.
- Déjà ? s'inquiéta la lionne.
- Tu es encore stressée ?
Gardant le silence un instant, elle regarda sa belle-sœur et acquiesça. Elle avait insisté auprès de Severus pour prévenir Eileen et Tobias de son état, bien qu'il trouvât cela stupide :
« Je ne vois pas pourquoi tu veux leur dire. Cela ne regarde que nous. » avait-il argué en haussant les épaules. Elle lui avait alors rappelé que cela finirait par ce voir, ne serait-ce qu'en septembre, sans oublier que génétiquement parlant, ils seraient les grands parents de cet enfant. « Albus sera un bien meilleur grand-père ! » avait-il répondu à cela avec nonchalance. Mais au final, il avait accepté en ajoutant tout de même qu'il s'en moquait, du moment que les Rogue ne demandaient pas à s'impliquer :
- Je crois bien que oui…
- Pourtant ils vont être contents ! Probablement autant que moi quand tu me l'as dit.
- Tu en es certaine ? Ils ne me connaissent presque pas et…
- Ils savent probablement plus de chose sur toi que sur Sevy tu sais, fit remarquer Cléo. Sérieusement, mes parents vont être ravis, tu verras.
- Ton frère risque de leur faire des réflexions.
- Oh alors c'est ça qui t'inquiète en fait. C'est encore et toujours les réactions de Severus.
- En même temps, tu le connais ! souffla Hermione.
- J'ai bien cru que ce n'était pas le cas quand je l'ai vu avec l'autre pimbêche lors de la soirée.
- Ça me fait mal de dire ça, mais Fine n'est pas une mauvaise personne… enfin, dans le genre mafieuse, c'est une femme sympa !
Sur ces mots, Cléo se mit à rire, suivit de près par Hermione. Jamais elle n'aurait cru dire une chose pareille.
Ce fut la sonnette d'entrée qui les coupa dans leurs blagues. Le demi flaireur releva la tête doucement et se recoucha nonchalamment alors que les deux sorcières se levèrent en même temps pour aller ouvrir.
Cléo prit immédiatement sa mère dans ses bras, cette dernière répondant à l'accolade avec tendresse. Tobias quant à lui entra, valises en mains, souriant :
- Quel favoritisme ma parole ! plaisanta-t-il avant d'ajouter en regardant la lionne. Bonjour Hermione, comment allez-vous ?
- Ça va bien merci, vous avez fait bon voyage ? demanda-t-elle.
Relâchant sa mère pour aller faire un câlin à son père cette fois, Eileen répondit joyeusement à Hermione tout en lui faisant la bise :
- L'avion n'est clairement pas notre mode de transport préféré, mais cela a le mérite d'être rapide !
- C'est tout de même bien plus long que le transplanage ! fit remarquer Tobias qui venait de lâcher sa fille. Hélas la dernière fois que j'ai essayé, je me suis rendu compte que je n'étais clairement pas sorcier !
- Et tant mieux, se moqua gentiment Cléo. Tu es tellement tête en l'air que tu te désartibulerais sans arrêt !
- Et c'est celle qui a perdu un doigt le jour de son permis qui me dit ça ! répliqua-t-il mi amusé, mi écœuré en y repensant.
- Tu vois, je t'avais bien dit que tu finirais par en rire un jour, fut remarquer Eileen.
- Je vous ai déjà dit d'arrêter de me rappeler cet événement !
Regardant sa main droite qui n'avait pourtant aucun marque, Cléo sembla se souvenir de la douleur qu'elle avait ressentie. Heureusement, cela était resté un incident sans gravité. Finalement, elle sourit amusée et Kreature apparut. Saluant à son tour les Rogue, l'elfe de maison prit leurs bagages et les transporta magiquement jusqu'à leur chambre. Pendant ce temps, Hermione et sa belle-famille se dirigèrent de bonne humeur jusqu'au salon :
- Sirius n'est pas là ? questionna Tobias.
- Il va bientôt arriver, il a dû aller chez son ami Remus pour l'aider avec leur fils.
- Ce petit bout a un souci ? s'enquit Mme Rogue avec sollicitude.
- Seulement un problème de nounou, s'amusa Cléo en faisant signe à ses parents de s'assoir. La jeune femme qui garde Teddy d'habitude est malade. Tonks quant à elle est occupée au ministère et Remus est épuisé par la pleine lune qui a eu lieu cette semaine. Sirius est donc allé aider.
- Severus ne lui prépare-t-il pas une potion pour ça normalement ? questionna Tobias.
- Si, mais elle ne permet à Remus que de garder le contrôle de ses faits et gestes, cela n'empêche pas la transformation. Et hélas, c'est cette dernière qui est la plus éprouvante, expliqua Hermione.
- Je comprends mieux, fit Tobias en semblant compatissant pour le lycanthrope.
Juste après cela, Kreattur apparut de nouveau :
- Est-ce que vous désirez que Kreattur prépare du thé en attendant le retour de maître Black ?
- Volontiers Kreattur, dit la jeune française en souriant.
Dans un pop sonore complémentaire, la créature disparut en cuisine. Cléo regarda ensuite Hermione avec insistance. La lionne savait pourquoi, mais elle se retrouva légèrement tétanisée. Peut-être que Severus avait raison après tout, peut-être que ce n'était pas nécessaire de le dire !
Après tout, le fait que seuls Cléo, Sirius, Harry, Ronald, Christian et Albus soient au courant était suffisant… surtout vu les réactions qu'avaient eu son frère et son meilleur ami, tous deux proches de la syncope plus qu'autre chose quand elle leur avait annoncé en début de semaine. Néanmoins, vivant avec eux, elle se savait incapable de leur cacher plus longtemps son état, d'autant qu'elle avait dû prendre rendez-vous à Mangouste pour commencer un suivi qui serait régulier :
- Maman, papa, Hermione a…
Sauvé par Kreattur qui apporta le thé, la lionne jeta un regard noir à sa meilleure amie. Elle n'allait quand-même pas oser lui forcer la main ! Quoi que, c'était une Rogue est vu son caractère, c'était clairement possible, surtout vu son sourire narquois. Après avoir servi les quatre personnes, l'elfe s'éclipsa. Eileen regarda sa fille et la Gryffondor avec intérêt :
- Alors, qu'est-ce que vous alliez dire ?
- La nouvelle aile ministérielle que j'ai contribué à ouvrir va enfin prendre du service dès lundi ! dit alors rapidement Hermione en souriant, empêchant Cléo de répliquer.
- Oh c'est une excellente nouvelle, approuva Mme Rogue. Vous avez tellement travaillé sur ce projet que c'est finalement une belle consécration !
- Oui, c'est vrai, approuva Tobias. Vous devez être tellement fière de vous Hermione !
- Je le suis assez, en effet… accorda la sang et or, dont les joues rosir légèrement.
Cléo regardait de nouveau sa meilleure amie avec insistance, la jugeant clairement tout en étant néanmoins amusée. Puis, ce fut au tour de la cheminée de la sauver d'une intervention de la française. Cette dernière, bien qu'éteinte au vu de la température qu'il faisait, s'alluma avec de flammes vertes, signe évident que quelqu'un utilisait le réseau de cheminette :
- Bonsoir, excusez mon retard, dit Sirius en sortant de l'âtre.
Serrant la main de ses beaux-parents, ils se saluèrent rapidement :
- Comment va Remus ? demanda Hermione. Et Teddy ?
- Le petit monstre était content que sa mère soit rentrée et s'est endormi presque directement à ce moment-là. Le grand monstre, lui, s'est réveillé à ce moment-là ! expliqua Sirius avec amusement.
- Cela ne doit pas être simple pour lui… compatit Tobias.
- Oui c'est vrai, mais il gère plutôt bien en temps normal.
- Comment se fait-il qu'il était si épuisé ? questionna alors Cléo.
- Le stress sans aucun doute, il s'inquiète beaucoup pour sa douce qui travaille toujours autant pour arrêter Bellatrix. Oh et puis, ajouta Sirius en s'asseyant dans son fauteuil non loin de sa compagne, il s'est beaucoup inquiété pour toi Hermione.
- Pourquoi ? s'étonna la concernée.
- Visiblement il s'est disputé avec Severus après avoir lu la gazette. Ils en sont presque arrivés à sa battre en duel, jusqu'à ce que ton cher et tendre ne finisse par lui expliquer qu'il cherche juste à vous protéger, le bébé et toi.
Du thé voltigea légèrement dans la pièce au rythme des spasmes que la toux de Tobias engendrait. Hermione prit une nouvelle fois une teinte écarlate, ce qui commençait à devenir gênant, alors que Cléo lança un regard exaspéré à Sirius. Ce dernier ne comprit pas tout de suite :
- Quoi ? Je n'ai rien dit à Remus, c'est Severus qui… oh… vous n'étiez pas encore au courant, c'est ça ? marmonna-t-il, gêné, en se tournant vers ses beaux-parents.
- Pas encore, en effet, se contenta de dire Eileen en souriant alors qu'elle tapotait le dos de son époux.
- Bordel, Jura Tobias en français quand sa respiration fut revenue. Désolé, je dois avouer que je ne m'attendais pas à ça ! Mais, mes plus sincères félicitations Hermione, malgré les apparences, je suis sincèrement ravi pour vous deux.
- Merci beaucoup, répondit doucement la susnommée alors qu'Eileen la félicita à son tour.
- Je vais être tata ! ne put s'empêcher de claironner Cléo, finalement bien trop contente pour en vouloir à son homme pour sa bourde.
Il était clair que les Rogue étaient contents. En plus d'avoir retrouvé un membre de leur famille, quand bien même ce dernier refusait de parler d'eux en ces termes en dehors de sa sœur, un nouveau membre allait agrandir celle-ci. Tobias et Eileen demandèrent alors à la future maman si elle avait besoin de quelque chose, bien trop heureux de pouvoir l'aider d'une quelconque manière. Se souvenant de la réserve dont avait fait preuve Severus, sans parler de sa propre difficulté à se projeter efficacement, elle refusa poliment en leur expliquant que pour l'heure, elle n'avait besoin de rien.
Le reste de la soirée se déroula plus conventionnellement, si l'on pouvait dire ainsi. Harry et Ronald rentrèrent peu de temps après la discussion tournant autour du bébé, et tout le monde passa à table avec gaieté. Cléo demanda plusieurs nouvelles de son pays de cœur, ses parents s'amusant à raconter les dernières péripéties et anecdotes entourant leur ville française en particulier.
Après cela, quand l'heure de se coucher fut venu, Hermione salua ses colocataires et les deux invités avant d'aller s'allonger. Elle aurait aimé parler à Severus avant de dormir, mais vu l'heure, la lionne savait qu'il dormait déjà. Ainsi se laissa-t-elle tomber dans les bras de Morphée, espérant néanmoins pouvoir le faire dès le lendemain matin.
En se réveillant après sa nuit, Hermione soupira. Elle avait bien dormi, néanmoins, comme souvent ces derniers temps, elle n'avait aucun doute sur la teneur de son rêve. Son cœur battait la chamade, elle avait chaud et surtout, elle sentait son entre jambe légèrement humide. Visiblement, c'était normal avec ses hormones, mais elle avait la sensation d'être légèrement trop perverse et elle se sentit alors quelque peu gênée, seule dans son lit.
Fermant de nouveau les yeux, la jeune femme n'eut néanmoins aucune difficulté à imaginer son sorcier avec elle. Elle avait envie de lui, mais sachant qu'il n'était pas avec elle, elle se contenta de glisser sa main sous sa chemise de nuit. Avec un léger sourire, Hermione s'amusa du fait qu'il valait finalement mieux qu'il ne soit pas là d'ailleurs, ayant mis au lavage la chemise de son homme qu'elle utilisait habituellement et ne rentrant plus dans ses pyjamas et autre nuisette, il ne lui restait plus que cette vieillerie ample et assez ridicule.
Ses doigts trouvant rapidement son point sensible, la lionne entama de légers mouvements circulaires autour, comme elle imaginait que le ferait son sorcier. Ce n'était pas lui, certes, mais avec un peu d'imagination et vu son état, cela lui suffit à pousser un long râle de soulagement. Elle sentait sa culotte devenir plus humide et tout en continuant sa stimulation, elle repensa à l'un de ses rêves récurrents. Elle imagina non plus les doigts, mais bien la langue de son amant sur son sexe.
C'était diablement agréable, et elle dut se mordiller la lèvre inférieure pour éviter de gémir bruyamment. Grand bien lui en prit, car quelqu'un toqua à sa porte. Rougissante, la jeune femme retira sa main et remit sa chemise de nuit en place avant de toussoter, ayant l'impression d'avoir été prise sur le fait. Vu l'heure qu'elle aperçut sur sa petite horloge tout en se redressant dans son lit, elle haussa un sourcil. Il était trop tôt pour que ce soit Harry ou Ron, et si Cléo venait la chercher d'aussi bonne heure, c'était sûrement qu'il y avait un problème :
- Oui ? dit-elle alors rapidement.
La porte s'ouvrit et la française entra… bien plus grande que d'habitude. Relevant la tête, Hermione retint son souffle bien malgré elle en voyant le visage de l'importun éclairé par les quelques rayons de l'aube qui traversaient ses rideaux :
- Severus ? s'exclama-t-elle alors qu'il refermait derrière lui. C'est… c'est toi ?
- Non, c'est le pape et j'attends ma sœur ! répondit-il avec un sourire narquois.
S'apprêtant à sauter du lit pour lui sauter dessus, elle se fit devancer. Avec des pas rapides, il rejoignit le lit et s'installa sans plus de cérémonie au dessus d'elle, par-dessus la couette. Hermione poussa un léger gémissement qui se perdit dans la bouche de son amant qui l'embrassait déjà avec une fougue certaine. Passant ses mains derrière la nuque de ce dernier, elle répondit à ce baiser avec tout autant de passion, cherchant à gagner le duel qui les opposait pour savoir qui conquerrait en premier la langue de l'autre.
Severus vaincu tout de même, sans grande difficulté, et il la libéra à contre cœur pour pouvoir reprendre son souffle. Avec un sourire entendu, il plongea son regard profond dans celui de la jeune femme avant de se pencher vers son oreille pour lui murmurer :
- Tu sais que juste avant de frapper à ta porte… je suis presque certain de t'avoir entendue gémir ?
Hermione aurait pu devenir écarlate mais sans se démonter, elle tourna à la place la tête pour lui répondre de la même manière que lui :
- Vous avez une très bonne ouïe… professeur !
En prenant bien soin d'insister sur le dernier mot, elle se délecta de le sentir se tendre légèrement au dessus d'elle. Severus lui captura de nouveau la bouche tout en grognant, visiblement vaincu à son tour.
Dégageant ses mains, la lionne s'attaqua sans attendre au déboutonnage de la redingote de son sorcier, remerciant toutes les divinités et autres légendes du monde d'avoir donner idée à Severus de venir sans sa robe de sorcier ni sa cape. Il y avait déjà bien assez de couches de tissus à retirer.
Alors qu'elle s'atelait à défaire les derniers boutons, Hermione le sentit bouger. Quelques secondes plus tard, elle entendit deux bruits d'objets atterrissant au sol, signe qu'il venait de retirer ses chaussures sans ménagement avec ses pieds. Sans lui laisser l'opportunité de se redresser, la lionne commença à s'occuper de la chemise de son Prince.
C'était presque irréel, pourtant elle était certaine de ne pas rêver. Si elle avait encore été endormie, il était clair que Severus serait déjà nu, au lieu de souriant contre sa bouche pendant qu'elle galérait avec les derniers boutons de sa chemise. Finalement, prenant sûrement pitié d'elle, il attrapa lui-même le bas de sa chemise pour la sortir de son pantalon, permettant à Hermione de finir son ouvrage.
Une fois le torse de son amant libre, elle glissa ses mains dessus, traçant ses abdominaux qu'elle trouvait plus imposant qu'avant, avant d'arriver à ses pectoraux, eux-mêmes peut-être plus saillants. Cessant par curiosité le baiser, Hermione baissa la tête pour observer le corps qui lui faisait face. Ses mains toujours contre la peau brûlante de son sorcier, elle en profita pour faire tomber sur ses bras ses vêtements afin d'avoir une vision complète de celui-ci.
Severus l'aida volontiers et la regarda l'observer sous toutes les coutures. Bien que les rideaux étaient encore fermés, il y avait assez de lumière pour qu'elle puisse le détailler. Son tatouage spatial était toujours aussi impressionnant, mais ce n'était pas la seule chose qui donna une sensation de flottement à la jeune femme :
- Par Salazar, Severus… tu as mangé du lion ? demanda-t-elle, maintenant certaine qu'il avait pris en muscle tout en le trouvant plus envoûtant que jamais.
- Par Gryffondor, non ! s'amusa-t-il alors. C'est de la lionne que j'ai rajouté à mon menu.
Sa phrase terminée, il se jeta de nouveau à l'assaut de son repas, délaissant sa bouche pour s'attaquer cette fois à son cou. Hermione poussa un léger couinement de surprise avant de se laisser entièrement faire. Il lui faisait clairement un suçon et c'était affreusement agréable et excitant. Fermant les yeux, elle se laissa aller à ses sensations sans se rendre compte qu'elle s'était mise en gesticuler lentement. Ce fut le soupire étouffer de Severus qui lui fit comprendre qu'elle le stimulait elle aussi.
Maintenant au clair avec ça, la lionne décida d'en profiter et entama de mouvements de bassins lascifs. Bien que gênée par sa couette et le poids de Severus de part et d'autre de celle-ci, elle constata que les légers frottements que cela engendrait étaient parfaits.
Enfin, peut-être étaient-ils légèrement insuffisants, car l'espion se leva d'un coup, non sans engendrer une plainte de la part d'Hermione qui le vit alors arracher la couette qui la recouvrait pour la jeter plus loin. Le froid envahit ses jambes mais ce ne fut pas pour lui déplaire, elle qui avait la sensation de bouillir. En revanche, elle se mit à rougir réellement quand elle remarqua le regard perplexe de son homme… puis elle se sentit vraiment honteuse. Il regardait sa tenue de nuit :
- Par Salazar, après une culotte chaton, une chemise de nuit Grominet… vous êtes vraiment obsédée par ces viles créatures Granger ! s'amusa-t-il non sans qu'un ronflement mécontent se fasse entendre.
Pattenrond qui était resté discret sur l'un des fauteuils depuis le début s'était vraisemblablement sentit visé. Hermione allait répliquer quelque chose pour sa défense mais Severus s'était rapprocher et lui attrapa les chevilles, tirant la jeune femme plus au bord du lit. Il lui prit alors la main et la fit se lever à son tour avant de l'embrasser de nouveau. Finalement, cela n'avait pas l'air de l'embêter tant que ça. Puis, remontant doucement la dite chemise de nuit, il glissa sa main entre les jambes de sa compagne.
Hermione eut l'impression d'être de nouveau sous la couette quand il reprit là où elle s'en était arrêté avant son arrivé :
- À quoi tu pensais ? souffla-t-il à son oreille tout en faisant de petits gestes circulaires autour de son point sensible.
- À toi… soupira-t-elle de bien-être alors qu'elle remercia silencieusement son sorcier de connaître son anatomie à ce point par cœur.
- Et qu'est-ce que je te faisais ?
- Quoi ? demanda-t-elle alors en rouvrant les yeux quelle n'avait pas eu l'impression de fermer.
- Qu'est-ce que je te faisais quand tu m'imaginais ?
En lui demandant la seconde fois, il avait légèrement plus appuyé ses doigts sans interrompre ses mouvements. Hermione enfouit sa tête dans le cou de son homme pour étouffer un gémissement et cacher sa gêne. Elle savait pourtant que vu sa moiteur entre les jambes et ce qu'il lui faisait, elle n'aurait pas dû se sentir déroutée par une question de ce genre :
- Tu me… commença-t-elle avant gémir une nouvelle fois face à une décharge de plaisir qui la pris. Hum… tu m'embrassais !
- Et ça te suffisait ? s'étonna-t-il, visiblement persuadé qu'elle diminuait la vérité. Pourtant, tu ne jouis pas uniquement avec mes baisers !
- Je n'ai pas… précisé où tu m'embrassais ! fit-elle remarquer dans le cou de Severus.
Ce fut avec un plaisir non dissimulé qu'elle le sentit se tendre de nouveau à cette simple constatation. Elle était peut être écarlate, mais elle n'était plus là 'je-sais-tout' coincée du passé. Son amant cessa ses obscènes caresses et regarda sa lionne dans les yeux. Elle allait lui demander si elle venait de le choquer, mais il l'embrassa tendrement avant de finalement se mettre à genoux devant elle. Hermione ouvrit de grands yeux ronds et n'osa pas bouger alors que son grand sorcier était pour une fois plus bas qu'elle. Elle ne baissa la tête que lorsqu'elle le sentit retirer son sous-vêtement détrempé :
- Je pense que tu devrais t'assoir ! dit-il avec beaucoup moins d'assurance que d'habitude.
Ne sachant pas ce qui l'excitait le plus entre le fait de le voir à genoux de la sorte, à sa merci, ou l'anticipation de ce qu'il comptait lui faire, Hermione s'exécuta. Elle tenta de retirer sa chemise de nuit mais Severus attrapa son poignée :
- Non… garde-la pour le moment ! lui intima-t-il avant de poser ses mains sur les genoux de sa lionne pour lui écarter les jambes.
Il se rapprocha d'elle, se faufilant au plus près du blason de son amante :
- Tu vas devoir me guider, dit-il en relevant la tête vers elle un instant, peu sûr de lui.
Il était clair qu'il n'avait encore jamais fait cela, mais la lionne n'en était finalement que soulagée, constatant avec joie qu'elle n'était pas la seule à avoir des choses à apprendre. Et que pouvait-il y avoir de mieux que d'expérimenter à deux, avec l'homme qu'elle aimait ? Sans s'en rendre compte, à force de rêvasser, Severus s'était approché encore et ce fut la sensation de la bouche de son sorcier contre son sexe qui lui rappela que l'expérience du jour commençait.
Il était doux, délicat et tendre, déposant des baisers chastes contre ses lèvres féminines. Elle ferma alors les yeux et sourit bêtement. C'était une sensation curieuse mais elle trouvait ça tellement exaltant, profitant de chaque petit détail. Des cheveux corbeaux de Severus qui lui caressaient les cuisses à chacun de ses baisers, ses mains qui lui caressaient les reins, en passant par sa bouche qui se faisait légèrement plus taquine avec les secondes passantes.
« C'est plus doux que je ne me l'imaginais » se dit la jeune femme qui gardait les yeux fermés avant de retenir un rictus narquois bien trop roguien « par Merlin… lui qui détestait toucher les… »
Puis elle rouvrir d'un coup les yeux et sursauta légèrement en poussant un léger cri de surprise. Il venait de passer sa langue contre son bout de chair ! Il recula sa tête et l'observa, gêné :
- Désolé je pensais qu…
- Par Salazar, recommence ! s'exclama-t-elle.
Elle s'était à peine entendu jurer une nouvelle fois à sa façon à lui mais eut bien conscience de lui avoir donner un ordre avec un ton trop autoritaire. Elle allait s'excuser quand Severus lui obéit, empêchant la jeune femme de le faire.
Cette fois, se rendant probablement compte de l'effet qu'il avait produit, l'espion sembla se ragaillardir. Sa langue vint titiller de nouveau la partie sensible d'Hermione qui ne put retenir un râle de plaisir. Rapidement, le jeux devint plus fougueux, et Severus s'amusa à embrasser et aspirer ce bouton de plaisir, amenant la jeune femme à se cambrer pour en réclamer plus. Et il lui en donna plus.
Severus retira ses mains du dos de la lionne pour lui écarter plus encore les jambes. Hermione se laissa alors tomber en arrière sur le matelas et passa machinalement ses jambes sur les épaules de son sorcier. Tout aussi mécaniquement, elle passa une main sur la tête de ce dernier, comme voulant s'assurer qu'il ne la laisserait pas et qu'il était bien là. Et, il l'était :
- Hum… oui… aaaah bordel… j'ai Severus Rogue entre mes cuisses ! grogna-t-elle alors qu'elle était au bord du gouffre.
C'était une réflexion somme toute stupide, mais que c'était bon pour elle de se l'entendre dire. Ce n'était plus doux du tout, c'était au contraire totalement hardant. C'était mieux que son rêve ! Puis, elle sentit un doigt taquin s'insinuer en elle en même temps que la langue espiègle de son sorcier la stimulant. Et ce fut le summum. Elle aurait aimé hurler le prénom de son amant mais seul un son guttural sortit de sa gorge quand l'orgasme l'assaillit.
Il lui fallut alors un moment pour que le voile léger devant ses yeux ne s'estompe et que son souffle retrouve un semblant de régularité. Severus s'était redressé et avait essuyé sa bouche du revers de sa main gauche tout en observant sa compagne. Puis il posa un genoux sur le lit et se pencha au dessus d'elle :
- Alors ? Comment c'était d'avoir Severus Rogue entre tes cuisses ? demanda-t-il avec sa voix grave qu'il semblait néanmoins avoir du mal à contrôler, son ironie ressemblant plus à de l'excitation.
- C'était… fabuleux ! répondit-elle tout en souriant, ne sachant plus si elle devait se sentir pudique ou non.
Severus sourit, amusé, et lui caressa doucement la joue. Il la dévorait maintenant du regard et la jeune femme en cessa de sourire pour se plonger dans ces yeux si sombres et brillants à la fois :
- Est-ce que… est-ce que je peux t'embrasser ? questionna-t-il avec incertitude.
- Bien sûr que tu peux ! Pourquoi tu ne pourrais pas ?
- Eh bien, je viens d'embrasser ton…
- Non, ne finit pas la question, je crois que je préfère ne pas me la poser, s'amusa-t-elle. Contente-toi de m'embrasser.
Il se baissa alors et obéit une nouvelle fois sans rechigner. Hermione bougea légèrement pour se mettre plus à l'aise et, se faisant, elle frôla de sa cuisse le signe évident de l'excitation toujours bien présente de son sorcier. Elle se rappela alors qu'elle avait été la seule à prendre du plaisir pour l'instant :
- Severus… à quoi tu penses… quand tu te touches ? minauda-t-elle en essayant de limiter lui et son air si sûr.
- Qui te dit que je le fais ?
Avec un sourire narquois face à la tête surprise qu'elle lui renvoya, l'espion l'embrassa de nouveau avant de murmurer, tel un secret :
- Je pense à vous Miss Granger.
- Et… et qu'est-ce que je te fais ? continua-t-elle en faisait fi de sa moquerie.
- Toi tu ne fais rien de plus que de crier, pendant que moi… je te prends sauvagement.
- Sauvagement comment ?
Hésitant un instant, ne se doutant apparemment pas qu'elle puisse aller aussi loin dans ses questions, il répondit simplement :
- Eh bien, je doute que tu ais franchement envie de le savoir !
- Pourquoi ?
- Parce que !
- Mais, dis-moi !
- C'est hors de question, maugréa-t-il.
- Tu me prends violemment ?
- Hey, pour qui tu me prends ?
- Je ne sais pas, tu sembles presque avoir honte alors que moi, j'ai bien fini par te le dire ! Tu ne nous imagines quand-même pas avec une autre personne ? s'inquiéta-t-elle d'un coup.
- Et qui penses-tu que j'aurais envie de toucher, espèce d'idiote !
- Alors quoi ? insista-t-elle avant d'ajouter en riant. Tu me sodomises ?
Severus ne répondit rien et tourna seulement le regard avec de nouveau l'air gêné. Face à cette réaction, Hermione ne put retenir un « oh ! » sans savoir elle-même si c'était bien ou mal. Mais avant que l'espion ne tente de prendre la fuite, elle lui agrippa le cou et passant ses bras derrières :
- Tu n'as… on n'a qu'à… Essayer !
Retournant vivement son regard vers elle, choqué, il fronça un sourcil :
- Ne dis pas n'importe quoi !
- Je le pense vraiment, se défendit-elle. Y'a des tas de personnes qui le font, alors… c'est que ça doit… enfin, ça doit être faisable quoi !
Aucun argument ne lui vint réellement en tête pour accepter, mais elle n'en vit pas plus pour refuser. À part éventuellement son appréhension… mais Severus en avait vraisemblablement eu aussi quand il eut su ce qu'elle avait imaginé juste avant. Finalement, voyant qu'elle avait mis en pause son conjoint, elle l'embrassa et le relâcha avant de se tourner pour se mettre à quatre pattes sur le lit. Il n'y avait plus de place pour la honte ou la timidité dans la tête de la lionne. Après tout, il venait de passer un cap sur et dans sa féminité, c'était un peu tard pour être pudique.
Hermione sentit plus qu'elle ne vit Severus se relever. Il grogna comme elle ne l'avait jamais entendu grogner avant de l'entendre déboutonner son pantalon. Une fois de plus, la jeune femme aurait été incapable de dire si elle se sentait excitée ou pleine d'appréhension. Plusieurs questions lui vinrent en tête alors qu'elle entendit son sorcier baisser ses derniers remparts :
« Est-ce que ça va faire mal comme pour ma première fois ? Finalement, c'est une première fois là aussi… est-ce que ça va seulement rentrer ? Est-ce que Severus va aimer ? Je ne vais pas pouvoir jouir non ? »
Puis son flot de questions s'intensifia quand elle fut de nouveau tirée au bord du lit, comme tout a l'heure, mais sans qu'il ne la relève après. Il posa ses mains sur les fesses qu'elle lui tendait et se figea tandis qu'il glissa ses doigts dessus. Hermione fronça d'un coup les sourcils :
« Il vient vraiment de me donner une fess… par tous les fondateurs ! »
À la deuxième fessée qu'elle reçut, Hermione poussa un petit couinement. Il y était allé un peu plus fort la seconde fois, mais ce n'était clairement pas douloureux :
- Vous êtes vraiment une dévergondée Granger…
- Je sais, professeur ! répondit-elle en ricanant finalement pour tenter de se détendre.
Puis elle sentit ses doigts écarter sa chaire, plus bas qu'elle ne l'aurait imaginé, puis elle sentit son membre engorgé se frayer un chemin en elle. D'abord étonnée, elle allait répliquer quelque chose quand il commença ses aller-retours :
- Vous aurez ma perte… mais pas aujourd'hui ! grogna-t-il de nouveau en s'enfonçant en rythme en elle, dans sa moiteur encore chaude.
Elle aurait bien aimé protester mais elle se contenta de fermer les yeux en profitant des coups de butoirs particuliers que cette position leur permettait. C'était plutôt bon, une fois de plus, et beaucoup plus conventionnel que ce qu'elle avait pensé recevoir. Severus semblait néanmoins beaucoup plus fringant que d'habitude et ses mouvements devinrent très rapidement puissant et sans retenue, le faisant gémir malgré ses tentatives flagrantes de se retenir. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle-même devant se faire violence pour ne pas réveiller toute la maison.
Les frottements en elle et les à coups contre son postérieur la rendait folle. Elle en avait tellement besoin, c'était presque viscéral depuis quelques semaines, mais cela ne sembla pas déranger Severus qui, après un moment, se penchant sur elle dans son dos. Il passa ses mains sous sa chemise de nuit et lui attrapa ses seins pour les caresser et les malaxer tout en la prenant :
- Tu es si… si… bonne ! cracha-t-il presque.
La lionne fut presque persuadée qu'il comptait lui dire autre chose de plus… pervers. Néanmoins, il se contenta de ça et glissa une de ses mains jusqu'au bout de chair qu'il trouva une fois de plus rapidement. Ce fut le début de la fin pour Hermione qui savait qu'elle jouirait dans peu de temps. Elle se pencha en avant et mordit ses draps pour ne pas hurler son plaisir alors qu'il pinçait un de ses tentons en même temps que son bouton de nerfs. Elle sentit alors son sexe se contracter autour de celui de son sorcier, qui continua à se mouvoir en elle malgré tout, accentuant son bien-être et ce, jusqu'à ce qu'il se répande en elle, atteignant la jouissances peu de temps après elle.
Ils restèrent ainsi un moment, et quand Severus se recula, Hermione se sentit vide. Elle s'écroula presque sur le lit, se mettant rapidement sur le dos. Une fois qu'il eut remonté son boxer et son pantalon, il la rejoignit dans le lit et l'embrassa avec force :
- Ne me fais plus jamais ça ! lui reprocha-t-il.
- Je n'ai rien fait. Enfin, rien de mal en tout cas, je suis…
- Si je t'avais écouté, tu aurais eu mal et tu m'en aurais voulu, dit-il toujours un peu énervé. Tu as de la chance que je sois capable de retenue !
La jeune femme le regarda dans les yeux, curieuse :
- C'est si douloureux que ça ?
- Si tu n'es pas prête, oui, ça te ferait mal !
- Mais j'étais prête ! se défendit-elle.
Cette fois, les yeux noirs de Severus semblèrent plus sombres que jamais et en même temps, presque fascinés en la regardant. Il glissa une main volage sur les cuisses de sa lionne :
- Tu es vraiment…
- Une dévergondée ? Bonne ? Insupportable peut-être ? plaisanta-t-elle.
- Tout en même temps Granger, tu es définitivement tout ça en même temps.
Il glissa ensuite sa main sur la hanche de la jeune femme et la dirigea vers ses fesses qu'il enserra alors :
- Tu as déjà fait ça ? questionna-t-elle finalement.
- Oui… c'est pour ça que je peux te dire qu'il faudrait te préparer… je ne veux pas te faire mal, je veux que tu m'aim… que tu aimes ! corrigea-t-il vivement.
- Je t'aime déjà, dit-elle en l'embrassant alors qu'il lui caressait les fesses, la faisant se mettre sur le côté. Et que faudra-t-il pour… pour me préparer ?
- Du lubrifiant… dit il en lui écartant légèrement les fesses avec sa main. Des potions antalgiques au cas où… ajouta-t-il en passant son doigt vers la zone qui semblait l'intéresser. De la patience…
Hermione se blottit plus contre lui et posa son front sur le torse de son homme, le laissant la toucher là où elle n'aurait jamais imaginé l'être. La sensation était particulière mais loin d'être dérangeante :
- Et peut-être encore un peu plus de lubrifiant.
En disant ça, Severus entra doucement un doigt en elle. Hermione ouvrit la bouche et se crispa légèrement, se collant plus encore contre son sorcier. Quand il se retira, il l'embrassa :
- Par tous les fondateurs, je crois que je pourrais de nouveau te prendre dans la seconde.
- Alors fais-le !
- Tu as besoin de manger et de te reposer.
- Je suis enceinte, pas malade !
- Permets-moi d'en douter.
- Pardon ?
- Tu es clairement atteinte de nymphomanie là !
Severus ricana alors, ce qui n'empêcha pas la jeune femme de se mettre à cheval sur lui pour l'embrasser. Oui, elle l'était peut-être, mais elle assuma pleinement de profiter une nouvelle fois du corps de son amant.
Après une douche en duo, bien méritée, Hermione et Severus s'habillèrent. Alors qu'elle ouvrit la porte, l'espion se regarda dans la glace, et soupira :
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle.
- Je vais vraiment devoir me motiver à me couper les cheveux. J'oublie sans arrêt.
- Ils sont très bien tes cheveux, je les aime moi.
Severus sourit en s'approchant d'elle et l'embrassa :
- Par Merlin, vous n'êtes pas obligés de vous embrasser comme ça dans les couloirs de bon matin ! grimaça Ron qui descendait des escaliers. Oh je n'y crois pas, et vous sortez de la salle de bain en plus… je crois que je ne vais pas prendre de petit déjeuner finalement… quoi que… ouais, si, je vais quand-même manger !
Il avait ajouté ça en souriant amusé alors qu'Hermione lui tira la langue. Le roux se contenta de rire de plus belle en descendant encore pour aller à la cuisine. Puis, elle haussa un sourcil suspicieux :
- Hey mais, pourquoi il n'est pas surpris de te voir ?
- Il était déjà réveillé quand je suis arrivé. D'ailleurs, il prenait déjà un petit déjeuner ! dit Severus en haussant à son tour un sourcil, ce qui fit rire Hermione cette fois.
- Il lui arrive de prendre plusieurs petits déjeuners.
- Mais combien diantre a-t-il d'estomacs ?
- Vous parlez de Ronald ? questionna cette fois la voix de Harry. Il en a au moins 4.
- Comme les vaches ? s'amusa Severus.
- Oui, mais sans les ruminations… quoi que, les ruminations anxieuses, ça compte ? plaisanta Harry.
- Ne me dis pas que tu étais au courant toi aussi, intervint Hermione qui avait l'impression de ne pas être là.
- Oh si, Ronald m'a prévenu. Après son premier petit déjeuner/révision, il est venu me poser une question. Il savait qu'il n'allait pas pouvoir te demander à toi, et du coup, j'ai été contraint de me réveiller un dimanche !
- Que de tristesse Potter, je vous plains ! Au moins savez-vous maintenant ce qu'Hermione a dû endurer avec vous pendant 7 ans.
- Et j'en suis conscient, avoua Harry qui ajouta avec humour, c'est d'ailleurs pour ça que je la laisse profiter de ses dimanches matin au lieu de venir toquer à sa porte avec Ron.
Hermione soupira. C'était clair, ils étaient tous insupportables. Elle descendit alors sans même attendre son sorcier, ni son frère de cœur. Dans la salle à manger, tout le monde était déjà là et Ron avait apparemment prévenu tout le monde de la présence d'un visiteur surprise car Cléo chercha quelqu'un derrière son amie :
- Il arrive, quand il aura fini de plaisanter avec Harry… je n'aurais jamais cru dire ça un jour…
- Je n'aurais jamais cru entendre ça un jour, ajouta Sirius.
- Je n'aurais jamais cru le faire un jour ! répondit la voix sarcastique de Severus derrière elle.
- Heu… non, je n'ai rien à ajouter de plus, s'amusa Harry qui alla s'asseoir.
Malgré l'amusement général, Hermione eut quelques craintes quand Severus sembla se rendre compte de la présence de ses… des parents à Cléo. Pourtant, elle lui en avait parlé, elle en était certaine :
- Bonjour à tous, se contenta-t-il de dire.
C'était un bon début. Puis Cléo intervint après une salutation générale :
- Tu as déjà manger ce matin Severus ?
- Oui et non… dit-il non sans qu'Hermione n'aperçoive l'un de ses sourires en coins qu'elle comprit directement. J'ai simplement pris un café avant de venir.
- Tu bois du café toi maintenant ? s'étonna Cléo.
- Apres une nuit blanche, oui, ça arrive.
- Il faut dormir la nuit Severus, le houspilla sa sœur.
- Il faut croire qu'il était trop pressé d'arriver, plaisanta Sirius.
- Tu savais qu'il serait là ? demanda Cléo, surprise.
- Oui, dit-il simplement en haussant les épaules. Mais je n'avais pas le droit de le dire, et je n'allais quand-même pas passer outre la demande explicite de Severus !
- Il t'as menacé de mort, c'est ça ? demanda cette fois Hermione en regardant son ami avec un air faussement compatissant.
- Comment tu le sais ? répliqua l'espion avec pour sa part, un air faussement outré.
Rassuré qu'il soit aussi détendu malgré la présence des Rogue seniors, Hermione et lui prirent place à table. Le repas se passait bien, les conversations allant bon train et Severus se montrant plutôt sociable, enfin, d'après l'échelle severusienne d'Hermione en tout cas. Puis suite à l'une de ces discussions portant sur la tenue qu'elle allait mettre le lendemain pour rencontrer ses futurs collaborateurs - la jeune femme irait dans l'un ses tailleurs habituels pour ne pas donner l'air d'être trop imbue d'elle-même – elle se tourna vers Severus :
- En parlant de look, dit-elle en souriant en voyant l'air perplexe de son sorcier quand elle commença sa phrase. Tu comptes vraiment te couper les cheveux du coup ?
- Je vais finir par ressembler à Albus si je ne fais rien, fit-il remarquer.
Observant de plus près, il était vrai que ses cheveux ébène étaient presque plus long que les siens :
- Je demanderai à Christian de le faire la prochaine fois que je le verrais. Ah moins que tu ne saches couper les cheveux ?
Harry se mit à rire et Hermione lui donna un coup de coude, vexée, avant de sourire quand-même :
- Il vaut mieux éviter de me confier cette tâche, avoua-t-elle en se rappelant de la fois où Harry lui avait demandé de l'aide pour une sortie à Pré-au-lard avec Ginny.
- Je pourrai le faire, proposa alors une voix peu sûre d'elle.
Severus releva la tête en même temps que la lionne. Eileen regardait son fils dans les yeux, attendant visiblement une manifestation quelconque de magie incontrôlée. Et, il y en eut une, discrète, rapide mais claire, comme cela était arrivé plusieurs fois lors de leur disputé de couple à l'impasse du tisseur.
Hermione vit une sorte de flash, un souvenir plus qu'une pensée : Mme Rogue, plus jeune, coupant les cheveux d'un garçon d'une dizaine d'année qui lisait pendant la session coiffure. Personne ne sembla l'avoir vu à par elle et la jeune femme regarda son sorcier quand il répondit dans un quasi murmure :
- Pourquoi pas…
