Bon, ben faut parler des Coquatrices...

*P.O.V ÉOS*

Les Coquatrices sont de belles saletés. D'après mon père, il s'agit d'un Dökkalfár plus gros, le Basilic, qui s'est divisé en plusieurs petits monstres pour éviter que je ne l'attrape...

Je dois donc toutes les débusquer si je veux un jour pouvoir avoir un Baislic.

Ces petites bêtes mesurent environ 1m20, on dirait un mélange de coq et de serpent, mais elles se protègent derrière une carapace ronde.

Je me rappellerai toujours de notre première rencontre, c'était dans une petite ville à l'est de Toronto, pendant mon enquête sur l'affaire "Baykok", je devais interroger un témoin avec Séby et Steve. Nous étions dans son quartier, on aurait dit une cité Seine-et-Marnaise située dans une ancienne fosse. Nous descendîmes les escaliers, entre les immeubles, de nombreux passants circulaient et nous le vîmes... Soudain, le jeune homme, qui était réputé pour sa vente de substances illicites, sembla perdu, troublé, il avait du mal à marcher. Séby et Steve armèrent leurs crocs et leurs griffes. Et c'est à ce moment que je les vis apparaître. Trois étranges grosses boules de métal étaient accrochées sur cet homme, ce qui surprit les passants.

Les sphères s'ouvrirent en deux pour laisser sortir leurs lames, lesdites lames tournèrent comme des scies circulaires et tailladèrent le jeune homme pour faire gicler son sang et le débiter en tranches.

Les passants fuyèrent et le combat commença.

C'était une expérience assez terrifiante, ces créatures possédaient deux types d'attaques, elles peuvent bien cracher du venin et possèdent un regard mortel, mais ces deux atouts sont trop précieux et ne peuvent être utilisés que dix fois dans le premier cas et une fois dans le second, qui sont l'encerclement et la téléportation. La téléportation, c'est quand les Coquatrices se rendent invisibles et disparaissent instantanément pour se rematérialiser sur le corps de la cible sous la forme de boules, pour finalement réapparaître et la taillader. Je suppute que ces sales bêtes doivent rester dans leur coquille pour pouvoir être invisibles même aux yeux des personnes qui comme moi ou les garçons peuvent voir les monstres sous leur véritable apparence.

L'encerclement a lieu quand les Coquatrices comprennent que la téléportation est inutile face à la cible. Elles tournent en cercles autour de la cible, se réfugiant dans leur coquille et ne laissant sortir que leurs lames métalliques, puis laissent entre deux et trois courageuses attaquer la cible en étendant leurs lames ou pour lancer des attaques de grappins ou en crachant du venin, en mordant avec leur bec, en griffant avec leurs ergots ou en projetant le regard de mort. Heureusement, comme je l'ai dit plus tôt, c'est un désavantage qu'elles partagent avec Steve : la Mort en un coup est un coup unique !

Ces créatures étaient bel et bien des Coquatrices. À force que je décime les leurs, elles auront compris que la téléportation est inutile face à moi, elles se contentent donc de foncer vers moi, mais elles oublient que je suis accompagné d'une personne peu recommandable, qui a au moins l'intelligence de se déplacer en personne pour m'aider.

Je suis vraiment frustrée. Furfur, elle, elle a Sytry qui l'aide toujours, mais, moi, je me tape les râleurs et les ingrats.

La créature déguisée en jeune homme aux yeux bleus et aux cheveux dorés me protégea, ces ennemies sont très fières de leurs carapaces, mais au même titre que le Bernard l'ermite doit trouver sa coquille, ces mutants peuvent enlever leur carapace métallique.

Les pouvoirs de l'esprit d'Ashtar entrèrent en action, il ne fit rien, et pourtant les créatures furent figés, incapables d'avancer vers moi alors que leurs carapaces s'envolaient, mues par le don psionique de mon Martien.

Moi-même, je ne suis pas très puissante, je vous rappelle quand même que j'ai dû survivre à la déesse de Noël il y a quelques jours, en raison de mon manque d'énergie, mais je peux quand même éliminer ces créatures.

Contrairement à Séby et Steve, un coup bien placé suffit à éliminer ces parasites qui ont permis la fuite de nombreux criminels que je poursuivais.

Je tendis ma main, je laissai mon pouvoir agir. Par ailleurs, je sentais le pouvoir du Badalisc, elle préparait quelque-chose, elle emmagasinait de l'énergie, tout comme moi.

Des étincelles rouge sang furent envoyés par mes doigts et par ma paume, je projetais une lumière intense qui se changea en onde.

Les cercles rougeâtres frappèrent mes ennemis pour les étourdir, Ashtar devait se demander pourquoi je faisais ça alors que sa télékinésie les paralysait, mais je préfère faire preuve de précaution, et je décochai mes tirs.

Mon pouvoir avait évolué depuis le jour où ce n'était qu'une flammèche écarlate qui sortait par réflexe et perforait le cœur d'un Wendigo, maintenant, quand j'utilise ce sort, il se manifeste sous la forme de fils.

Bref, je tirais. Mes rafales lumineuses verrouillèrent les têtes des Coquatrices qui disparurent dans une volée de particules rouges et noires.

D'habitude, quand un de mes ennemis fait ça, il devient une carte, mais vous êtes censés savoir en quoi les Coquatrices et les Grindylows sont différents...

C'est donc à ce moment que la demoiselle qui a sa place dans l'Ars Goetia se décida à agir.

Je rappelle que contrairement aux deux colosses qui m'accompagnent, je suis loin d'être une créature surhumaine qui survit à une explosion, je dois donc profiter de la présence d'un allié qui possède des pouvoirs plus puissants que les miens.

Au passage, je me posais la question : Basilic... Badalisc... Y aurait-il un lien?

Le Badalisc attaqua en tendant sa main tout comme moi, je tremblai, il n'était certes pas aussi imposant que celui de Perchta ou de Marinette, mais son pouvoir était impressionnant. Mon ennemie allait me tirer dessus.

J'étais inquiète, nous sommes dans un espace habité, les mortels ne peuvent pas le voir, mais ils peuvent me voir, moi, et ils pourront sûrement voir une explosion si son attaque a un impact.

Je suis au sommet d'un immeuble, mais j'ai toujours Ashtar de mon côté et il lit dans mes pensées.

Les capacités mentales d'Ashtar se moquant de la gravité terrestre, nous décollâmes, nous lévitions. En nous voyant nous envoler, l'ennemie nous tira dessus.

Une intense lumière rouge-rose et noire sortit de sa paume avant d'être expulsée. C'était une rafale d'énergie pure, mais Ashtar était assez douée pour nous téléporter derrière elle, nous disparûmes pour réapparaître dans son dos, mon chapeau de sorcière manqua de s'envoler à cause du souffle de l'explosion, mais Ashtar lança son attaque, le corps du Badalisc fut foudroyé. Les armes qui pensaient depuis ses manches furent réduites en poussière.

J'en profitais pour incanter un sort, je ne suis pas douée, n'étant qu'une débutante, mais je reste la fille du "Tsunami", et j'avais une baguette, je tendis ma baguette vers l'ennemi, un feu commença à crépiter et à exploser pour devenir un jets de flammes rouges et jaunes qui fonça dans sa direction.

C'est alors que je compris avoir été leurrée... Cette femme n'était pas un démon du Lemegeton, c'était une humaine... Mais une humaine avec un pouvoir très puissant... Aswang, Xecotcovah et Perchta s'étaient bien incarné et incarnées à travers des êtres humains... Et si c'était elle aussi une déesse ?

Ouille!!!

Dans ce cas, une déesse très faible, à moins que ce ne soit son avatar physique qui le soit, puisqu'elle semble redouter une simple humaine comme Borda.

J'avais la preuve que c'était une humaine : le Tamanui !

- Tu peux définir ce terme, me demanda l'agaçante voix de ce cher Ashtar ?

Tamanui : déformation moderne populaire dans la communauté magique des termes "Atai" ou "Tamaniu". Dans les contes Mélanésiens, c'est le double animal de tpute personne, il peut être anguille, lézard, requin ou un tout autre animal, il subit les dégâts que son possesseur subit et vice-versa. C'est un phénomène très difficile à expliquer, mais pour faire court, c'est le pouvoir de se transformer en animal, quand tu sépares ton corps humain de ton corps animal, ce dernier se transforme en esprit, ton aura fait apparaître cet esprit qui possède un pouvoir.

Le Tamanui husky d'Eeqidi crache des blizzards, le Tamanui loup de l'inspecteur Cole tire sa puissance des éclipses de lune et le Tamanui anguille de mon Abaia provoque des tempêtes.

J'ignorais quel était le pouvoir de cet être...

La femme projetait cette longueur d'onde, cette pression, cette aura caractéristique des Tamanui, elle était donc sous une forme non-humaine pour éviter que je ne vois son visage, ses yeux brillaient.

Le Badalisc utilisait une technique dont mon père m'avait parlé et que tous les Therianthropes que j'ai rencontrées utilisent : Sémiramis ! C'est le nom d'une princesse légendaire qui pouvait utiliser les pouvoirs de son Tamanui sans le faire sortir de son corps sous la forme d'un esprit.

Moi-même, je n'ai pas de Tamanui, mais tous mes Therianthropes en ont un...

Cette femme était donc moitié-panthère, moitié-humaine...

Je vous préviens d'avance son pouvoir s'appelle la turokinésie...

- Tout ce que je peux te dire, me révéla Ashtar par télépathie, c'est que son pouvoir, son aura et sa longueur d'onde me rappellent ceux des Enfants de Dana, de plus elle émet une forte odeur de mandragore.

Alors je vous explique, servant de geôlière à des criminel.le.s d'origines et de cultures différentes, je peux vous confirmer que "les Enfants de Dana" est la dénomination culturelle des dieux celtiques, tout comme son peuple utilise le terme "Enfants de Nyx" pour parler des Dieux de la mythologie grecque, les monstres comme Ashtar détestent l'utilisation du terme "Dieu", ils ne l'utilisent que pour insulter l'ennemi. Quant à la mandragore, c'est une plante entourée de superstitions utilisée pour préparer des sortilèges et potions.

Peu importe qui était ou ce qu'était cette femme, elle savait que je n'étais pas en état de me battre, Séby et Steve ne viennent pas à mon secours, parce qu'ils savent que ça me complexe énormément d'être toujours là pauvre mortelle sans défense qui se fait sauver par les deux jeunes monstres mangeurs de Dieux.

Steve : Ton père peut détruire la planète en une journée, il n'y a pas que nous qui devons te sauver les miches.

Séby : Furfur le fait aussi, mais de toutes façons, ("de toute façon ?") tu dérouilles suffisamment bien tes ennemis sans nous. La preuve étant que dans le cas contraire, tu ne serais plus là pour te plaindre.

Ignorez ces deux commentaires extradiégétiques inutiles!

Le combat n'était clairement pas arrêté, Dieu avait lancé son pouvoir, mais l'attaque précédente ne m'avait pas permis de déterminer quel élément elle contrôle et fait exploser.

Ashtar se plaça devant moi et se servit lui aussi de ses pouvoirs, la rafale noire et rouge de la déesse se heurta à un mur invisible, son avatar étant humain, même une créature aussi faible que mon Martien pouvait m'apporter la victoire.

- Il y a une forte odeur de... De fromage, me dit-il...

Non! C'est ça, son superpouvoir ? Mais NON! NON! Je ne vais pas me faire tuer par une femme qui projette des fromages explosifs... Ça existe, les déesses du fromage ? Ou du lait?

Je croyais qu'Ashtar suffirait, je m'étais fourvoyée, à peine eut-il eu le temps de me donner l'information que son champ de force éclata comme un miroir qui se brise après avoir été lapidé, pour laisser passer la lumière rouge carmin et noire qui transperça son ventre.

Mon familier cracha du sang et projeta quelques forces psioniques vers son ennemie qui s'en rit en décochant un revers.

Ashtar disparaissait dans un amas de particules scintillantes pour rejoindre mes cartes. Je ne réfléchissais pas, je devais faire comme l'auteur quand il a choisi qui j'allais invoquer : Je laisse mon doigt choisir à l'aveuglette laquelle des créatures du bestiaire sera mon soldat...

Likho...

Ce qui était apparu devant moi, c'était mon Likho... La créature étant humaine, elle ressemblait juste à un homme vêtu de noir.

Mon ennemie se métamorphosa, son corps bougea, changea, elle semblait se scinder en plusieurs morceaux. Sa forme humaine disparut pendant que des cris agressaient mes tympans.

En moins d'une seconde, la déesse avait esquivé le coup de poing envoyé par mon Likho en se divisant en une multitude de petits animaux noirs volants, des chauves-souris vampires...

Moi-même, je me réfugiai derrière le premier objet venu, c'est à dire le cube qui permet d'accéder aux escaliers. Je préfère attendre le moment propice.

Mon familier attaqua, une puissante énergie fut projetée par son corps et se manifesta sous la forme d'étincelles irisées, pendant qu'il fermait un œil et laissait l'autre projeter un éclair aveuglant. Les chauves-souris lui foncèrent dessus.

Oui, malheureusement, c'est ça, le style de combat de Likho : faire croire qu'il est plus impressionnant qu'il ne l'est réellement en utilisant un flash...

L'œil ouvert projeta un objet blanchâtre qui foudroya plusieurs chiroptères et les brûla.

Les autres se dépêchèrent alors de foncer dans son dos, convergeant vers un point où leurs formes s'unissaient, s'emboîtaient. Je ne vis pas en quel animal elle s'était changée, mais je compris que mon serviteur s'était pris une décharge électrique.

L'instant d'après, il y avait un scorpion jaune sur le sol, Likho essaya de l'écraser avec son pied, mais le petit animal lui sauta dessus et se transforma de nouveau, son corps grossit, se couvrit de poils, ce fut une louve qui planta ses crocs dans le cou de Likho. Ça ne suffisait pas pour l'abattre, il put donc lui donner un puissant coup de genou, il posa ses mains sur ses flancs et projeta sa jambe dans la poitrine (pitié, je suis si nulle que ça en anatomie des loups) de la bête.

Un long objet pointu sortit du dos de mon sbire pour venir se planter dans le cou de son assaillante qui bondit en arrière en hurlant.

Likho se tint la gorge, laissant sa queue pointue couverte de sang battre dans l'air, il fixa son adversaire et projeta la même boule d'énergie que tout à l'heure, mais elle fut plus rapide, elle changea encore de taille pour disparaître sous la rafale de lumière et prit la forme d'un serpent qui s'écroula autour de son cou, Likho essaya bien de riposter en usant encore une fois de la pointe en forme de flèche qui est au bout de sa queue, mais je vis une intense loueur rougeâtre sortir de la gueule de la couleuvre.

L'attaque rouge et noire fit disparaître mon familier dans une volée de cendres, mais j'avais l'occasion inespérée.

Je ne réfléchissais toujours pas et tirais... Oui, j'agis souvent à l'instinct...

Ma main projeta des étincelles bleutées qui prirent la forme d'un rayon lumineux azur qui foudroya mon ennemi. Elle me fixa, mais tremblait, les serpents n'aimant pas réellement les attaques appelées "Éclairs de Glace" (tu modèles des anneaux de glace, tu les charges en énergie et tu les projette sous la forme d'un éclair bleu, voilà... Je ne pense pas qu'un seul de mes lecteurs soit né avec le pouvoir de faire ça...).

Mon ennemie fut prendre la fuite, elle devait se soigner, la couleuvre disparut donc dans une volée de petits objets noirs, je crus voir des mites.

J'avais gagné, mais je ne savais pas qui c'était, j'espérais juste que cette fuite n'était pas un leurre destiné à me faire baisser la garde... Je soufflais.

Je sais que j'ai critiqué Séby à ce sujet, mais je n'ai pas le choix... Mes collègues m'attendent et je dois vraiment revenir, les gens auront quand même remarqué les explosions en l'air, et heureusement, je n'ai pas envie d'expliquer à une compagnie d'assurance ce qui se serait passé dans le cas où le bâtiment aurait été touché...

Je dus donc employer un sortilège de téléportation, je sais comment ça fonctionne, je connais la formule et hop, je disparais dans un éclair irisé pour retourner dans les toilettes avec mon sac. Il y avait des élèves, mais pas dans le placard où j'étais cachée, je dus donc juste attendre le bon moment pour sortir furtivement et me changer, remettant mon uniforme rouge... J'aurais pu être une kunoichi...

Ce combat avait été une perte de temps, je devais attendre que Likho et Ashtar aient ("eussent"? "Ont"?) récupéré leurs forces avant de les réinvoquer et surtout je n'avais pas appris grand chose... Il y a une déesse qui manipule le fromage, ça me change des dieux de la mort et de la guerre, qui m'en veut, qui craint Borda, mais au moins, j'ai progressé dans ma chasse aux Coquatrices... Et puis je sais au moins que certaines andouilles parmi les pensionnaires de ma prison de papier sont suffisamment clémentes, intelligentes et raisonnables pour me venir en aide de leur plein gré.

- Rêve pas trop, me fit le ton amer d'un de mes monstres...

Avec Léa et Hébé, je finis donc mon service, nous allions manger à la pizzeria ce soir.

Séby et Steve étaient un peu occupés. Leur force Herculéenne étant un fait, ils se sentaient un peu obligés de venir aider leurs collègues à déplacer des objets lourds, cependant, comme nous restons en contact avec l'oreillette.

Nous avons discuté, j'ai fait semblant de téléphoner pour ne pas que ça paraisse suspect, même si je trouve grossier le fait de parler français alors que seule Hébé parle cette langue parmi les personnes qui étaient avec moi.

- Une déesse qui manipule le formage, réagit Séby ? Pour nous, c'est un peu comme un sandwich qui manipule la salade ou des pâtes qui manipulent la sauce tomate...

- Éos, me fit Steve d'un ton désespéré, ton père t'a déjà parlé de Clarence Lamochey...? Son agent qui avait le pouvoir de manipuler le chocolat.

- Nous n'avons pas rencontré une Fext qui manipulait le lait, me lâcha Séby pour en remettre une couche...? Tu as deux qui naissent avec un pouvoir stylé comme mon grand amour et moi et tu as les autres...

- Pour en revenir à cette femme, me fit le grand amour en question, nous ne connaissons... Euh... Séby... Tu te rappelles de Ningyō Ari?

- Euh... Attends, lui demanda Séby, c'est vrai qu'elle empestait le fromage et la mandragore, mais...

Éos *je grogne et je hausse le ton* : Ah ben merci, non seulement, je manque de me faire tuer par une femme bizarre, mais ce serait l'une de vos anciennes victimes... Je vous hais...

- C'est de notre faute, si nous sommes des criminels repentis, me demanda Séby ? Probablement... Mais c'est de notre faute si la justice ne peut rien contre nous...? Probablement aussi... Bref, on va accuser la société... Foutus humains et leur civilisation capitaliste, procédurière, dirigiste et malsaine, nous, nous sommes des carnivores, nous mangeons des dieux et des démons, nous sommes pas faits pour Blabla blabla... Tu connais les bails!

La conversation reprit son sérieux, je connais les garçons, ils ne balancent des âneries que pour me déstresser.

Nous savions au moins que Borda voulait nous éliminer et était humaine.

- Une dernière chose, Éos, me lâcha Steve, Ningyō Ari, je ne la connaissais pas bien, mais je peux te confirmer une chose : C'était un test! Elle ne voulait pas te tuer... Or, les monstres ne pouvant pas mentir, sauf réincarnés en humains, mais il est très rare qu'une divinité païenne mente, ça implique qu'elle n'avait pas peur de Borda... Si elle s'était battue réellement, la ville aurait été mise à feu et à sang...

*FIN DE P.O.V ÉOS*

À suivre...