*P.O.V STEVE*
Mon histoire commence avant ma naissance.
Ma mère était journaliste, elle vivait à la République Démocratique du Congo.
Il y a plus de 20 ans, un général a engendré un coup d'état officiellement reconnu comme n'étant qu'une révolution contre le pouvoir en place. Une fois le président renversé, le général a fait en sorte d'être élu lors de élections qui ont été mises en place par le pouvoir provisoire.
Ma mère enquêtait sur les sombres secrets qui entouraient cette affaire, mais elle fut attrapé par cette créature infernale.
Le général était le pire des êtres. Ce n'était pas un Ange, ce n'était pas un Fantôme, ce n'était pas un Orisha, c'était pire : un homme!
Lors de sa captivité, ma mère fut violée par ce c*rd qui avait réussi à se faire élire. Elle fut relâchée, mais de sévères menaces pesaient sur ses proches.
La vérité est qu'elle était tombée enceinte et que l' "équipe de protecion" du général avait fait en sorte de de préparer la ruine de sa carrière.
Ma mère voulait avorter, mais dut se confronter à sa famille catholique intégriste. Ses parents se fichaient pas mal des circonstances de ma conception... Je déteste les gens comme ça : ils font tout pour que tu baisses et rien pour que tu vives !
Mes grands-parents mirent des efforts incroyables pour retarder ma mère qui voulaient partir aux États-Unis... Des amis l'aidèrent à fuir, mais c'était trop tard, à peine eut-elle eu le temps de se trouver un appartement que je vins au monde.
Ma mère n'étant pas mariée, je pris son nom, Car.
Ma mère put reprendre sa carrière de journaliste et dut m'élever seule, je sais que son travail a inspiré Éos. Maman n'avait peur de rien, elle aimait faire tomber ses ennemis.
Nous vivions dans un immeuble. Un soir, je devais avoir 4 ans, j'eus envie d'espionner une conversation entre maman et ses amis... Ils disait que j'étais le symbole de la destruction de la vie de ma mère, ma naissance étant le fruit de la pire chose qui lui soit arrivée...
Je m'en souviens encore, pendant la nuit, j'avais essayé de fuguer et maman est entrée dans ma chambre, elle me demandait ce que je faisais et je lui avouais en pleurant avoir tout entendu. Dans ma tête de petit garçon, j'avais appris que j'étais la pire chose dans la vie de ma mère et que ma simple existence la faisait souffrir.
Maman se mit en colère, elle pleurait elle aussi, criait... Le passé, c'est le passé, j'existe ! Moi, elle m'aimait et c'est tout ce qui comptait. Elle m'expliqua que mes grands-parents n'en avaient rien à faire de moi, qu'ils n'avaient jamais prévu de me rencontrer. Elle me fit donc promettre de ne jamais l'abandonner...
Le temps passa et je découvris que j'étais un Angane. J'avais toujours été très doué pour la sculpture, mais je n'avais pas besoin d'argile. Rien qu'en y pensant, je pouvais fabriquer des petites boules de gelée noire et les assembler pour en faire ce que je voulais : du verre volcaniques, du métal, de la pierre, du plastique. Mes créations ne duraient pas et disparaissaient au bout d'un moment, mais je pouvais en profiter, j'appris à déplacer les objets sans mes mains et à laisser parler mon imagination...
Je savais que maman avait un métier dangereux. J'avais 11 ans, je rentrais seul du collège et entrais, j'appelais maman, mais elle ne répondit pas... Soudain, je regardais le couloir, la commode avait un de ses tiroirs cassés et le sac à main de maman traînait par terre.
Je courais en hurlant... L'appartement était sans dessus dessous...
Maman était étendue dans le salon...
Maman avait été tuée par ses ennemis, ils l'avaient ramenée et mis en désordre l'appartement pour faire croire à un cambriolage qui aurait mal tourné.
Je voulais les retrouver, mais les méthodes avec lesquelles j'échappai aux services sociaux et menai l'enquête firent que je finis en maison de redressement...
Pendant une semaine, je restais dans ce trou paumé, j'entendis alors une conversation entre les gardes qui parlaient de moi. D'après la police, les principaux suspects ne pouvaient pas être arrêtés, mais c'est bien sûr eux que maman enquêtait... C'étaient des gangsters, des gens sans pouvoir qui s'en inventent des imaginaires... J'allais leur faire goûter au vrai pouvoir : La finékinésie!
Littéralement, ça veut dire "faire bouger la force de la mort"! Tel était mon pouvoir, je fis rouiller les murs avant de les faire sauter pour m'enfuir discrètement et j'allais retrouver les assassins.
La justice ne pouvait pas les faire tomber, mais j'étais un sorcier, même si je ne connaissais aucune formule ! Je les retrouvai dans un manoir et entrai en faisant sauter le portail.
Mon pouvoir ne me servait pas qu'à créer, les vagues noires que je projetais amenaient à moi l'énergie de vie pour la remplacer par de l'énergie de mort. Je pouvais faire rouiller les métaux, fissurer les roches, faire pourrir la nourriture, faire s'évaporer l'eau ou la rendre complètement croupie, faire pourrir la terre.
Tous ces idiots!
Ce jour-là, je découvris les limites de mon pouvoir, je me fichais pas mal de l'énergie que je consommais, je voulais juste exterminer les habitants de cette baraque !
Mes rafales noires pouvaient les déshydrater, les faire pourrir, les faire se nécroser, les réduire en cendres ou même juste les vider de toutes leurs forces.
Je me souviens encore de mon entrée, les rayons noirs que je projetais firent sauter le mur. Un homme armé arriva alors que mes bourrasques d'énergie étaient-ils en train de répandre le sang de ses complices, je le pointais du doigt. Une forme noire sortit de mon index, j'appelle ça un "Lurkerspark". Le rayon noir propulsa son pistolet au bout de la pièce. Je m'avançai et caressai sa joue velue. Ma main étant imprégnée de mon pouvoir, il fut immédiatement momifié.
À force de répandre mes ouragans noirs dans cette bâtisse, j'arrivai devant le bureau de cet homme dont j'ai oublié le nom.
Ses hommes volèrent dans toutes les directions, avant de tomber en morceaux. Je m'approchai de lui. Mes forces occultes prenant la forme de chaînes pour l'entraver et le plaquer contre le mur.
L'homme essaya de se débattre, et je caressai sa joue.
Rien.
Je réessayai encore et encore. En vain.
Je compris alors. Mon pouvoir de mort en un coup est très limité. Mes constructions consomment mon énergie magique, mais cet effet mortifère est comme un pistolet qui se recharge tous les jours. J'ai beau absorbé de l'énergie, il faut que je développe chargeur de cette arme.
Ne pouvant pas le tuer en un coup, je décidai d'offrir à ce type la même mort qu'il avait offert à ma mère par le biais de ses hommes de mains... J'avais déjà entendu parler des cheveux de Pele, un verre volcanique extrêmement coupant produit par l'étirement des gouttes de lave par du vent, en étirant les boules de gelée de mon pouvoir, je pouvais obtenir ce résultat.
Alors que je contemplais l'incendie que j'avais provoqué, depuis la colline, un étrange loup vint me voir. Il avait un pelage bleuté.
L'animal commença à changer de forme, à muer. C'était un monstre, mais il ressemblait à un homme. Il s'appelait Théo, c'était le sénéchal de Samaël et d'Apophis.
Théo était comme moi la réincarnation d'une banshee, il pouvait manipuler des poisons mortels.
C'est ainsi que je rejoignis la "Horde", à l'âge de 11 ans. Je m'y fis des amis, des mentors : Alain et Séby. On me surnomma "Lurkers", tout comme Théo était surnommé "Toxis", Alain était surnommé "Bacchante" et Séby était surnommé "Thunderbolt".
Le temps passa et en allant travailler à "Adéphagie", j'appris à maîtriser mon pouvoir. Alain devint un ami très proche, Séby devint mon modèle, mon réconfort. C'est quand j'avais 13 ans que nous nos rendîmes compte de nos sentiments.
Séby, lui, possédait un pouvoir inné, Alain et moi possédions un pouvoir banshee. La Horde cherchant à trouver des pouvoirs divins, elle cherchait des personnes capables d'accueillir les pouvoirs Banshees pour créer des monstres susceptibles de se mesurer aux "Nzambés", c'est ainsi que nos supérieurs parlaient des êtres que vous appelez "Dieux"!
"Nzambé" c'est la façon polie qu'a un monstre ou un méta-humain de parler d'une entité vénérée et suffisamment puissante pour être appelée "Dieu" (Perchta, Damballah Wédo, Cotzbalam, Dakuwaqa, les Sept Monstres savent, etc.), quand nous utilisons le terme "Dieu", c'est toujours dans une optique insultante.
Au cours de nos missions, je retrouvais mon père, il avait fondé une famille et menait une vie assez aisée... Séby m'aida à lui faire réaliser ce que signifie le vrai pouvoir. Il comprit que sa misérable vie ne dépendait que de ma générosité à la lui laisser sauve...
Mes relations ne se sont jamais améliorées avec ma famille biologique, que ce soit du côté de ma mère ou de mon père, même si les enfants de ce dernier m'ont parfaitement accepté, sans connaître le crime de leur père, ils savent juste que je suis né avant son mariage avec leur mère... Est-elle au courant de ce qu'il a fait à maman?
Nous rencontrâmes aussi Dakuwaqa, il avait mon âge, je voyais en lui une version améliorée de moi... Plus de lumière ! Plus de générosité ! Plus de sourire ! Plus de gentillesse ! Plus de justice !
C'est lui qui a permis aux membres de la Horde de se remettre en question. Il a participé à l'initiation de notre nouvelle quête : Nous désirions toujours le pouvoir, mais avant nous souhaitions la rédemption.
Puis tout s'enchaîna... La Horde fut dissoute. Nous perdîmes tout contact avec Théo et sa famille. Alain vit au C.R.A.P.C.S.S, du moins ce qu'il en reste, avec son épouse et ses belles-sœurs... Nous leur rendons souvent visite et ils ont beaucoup aidé Éos.
Je me souviens des leaders de la "Horde"... Ils se sont enchaînés : Samaël, Apophis, Seth, Behemoth, Belzébuth... Il y a aussi eu Astaroth, mais c'était leur sous-fifre... Un peu à part, il y a eu Surtur et Balor, Mais j'ignore à quoi ils servaient à part se faire ridiculiser par les amis de Daku...
Tous avaient le potentiel d'être considéré comme des "Nzambés"!
Quand nous avons rencontré Furfur, Elle m'a expliqué que le "Résurrecteur" les avait ramenés tous les six et qu'elle comptait bien les soumettre à sa force !
Surtout Samaël ! Avec des alliés comme lui, plus besoin d'ennemis ! Travailler pour lui aura été pire que le jour où j'ai été possédé !
Notre cible, c'est donc Damballah Wédo. Damballah Wédo appartiennent au peuple loa, des êtres servant de liens entre mortels et Nzambés, mais lui, il est vénéré comme le Nzambé blanc, le dieu-couleuvre qui soutient le monde, le maître du ciel qui personnifie le Bien. Comme il est perçu dans certains cultes comme le Dieu de la Résurrection, il est le Nzambé serpent, il est Zombi... C'est lui qui a donné leur nom aux célèbres cadavres animés.
La Horde n'est toujours pas morte, certains membres se sont repentis, mais d'autres ont été ramenés pour s'en prendre à des êtes aussi infâmes qu'eux. Pour obtenir la rédemption de Séby et la mienne, il faut :
- Protéger les innocents des anciens de la Horde qui pourraient-ils les menacer!
- Livrer ces derniers à Éos et Furfur!
- Comprendre les objectifs, les plans et pouvoirs de Damballah Wédo !
- Et surtout mettre fin à cette histoire de résurrections et de meurtres...
Pour ce faire, je me suis mis au service d'Éos. Je sais que je peux compter sur Alain qui me viendra toujours en aide, mais je préfère rester avec la seule famille qui me reste : Séby !
*FIN DE P.O.V STEVE*
À suivre...
