Partie 2, chapitre 1 - "T'es sûr qu'il n'y a rien d'autre ?"
"Albus !"
Surpris, Albus tourna la tête et aperçut une masse de cheveux bleus au-dessus de la marée des élèves, à moitié cachée derrière un renfoncement du mur. Jetant un coup d'œil autour de lui pour être certain que personne ne lui prêtait attention, il rebroussa chemin et se coula dans le creux du mur.
À peine l'avait-il rejoint que Teddy plaça une main sur chacune de ses joues, lui attrapant le visage pour l'embrasser à pleine bouche. Albus voulut se dégager, mais déjà Teddy le relâcha et lui adressa un regard radieux. Albus risqua un coup d'œil vers le couloir pour vérifier que personne n'avait rien vu. Aucun élève ne leur prêtait attention, trop occupés à rejoindre leur salle de classe. Rassuré, il adressa un sourire à son petit-ami.
"Qu'est-ce que tu fais ici ? murmura-t-il.
-J'suis venu te voir, qu'est-ce que tu crois ? répondit Teddy. J'avais un truc à régler avec Minerva, et je me suis dit que je pourrai t'enlever au passage.
-M'enlever ?
-Si tu veux, ajouta-t-il avec un clin d'œil. J'me disais que peut-être, ça te dirait d'aller te balader avec moi… Près-au-Lard est vide, tout le monde est ici…
-Ted, j'ai cours, dit Albus d'une voix angoissée. Je ne peux pas.
-Tu peux sécher, suggéra Teddy en laissant planer sa phrase.
-J'ai déjà séché le cours de Métamorphose la semaine dernière, et celui de Potions… Je commence à être à court d'excuses, là."
Albus se mordit la lèvre lorsqu'il vit le regard peiné que Teddy lui adressa. Il l'avait blessé. Teddy se redressa et soupira en passant une main désinvolte dans ses cheveux, cherchant à retrouver son attitude nonchalante habituelle.
"J'pensais que ça te plairait, lâcha-t-il d'un ton déçu, mais c'est pas grave. On se verra vendredi et voilà, conclut-il avec un sourire qui paraissait faux.
-Non, non, répondit Albus en essayant de le rassurer, c'est bon ! Je préfère être dehors avec toi, de toute façon. Je vais m'arranger, je vais aller voir les gars et leur dire de dire à McGonagall que je suis malade.
-C'est vrai ? s'exclame Teddy. Trop cool ! Je t'attends devant chez Honeydukes, alors ? Dans… Quarante minutes, ça te va ?
-Ouais, souffla Albus, faisons ça.
-J'te laisse partir devant, ajouta Teddy avant de l'embrasser. À toute à l'heure.
-À toute, murmura Albus."
Il s'extirpa de derrière le mur et rejoignit la marée d'élèves qui se répandait dans le couloir dans une cohue assourdissante. Quelques coups d'œil rapides et anxieux lui confirmèrent que personne ne l'avait vu, et il se dépêcha de rejoindre le deuxième étage où il était censé avoir cours.
Teddy surgissait toujours aux moments où il s'y attendait le moins, se fit-il la réflexion alors qu'il descendait les escaliers. La dernière fois, il avait débarqué en plein milieu du cours de Potions, et Albus avait eu un mal fou à faire croire au professeur Zabini qu'il devait sortir de classe à tout prix parce qu'il se sentait mal. Mais il avait réussi, et l'après-midi qui avait suivi valait toutes les soirées passées à reprendre le cours qu'il avait loupé à partir des notes décousues d'Eden. Il sourit. Teddy était un peu trop insouciant, mais il aimait passer du temps avec lui. Il fallait juste qu'il soit discret.
Eden et Basil l'attendaient devant la salle de classe et soupirèrent lorsqu'il arriva à leur hauteur, l'air agacé.
"Mec, tu déconnes, commença Eden lorsqu'il fut assez proche. Comment t'as réussi à être à la traîne comme ça ? On était ensemble, pourtant !
-Pardon, j'ai dû, euh… Refaire mon lacet, expliqua Albus en désignant sa chaussure, et je vous ai perdu.
-On va encore se faire saquer parce qu'on est en retard, répondit son ami en haussant les épaules. Bouge !
-Attends ! dit Albus en lui attrapant le bras. Je suis juste venu vous dire que je ne me sens pas bien, en fait. Je vais aller, euh… À l'infirmerie, je crois."
Eden fit volte-face et le fixa une seconde sous le nez, l'air peu convaincu. Il échangea un regard entendu avec Basil et Albus se demanda de quoi ils avaient bien pu parler avant qu'il arrive. Après quelques secondes de silence, son ami se redressa et lui adressa un regard dénué de toute compassion.
"Encore mal au ventre, c'est ça ? Bah, ça ne sera jamais que la troisième fois en moins de deux semaines, après tout !
-Qu'est-ce que tu insinues ? demanda Albus en hésitant. Je dois juste traîner un truc, c'est tout…
-Ouais, c'est tout, lâcha Eden d'un ton méfiant. Comme il y a trois semaines, quand t'avais des migraines à répétition.
-Ou le week-end où on devait aller à Pré-au-Lard ensemble et que tu es resté cloué au lit, ajouta Basil d'une voix peinée.
-Attendez, les mecs, je comprends pas, répondit Albus en sentant la colère monter, vous me croyez pas, c'est ça ?
-Ça commence à devenir difficile, ouais, dit Eden en baissant les yeux. Ça fait un mois que tu sèches un cours sur cinq et que tu es malade tous les week-ends, mais bizarrement, le reste du temps ça va !
-Eh bah je dois avoir un truc cyclique, ou un genre de maladie chronique ou j'en sais rien ! déclara Albus avec mauvaise foi.
-Tu vas étrangement bien, le vendredi soir, pourtant, ajouta son ami avec un rictus mauvais. Mais dès que le samedi matin arrive, pouf ! Malade à en crever.
-Si tu as un truc à dire, dire-le, cracha Albus en ajustant son sac sur son épaule. Sinon, je vais à l'infirmerie avant de gerber."
Et il tourna les talons. Il entendit Basil qui criait son prénom pour le retenir, et Eden qui lui disait que ça ne servait à rien. La porte de la classe se referma avec un claquement sourd qui résonna le long du couloir vide.
Albus avait beau être assis à son bureau le lendemain matin durant son cours de Sortilèges, son esprit était ailleurs. Il s'évadait vers l'après-midi précédente qu'il avait partagé avec Teddy, vers la montagne où ils s'étaient promené pendant deux heures dans le froid de fin d'hiver, vers la clairière où ils s'étaient assis et où Teddy l'avait embrassé jusqu'à ce que ses lèvres rougissent et que sa tête tourne. Il voyait Flitwick agiter sa baguette magique mais ses yeux percevaient encore les éclats bleus du ciel qui se mêlaient à ceux des cheveux de son petit-ami.
"Al, gémit Basil à côté de lui, faut que tu m'aides… J'arrive pas à faire son truc là…"
Albus soupira et tourna la tête vers son ami. Basil avait encore collé sa baguette dans sa manche à cause du sort de Glue Perpétuel qu'ils révisaient, et n'arrivait plus à la déloger. D'un geste négligent de sa propre baguette, Albus le libéra.
"Merci, souffla son ami en lui adressant un sourire.
-Oh, de rien, lança Albus d'un ton cynique. Content de voir que quand tu as besoin de moi, tu es encore en mesure de m'adresser la parole."
Basil ouvrit la bouche et la referma sans rien dire tel un poisson un peu stupide. Presqu'aussitôt, Albus se senti stupide de l'avoir attaqué et s'en voulu.
"C'est pas… commença Basil. Al, personne ne te fait la gueule, si c'est ce que tu crois. Pas vrai, Eden ? ajouta-t-il en donnant un coup de coude à leur ami.
-Aïe !
-Messieurs Davies, Potter et Thomas, s'éleva la voix fluette de leur professeur depuis l'estrade, comme d'habitude ! Tâchez de vous faire discrets, messieurs. Au bout de sept ans, ça serait un vrai petit exploit !
-Pardon Professeur, murmurèrent les trois amis en plongeant le nez dans leurs livres."
Pendant quelques secondes, essayant de se faire oublier, aucun d'eux n'ose parler, puis Eden se pencha sur la table et croisa le regard d'Albus.
"Écoute, Al, je suis désolé pour hier. J'aurai pas dû m'énerver comme ça, et j'espère que ton mal de bide va mieux.
-C'est passé, répondit Albus sur le même ton. Moi aussi, je suis désolé, en profita-t-il pour glisser.
-Comprends-nous, mec… Depuis qu'Hugo a quitté le château, t'es super distant ! On se voit à peine, tu sautes pas mal de cours… Je sais que le départ de ton cousin t'a affecté mais… T'es sûr qu'il n'y a rien d'autre ? demanda Eden.
-Que veux-tu qu'il y ait d'autre ? murmura Albus un peu trop vite. J'ai juste un sale virus qui me colle aux intestins, mais sinon…
-Al, le coupa Basil en lui adressant un regard grave, tu es certain que tu n'as rien à nous dire ?"
Albus fixa ses deux amis quelques instants, interloqué. Il n'y avait aucune raison qu'ils sachent, il avait fait encore plus d'effort pour leur cacher à eux qu'à n'importe qui d'autre dans le château, et pourtant… Pourtant la voix pleine d'attente d'Eden, le sérieux inattendu de Basil et le regard entendu qu'ils avaient partagé hier lorsqu'il leur avait annoncé être malade le faisaient douter. Peut-être étaient-ils juste inquiets pour lui, mais Albus prit peur et se ferma d'un coup.
"Bien sûr que je n'ai rien à vous dire, dit-il en surjouant l'indifférence."
Un énorme soupir s'échappa des lèvres de Basil et du coin de l'œil, Albus vit Eden faire une moue agacée. Ils ne le croyaient pas !
"Mais c'est fou de douter de moi comme ça ! lâcha-t-il en haussant un peu la voix. Vous ne pouvez pas juste me croire ?
-Tu passes ta vie à nous fuir, tu simules des maladies que tu n'as pas… Ouais, expliqua Eden en réponse à l'air estomaqué d'Albus, on sait très bien que t'es pas malade. Figure-toi qu'on est passé te voir à l'infirmerie après le cours, hier. Pomfresh dit qu'elle ne t'y a pas vu depuis des mois !
-Le week-end dernier non-plus, d'ailleurs, ajouta Basil d'un ton triste. Je suis remonté chercher mon écharpe que j'avais oubliée dans le dortoir et tu n'y étais pas, alors que soit disant tu étais terrassé par la fièvre…
-On n'est pas aussi stupides et naïfs que tu crois, conclut Eden en détournant le regard. Et je commence à en avoir marre que tu nous mentes tout le temps. Qu'est-ce que tu crois qu'on va te faire, si tu nous dis ce qui t'arrive, hein ? On t'a déjà envoyé paître, nous ? insista-t-il en croisant le regard d'Albus.
-Je… Je ne peux pas, répondit Albus en baissant les yeux."
La frustration de ses amis devenait trop dure à supporter. Albus essaya de se concentrer sur son livre, relisant encore et encore la même formule sans détacher ses yeux de la page. S'il était certain de leur réaction, alors peut-être qu'il oserait leur dire ce qui se passait vraiment… Mais Teddy lui avait demandé de ne rien dire, insistant beaucoup sur ce point. Et puis, Eden s'était moqué d'Augustus plusieurs fois l'année précédente, parce qu'il "avait des doutes", et Basil avait suivi, et il n'avait pas envie d'être leur prochaine cible. Il ne pouvait pas.
"Bon, s'exclama Eden après quelques minutes de silence, eh bien t'as qu'à régler tes problèmes de ton côté, puisque c'est ce que tu veux ! Et tu reviendras nous voir quand ça sera bon, hein ! C'est bon là, on n'est pas potes juste pour te servir d'excuse quand tu veux louper les cours !
-Monsieur Davies, retentit la voix de Flitwick depuis l'avant de la salle, je vous préviens !"
Eden se tut et Basil adressa un regard désolé à Albus avant de mettre le nez dans son livre de cours. Mortifié, Albus n'osa même pas lever les yeux et se concentra sur sa baguette.
Pendant le reste de l'heure, un silence de mort régna sur la salle de classe.
"C'est le chaos, ici, soupira Albus à la cheminée de la salle de classe dans laquelle il s'était isolé."
Le feu crépitait dans l'âtre. Il était si près que la chaleur lui donnait presque la nausée, mais c'était la seule façon que Teddy et lui avait trouvée pour parler lorsque ce dernier n'était pas à Poudlard - ce qui arrivait assez souvent, puisque ses visites à l'improviste n'étaient pas si nombreuses.
La salle de classe déserte était la seule dans laquelle Albus pouvait se glisser le soir sans risquer d'être découvert. Les premiers temps, il s'était rendu dans les cachots, mais après avoir manqué par deux fois de se faire pincer par Zabini, il avait préféré se réfugier dans celle-ci. Personne ne venait jamais dans l'aile nord du cinquième étage le soir, de toute façon.
"Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est parce que t'as loupé les cours, c'est ça ? demanda le visage de Teddy dans le feu.
-Y a ça, aussi, gémit Albus en laissant sa tête tomber entre ses mains. Ugh, je sais pas comment je vais m'en sortir…
-Comment ça, "ça aussi" ? Il s'est passé autre chose ?
-C'est les gars… murmura Albus, sa voix étouffée par ses paumes. Ils savent que je ne suis pas malade. On s'est engueulé, hier. Ils me parlent plus.
-Ils te parlent plus ? Mais qu'est-ce que ça peut leur faire, que tu sèches ? dit Teddy d'une voix distante."
Son visage apparaissait et disparaissait de l'âtre par moment, comme s'il était en train de faire autre chose, là où il se trouvait. Parfois, Albus entendait un éclat de rire ou la rumeur d'une conversation en arrière-plan, et il reconnaissait la voix de son oncle Percy au-dessus du reste. Teddy avait beau s'isoler dans l'ancienne chambre de Lucy, ils n'arrivaient pas à être seuls. Frustré, Albus leva les yeux et croisa le regard de son petit-ami, tentant d'obtenir son attention pleine et entière.
"Je me servirai d'eux, ou quelque chose du genre… bougonna-t-il. Je crois qu'ils sont juste énervés parce que je leur ai menti. J'ai pensé à leur dire… ajouta-t-il en laissant traîner sa voix.
-Tu peux pas, répondit Teddy en le fixant d'un air grave. Je sais que c'est relou, mais si les gens venaient à l'apprendre, ça serait la cata pour Percy. J'te l'ai déjà expliqué, Al.
-Je sais, je sais, répondit très vite Albus. Je ne comptais pas le faire, de toute façon.
-Ils vont pas te faire la tronche pour toujours, hein ! C'est tes potes, Al. Ils finiront par revenir. J'suis désolé, finit par dire Teddy en baissant la voix. J'me sens un peu coupable, sur ce coup…
-C'est pas ta faute. Je savais dans quoi je mettais les pieds, déclara Albus en se redressant.
-J'vais arrêter de te faire sortir de cours n'importe quand, dit Teddy en farfouillant sur le côté. Déjà, ça devrait aider un peu.
-Aucun prof n'a remarqué, ceci dit. Enfin, aucun ne m'en a parlé. Par contre j'ai encore eu une sale note en Métamorphose, le cours d'Eden était naze, j'ai à peine pu le relire et je suis à la ramasse…
-Ouais, répondit son petit-ami, j'vais définitivement venir moins souvent, Al."
Albus sentit sa gorge se nouer. Il se rapprocha davantage des flammes, cherchant à établir une proximité dont la distance le privait.
"Non, s'exclama-t-il, c'est pas la peine ! C'est bon, c'est juste une note ! Je vais travailler plus le soir et voilà tout. Je m'en sors, assura-t-il alors que sa voix mourrait sur ses lèvres, trahissant ses doutes.
-Al, je suis pas en train de dire que je vais plus venir. J'dis juste qu'il faut que t'arrête de sauter les cours à cause de moi. C'est ma faute, pas la tienne, hein ! Mais si tu cumules les absences et que tes notes commencent à baisser, c'est le bazar…
-C'est bon, s'écria Albus en sautant sur ses pieds, c'est une note ! Une seule ! Vous êtes tous tellement… Ah ! pesta-t-il, soudain énervé. Tout le monde veut toujours TOUT décider à ma place, ça me gonfle !
-Eh, répondit Teddy en haussant le ton, j'ai pas dit ça !
-Alors arrête de t'en faire pour rien, répliqua Albus en agitant sa baguette. J'ai dit que c'était bon, que c'était qu'une note. Je dois y aller, termina-t-il après un coup d'œil vers la porte. Il se fait tard. On se voit vendredi, hein ?
-Ouais, murmura Teddy, on se voit vendredi. Albus…
-Bonne nuit, le coupa le jeune homme."
Et d'un mouvement de baguette, il fit disparaître le feu dans la cheminée. L'obscurité retomba sur la salle de classe vide. Un moment, Albus resta debout à regarder les ombres s'allonger et reprendre leurs droits sur les pupitres et les livres qui traînaient. Il avait peur que Teddy lui en veuille, à présent. Il s'était vraiment énervé d'un coup. Angoissé, il débattit un moment pour savoir s'il devait essayer de lui reparler pour arranger la situation, puis il décida que ça attendrait vendredi. Il quitta la salle de classe en faisant bien attention de ne faire aucun bruit et de se camoufler alors qu'il progressait dans les couloirs. Il ne pouvait pas risquer de se prendre une retenue en plus du reste !
Au détour d'un couloir, il faillit rentrer dans Augustus Londubat qui rentrait de son entraînement de Quidditch, et se félicita d'avoir pensé à se dissimuler. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis le départ d'Hugo et n'avait aucune intention de le faire. Il s'était demandé s'il lui devait des excuses, et il avait décidé que non. Il n'avait rien fait de mal, et il se fichait un peu de ce joueur de Quidditch m'as-tu-vu. S'il avait vraiment un crush, comme l'avait dit Rose, c'était son problème, pas le sien.
En entrant dans sa salle commune, la première chose qu'il vit fut Eden et Basil avachi dans les grands fauteuils en cuir, en train de rire aux éclats.
"Elle m'a totalement regardé avec des étoiles plein les yeux, mec, je te jure !
-Dans tes rêves, Baz."
Il esquissa un mouvement pour les rejoindre, puis se souvint qu'ils s'étaient disputés et qu'ils avaient pris un grand soin à l'éviter, au repas. Agacé, il se dirigea vers les escaliers et leur passa devant sans même les regarder. Alors qu'il montait, quelques bribes de leur conversation lui parvinrent.
"On devrait pas le laisser tout seul comme ça… dit Basil d'un ton peiné.
-Non, répliqua Eden, c'est trop facile. Il peut pas continuer à se servir de nous et à le couvrir h24 alors qu'il veut même pas nous dire ce qui se passe ! C'est bon, Basil, il reviendra quand il sera décidé."
Atteignant le haut de l'escalier, Albus se laissa tomber sur son lit, épuisé, triste et très, très seul.
