Bonjour à tous, voici donc le nouveau volet de cette death fic. Elle met en scène Tenten et Neji dans un one shot quelque peu… torride! J'espère que ça te plaira Mee Yah!
Alors les âmes sensibles et les plus jeunes lecteurs sont priés de passer leur chemin! Bon c'est pas trop hot tout de même (faut pas pousser tout de même !), mais bon je préviens…

Alors voilà j'espère que ça vous plaira et laissez moi vos commentaires!


Chapitre 7: Passion secrète

Même trempé par la pluie il était beau. Je me languissais devant tout son être depuis des années. Depuis que l'on était dans la même équipe en fait…

Avant je ne l'avais pas vraiment remarqué. Il faut dire qu'à l'école des ninjas on était encore bien jeune et les garçons ne m'intéressaient pas. J'ai longtemps été un peu garçon manqué, mais depuis que je le connais j'essaye de me rendre plus attirante.
C'est donc à cette époque que j'ai opté pour un joli petit haut rose avec mon pantacourt. Cela me permettait d'être avant tout à l'aise dans mes vêtements et de souligner habilement mes formes. Du moins, je l'espérais…
Je me suis également coiffée de deux chignons sur la tête pour dégager ma nuque. Et puis, j'avais entendu des garçons dire qu'ils trouvaient ça sexy!
Mais Neji, il ne m'a jamais fait le moindre compliment.

Tout d'abord c'est son charisme qui m'a marqué. Rien que sa présence était captivante. Il était si fort! Alors que Lee et moi, on n'était pas du tout du même niveau. Mais Lee s'entraînait jour et nuit pour arriver à le surpasser, c'était son but. Moi aussi je me suis beaucoup entraînée mais c'était pour qu'il me remarque. Je savais que pour cela, je devais être digne d'intérêt pour lui et donc être forte.
Pour Neji, cela semblait si facile. Sa force était impressionnante et il gardait un calme olympien en toute circonstance. Au début j'avais surtout de l'admiration pour lui. J'aurai voulu être aussi forte que lui et gagner le respect auquel il avait droit. Alors je l'ai beaucoup étudié, surtout pendant ses entraînements.

Je l'espionnais pour réussir à percer son mystère. Le mystère de son masque de glace. Ce regard froid qui me faisait frissonner tout en me fascinant.
J'ai passé de nombreuses heures à le regarder bouger, attaquer, parer. Et c'est là que j'ai commencé à l'aimer. J'admirais tout en lui. Il n'y avait plus simplement son charisme et sa force qui m'envoûtait mais son être en entier.
Je rêvais qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me caresse, qu'il me regarde comme une personne exceptionnelle. Exceptionnelle à ses yeux…
C'est aussi à ce moment là que j'ai commencé à souffrir. La frustration de savoir qu'il n'était pas intéressé par moi et ne pas savoir quoi faire pour changer cela me rongeait toujours.

Alors je m'entraînais encore plus durement. Il fallait qu'il me regarde autrement que comme une équipière. Mais un jour il m'avait surprise à l'observer, forcément son byakugan l'avait bien aidé il faut dire. J'avais prétexté que je voulais m'améliorer et que je l'observais pour apprendre de lui. Du coup, il m'a invité à m'entraîner avec lui. J'étais ravie, mais c'était encore une fois uniquement professionnel.

Cela ne changea pas grand-chose malheureusement. Pendant les missions j'étais plus un poids qu'autre chose. Il m'a souvent évité des ennuis et ça m'exaspérait. Je savais que pour lui je n'étais qu'une gamine inutile. Un fardeau qu'il fallait protéger puisque je ne pouvais pas me défendre seule! Si au moins il venait me secourir en chevalier servant, les choses auraient été différentes, mais non, ce n'était pas son genre. Il était toujours si sérieux et froid alors que je ne désirai qu'un peu de tendresse et de douceur.

Il obsédait mes pensées jour et nuit. J'étais si folle de lui que j'aurai fait n'importe quoi pour l'avoir pour moi, même un court instant. Bien sur personne ne soupçonnait mes sentiments pour lui. J'avais trop peur de le perdre, même en tant qu'ami… qu'équipier. Je cachais tout au fond de moi mes sentiments et je jouais la ninja pleine de vie et d'enthousiasme devant les autres, alors que le soir venu je me languissais dans mon lit.

Et là, alors que nous étions seuls sous la pluie, j'avais une irrésistible envie de l'embrasser.
On attendait Lee et Gaï pour une nouvelle mission mais ils tardaient un peu à arriver. Neji était debout sous la pluie, ses longs cheveux noirs collaient à sa peau et sa tunique. Des gouttes d'eau sillonnaient son doux visage. On dirait que rien ne l'affecte. Il restait là, humble et froid comme à son habitude. J'aurai préféré qu'il me protège de la pluie en m'enlaçant. Puis on aurait échangé un baiser passionné. Mais tout cela n'appartenait qu'à mes rêves et je chassais cette pensée en secouant ma tête.
Puis Lee et notre sensei sont arrivés. Ils nous ont expliqué que la mission consistait en deux parties: collecter des informations sur un groupe terroriste qui venait d'apparaître et transmettre un message à Suna no kuni pour collaborer avec eux pour le démantèlement de ce groupe.
Pour cela Gaï décida de nous diviser en deux groupes pour effectuer chacun une partie de la mission. Gaï et Lee iraient à Suna pour transmettre le message pendant que Neji et moi irions espionner le groupe terroriste à l'endroit soupçonné de leur cachette.

Neji et moi… Assez souvent la répartition des groupes s'effectuait de cette manière, Lee et Gaï étant inséparable. Et chaque fois j'imaginais des milliers de scénarios pour séduire mon beau brun ténébreux.
Nous partîmes immédiatement et pendant les longues heures du voyage j'observais silencieusement l'objet de mes fantasmes. Neji se déplaçait rapidement et avec une grande souplesse. Il avait activé son byakugan et son air déterminé me faisait craquer.
J'étais obligée de me mordre la lèvre pour reprendre mes esprits. Après tout, on était en mission, il fallait être sérieux.

«Attention» me cria Neji mais trop tard je ne pouvais pas éviter tous les shurikens qui fonçaient sur moi. J'en reçu un dans mon épaule gauche et un autre dans ma cheville droite. Je tombais et ne pus retenir un cri de douleur.
Je m'en voulais d'être à nouveau un fardeau incapable de se défendre toute seule et surtout je m'en voulais d'avoir été à ce point accaparée par mes pensées au lieu d'être concentrée sur la mission. Je n'avais pas remarqué que nous étions proche du repère à surveiller et qu'il fallait donc redoubler de vigilance.

Il y avait deux adversaires. Neji commençait à attaquer l'un d'eux au corps à corps et moi je me relevais péniblement pour riposter aux attaques du deuxième. Je savais qu'il fallait que je termine rapidement le combat à cause de mes blessures qui me faisaient souffrir.
Alors immédiatement, je lançais ma plus grande attaque. Je déposais mes deux parchemins à côté de moi puis j'effectuais les signes pour appeler mon Soushouryu. Les deux parchemins se transformèrent en dragons et s'envolèrent en tournoyant. Je sautais pour les rejoindre en l'air. Les parchemins avaient reprit leur apparence et je pu lancer les armes dont je disposais grâce à cette attaque.

J'atteignis mon but, comme toujours. Ce n'était pas un adversaire très fort sûrement un éclaireur du groupe terroriste. Neji avait lui aussi terminé avec son adversaire et vint me demander comment j'allais.
Je saignais pas mal, les shurikens étaient profondément plantés. Neji me les retira sans douceur. Je réprimais quelques cris de douleurs, pas question de passer pour une faible femme. Il banda mes blessures avec un peu de tissus le temps de pouvoir les soigner correctement.
Puis Neji me dit que la mission était certainement compromise, que je ne pouvais plus courir avec cette blessure et qu'il valait mieux attendre le lendemain que les autres arrivent pour continuer.
J'étais furieuse contre moi. J'avais tout fait échouer. Je ne dis rien et restais sombre tandis que l'on marchait vers une auberge non loin de là.

Neji demanda à l'aubergiste deux chambres mais il n'en restait qu'une. Je relevais instinctivement la tête, les joues un peu rouges à la pensée de dormir dans la même chambre que Neji. Mais celui-ci répondit simplement que c'était égal. Son indifférence effaça mon enthousiasme et je le suivis vers la chambre sombrement.

Il n'y avait qu'un seul lit dans la pièce. Un grand lit pour deux personnes et cette idée me donna des frissons dans le bas du dos. Neji me dit de prendre le lit et qu'il dormirai par terre. Je me décidais à attaquer en douceur en lui disant que ça ne me dérangeait pas de partager le lit avec lui mais il déclina l'offre. J'étais déçue et très frustrée qu'encore une fois, rien n'ébranlait le jeune homme.

Je le regardais installer quelques couvertures sur le sol pendant que je soignais ma cheville blessée. Une fois qu'il eut finit il s'assit près de moi et entreprit de me bander l'épaule. Ce contact me faisait frissonner. Ses mains délicates se posaient sur mon bras. Son visage était tout proche du mien. Mon cœur s'emballait et je commençais à avoir des sueurs sur tout le corps.
Je le regardais effectuer consciencieusement son travail et je mourrai d'envi de l'embrasser, de goûter à ses lèvres sensuelles. Puis il releva la tête et me regarda. Je devins sûrement très rouge car un grand coup de chaud m'envahit le visage.
Il prit une expression de surprise et me demanda si j'allais bien. Je lui répondis que oui en bégayant à moitié. Il me dit que j'avais besoin de repos, qu'il fallait que je dorme et se releva pour regagner sa place.

Un peu triste par son éloignement, je me résignais à aller dormir. J'allais à la salle de bain pour me changer pour la nuit. J'avais emmené un petit maillot moulant avec un short. Je regrettais de ne rien avoir prit de plus sexy mais les missions n'étaient pas le moment idéal pour prendre de jolies petites nuisettes. Je détachais mes cheveux et les brossais un peu pour les démêler. Je me regardais un instant dans le miroir.
Pourquoi n'étais-je pas plus jolie? Il ne pouvait pas tomber amoureux de quelqu'un d'aussi fade que moi. J'avais envi de pleurer mais je réprimais mes larmes en me mordant la lèvre.
Quand je revins, Neji était déjà dans sa couchette. J'éteignis la lumière et pris possession du grand lit vide.

Je me tournais et me retournais inlassablement dans mon lit. Le sommeil ne venait pas. J'avais chaud et la présence de Neji dans la pièce m'empêchait de me relaxer. Le fruit de ma passion était tout près de moi en cet instant plus intime et je mourrai d'envi de le rejoindre.
J'écartais d'un coup mes couvertures et me penchais légèrement du côté de Neji. Il dormait paisiblement sur le côté. Je pouvais admirer son doux visage éclairé par la lune. Ses longs cheveux étaient en bataille et certaines mèches barraient son visage. Il avait un bras au dessus des couvertures et je me rendis compte qu'il était nu… du moins, le haut de son corps.
J'imaginais mes mains courir sur son torse musclé, mes lèvres effleurer les siennes en un baiser passionnel.
Je me mordis le doigt pour me forcer à revenir à la réalité. Puis une idée me traversa l'esprit. Et si tout cela était la réalité? Et si j'allais le rejoindre? Peut être qu'il n'attend que ça lui aussi?
Mais immédiatement cette idée s'effondra comme un château de carte tellement elle était absurde. Il était plus probable qu'il me jette dehors en hurlant.
J'enfouis ma tête sous l'oreiller. Cela me rendait folle tellement la frustration était grande. Je dégageais ma tête et jetais un regard à Neji mais je fus surprise de constater que celui-ci était assit dans son lit.
J'écarquillais mes yeux et commençais à transpirer d'anxiété. Depuis quand me regardait-il? Que pensait-il?
Il mit fin à mes interrogations en me demandant si j'allais bien.
Je le regardais à nouveau et je pus manger son corps des yeux. Il avait en effet un très beau torse et ses cheveux retombaient de part et d'autre de ses épaules ce qui le rendait très sexy.

Je répondis complètement rouge de honte que j'allais bien, que j'avais juste un peu chaud. C'est alors qu'il se releva, ce qui me coupa le souffle, pour se diriger vers la fenêtre et l'ouvrit. Il était en caleçon. C'était la première fois que je le voyais si peu vêtu. J'étais très troublée et je tremblais énormément.

Il s'approcha de moi et me demanda si j'étais sûre d'aller bien parce que je transpirais et je tremblais. Je mis une main devant ma bouche et commençais à me ronger un ongle tellement le stress était insoutenable. Je n'osais même plus le regarder de peur que mon cœur se mette à exploser.

Il s'accroupit près de moi et mit sa main sur mon front en me disant que j'avais peut être une grippe et qu'il voulait prendre ma température. Ce contact me bloqua complètement. La chaleur de sa main sur mon front me paralysait. Je le regardais le visage crispé, mes yeux noyés dans les siens. Après un moment, il retira sa main et se mit en quête de vérifier mes bandages pensant à une infection.
Le contact de ses mains chaudes sur ma peau tremblante était presque insupportable. Ses yeux, sa bouche, son visage, son corps… Je le contemplais entièrement, irrésistiblement attirée par lui. Au bord de la crise cardiaque, je le pris dans mes bras.
En un instant j'avais enlacé sa tête dans mes bras, contre ma poitrine. Mon visage était rabattu au dessus de sa tête et je sentais pour la première fois l'odeur de ses doux cheveux.
Je regrettais immédiatement d'avoir fait cela mais je refusais de relâcher mon étreinte. J'avais tellement espéré ce moment qu'il m'était impossible de m'en défaire.
Neji était surprit assurément, il me demanda ce qu'il me prenait mais je ne répondis pas. Je voulais profiter de cet instant, je voulais plus encore!
Profitant de l'étonnement de mon partenaire qui restait immobile, je descendis un peu pour enlacer ses épaules et blottir ma tête au creux de son cou.

«Tenten?» Neji paraissait stupéfait.
Je resserrai mon étreinte autour de lui. Je ne voulais pas le lâcher, quitte à ce que mon échec soit total. Mais Neji ne se défendait pas de cette étreinte.
Cette idée me rendit euphorique et je commençais à lui embrasser le cou. Je desserrai mes bras passer une de mes mains sous sa nuque et remonter jusqu'à ses cheveux. Je m'enivrais de son parfum et de la chaleur de sa peau.
Une main lui soutenant sa nuque, l'autre lui caressant son dos nu, je lui donnais des baisers passionnés dans le cou.

Enfin, je sentis ses mains m'enlacer à son tour. Il recevait mes baisers et répondait à mes caresses. La joie me submergea et des larmes roulèrent sur mes joues. J'étais stupéfaite et foncièrement heureuse en même temps.
Je dégageais ma tête un instant pour le regarder bien en face. Ses grands yeux blancs se plantèrent dans mes yeux noisettes et avec une de ses mains il se mit à sécher mes joues un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.
«Neji…» murmurais-je.
Je posais délicatement mes mains autour de son visage et admirais son expression qui pour la première fois, était pleine de douceur. Jamais je ne l'avais vu regarder quelqu'un comme cela. Et ce regard était pour moi. Rien que pour moi!
J'approchais lentement mon visage du sien et déposais mes lèvres sur les siennes. Ses lèvres étaient douces et chaudes. Elles me brûlaient presque. Non, c'étaient les miennes qui brûlaient de désir. Notre baiser devint plus langoureux puis passionnel.

Je laissais descendre une de mes mains sur son torse pour découvrir les formes de ses muscles. Sa peau était douce, chaude et attirante. Je caressais son torse avec plus d'insistance ainsi que les contours de son dos.
Neji me caressa les bras puis passa sous mon maillot pour faire délicatement courir le bout de ses doigts sur mon dos. Puis il me tint par la taille plus fermement. Nos bouches toujours emmêlées, je l'attirais à moi sur le lit.

Neji grimpa donc sur le lit au dessus de moi. Une main dans mon dos, il me porta un instant pour m'embrasser fougueusement en suspension au dessus du lit. Puis il me reposa et fit courir ses mains sous mon maillot pour me l'enlever. Je relevais mes bras au dessus de ma tête pour l'aider à me déshabiller. Je sentais ses longs cheveux me chatouiller la poitrine et je tendis les bras pour attraper sa nuque et l'attirer à moi.
Je m'emparais une nouvelle fois de sa bouche et je sentis pour la première fois la chaleur d'un corps… de son corps contre ma peau nue.
Sous ses caresses je fondais complètement. Neji s'emparait maintenant de mon corps en une étreinte passionnée. Nos deux corps ne formaient plus qu'un au cours d'une danse sensuelle et enivrante.

Sous un «je t'aime» murmuré à son oreille, je me suis offerte à lui en un moment de pur bonheur.


Le lendemain Neji s'éveilla avec Tenten dans ses bras. Il lui déposa un doux baiser sur les lèvres mais cela ne l'éveilla pas. Il lui caressa la peau sous les couvertures mais il comprit vite que quelque chose n'allait pas.
La jeune fille restait immobile, le teint pâle et les muscles raides.

La nouvelle de la mort de Tenten attrista tout le village. Les shurikens qui l'avaient blessés étaient empoisonnés. Neji et Tenten n'avaient pas soupçonnés ça à cause du faible niveau de leurs adversaires. Neji s'en voulait énormément de ne pas avoir vu et empêché l'issue fatale qui attendait son amante.
Le jour de la cérémonie pour l'enterrement de la jeune défunte, tout Konoha s'étaient réuni pour lui dire au revoir. Neji déposa une rose rouge dans son cercueil et tous virent qu'il pleurait. Le jeune ninja n'avait jamais montré de signe de faiblesse, ni ses sentiments. Mais là, bien que son visage restait impassible, ses yeux ne purent retenir ses larmes.
Il resta de longs instants après la cérémonie à se recueillir sur la tombe de la jolie kunoïchi.

Personne ne sut ce qu'il s'était passé entre les deux ninjas mais Neji n'oublia jamais la merveilleuse nuit d'amour qu'il avait partagé avec Tenten.