La même aura apaisante… qui m'enveloppe de sa chaleur. Le même parfum… que j'aime tant.

J'ouvris les yeux. C'était lui. Devant moi, orné de son majestueux tatouage, le dos nu et musclé, dormait l'homme avec qui j'avais partagé une deuxième nuit. Des mèches sombres lui tombaient délicatement sur la nuque et un pan de drap blanc le recouvrait jusqu'au bassin. Toujours étourdie par le réveil, j'avançai une main tremblante de désir vers cette flaque de chair. Mes doigts effleurèrent sa peau brûlante et lisse. Je sentis un frisson le parcourir, et dévalai ma caresse jusqu'au creux de ses reins. Ma vue se fit moins trouble et mes esprits me revinrent. Il se retourna d'une lenteur insoutenable et posa ses yeux à demi-ouverts dans les miens. C'est alors que je sortis du monde des rêves, le cœur battant de honte, sans pouvoir toutefois émettre le moindre son.

Dis quelque chose, je t'en supplie...

Mais il se contentait seulement de me regarder. Je roulai sur l'épaule de façon à me placer dos à lui pour cacher ma gêne.

Fais comme s'il ne s'était rien passé, Nami. Dors. Dors !

Mon Commandant entreprit néanmoins les choses différemment. Il enroula le bras autour de ma taille et me colla à lui en enfouissant son visage dans mon cou.

« Désolé, on peut rester comme ça un moment ? » souffla-t-il.

Cela ne sonnait pas comme une question. Je me détendis. Plusieurs minutes passèrent, peut-être même des heures. Je succombai doucement à la fatigue pesante, quand quelque chose vibra contre ma cuisse. S'en suivit un râle qui me réveilla pour de bon. Ace se redressa et prit l'escargophone de sa poche pour y répondre d'un très aimable :

« Quoi ? » d'une voix rauque et lasse.

Je me redressai à mon tour et attendit la fin de la conversation pour lui demander qui c'était.

« Marco, répondit-il dans un bâillement.

— Marco-san ? Que veut-il ?

— Qu'on le rejoigne dans une taverne du centre-ville. »

Et c'est ce que nous fîmes, une fois préparés. La taverne n'était pas très loin de notre hôtel et nous pûmes la trouver facilement. Marco-san était assis à une table avec Thatch-san, l'air soucieux.

« Qu'y a-t-il ? lui demanda Ace.

— Eh bien, la rumeur court que la Marine a accosté sur cette île il y a peu.

— Quoi, c'est tout ? C'est pour ça que tu fais tout un cinéma ?

— Ce n'est pas « tout », coupa Thatch-san. Ton grand-père en ferait aussi partie.

— Le vieux ? Qu'est-ce qu'il viendrait faire dans ce trou paumé ?

— Le Vice-Amiral Garp ? demandai-je, effrayée.

— Ah, c'est vrai que tu l'as déjà rencontré, Nami, remarqua Ace.

— Ouais... C'était... Comment dire... Une rencontre très éprouvante... Disons juste qu'il a failli nous tuer. Ton grand-père est-il vraiment humain ?

— Je me pose encore la question... grimaça-t-il. Mais tant mieux s'il est ici, ça ne sera que plus amusant.

— Je ne vois pas vraiment en quoi ce serait amusant... murmurai-je, crispée.

— N'aie pas peur Nami, ils ne peuvent rien contre les pirates de Barbe Blanche.

— Mais tu es de sa famille ; il n'oserait pas te livrer au Gouvernement, non ?

— Ne rêve pas trop. Il ne ferait d'exception égoïste ni pour lui, ni pour moi.

— Je vois... Alors, quel est le plan ?

— À partir de maintenant, il va falloir faire plus attention, commença Marco-san. Ne vous faites pas repérer, et si cela arrive malgré tout, tâchez d'éviter la confrontation et appelez le reste de l'équipage le plus rapidement possible.

— Attends, quoi ? coupa Ace. Pourquoi on doit prendre autant de précautions ? Ça fait partie de notre quotidien d'être poursuivis par la Marine. On ne va pas se cacher à la moindre menace. Et puis s'ils sont déjà là, ils n'ont pas pu manquer de voir nos bateaux. »

Un silence nerveux s'installa. J'observai calmement les visages des trois Commandants. Bien entendu, Ace était agité et indigné. Mais Marco-san et Thatch-san paraissaient hésitants, peut-être même embarrassés. Je poussai un long soupir qui attira leur attention.

« Si c'est moi le problème, ne vous inquiétez pas, j'ai aussi l'habitude d'être traquée, leur avouai-je. Je suis peut-être faible, mais je sais quand même me défendre.

— Non, Nami... Désolé, c'est pas ce qu'on voulait dire, mais tu vois... entreprit d'expliquer Thatch-san, incertain.

— Quoi, c'était juste pour ça ? s'apaisa Ace avant de passer un bras autour de mon cou pour coller ma tête à la sienne. Vous la sous-estimez, les gars.

— Ace, que se passerait-il si Nami se faisait capturer ? questionna Marco-san. Elle ferait un hameçon idéal pour permettre à la Marine d'appâter l'équipage de ton petit-frère. Si ses compagnons tentent de la délivrer, il va de soi que nous aussi. Les forces du Gouvernement se feront alors titanesques pour tous nous capturer, et une guerre éclatera.

— C'est bien ce que j'ai dit, ne la sous-estimez pas. Aucun moyen qu'elle se fasse prendre. Et puis je serai près d'elle quoiqu'il arrive, donc il n'y a pas d'inquiétude à avoir » conclut mon partenaire.

Alors je suis un boulet hein... Rien qu'en restant avec eux, je leur cause du soucis. Je ne peux pas freiner leurs aventures ainsi pendant deux ans, il va falloir que je devienne bien plus forte...

« Il vaut mieux que l'on reste au moins à quatre à présent, reprit Thatch-san.

— Mais Ace, interpellai-je, il doit y avoir une raison à l'arrivée de ton grand-père sur cette île. Peut-être étaient-ils déjà au courant de notre présence ici ?

— Oui, c'est une possibilité, répondit Marco-san. C'est même très probable. Le Log Pose sera chargé d'ici demain, donc encore une fois, restez vigilants au moins aujourd'hui. Si l'on est pris en chasse avant la recharge complète du Log Pose, on aura de grandes difficultés à revenir sur les lieux par la suite. »

J'imagine que c'est plus facile à dire qu'à faire... Mais si on reste tous les quatre, Ace et moi ne pourrons plus être seuls ensemble. C'est dommage, j'avais hâte de finir ce qu'on avait commencé hier…

« Nami. »

Et puis même ce matin… Attends, non mais à quoi je pense, là ? Y'a la Marine à nos trousses, et moi je suis plongée dans des fantasmes à la con.

« Naamii ~ »

Ça lui fait ça, à lui aussi ? Bah oui peut-être après tout, il a pas l'air indifférent, non ?

« Oi, Nami !

— Hein ?

— Tu écoutes ce qu'on te dit ? soupira celui qui occupait mes pensées.

— Oh, euh... oui ! Pardon, tu disais ?

— On disait qu'il y avait l'air d'avoir du grabuge plus loin. Il y a eu une sorte d'explosion et des gens qui criaient. Tu n'as vraiment rien entendu ?

— Non...

— Regarde derrière le restaurant, il y a encore de la fumée qui s'élève. On y va ?

— Ace ! s'exclama Marco-san. Tu n'as rien retenu de ce qu'on a dit ?! La Marine sera forcément là-bas !

— Calme-toi Marco, c'est juste pour jeter un coup d'œil ! répondit Ace avec un gigantesque sourire.

— Regarde-le Marco, il est déjà tout excité ! fit à son tour Thatch-san en haussant des épaules.

— D'accord, mais alors rapidement... » capitula le Commandant du premier vaisseau.

C'est ainsi que nous nous retrouvâmes sur les lieux du désordre. Plusieurs citoyens s'étaient regroupés autour d'un groupe d'hommes en conflit. Ace interpella l'un des témoins pour lui demander ce qu'il s'était passé.

« Une dispute a éclaté entre deux bandes de pirates dans le restaurant d'à côté. Ils sont sur le point de se battre. A priori, ce sont des pirates très réputés et dangereux avec des primes dépassant les cent millions de berrys. N'est-ce pas excitant ? Il ne se passe jamais rien sur cette île d'habitude ! » expliqua l'habitant.

Excitant ? Ce n'est pas vraiment le mot auquel je pensais. Mais connaissant un certain Commandant...

Je me tournai lentement vers Ace. Une ombre était tombée sur son visage. Il serrait les poings pour contenir ses tremblements naissants. Il finit par relever la tête et montrer un visage rougi d'impatience, un sourire d'excitation étiré jusqu'aux oreilles.

« Ace... ne me dis pas que... »

Mais à peine eus-je le temps de finir ma phrase qu'il était déjà au devant de la scène.

C'est bien ce que je craignais...

Thatch-san tenta de calmer Marco-san dont une large veine battait sur le front une pulsation irrégulière. Pendant ce temps, notre jeune Commandant aux « poings ardents » s'était déjà fait remarquer par ses provocations arrogantes. Il n'en fallut pas plus aux pirates déjà énervés pour se ruer vers leur nouvel adversaire, à son plus grand plaisir.

Ce n'est pas plus mal après tout. Je peux enfin observer son style de combat. Autant profiter du spectacle.

Dans un premier temps, Ace se contentait simplement d'éviter les attaques des deux premiers assaillants ; les autres étant restés en retrait sous ordre de leur Capitaine. Sans doute notre brun essayait-il de les fatiguer ou d'analyser leurs actions avant de riposter. Zoro et Sanji procédaient à peu près de la même manière lors d'un combat. Soudain décidé à contre-attaquer, il contourna ses adversaires sans même qu'ils s'en aperçoivent et les mit à terre d'un seul coup. Toute la bande restante se précipita alors sur notre Commandant qui esquiva sans difficulté les lames des pirates. Pendant qu'il se jouait d'eux ainsi, j'interpellai mes deux autres camarades.

« Pourquoi n'utilise-t-il pas ses flammes ? Il aurait pu finir le combat en une seule attaque.

— Il ne se servira pas de son pouvoir, répondit Thatch-san en riant. Le but d'Ace est de s'amuser d'eux le plus possible. Mais surtout, il ne veut pas se reposer sur ses capacités surhumaines. Il veut montrer qu'il ne tient pas sa force de là.

— Et puis, s'il éveillait son pouvoir, tout le monde le reconnaîtrait, compléta Marco-san.

— Tout le monde l'a sans doute déjà reconnu à force de se balader le dos découvert, grimaçai-je.

— Mais son feu attirerait l'attention des Marines. Sans compter les dégâts que ça ferait aux alentours.

— C'est vrai. Cela dit, je ne crois pas que cet équipage vaut vraiment cent millions de berrys.

— Ce n'est pas étonnant, et Ace le savait sûrement déjà, expliqua Marco-san. Les pirates faibles usent souvent de ce mensonge pour obtenir ce qu'ils souhaitent. D'ailleurs, il est fort possible que la dispute n'était qu'un coup monté. Ils font partie du même équipage et ont arrêté de se battre dès qu'Ace s'est amené.

— Tu veux dire qu'ils l'ont fait pour forcer le respect des civils par la peur ?

— Ouais, et Ace a dû le comprendre assez vite. Il ne se mêle pas des affaires des autres sans raison. »

Je vois. Alors il ne s'y est pas lancé sur un coup de tête finalement.

Je me concentrai de nouveau sur le combat. Ace ne semblait plus s'amuser et mit fin aux hostilités d'une grande aisance. Il ne restait alors plus que le Capitaine. Ce dernier, terrifié et tremblant comme une feuille, recula à pas flageolants en suppliant de l'épargner, sans succès. Ace s'avança sans hésitation vers son adversaire déjà agenouillé et lui assena le coup final. Un silence suivit, mais fut rapidement coupé par de joyeuses acclamations. Notre victorieux Commandant nous rejoignit le sourire aux lèvres. Toutefois, avant que l'un de nous ne puisse prononcer un moindre mot, des bruits de pas précipités nous mirent en alerte.

« Ce ne serait pas...?

— Si, je crois bien...

— C'est pas le moment...

— COUREZ ! »

C'est ainsi que nous entamâmes une course folle pour échapper aux Marines qui venaient d'arriver, intrigués par l'agitation. Sans le vouloir, nous avions pris des chemins différents. Je suivis Ace par réflexe et nous trouvâmes rapidement refuge dans une petite auberge qui semblait abandonnée.

« Où sont les autres ?

— Nous avons été séparés… répondis-je, à bout de souffle.

— Hein ? Eh merde, je vais les appeler. »

Pendant que mon partenaire joignait ses compagnons, j'examinai l'endroit où nous étions. C'était une petite cabane reculée entre la ville et la forêt, qui se fondait parfaitement dans le paysage marbré. Je tendis l'oreille afin d'entendre la conversation par escargophone.

« On devrait peut-être rester là où on est pour ce soir, proposa Thatch-san au bout du fil. Si c'est bien nous que la Marine recherche, alors l'hôtel n'est pas un lieu sûr.

— Mais, et nos affaires ? interrompis-je, inquiète.

— On ira les chercher demain avant l'aube pour ne pas nous faire repérer. On se tiendra au courant. Je vais faire un rapport au reste de l'équipage. C'est compris Ace ? Ne bougez pas jusqu'à demain ! »

Le faible acquiescement murmuré tout bas par mon Commandant me fit comprendre qu'on ne resterait sûrement pas ici toute la soirée. Lorsqu'il raccrocha, je vis dans son regard pétillant l'envie brûlante d'aventure. Je lui souris en guise d'accord et nous sortîmes discrètement vers les lumières de la ville qui s'éveillait dans la nuit.

En marchant un peu, je remarquai un modèle d'affiche qui revenait souvent sur les murs. Je m'approchai pour lire les informations écrites, puis Ace passa la tête par-dessus mon épaule pour en faire de même. Je poussai une exclamation de joie et levai le menton vers lui pour partager mon enthousiasme.

« Un feu d'artifice !

— Hm ?

— C'est dans une heure ! On y va ?!

— Tu veux y aller tant que ça ? Ça me va ! »

Son visage se fendit d'un large sourire sincère qui me réchauffa le cœur. Je voyais bien qu'il était tout aussi excité que moi.

Pas besoin de jouer les innocents, je sais que tu en meurs d'envie !

Mais je me gardai cette remarque pour moi-même en riant intérieurement. Je n'avais même pas remarqué la proximité de nos visages. Lorsque ce fut le cas, je sentis le sang me monter aux joues et me détournai rapidement en me mettant en route vers la place du spectacle, ce qui arracha un petit rire moqueur à mon Commandant, que je décidai d'ignorer.

Lorsque nous arrivâmes, Ace partit nous chercher à boire. Je choisis une place reculée des lumières et m'assis sur une muret de marbre. Il revint alors et me tendit mon verre avant de s'installer près de moi. Nous restâmes silencieux un moment, les yeux plongés dans la voûte céleste illuminée d'innombrables étoiles.

« Ace ?

— Hm ?

— Tu crois vraiment que ces gens ne t'ont pas reconnu tout à l'heure ?

— Tu veux dire quand je me battais ? J'imagine que tu connais déjà la réponse.

— Alors pourquoi n'ont-ils pas eu peur ? Pourquoi n'ont-ils pas appelé la Marine ? Au contraire, ils t'ont même encouragé et criaient de joie quand tu as vaincu les pirates.

— Le Nouveau Monde n'est pas tout à fait pareil que ce que tu as vu jusqu'à présent. D'une manière générale, les gens sont plus habitués au danger. Mais surtout, cette partie du monde est en majorité contrôlée par les Grands Empereurs. Comme tu le sais, mon père, Barbe Blanche, en est un. Mais plutôt que de faire régner la terreur, il choisit de protéger les îles menacées par des pirates aux mauvaises intentions. Même si cette île n'en fait pas partie, la rumeur s'est sans doute propagée partout. C'est pour cette raison que tout le monde n'a pas peur de notre équipage.

— C'est pour ça que tu les as attaqués ?

— En quelque sorte. Je ne peux pas supporter ceux qui s'en prennent aux plus faibles.

— Je vois... T'es quelqu'un de bien. »

Ace me dévisagea, surpris par mes mots, mais ne dit rien. Je perçus de légères rougeurs sur ses joues à travers l'obscurité. Il but une gorgée de sa boisson en paraissant réfléchir. Puis, comme s'il s'était souvenu de quelque chose, il se tourna à nouveau vers moi.

« Au fait, qu'est-ce que t'avais toute la journée ? T'étais distraite. »

Distraite ? Ah oui… En même temps, j'allais pas lui dire que j'étais perdue dans mes idées de romance à deux balles… Mais il est pas un peu trop près, là ? Eh bah voilà, ça y est, c'est sûr que je rougis, là ; je le sens ! Et l'autre qui se réveille… Ça va oui, mollo avec les battements ! À cette allure, il va éclater. J'espère qu'Ace l'entend pas. Il l'entend pas, hein ? Pourquoi cet idiot de cœur bat plus fort qu'après une course-poursuite avec la Marine, c'est pas normal !

« À quoi tu penses ? »

Il me chuchota cette phrase presque au creux de l'oreille, dans un souffle chatouilleux et d'une sensualité qui fit frissonner tous mes membres. Je ne pouvais plus détacher mes yeux de lui. Cet homme me fascinait.

Prise d'un élan de détermination, je m'apprêtai à tout lui révéler. Les secrets égarements de mon esprit, l'agitation de mes sentiments, l'extase de mes sens, l'exaltation de mon cœur...

« Ace... »

Soudain, une explosion se fit entendre. Puis une autre. Des milliers d'éclats lumineux tombèrent du ciel en une pluie colorée. Je levai la tête vers le ciel flamboyant, absolument ravie par le spectacle. Les bouquets avaient été merveilleusement préparés. Ils défilaient et se complétaient d'une parfaite harmonie. La ville entière était noyée sous les prestigieux feux.

Je roulai des yeux vers mon partenaire et rencontrai les siens, enivrés d'une envie affectueuse. Il approcha son visage du mien et ferma docilement les paupières. J'entrouvris les lèvres et accepta sa chair brûlante sur la mienne. Je caressai ses cheveux d'une main et m'appuyai de l'autre afin d'approfondir notre échange, tandis que lui glissa une main sur ma joue, l'autre pressant avidement ma hanche. J'haletais d'un désir ardent. Je dévorais ses lèvres sans ménagement, m'amusant tantôt à les emprisonner entre les miennes, tantôt à les relâcher, avant de recommencer infiniment. Nous nous répondions en une communion parfaite. Dans un ultime baiser, nous desserrâmes doucement notre étreinte pour admirer le bouquet final.

Il n'y avait pas besoin de mots, simplement d'un regard.

Nous finîmes par rentrer dans notre foyer abandonné, guillerets et ivres d'affection, pour nous enrouler dans un drap à même le sol, et nous endormir, une fois encore, dans les bras l'un de l'autre.