Sourires, joie, coup de feu… Plus rien.

Ce matin-là, Nami se réveilla en sursaut, dégoulinante de sueurs froides. Son souffle avait cessé et le rythme de son cœur tambourinait jusque dans ses oreilles. Paralysée entre le rêve et la réalité, elle se remémorait les images qui l'avaient dépossédée de sa nuit. Toujours les mêmes. Celles qui hantaient encore son esprit. Elles défilaient à toute allure, comme pour éviter d'être avalées par son inconscient, là où finissent bien souvent les rêves et les preuves de nos dérives, dans ce coin de mémoire oubliée.

Mais cette fois, ce fut différent. Le sourire ensanglanté de sa mère s'était confondu avec ceux de ses amis. Ses précieux compagnons avec qui elle avait fait la promesse d'une vie de bonheur et de liberté à la poursuite de leurs rêves. Le cauchemar se répétait. Elle avait de nouveau perdu des êtres chers. Était-ce un signe ? Ou simplement sa peur la plus profonde ? Qu'allait-elle devenir sans eux ? Leur quête d'aventure... ils s'y étaient lancés ensemble, d'un même pas. Il n'était même pas envisageable de poursuivre son objectif sans son équipage.

Ses membres convulsaient ; elle voyait trouble, et sentit l'irrésistible envie de se frotter les yeux, cherchant à échapper aux souvenirs, à briser la douleur qu'ils représentaient.

« Nami ? »

Son cœur manqua un battement. Elle se releva d'un bond et s'arma du premier objet à sa portée avant de le brandir sans réfléchir en direction du passager inattendu.

« Wooh doucement ! Qu'est-ce que tu comptes faire avec ce vase ? Calme-toi, c'est moi, c'est Marco.

— Marco... -san ? Oh... ce n'est que toi, murmura-t-elle en reposant le vase, soulagée. Je ne t'ai pas entendu entrer. Pardonne-moi, je... je suis un peu étourdie.

— Nami, tu trembles. Qu'est-ce que t'as ? demanda-t-il en se rapprochant.

— Rien, ne t'inquiète pas. Ce n'est pas important. J'ai juste fait un mauvais rêve. »

Marco la dévisagea calmement. Elle ne put masquer ses tremblements, ni l'hésitation dans sa voix, et se comprima le bras, gênée. Le Commandant de la première division s'assit près d'elle et posa une large main réconfortante sur son épaule.

« Tu sais que tu peux m'en parler. C'est la deuxième fois que je te surprends au réveil après un cauchemar. Tu te souviens ? La première fois, c'était quand tu t'es réveillée sur notre bateau deux jours après y avoir atterri.

— Oui... je me souviens.

— C'est encore le même ?

— Oui... enfin non. Cette fois, c'est un peu différent... Cette fois, je... »

Sa voix se brisa ; les larmes lui montèrent aux yeux. Elle se prit la tête entre les mains. Alors, Marco la serra dans ses bras et lui frotta gentiment le dos pour l'apaiser.

« Ça va aller... Je suis là. Tu n'es pas seule.

— Marco-san... sanglota-t-elle. J'ai peur...

— De quoi as-tu peur Nami ? Tu n'as rien à craindre. Personne ne te fera de mal. Nous sommes là.

— Mes amis... J'ai peur qu'il ne leur arrive quelque chose par ma faute. À cause de moi, ils... le Gouvernement sait qu'ils sont encore en vie, maintenant. S'ils se font capturer, exécuter...

— Du calme... Ils ne se feront pas capturer. Crois en eux, ils sont forts. Tout comme toi, ils ont dû se trouver des alliés de confiance. Il ne va rien leur arriver. Et puis, s'ils se font capturer, nous irons les sauver, je te le promets.

— Merci...

— Allez, sèche tes larmes. Je serai sur le pont avec les autres. Rejoins-nous quand tu seras prête. »

Nami l'étreignit à son tour, en gage de gratitude, puis se détacha pour le laisser quitter la pièce, non sans qu'il lui adresse un énième sourire rassurant. Un silence eut tout juste le temps de se faire entendre dans la chambre, que Nami, après avoir pris une longue inspiration, trouva la force d'aller prendre une douche. De l'autre côté de la porte, le Commandant de la première division, quant à lui, rejoignit ses amis qui discutaient sur le pont.

« T'étais où Marco ?! lança Joz.

— Je suis passé voir Nami. Elle n'est pas en forme.

— Nami ? Qu'est-ce qu'elle a ? demanda Thatch.

— Elle se sent coupable d'avoir été découverte par le Vice-Amiral Garp. Elle pense que son équipage est en danger par sa faute.

— Qu'est-ce qu'elle raconte... murmura Ace, les sourcils froncés. Elle ne pouvait rien y faire, c'est uniquement de ma faute. Pour ne pas avoir pu la protéger.

— Ace, ce n'est de la faute de personne. On n'aurait pas pu la cacher pendant deux ans avec la Marine à nos trousses en permanence. Ça devait arriver tôt ou tard.

— Il aurait mieux valu que ça arrive tard.

— Ont-ils déjà fait circuler l'information ? Les journaux en parlent ? questionna Thatch.

— Nous n'avons reçu aucune nouvelle pour l'instant, répondit Marco.

— Il y a peut-être moyen que Garp ne dise rien, se risqua Joz. Après tout, ça met directement en danger son petit-fils, cette histoire.

— Pas moyen, trancha Ace. Ce vieux fait passer son travail et ses principes avant ses propres sentiments. Il ne fera pas d'exception, peu importe à quel point il en souffre.

— Je vois. Peut-être qu'on devrait se mettre à la recherche des membres de son équipage dans ce cas, suggéra Marco.

— Ça me rassurerait de revoir mon petit-frère, mais je pense déjà savoir ce qu'elle répondrait à ça, avoua Ace.

— Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu penses qu'elle ne serait pas d'accord ?

— Je pense qu'elle est assez intelligente pour avoir compris qu'il y a une raison à leur dispersion. De toute façon, leur décision a déjà été prise. Le prochain rendez-vous est dans deux ans, ni plus ni moins. »

Tous parurent acquiescer à ces paroles.

De son côté, Nami, qui avait finalement pu se vider la tête, sortit revigorée de la salle de bain, une serviette autour du corps. Elle essora le surplus d'eau que contenaient ses cheveux, et s'apprêtait à se changer, quand...

« Jolie tenue. »

Elle se retourna vivement, les sourcils arqués, un cri de surprise comprimé au fond de sa gorge.

« Toi ! Depuis quand t'es là ? Tu m'as fait une de ces peurs !

— Respire, ricana l'homme aux cheveux sablés. Alors comme ça, on a fait un cauchemar, princesse ? Tu veux que je te réconforte ?

— Tu écoutes aux portes, maintenant ?

— Je passais par là, la porte était entrouverte. Et puis personne ne semble me prêter attention.

— En effet, je ne t'ai même pas remarqué alors que tu étais devant moi. Comment fais-tu pour m'intéresser aussi peu ? le nargua-t-elle.

— Allons, on sait tous les deux que tu ne crois pas ce que tu dis.

— Cela dit, ta capacité de camouflage est réellement impressionnante. Maintenant, si tu pouvais me laisser un peu d'intimité, j'aimerais me changer.

— J'ai quelque chose à te rendre. Tu l'as oublié sur le pont, hier. Je crois que ceci t'appartient » lui souffla-t-il en se rapprochant d'un sourire moqueur, sous son regard perplexe.

Lorsqu'elle aperçut l'objet tendu, elle écarquilla les yeux et rougit de honte. Les souvenirs de la veille lui revinrent alors. Elle tenta d'arracher le soutien-gorge des mains du voleur qui le maintenait au-dessus d'eux.

« R-Rends-le moi !

— Je peux te le mettre si tu veux, persifla-t-il.

— Je ne veux pas, rends-le moi ! »

Ses yeux brillèrent. Il lâcha le vêtement au sol et saisit le menton de la jeune femme surprise. Ses lèvres malicieusement étirées se rapprochèrent doucement de leurs jumelles.

« Éloigne-toi de moi tout de suite » ordonna-t-elle sur un ton catégorique.

En plongeant profondément son regard dans le sien, il comprit que le moment n'était pas opportun pour jouer, et consentit à s'écarter, non sans un soupir.

« T'es ennuyeuse... marmonna-t-il en la quittant des yeux, ayant perdu tout intérêt pour elle, puisqu'elle ne pouvait l'amuser. T'étais plus drôle hier... »

Lassé, il passa une main déçue dans ses cheveux et s'allongea sur le lit, les bras croisés derrière la tête.

« Je peux savoir ce que tu fais, maintenant ? demanda-t-elle agacée.

— Je dors.

— Dégage. »

Voyant qu'il ne bougeait pas, elle fronça les sourcils, exaspérée, choisit quelques vêtements simples dans son armoire et se changea dans la salle de bain. Elle revint vêtue d'un débardeur bleu et d'un bermuda marron, puis s'assit près du voleur en soupirant. Ils restèrent ainsi en silence pendant quelques minutes. Profitant de ce moment d'attention, le Renard brisa le mutisme.

« Pourquoi tu ne sors pas ?

— J'en n'ai pas envie.

— Pourquoi ?

— C'est comme ça.

— Ç'a un rapport avec ton cauchemar ?

— ... Non.

— Alors avec ton Commandant ? Pour ce qui s'est passé hier ?

— ...

— Ou ton équipage ?

— ... Un peu de tout ça, j'imagine... murmura-t-elle en fixant le drap blanc.

— Je vois. Qu'est-ce que tu comptes faire, dans ce cas ?

— Je ne sais pas. Pour le moment, je ne veux rien faire. J'ai peur de sortir et d'affronter leurs regards.

— Tu t'en veux toujours ?

— Une partie de moi est rongée par la culpabilité et la peur d'apprendre que mes amis sont en danger. Mais je pense que je vais arrêter de me faire du mal. Ça n'arrange ni ne résout rien.

— Bien vu, ironisa-t-il.

— Et toi, qu'est-ce que tu fais là ?

— Je fais passer le temps.

— Tu n'as pas un objectif à remplir ?

— Ça peut attendre.

— Tu ne travailles pas pour quelqu'un ?

— Je travaille pour qui a besoin de mes services. Les affaires ne s'arrêtent jamais.

— Alors file, qu'est-ce que tu attends ? Si ton but est de t'enrichir, va accomplir tes missions.

— Même si elles consistent à tuer des gens ? » demanda-t-il d'une voix neutre.

Il roula des yeux vers la belle et rencontra son regard tremblotant et abasourdi, avant de se remettre à fixer le vide. Il s'attendait à cette réaction.

« Tu... Tu es un assassin ? Pas seulement un voleur ?

— J'accepte n'importe quelle mission du moment que l'offre est supérieure au prix.

— Mais pourquoi ?!

— Ce n'est pas ce que font les pirates ? Tuer, piller... qu'importe les conséquences ? C'est bien la voie que tu as choisie, non ? Au nom de la liberté... La seule différence, c'est que je travaille seul.

— Mais qu'est-ce que tu racontes ?! On ne tue pas ! Encore moins pour de l'argent ! Et on ne vole pas les richesses des autres ! Seulement celles de nos ennemis !

— Ah oui ? Et tu ne volais pas l'argent des autres avant d'être avec les Chapeaux de Paille ? Tu vois de quoi je parle ? Pendant les huit ans dans l'équipage d'Arlong l'Homme-Poisson. Ça te revient ?

— Je volais les pirates ! Et j'apprécierais que tu ne parles pas de ce que tu ne connais pas... chuchota-t-elle la tête baissée en se pinçant les lèvres.

— Et si je te disais que je suis au courant ?

— Tais-toi ! Je ne veux plus t'entendre. Je sais que tu mens. Tais-toi.

— Nami. Comme tu l'as deviné, nous ne nous sommes jamais rencontrés avant comme j'ai essayé de te le faire croire. Mais j'ai connu Arlong. Avant de prendre possession de votre île, il est passé par la mienne. Lui et son équipage ont entièrement mis à feu et à sang mon village. Une partie de ce que je t'ai raconté est vraie. Je suis bel et bien le seul survivant de mon village. Ma mère nous a cachés, ma petite-sœur et moi, avant de se faire tuer sous nos yeux.

— Q-Quoi ?

— Je ne te mens pas.

— Et... Et ta sœur...?

— Tuée, elle aussi. Peu de temps après ma mère, pendant que je cherchais du secours. Je l'ai retrouvée en sang dans notre maison. Après quoi j'ai tout fait pour récolter des informations sur les pirates d'Arlong, par haine bien entendu. Et c'est comme ça que j'ai appris qu'il s'était installé sur une petite île d'East Blue et qu'une jeune fille à peine plus âgée que moi avait rejoint son équipage et se faisait connaître comme voleuse. Tu sais, je t'ai détesté pour ça. Mais bon, j'ai vite compris que tu n'étais que leur prisonnière. Si tu veux savoir la suite, j'ai passé quelques années à survivre comme j'ai pu, et j'ai fini par trouver une bande qui faisait partie d'une organisation d'espions. Donc je les ai suivis jusque dans le désert et j'y ai appris l'art de voler tout type d'information, de groupe, et même le Gouvernement. Je m'étais juré de me venger, mais où que j'allais, je rencontrais des brutes aussi ignobles qu'Arlong. Tu imagines le reste : ma haine s'est élargie vers tous les cafards. Pourquoi n'en haïr qu'un alors qu'ils sont tous du même type, non ? Aucun d'eux ne mérite de vivre… Bref, du coup j'ai quitté l'organisation, et je suis devenu tueur à gage. Ou un truc comme ça. La vie clichée, quoi.

— Mais alors tu ne tues pas pour l'argent, mais pour te venger ?

— Oui et non. L'argent résout tous les problèmes, pas vrai ? souffla-t-il tristement.

— La vengeance ne mène à rien de bon. C'est fini maintenant. Arlong est hors d'état de nuire. Tu n'as donc pas de rêve ?

— Dis-moi... Si Monkey D. Luffy et tes compagnons n'avaient pas battu les pirates d'Arlong, mais que ces ordures étaient parties de ton île de leur plein gré après huit ans de torture, aurais-tu simplement fêté leur départ et continué ta vie comme si rien n'était arrivé ? Aurais-tu été satisfaite rien qu'en les voyant partir ? Est-ce que, sincèrement, tu te serais senti mieux ?

— Non, je... je n'aurais pas trouvé juste que nous ayons autant souffert par leur faute. Mais pourquoi tu me racontes tout ça ?

— Nous ne sommes pas si différents tous les deux. Seulement, je n'ai pas eu autant de chance que toi. Même si Arlong n'est plus qu'un mauvais rêve, les mauvais souvenirs, eux, ne s'en vont pas. J'ai longtemps cherché à les enfouir, mais ils reviennent sans cesse et par tous les moyens. Moins j'y pense et plus ils m'apparaissent avec toute la puissance de leur horreur. La seule solution que j'ai trouvée pour les rendre plus supportables a été de les combattre en dirigeant ma vengeance inaccomplie sur d'autres salauds. Nami, si tes souvenirs te hantent encore, c'est parce que tu as peur d'eux. Tu cherches à les faire disparaître. Accepte-les. C'est la seule solution. »

Sur ces mots, il se leva et quitta la pièce. Elle resta muette, assise en silence, le regard vide. L'image de l'homme froid et sans scrupules qu'elle lui avait prêtée venait de s'effondrer. Elle avait trouvé en cet homme pour la première fois de la sincérité. Mais plus important encore, à travers ses yeux, elle avait entendu son âme crier dans un triste murmure... « Suis-je devenu un monstre, moi aussi ? »

Mais il se trompait sur un point. Elle ne cherchait pas à enfouir ses mauvais souvenirs. Cela faisait bien longtemps qu'elle les avait acceptés. Grâce à Luffy, son village avait retrouvé la paix et elle aussi. Ses amis avaient réussi à chasser sa douleur. Or, maintenant qu'ils étaient loin, elle se sentait perdue, seule, désœuvrée. Elle avait perdu tout repère, même si elle cherchait à croire autrement. Ses mauvais rêves n'étaient que l'image de son âme tourmentée. Nami secoua la tête pour chasser ces idées noires et prit la ferme résolution de ne jamais cesser de persévérer. Pour commencer, elle allait sortir de cette pièce.

Pendant ce temps, Ace polissait son couteau sur la proue. Il avait pris pour habitude de surveiller le voleur du désert qui ne lui inspirait pas confiance pour certaines raisons évidentes. C'est pourquoi son irruption dans la cabine de la jeune femme n'avait pas échappé à sa vigilance. Malgré son air désintéressé, le brun était à l'affût du moindre bruit suspect qui pouvait s'échapper de la cabine. Il ne le laisserait pas faire le moindre mal à la navigatrice de son petit-frère, qu'il s'était promis de protéger.

Enfin, la porte de la chambre s'ouvrit pour laisser sortir le voleur, les mains dans les poches. Ses yeux clairs rencontrèrent les prunelles sombres du pirate, et ils restèrent un instant à s'observer sans bouger, chacun essayant de lire dans l'esprit de l'autre. Le blond s'avança finalement et s'accouda au bord du bateau.

« Comment elle va ? interrogea Ace.

— Pourquoi tu n'irais pas le lui demander toi-même ? »

Cette réponse plongea notre Commandant dans un mutisme coupable, dont le silence était uniquement troublé par le bruit des vagues et de la lame aiguisant son couteau.

« Tu sais que tu en es la cause, n'est-ce pas ? lâcha le Renard.

— Je sais. Je n'ai pas su la garder cachée de la Marine et maintenant ses amis ne sont plus déclarés présumés morts. Elle a de quoi être énervée.

— ... T'es pas très perspicace, hein ? Elle ne t'en veut pas pour ça. Pour elle, tu n'as même rien avoir avec cette situation. Elle s'y est mise toute seule. Elle t'en veut pour ne pas la considérer. Tu la catégorises comme faible et comme personne à risque ou à protéger avant même de la laisser faire.

— ... Nami n'est pas faible. Je ne l'ai jamais considérée de cette façon.

— Alors montre-lui. Laisse-la te prouver ce dont elle est capable.

— C'est déjà fait. »

Les pensées ayant été posées, le voleur s'apprêtait à se détourner, quand il fut interpellé par Izô qui venait d'arriver.

« Oi ! Tu comptes rester ici encore combien de temps ? Tu n'es pas franchement le bienvenu ici depuis que tu as tué un de nos alliés par le passé. Tu te souviens ?

— Il m'a attaqué en premier, trancha le blond. Je n'ai fait que me défendre.

— Ouais... Eh ben si cette fois tu t'en prends à un seul membre de notre équipage, je te préviens que je te suivrais où que tu ailles et que je te le ferais payer. J'espère que c'est assez clair » menaça le Commandant de la seizième division avant de s'en aller froidement.

— Les autres se méfient, reprit Ace. On connaît le genre d'activités que tu mènes. Mais est-ce qu'elle le sait ?

— Ça ne concerne qu'elle et moi. Je ne veux plus jouer avec elle.

— Bonne nouvelle.

— Je veux qu'elle m'appartienne » confia-t-il en partant.

Les mots du Renard résonnèrent dans la tête du pirate. Il comprit qu'il serait dorénavant sérieux, et fronça les sourcils. Une boule se formait dans sa gorge.