Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.

Résumé : Ben et Roberto n'ont jamais pensé qu'ils deviendraient parents. Pourtant, c'est arrivé. Voici cinquante de ces moments de parentalité. [Kill Ben Lyk]

Note de l'auteur : Oui, pour ce qui est du petit, j'ai craqué mon slip et j'assume. Comprenne qui pourra. Et ça fait plus ou moins suite à certaines façons des 100 façons qui sont dédiées à Ben et Robbie. Comme toujours, je rappelle qu'on ne connaît rien du passé de Ben comme de Roberto dans le film alors je fais ma popote.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de paternité

50 nuances de paternité

7 - Les premiers câlins et bisous

- Oncle Roberto ?

L'interpellé relève les yeux de la lettre de motivation qu'il vient de finir de rédiger. Il ne manque plus qu'une relecture pour retrouver une faute d'orthographe discrète. Il le fera plus tard, à tête reposée, ou Ben s'y collera. Son mari lui a toujours proposé de le relire tout comme lui-même peut le relire. Deux cerveaux valent mieux qu'un et c'est plus facile de trouver une faute chez l'autre que chez soi, à tous les niveaux.

- Oui ? Répond-il à son neveu

- Est-ce que je peux te faire un câlin ?

La question le surprend un temps puis il réalise qu'hormis lors des funérailles de Magdalena et d'Habib, il n'a jamais enlacé le petit garçon. L'enterrement, cela avait été plus fort que lui, il n'avait pas pu le laisser pleurer sans un geste de réconfort. Mais par la suite, cela n'est plus jamais arrivé. Ben non plus d'ailleurs. Le youtuber lui a dit qu'il attend que cela vienne de leur protégé, le consentement, ça marche aussi pour les enfants. Anwar les connaît à peine alors lui imposer d'être enlacé par des presque inconnus... Roberto se rend compte que lui, au-delà de la question du consentement qui est loin d'être idiote, c'est surtout parce qu'il n'a jamais osé malgré son envie. Il a encore du mal à réaliser. Il a rencontré son neveu. Il vit avec lui. Il l'élève. Et sa sœur, la mère du petit, est morte. Il n'a toujours pas réussi à pleurer pour elle. Il le voudrait pourtant. Parce qu'il l'a aimée, profondément aimée mais à chaque fois qu'il sent des larmes monter, son esprit lui rappelle le mal qu'elle lui a fait et ses yeux se tarissent aussitôt. Même si elle a voulu corriger ses torts avant de partir. Et là, Anwar, du haut de ses cinq ans, lui rappelle par cette question innocente qu'il a besoin de ça. L'adulte s'en veut d'avoir été, même involontairement, si égoïste. Alors qu'il l'aime déjà tellement que cela lui donne le vertige. Il l'aide à monter sur ses genoux et une fois installé, le garçonnet passe ses bras autour de son torse. Robbie fait de même, ferme les yeux et profite de l'instant.

Ben rentre, les voit et n'ose rien dire, de peur de briser l'instant.

FIN