Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.

Résumé : Ben et Roberto n'ont jamais pensé qu'ils deviendraient parents. Pourtant, c'est arrivé. Voici cinquante de ces moments de parentalité. [Kill Ben Lyk]

Note de l'auteur : Oui, pour ce qui est du petit, j'ai craqué mon slip et j'assume. Comprenne qui pourra. Et ça fait plus ou moins suite à certaines façons des 100 façons qui sont dédiées à Ben et Robbie. Comme toujours, je rappelle qu'on ne connaît rien du passé de Ben comme de Roberto dans le film alors je fais ma popote.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de paternité + Prompt du 21/05/2021 : Est-ce que je peux t'appeler maman/papa? + Ecrire sur un enfant (Qui est-ce?)

50 nuances de paternité

13 - La première fois qu'il dit Papa

La première fois que ça arrive, c'est par accident, dit dans la spontanéité la plus pure avant que la bonne ambiance ne s'éclipse pour un air étouffant. Anwar réalise ce qu'il vient de dire, se fige et semble soudain honteux. Il baisse la tête et s'excuse. Roberto, lui, sur le coup, ne sait pas comment réagir. Son neveu l'a appelé « Papa ». Par accident. En soi, l'incident le soulage sur un point : l'enfant se sent bien à l'appartement avec eux malgré leur vie bien différente de tout ce qu'il a connu. Mais le voir aussi gêné le dérange. Peut-être craint-il qu'il ne se fâche ? Il est son oncle, pas son père et son papa est aux côtés d'Allah selon ses croyances religieuses.

- Ce n'est pas grave, Anwar. Sourit-il. Vraiment,

- Dis, Oncle Roberto ? Tente le petit garçon

- Oui ?

- Est-ce que je peux t'appeler Papa ? Et Oncle Ben aussi, est-ce que je peux l'appeler Papa ?

Ses yeux brillent d'une angoisse ainsi que d'un espoir qui lui saisissent l'âme. Cependant, ce qui lui étreint le cœur, ce qui le frappe au plus profond de ses tripes, c'est cet esprit innocent qui le choisit pour figure paternelle. Il l'a élu pour porter ce titre, une couronne qu'il ne pensait jamais ceindre, un honneur qu'il n'aurait jamais imaginé recevoir ou même mériter. Il ne peut s'empêcher de penser à Laïla. Pensera-t-elle qu'il s'attribue le rôle de son fils ? Ses propres parents, verront-ils cela comme une conséquence logique de sa « déviance » et de sa « mauvaise influence » sur Anwar ? Non pas qu'il se soucie de ce qu'ils pensent de lui. C'est juste qu'il ne veut pas mêler son neveu dans des histoires qui ne le concernent pas. Il fait plus attention à la grand-mère du petit, celle qui l'a accueilli à bras ouverts parce qu'il était la dernière « mission » de son fils. Il lui en parlera, il le faut. Mais pour l'instant, tout ce qu'il ressent, ce qu'il l'obsède, c'est l'enfant de sa sœur face à lui qui veut faire de lui son parent autant dans son cœur que sur les papiers qui le désignent comme tuteur légal. Il s'agenouille et l'enlace.

- Tu peux m'appeler comme tu veux, Anwar. Et je sais qu'Oncle Ben aura la même réponse que moi.

- Pourquoi ton cœur bat si fort ?

- Parce que je suis si heureux que tu vives avec nous.

FIN