Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.
Résumé : Ben et Roberto n'ont jamais pensé qu'ils deviendraient parents. Pourtant, c'est arrivé. Voici cinquante de ces moments de parentalité. [Kill Ben Lyk]
Note de l'auteur : Oui, pour ce qui est du petit, j'ai craqué mon slip et j'assume. Comprenne qui pourra. Et ça fait plus ou moins suite à certaines façons des 100 façons qui sont dédiées à Ben et Robbie. Comme toujours, je rappelle qu'on ne connaît rien du passé de Ben comme de Roberto dans le film alors je fais ma popote.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de paternité + Situation 494 : Votre personnage adopte un enfant qui est déjà grand (qui n'est plus un bébé ou un bambin: enfant/pré-ado/ado) + Ecrire sur un orphelin (Recyclage)
50 nuances de paternité
16 - L'adoption
Pour être tout à fait honnête, Ben ne s'était jamais vu devenir père. Non pas par désamour des enfants, loin de là. A la vérité, il appréciait leur compagnie. C'était juste qu'il ne pensait pas tellement à l'avenir. Etait ensuite arrivé Roberto qui avait réussi ce miracle qu'était de lui passer la bague au doigt. Enfin, il y avait eu Anwar. Ce petit bonhomme qui avait rapidement fait son nid dans son cœur. Si la manière dont il était arrivé dans leur vie était horrible, depuis qu'ils avaient été le chercher suite au décès de ses parents, il ne se passait pas un jour sans qu'il ne se dise qu'il était chanceux. Le neveu de Robbie, le sien par extension, était tout simplement adorable. Et peu à peu, le vidéaste se fit peur :
Cela lui arrivait de penser qu'il était le père du garçonnet.
Alors que le sien était mort et enterré, que rien ne saurait le remplacer, que lui-même ne voulait pas le remplacer aux yeux de son protégé. Aux yeux de la loi, selon la volonté testamentaire de sa belle-soeur, il était, avec son époux, le tuteur de l'enfant. N'était-ce pas présomptueux de vouloir ainsi briguer un autre titre ? Pourtant, l'idée lui trottait dans la tête, elle le hantait de plus en plus alors que Roberto et Anwar étaient devenus son monde.
Il voulait officiellement adopter leur pupille, faire de lui son fils, un Lyk.
Il était évident à ses yeux qu'il ne lui imposerait pas de prendre son patronyme, d'effacer celui de ses parents. Mais il voulait rendre ça officiel. Puisqu'il l'aimait comme un fils, puisqu'Anwar lui-même l'appelait Papa parfois, pourquoi retarder ce qui semblait naturel.
- Ben ?Tu ne dors pas ? S'inquiéta Roberto un soir en le rejoignant au lit
- Robbie... Je voudrais adopter Anwar.
Son mari ne répondit pas mais il savait que son silence n'était pas un mauvais signe.
- Pourquoi ?
- Déjà, parce que je l'adore. Je n'ai pas d'enfant alors je ne sais pas ce que c'est qu'aimer comme un père. Mais je pense que ce que je ressens, c'est ça. En soi, ça ne serait qu'officialiser la chose puisqu'on est déjà ses gardiens. Et... Ca, oui, je sais que c'est stupide mais... Tu es lié par le sang à Anwar. Je sais que le sang ne fait pas la famille ! Mais tu as ce lien. Moi, à part être ton mari, je n'ai rien de semblable. Même si je sais que j'ai l'air égoïste en disant ça, que je passe pour un connard égocentrique qui fait primer ses besoins au-dessus de celui d'un gosse de cinq ans et...
- Ben. Le coupa son compagnon. T'as pas à te justifier, pas devant moi. Je te connais. Et je peux comprendre. A vrai dire... Moi aussi, ça m'a traversé l'esprit. Mais je veux en parler d'abord à Laïla. Je ne veux pas qu'elle pense qu'on cherche à voler Anwar à Habib.
L'idée d'en parler aux parents de Roberto ne leur effleura même pas l'esprit. Cependant, l'approbation de la grand-mère paternelle de leur neveu leur paraissait essentiel. Elle n'avait plus que lui. Ca, et l'avis du principal concerné, bien sûr.
Le couple avait décidé qu'il valait mieux en parler en face à face plutôt que par téléphone. Alors, à trois, ils avaient rendu visite à la vieille femme et pendant qu'Anwar regardait sagement la télévision dans le salon, dans la cuisine, les adultes s'étaient réunis. Les deux hommes avaient annoncé leur intention d'adopter officiellement leur neveu comme leur fils mais lui promirent de ne pas agir sans sa bénédiction et celle du petit. Elle les regarda, les yeux brillants, le sourire touché et tendre.
- Je pense vous connaître assez pour savoir que votre envie est née de l'amour. Dit-elle. Tout comme je sais que vous ne voulez pas faire disparaître mon fils et ma belle-fille de la mémoire de mon petit-fils. Je sais combien Habib serait heureux et touché à l'idée que vous aimez tant son enfant que vous voulez lui offrir un nouveau foyer.
- Anwar ne prendrait pas notre nom. Ajouta Ben. C'est un choix qu'il fera lui-même quand il sera plus grand. Qu'il veuille le prendre, qu'il le laisse de côté ou qu'il l'ajoute, cela sera son opinion. On ne veut pas faire disparaître son nom de famille.
- Allah est grand. Il m'a peut-être pris mon fils mais par ce geste, il a permis à mon petit-fils d'être réuni à un oncle qu'on lui a nié, d'en connaître un autre qui l'aime et il vous offre à tous les deux le bonheur d'élever une nouvelle âme. Vous n'avez pas besoin de ma permission. Mais comme je sais que cela compte pour vous, je vous donne ma bénédiction.
Anwar les regardait sans un mot et le duo paniquait intérieurement. Avait-il mal présenté la chose ? Oui, d'accord, il n'avait que six ans mais c'était normal de lui demander son avis, il était le premier concerné ! Peut-être était-ce trop tôt ? Peut-être ne comprenait-il pas tout ?
- Ca n'a pas à être fait tout de suite. On peut attendre. Précisa Ben avec un sourire
- Donc... Commença le petit garçon. Je ne suis plus votre neveu ? Je suis votre fils ?
- Tu serais les deux. Poursuivit le youtuber. Par le sang, tu restes le neveu d'Oncle Roberto. Mais aux yeux de la loi, en plus d'être notre neveu, tu serais aussi notre enfant.
- On ne veut pas remplacer ton papa et ta maman. Intervint Roberto. Ils sont irremplaçables et ils restent, pour toujours, ton papa et ta maman. On veut juste former une famille à trois.
- On en est une, non ?
Le couple échangea un regard, toujours surpris par la finesse de leur protégé.
- Oui, on en est une. Mais en t'adoptant, on en forme une d'un autre genre. Sourit Robbie. Comme l'a dit Oncle Ben, on peut attendre. On veut que tu sois d'accord et ça sera quand toi, tu sentiras que c'est bien. On ne veut pas que tu oublies ton papa et ta maman. On ne veut pas que tu changes ton nom. On veut simplement t'avoir pour fils parce qu'on t'aime énormément.
- Donc... Je pourrais vous appeler Papa sans que ça soit faux ?
- Tu pourras nous appeler comme tu veux.
Quelques mois plus tard, Ben partageait une photo sur Instagram, floutant ce qui devait l'être pour question de vie privée. Mais l'essentiel était saisi : la signature sur des papiers qui marquait le début officiel d'un chapitre pourtant déjà entamé.
Son Evidence et lui étaient, légalement et aux yeux de tous, les heureux papas de leur neveu qui leur apportait chaque jour tant de bonheur.
FIN
