Titre : à ses pieds
Auteur : ylg
Fandom : O-Nii-sama e (Très cher Frère)
Personnages/Couple : Asaka Rei/Ichinomiya Fukiko
Rating : PG-13 / T
Disclaimer : Ikeda Riyoko
Nombre de mots: ~400
Prompt : « Oniisama e - Miya-sama/Saint Juste - D/s - toe-sucking, humiliation, sado-masochisme » - 5 novembre - Round 4 sur KinkEnStock
Note : se focalise plus sur le toe-sucking que sur le reste yay foot fetish!

oOo

Rei à ses pieds, c'est quelque chose dont Fukiko a l'habitude. Plus d'une fois, elle l'a déjà mise plus bas que terre, et elle entend bien recommencer.
Sa sœur se tient devant elle, visage baissé vers le sol, caché par ses cheveux libres. Qu'importe si elle ne peut la voir ; elle la connaît par cœur.

Qu'elle aille jusqu'à lui baiser les pieds en hommage cependant, c'est nouveau. Et si ça n'était que ça ! Mais Rei ne s'arrête pas là. Ses lèvres juste posées sur le dos du pied nu de Fukiko ne suffisent pas ; bientôt, elle en caresse la plante de son souffle et de ses lèvres, puis prend un orteil après l'autre dans sa bouche, et entre chaque passe sa langue entre les doigts.

Fukiko frissonne sous l'étonnante démonstration. Les sensations nouvelles la transportent.
Rei n'était pas autorisée à la toucher ainsi sans autorisation. Mais en premier lieu, Fukiko ne se serait jamais attendue à un tel geste ! Et jamais non plus... enfin, peut-être un jour après tout : pourquoi pas ? mais elle ne comptait certes pas lui demander ceci de sitôt.

Et parce qu'elle n'aime pas être prise de court, bien qu'elle trouve les attentions de Rei délicieuses, elle n'en montre rien. Le fait qu'elle reste ainsi prostrée devant elle, sans oser rencontrer son regard, l'aide. En toutes circonstances Fukiko présente au monde un visage parfaitement composé, digne de la statue d'une déesse, et ça n'est pas maintenant qu'elle ne permettra une exception.

Aussi, quand Rei, son petit numéro fini, repose respectueusement les pieds de Fukiko – non sans une dernière caresse légère à ses chevilles fines, et Fukiko jurerait qu'elle fait exprès de laisser ses longues boucles folles effleurer ses pieds nus en se prosternant de nouveau ! - elle attend quelques secondes immobiles et en silence avant de la repousser sèchement.

C'est froidement qu'elle commente,
« Tu as une manière inventive de témoigner ton respect. Je n'en demandais pas tant.
- Vous méritez plus.
- Mais tu n'as pas encore gagné, toi, le droit à tant. À l'avenir, contente-toi d'un baisemain. »

Et n'avoir plus le droit que d'un contact bien fugace de sa propre main, et d'effleurer à peine sa peau de ses lèvres, torturée par son parfum... frustrée, en ayant droit à si peu au lieu de rien du tout, de ne pas avoir plus.
Et Rei, craignant de se voir encore tenue à distance, accepte la punition avec reconnaissance, préférant la prendre comme une récompense.