Titre : Demoiselle de compagnie
Auteur : ylg/malurette
Base : Oniisama e... (Très Cher Frère)
Personnages/Couple : Ichinomiya Fukiko & Asaka Rei
Genre : abus discret
Gradation : PG~ / K-max
Légalité : propriété d'Ikeda Riyoko, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « feudal ties/master & servant » pour LadiesBingo (liens féodaux/maîtresse & servante)
Avertissements : c'est moins évident que dans d'autres fics, Rei ne s'en rend pas compte elle-même, mais sa relation avec Fukiko reste abusive
Continuité/Spoil éventuel : pré série
Nombre de mots : ~650
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Les Ichinomiya étaient une famille ancienne, au nom respectable et aux vertus traditionnelles. La génération en titre se composait du strict et heureux nécessaire : un fils aîné, l'héritier du nom et de la fortune, et une sœur cadette, la perle de leur maisonnée. Dès son plus jeune âgé, la fillette était déjà une grande beauté, plus encore que sa mère, et faisait la fierté de son père. La petite Fukiko grandit choyée de tous, telle une petite princesse.
À côté d'elle, cette rejetonne illégitime d'une domestique tombée en disgrâce, que la famille offrit courtoisement de recueillir et d'élever avec leur précieuse fille, était fort loin d'être aussi jolie. Personne n'aurait jamais crues qu'elles puissent être sœurs, même pas demi-sœurs. La petite Rei fut accueillie avec pitié, pour combler un vague sens de propriété émanent du patriarche. Elle serait pas servante à son tour, mais n'était clairement pas membre de la véritable famille non plus. À la place, elle servit de demoiselle de compagnie pour l'héritière. Fukiko avait besoin d'une camarade de jeux, mais qui ne pouvait être son égale pour autant. Rei était là pour faire ses quatre volontés. Une légère différence d'âge et une grande différence de rang assit dès les premiers instants leurs positions de maîtresse et d'accompagnante.
Son frère aîné n'était plus assez disponible pour jouer avec elle, et quand bien même, depuis qu'ils grandissaient pour devenir jeune homme et jeune fille, il était devenu malséant qu'ils partagent encore leurs jeux ; Fukiko avait besoin de compagnie féminine et exigea de Rei qu'elle remplisse tous les rôles qu'elle imagina pour elle au fil des ans.
Fukiko traitait Rei comme sa propriété, lui donnant toutes sortes d'ordres. Elle fit d'abord d'elle une poupée vivante dont elle brossait les cheveux et qu'elle habillait des plus jolies robes. Ça ne dura pas longtemps cependant : comme elle grandissait, elle échangea vite ces places et obtint que ce fut Rei qui la coiffe et l'habille, plutôt que les domestiques plus âgées qu'elle n'appréciait pas.
Quelques fois, quand le temps ne lui permettait pas de sortir et de monter son propre cheval, Fukiko exigea de Rei qu'elle le remplace en intérieur. Plus souvent, Rei fut son chevalier servant, d'abord pour combattre en son nom des monstres imaginaires, ensuite pour accomplir à sa demande toutes sortes de tâches, qu'importe leur difficulté.
Fukiko avait besoin de Rei, sur qui exercer sa volonté, et dont la présence comblait sa solitude, quoiqu'elle n'aurait jamais admis ni l'un ni l'autre. Il arrivait, de temps à autre, que Rei se rebiffe mentalement contre certains ordres donnés par Fukiko, mais ça ne durait jamais et elle obéissait toujours. Tu m'appartiens, répétait Fukiko encore et encore, et elle le disait d'une façon tellement aimante… Rei se complaisait dans l'idée que Fukiko l'aimait réellement, à sa façon, qu'elle lui était utile, qu'elle choisissait de l'aider comme elle le pouvait. La différence entre leurs sorts n'était pas de la faute de Fukiko, après. Si ça devait être la faute de quelqu'un, c'était celle de leur père, mais Rei y pensait fort peu. Ce qui lui faisait le plus mal, c'était toujours la mort de sa mère et la façon dont elle s'était retrouvée seule au monde à ce moment.
Mais ensuite, ce décès et la pitié des Ichinomiya lui avaient permis de rencontrer réellement Fukiko, de se rapprocher d'elle, de profiter de son rayonnement et entrer dans sa vie au lieu d'être tout simplement rejetée comme le rebut que sa propre mère croyait être… Finalement, ce fut une seconde et meilleure chance pour elle.
Elle savait bien sûr qu'elle était sa place dans cette nouvelle vie. Elle restait toujours la fille illégitime d'une domestique tombée en disgrâce et Fukiko était la princesse de la famille. Elles n'étaient pas réellement sœurs. Et pourtant Fukiko l'avait acceptée, quelle que soit la façon dont elle définissait leur étrange relation, et Rei lui en était éternellement reconnaissante.
