Salutations !
Je me rends compte que ce chapitre commence un peu vite, pour rappel, Tony et Peter s'entraînent à nouveau ensemble et Gamora a senti un truc chelou dans le volcan et décide, avec Loki, d'en parler aux autres. On est à jour ? Alors bonne lecture !
Itsme : ma fidèle, tu louperas pas un seul chapitre, pas vrai ? :3 faudra que je te fasse une dédicace spéciale un jour, que je t'envoie un exemplaire imprimé, ou que sais-je ! Tant d'enthousiasme, ça me fait toujours aussi chaud au cœur :D Après, on va pas se mentir, le personnage de Loki est un chouille compliqué. Même moi je sais pas ce qu'il a en tête. J'espère aussi le découvrir au prochain Livre, celui de l'Air x) (ouais j'en chie, c'est chaud). Et il arrive tout bientôt, le Livre de l'Air ! Au chapitre 36 pour être exacte ;)
Chapitre 34 - Éclosion
« Vous êtes sûre ? »
Gamora quitta sa position accroupie pour faire face à Steve qui la toisait d'un air inquiet. Ils étaient sur le flanc du volcan.
« C'est diffus, mais c'est bien là, » confirma-t-elle.
Steve interrogea le prince de l'Air du regard, ce dernier soupira.
« C'est une signature énergétique faible et stable. Elle a un peu grossi ces derniers jours, mais rien qui ne nécessite un affolement général.
– Stark affirmait que le volcan était éteint, songea le capitaine à haute voix. Ça ne peut pas être du magma.
– Je n'en suis pas certaine, confia Gamora. C'est comme une poche dont je peux discerner les contours mais pas ce qu'elle contient, la matière est trop intangible. Ce n'est pas de la roche. »
Steve se frotta le menton dans un geste de réflexion.
« Je vais en parler à Tony, peut-être que ses détecteurs auront senti quelque chose. Continuez à chercher. »
Le capitaine retrouva le milliardaire en fin de journée : il revenait avec l'Avatar. Malgré la distance à laquelle ils s'aperçurent, Steve aurait juré sentir Tony se crisper.
Au moins, il n'avait pas fait demi-tour.
Steve attendit que Peter se réfugie dans la cuisine pour faire part à Tony de la situation. Sans gaîté de cœur, l'ingénieur mena la marche vers son laboratoire.
« Si le volcan devait faire des siennes, j'aurais tous les clignotants en alerte.
– Et vos détecteurs à esprits ? suggéra Steve qui tentait de déchiffrer – sans succès – plusieurs tableaux lumineux aux codes et couleurs énigmatiques.
– Pareil, ils en ont pas loupé un seul depuis treize ans. »
Il ajusta malgré tous quelques boutons et autres résistances, avant d'enfin oser regarder Steve dans le bleu des yeux.
« De toi à moi, Gamora est bien plus capable de te dire ce qui se passe là-bas que mes détecteurs et sismographes les plus perfectionnés. C'est à elle que tu devrais te fier.
– Elle a ma confiance, soutint Steve. Mais vous avez des capacités dont elle ne dispose pas. Seriez-vous capable de ressentir du magma sous la roche ?
– Tu sais à quelle profondeur c'est censé être, le magma ? Je te dirai s'il sort de terre. Là, je le sentirai. »
Le soldat se força à ne pas lever les yeux au ciel. Cela méritait au moins d'être explicite.
« Où en est Peter de sa maîtrise du Feu ? enchaîna le soldat.
– Il le maîtrise.
– Quand pensez-vous que nous puissions partir ? »
Moment de flottement. Tony se détourna.
« Je ne sais pas.
– Comment ça ? s'étonna Steve.
– C'est une mauvaise idée.
– Qu'est-ce qui est une mauvaise idée ?
– Je refuse de le laisser à Loki. »
Le soldat dévisagea Tony de stupéfaction.
« Je ne lui fais pas confiance, expliqua l'ingénieur, c'est hors de question de le laisser seul avec lui.
– On l'a déjà évoqué...
– On n'a rien évoqué du tout, t'as imposé ta décision mais je m'y oppose.
– Refuser de laisser Peter s'entraîner avec Loki, c'est explicitement se mettre en conflit avec lui. On n'a pas assez d'éléments p-
– Quoi, tu veux qu'il s'en prenne à Peter pour avoir "plus d'éléments" ?
– Ça n'est pas-
– Ça n'arrivera pas, pas tant que je serai là.
– Tony, il est évident qu'on ne laissera pas Peter seul avec Loki ! Il sera sous surveillance constante, la nôtre, et celle du SHIELD.
– Tu crois qu'il va faire quoi, l'archer, si Loki décide d'en faire qu'à sa tête ?
– Doutez de Barton si vous le souhaitez, mais ayez confiance en nous ! Il n'arrivera rien à Peter.
– Est-ce que t'as seulement l'intention de lui dire ?
– À Peter ? »
À nouveau, l'incertitude plana. Tony n'allait pas aimer la réponse que Steve avait mûrement réfléchie :
« Non. Cela ne ferait qu'altérer son apprentissage. »
Tony s'éloigna, excédé.
« Ça ne serait lui faire aucune faveur, insista le soldat, vous voulez qu'il doute de Loki avant même d'avoir commencé à le côtoyer ?
– Si ça peut lui permettre de se protéger, oui, sans hésitation !
– On n'est même pas sûr que Loki représente un réel danger !
– J'ai pas envie d'attendre pour le savoir !
– Le solstice est dans moins d'un mois, le temps nous est compté. Si l'Avatar est prêt, nous devons partir.
– Et laisser sans protection la Nation du Feu avec un trou spirituel dans son volcan ? accusa Tony.
– Cette anomalie est peut-être là parce que l'Avatar est ici. Si nous partons, elle pourrait se résorber.
– T'en as aucune idée.
– C'est pour ça que je sollicite votre avis !
– Pour changer ! »
Tony étouffa soudain sa colère, amenant Steve à se retourner.
Une tête brune dépassait du bas des escaliers.
Le soldat imita l'industriel en ravalant son agacement. Avec précaution, Peter pénétra dans le laboratoire et interrogea les hommes du regard.
« Tu nous as entendu ? demanda la voix à présent posée du soldat.
– J'ai surtout senti les murs vibrer. »
Le garçon alla s'asseoir sur la chaise libre du milliardaire, tournoya dessus insoucieusement. Ses maîtres s'étaient enfermés dans un silence de plomb.
« Qu'est-ce que c'est ? » finit par questionner l'enfant.
Steve osa un regard vers l'ingénieur, qui ne lui répondit que par son dédain habituel.
« Gamora et Loki ont ressenti quelque chose dans le volcan, expliqua-t-il.
– De la lave ?
– Une énergie. Je voulais juste recueillir l'avis de Tony. »
Ce dernier croisa les bras sur sa poitrine dans un geste d'irritation peu masquée.
« C'était un avis bruyant, » commenta le garçon.
Il se surprenait encore de la capacité de ses maîtres à s'énerver sous quelque prétexte que ce soit. Comment est-ce que cette histoire de volcan pouvait les avoir mené à hausser le ton ? Les deux hommes n'ajoutaient rien, Peter se convainc sans mal qu'il avait mis fin à la querelle.
« Je peux aller voir ? » s'enquit l'enfant.
Steve hésita. Sans réaction du maître du Feu, il acquiesça :
« Je t'emmènerai au volcan demain, reposes-toi pour ce soir. »
L'atmosphère ne semblait pas encline à s'améliorer, ainsi Steve décida de s'en tenir à ça.
« Je retourne au palais, bonne nuit vous deux. »
Et sur un dernier signe de la main de Peter, le soldat disparut.
Ce qui ne suffit pas à sortir Tony de son air renfrogné.
« Vous n'arrivez vraiment pas à vous entendre, » constata le garçon.
Tony grommela. Il n'avait ni l'envie, ni le besoin d'aborder le sujet.
« Ça en vaut vraiment la peine ? continua-t-il.
– Commence pas Pete.
– Quoi, à chercher à améliorer les choses ?
– À te mêler de ce qui ne te regarde pas. »
L'expression du garçon se durcit. Non seulement son mentor ne faisait aucun effort, mais il semblait en plus activement chercher à éviter tout progrès.
« Moi je pense que tu te cherches juste une excuse, lâcha Peter.
– Pardon ? »
Tony abandonna sa console lumineuse pour lui adresser un regard délibérément sidéré.
« Tu te trouves une excuse pour être en colère, accusa l'Avatar. Tu ne sais pas faire sans.
– Attention, tu n'as aucune idée de ce dont tu parles.
– Tu refuses de reconnaître que sans colère, le Feu serait moins destructeur.
– Parce que ça n'a rien à voir !
– Tu ne veux même pas essayer !
– On en a déjà parlé ! Je crois que je le saurais, ok ? Si le Feu pouvait soigner, crois-moi que je serais au courant.
– C'était quand la dernière fois que tu n'étais pas en colère ?
– Ça doit remonter à avant que je me fasse donner une leçon par un impertinent.
– Tu te caches, déclara Peter, tu te cherches des prétextes. D'abord l'Eau, puis la Terre, Gamora, maintenant Steve-
– Ça suffit.
– -c'est comme une drogue, tu as peur de t'en passer. Alors que je suis sûr que sans ça, tu pourrais faire des miracles.
– Je vais entreprendre celui de te faire taire pour ce soir. »
Peter toisa son mentor. Sa désapprobation était explicite, Tony la soutint sans sourciller.
« Tu pourrais faire plus que ça. »
Sur ce dernier commentaire, le garçon tourna les talons. Tony l'observa s'en aller, incrédule sur ce qu'il venait de lui lâcher.
Steve récupéra l'Avatar le lendemain matin, et accompagnés de Loki, Gamora et Natasha, ils gravirent le volcan. Arrivés sur une large saillie ils s'arrêtèrent, Peter et Gamora posèrent une main à terre. La maîtresse guida le disciple dans l'exercice, de longues minutes s'écoulèrent.
Loki les observait en silence, Steve et Natasha échangeaient à voix basse. Ils considéraient qu'ils devaient en informer Thor, Rhodes, peut-être réfléchir à un plan d'évacuation de la ville. Ils passèrent en revue l'artillerie dont ils disposaient, envisagèrent différentes possibilités selon le scénario qui se préparait.
Peter ne les entendait pas. Il était plongé dans sa méditation, s'abandonnait aux sensations terrestres qui l'envahissaient. Le volcan était un tout solide et uniforme, géant de marbre aux contours réguliers. Il plongea en son cœur, transporté par les lignes directrices du granite, s'éloignant de la surface à mesure qu'il se laissait aller en profondeur.
La singularité lui sauta aux sens.
Comme un trou noir d'énergie, il ne ressentit plus que ça. C'était un pulsar plein de chaleur et de tourment, une aura sombre, abîmée. Il était là, il était immense, grondant au centre du volcan. Peter le perçut comme une gifle d'énergie.
Il se recula vivement, haletant.
Les quatre adultes le dévisagèrent avec stupeur.
« Qu'as-tu ressenti ? » pressa Gamora.
Peter fixa sa maîtresse avec effroi. Ne l'avait-elle pas perçu ? Comment pouvait-elle, la chose était énorme ! Il en émanait une plainte bruyante, détresse qui résonnait encore dans la poitrine de Peter, il suffoquait. Steve s'agenouilla à ses côtés, il chercha à se montrer rassurant :
« Respire, doucement. »
Le soldat lui indiqua un souffle à suivre : inspirer, calmement, expirer, lentement. Peter peinait à l'imiter.
« Ça a grossi, » souffla soudain Loki.
Le prince avait la tête baissée, les sens aux aguets. Il tendait l'oreille comme s'il cherchait à capter une fréquence mal définie.
« Non, c'est en train de grossir, corrigea-t-il.
– Ça bouge, confirma Gamora. Je crois... que ça remonte. »
Steve, une main sur l'épaule de Peter qui quêtait toujours la moindre parcelle d'oxygène, adressa un regard entendu à Natasha.
« Je vais prévenir Thor et évacuer la ville, annonça-t-elle, et elle disparut en aval de la montagne.
– À quoi a-t-on à faire ? » questionna Steve à l'assemblée.
Gamora et Loki restèrent muets. La réponse à cette question, encore, leur échappait.
Soudain le sol trembla, séisme furtif, inattendu. Les tremblements cessèrent aussi vite qu'ils apparurent.
Peter perçut ces tremblements comme une clameur de détresse. Les larmes lui montèrent aux yeux. Il fut incapable de répondre aux sollicitations de ses mentors, un nœud lui coupait la gorge.
Le sol trembla encore, sensiblement plus longtemps que la première fois.
Un grondement sourd commençait à se faire entendre, à peine discernable sous le lourd tumulte des tremblements de la terre.
Peter sentait la parole lui échapper, l'effroi le gagner à mesure que cela se rapprochait.
Une énergie dévorante qui entrait directement en échos avec la sienne. La communication était bruitée, indistincte et sourde, mais la ligne établie, les émotions connectées. La chose répondait à l'appel de Peter, elle s'éveillait sous son toucher. Elle grondait sa venue, inéluctable. Il pouvait la sentir s'approcher.
Steve suggéra qu'ils quittent le volcan, Peter le retint par la manche, il était impossible qu'il parte. Il devait rester.
Le sol trembla plus fort encore, le sommet du volcan vibra. Paniquée, Gamora alerta : il fallait partir.
Le cratère sauta.
Volcan en éruption.
Sous une explosion de cendres et de poussières, le sommet de la montagne disparut dans un champignon de fumée opaque insondable. La nuée de cendres s'éleva dans les airs.
D'énormes roches furent éjectées. Les débris transpercèrent le ciel et tombèrent en chute libre vers la ville. Il commençait à pleuvoir des montagnes de granite sur la cité.
Steve urgea Gamora d'agir.
La roche était trop loin, elle était impuissante.
Loki en prit la responsabilité.
Il bondit dans les airs, fusa jusqu'au plus gros des rochers célestes. Il rattrapa le projectile en vol, accompagna sa chute un instant. Il se positionna sur le côté, et d'une impulsion bien placée, dévia sa course vers l'océan. La pierre plongea droit dans l'eau, coula à pic.
Déjà Loki était reparti dans les airs à la poursuite du prochain rocher à détourner. Éclair blanc bondissant dans un ciel noircit de débris.
Il dévia les plus grosses pierres, généra du vent pour disperser les plus fines, mais il fut très vite dépassé. La ville était trop grande, la pluie de roches trop importante.
Il abandonna l'idée de détourner un rocher plus gros que les autres, trop loin et déjà presque là. Lorsque soudain le rocher explosa. La pierre finit sa chute en de fins débris inoffensifs. Une boule d'électricité apparut derrière les décombres.
Thor.
Il maniait un marteau, de fins éclairs bleus crépitaient le long de son arme et de ses avant-bras. Il rejoignit son cadet.
« Prends le flanc ouest, je m'occupe du nord. »
Loki acquiesça.
Et les deux frères repartirent à l'assaut.
La chaleur atteignit progressivement les maîtres restés sur le flanc du volcan. Le nuage de cendres commençait à retomber, la neige noire aurait tôt fait de les envelopper. Gamora tendit deux mains en avant, et d'un mouvement sec les abattit sur les côtés. Le nuage de poussière se fendit en deux, s'écoula de part et d'autres des trois maîtres qu'il épargna. Le sommet du volcan abîmé se dévoilait sous sa robe poivrée.
Peter suffoquait.
Une ombre se distinguait. Informe, elle avançait en mouvements lents, fébriles.
Une lueur pourpre transparaissait, éclats diffus intermittents. Ces éclairs violacés dessinaient plus nettement la forme à mesure qu'elle s'approchait. Grande, lourde, elle finit par complètement se dévoiler.
Un dragon.
Une patte griffue après l'autre, il descendait de son cratère. Le sol tremblait à chacun de ses pas. Ses quatre membres reptiliens se regroupaient autour d'un long corps effilé, serpent de trois mètres de haut et sept de long. Deux larges ailes recroquevillées à ses flancs, comme atrophiées. Une crinière en pagaille, des cornes recourbées. Une gueule éclairée de deux yeux jaunes aux iris noirs, ornée d'une mâchoire aux longues et fines canines.
Le dragon grognait. Vibrations sourdes à en faire frémir les os. Il progressait, lentement, maladroitement. Il titubait une fois sur deux. Ses narines s'ouvraient et se fermaient irrégulièrement, sa gueule produisait des flammes roses et malades. Sa peau écaillée était irrégulière, parfois violâtre, parfois noire, à certains endroits il était recouvert de magma. La lave gouttait de ses ailes repliées. Il s'ébroua une fois, projetant des gouttes ardentes autour de lui.
Il chancela en direction des mentors.
Steve et Gamora restèrent pétrifiés d'effroi. Ils ne virent pas le garçon s'avancer.
Peter avait les yeux rivés dans ceux du dragon. L'angoisse et la détresse le possédait, échos directs aux lamentations de la créature mythique.
L'Avatar continua de s'approcher même lorsque le dragon se stoppa. Le reptile éleva son long cou en hauteur, transperçant son interlocuteur du regard. Ses babines frémirent, se retroussèrent sur des dents hostiles et acérées.
Il n'en ferait qu'une bouchée.
« Peter ! » lâcha Gamora lorsqu'elle en prit conscience.
Le dragon ouvrit la gueule et une lueur rose s'alluma au fond de son gosier.
Peter resta paralysé.
Soudain des flammes jaunes et rouges tombèrent du ciel. À leur suite, Tony atterrit.
Entre le garçon et le dragon.
Dernier rempart de l'Avatar.
Le dragon cracha son feu, Tony fit vibrer le sien. Les flammes jaunes et rouges rencontrèrent les roses, le brasier envahit l'air et l'espace, se diffusa dans l'atmosphère. Tony cessa son attaque dès que le feu violet du dragon s'évanouit, la bête fit claquer sa langue de reptile encore mal réveillée.
Peter se sentit reculer, Gamora le rappelait à elle. Alors il sortit de sa paralysie, et hurla :
« Tony ! »
Le maître se retourna.
« Soigne-le, je t'en prie. »
Il dévisagea son disciple qui luttait contre Gamora. Elle l'empêchait de s'enfuir, il implorait :
« Tu peux le guérir ! S'il te plaît, aide-le ! »
Le dragon se rabroua, l'ingénieur fut immédiatement ramené à la réalité. La gueule pleine de dents s'ouvrit à nouveau et le feu s'en déversa. Tony para de ses propres flammes lumineuses, dispersa le déluge violacé tout autour d'eux. Le feu du dragon dura plus longtemps. Il se faisait plus chaud, plus puissant, Tony força sa maîtrise pour parvenir à rivaliser. Il commençait à se sentir dépassé lorsqu'enfin le torrent cessa. Les flammes pourpres s'atténuèrent.
Le dragon se vivifiait, Tony ne parviendrait pas à parer une troisième attaque.
« Je t'en prie Tony ! suppliait encore Peter. Oublie ta colère... oublie ta colère et soigne-le. »
Tony n'y réfléchit pas par deux fois.
Il brandit ses mains en avant, piocha dans ses ressources les plus profondes et s'y abandonna.
Le feu jaillit de ses doigts, il hurla.
Plus chaud, plus violent que jamais auparavant, il déversa sur le dragon toute l'énergie qu'il possédait dans un panache jaune aveuglant.
Le dragon tourna la tête qu'il protégea de son aile.
Tony avançait, il déferlait une nuée incendiaire. La chaleur satura l'air, fournaise infernale.
Gamora généra un mur de terre protecteur, Steve dégaina un bouclier de glace qu'il s'efforça à maintenir entier.
Le dragon grogna son mécontentement, il recula de quelques pas.
Tony maintint son flot endiablé, visait la tête de la bête mais l'enveloppait en entier. Le dragon sous le déluge rugit, Tony rappela ses mains à lui, effectua un furtif mouvement en huit incliné et les brandit à nouveau.
Des éclairs fusèrent de ses doigts.
Les décharges jaunes frappèrent le dragon au flanc, à l'aile et au visage. La bête rugit de douleur, elle se détourna, maladroitement sortit ses ailes.
Les éclairs vrombirent encore, par dizaines ils se succédèrent et fouettèrent la créature. Le dragon se dressa sur ses quatre pâtes en déployant ses membres volants, il chercha un peu d'élan avant le premier battement. Fastidieusement, il s'éleva dans les airs.
Sous un dernier rugissement contrarié, il disparut dans l'orage de cendres.
Tony cessa ses attaques dès lors que la bête fut hors de vue.
Il soupira, essoufflé.
Il se retourna. Ses coéquipiers sortaient de leur refuge.
Peter, dans les bras de Gamora, était en pleurs.
