Ce soir là, je m'étais dirigée vers le troisième placard en sortant du dédale des rondes bajoues... J'ouvris la porte et, dans un coin sombre tapissé de toiles d'araignées, je trouvai un manche d'un brun ambré le Nimbus 2000... Mais je ne pouvais pas le prendre comme ça...

Reducto

Avais-je chuchoté en pointant ma baguette vers le balai. Il ne faisait à présent plus que quelques centimètres et, le glissant dans ma poche, je repartis comme si de rien n'était peut-être... si j'arrivai à partir d'ici... je pourrai le vendre à un bon prix... après tout, il l'avait abandonné et c'était grâce à moi qu'il était à nouveau utilisable c'était mon travail ! Mes nuits blanches ! Ma sueur ! Mon temps ! Qu'il les rembourse !

En silence, j'étais retournée dans mon dortoir et, sur mon lit, adossé à une pile de livres, je vis mini-Krum se frotter les yeux, s'étirer puis, quand il me vit, il se releva d'un bon m'avait-il attendu ?

Silencieuse, je m'était laissée tomber sur le matelas. Il monta alors sur mon torse et se laissa tomber dessus, ses jambes en tailleur il semblait inquiet. Je fourrai alors ma main dans ma poche puis l'approchai de lui et, quand je l'ouvris, ses yeux écarquillèrent.

Ce soir là, je m'endormis en regardant mon ami tournoyer autour de mon lit, un sourire enfantin plastré sur son visage. Ce n'était peut-être pas une bonne idée parce que je devrais le vendre... mais je pourrais toujours lui en faire un rien qu'à lui... après tout, de simples cadenas ne m'avaient jamais stoppée...

Le lendemain, je me levai vers cinq heures, pris un morceau de parchemin et de l'encre et écrivis au propriétaire du magasin d'articles de Quidditch. J'avais réfléchis longuement à combien je pouvais vendre un balai de seconde main en état neuf... Sachant que je l'avais fait à l'identique, et que le prix standard pour un Nimbus 2000 était de quarante et un Gallions, le mien devait en valoir dans les trente. Une fois ma lettre finie, je la fourrai dans l'enveloppe et partis immédiatement poster mes deux lettres une avec la proposition de vente, l'autre avec l'argent du mois pour ma grand-mère.

En revenant, je m'arrêtai pour observer la forêt interdite. 'Dix Gallions' murmurai-je, le regard perdu dans le lointain. Soudain, mon ventre se mit à gargouiller et, remarquant finalement ma faim, je me hâtai de rentrer. J'étais entrain de monter les escaliers quand j'entendis une porte se fermer non loin derrière moi.

- « Vous êtes bien matinale, Smithen... » fit remarquer une voix traînante.

- « Laissez-moi deviner on pourrait croire que je prépare un 'mauvais coup', c'est ça ? » répondis-je en essayant d'imiter sa façon de parler. Il ne sembla pas goûter la plaisanterie... mais je n'avais pas à me justifier seuls les menteurs et les peureux cherchent à se justifier !

Sans même attendre qu'il ne m'envoie une autre pique, j'allai vers la Grande Salle et, m'assis en bout de table et lui à l'autre.

Je m'étais déjà servie, mais ma tête était ailleurs puis, quand mon regard se posa brièvement sur Rogue une remarque me revint... quelque chose de très utile et si j'allais vérifier cette histoire d'Acromentule ?

Bien sûr, il me fallu attendre la nuit pour faire ça et, je ne savais pas exactement combien de temps il me faudrait pour les trouver... ni si j'arriverai à mettre la main sur du venin... mais dans le doute, je pris quelques flacons, me remémorai quelques sorts utiles tels que Arania exumai et, en cherchant bien dans les tréfonds de mon sac, je trouvai une fiole presque vide d'élixir d'Ailuro une chance.

Pour être sûre de passer inaperçue, je pris le dernier passage secret que j'avais découvert et, après une dizaines de minutes de marche, je me retrouvai de l'autre côté du Lac Noir, juste en face de la forêt et suffisamment loin de chez Rubeus pour ne pas être suspectée.

Une goutte dans chaque œil et je me mis en marche, baguette à la main, dans les bois. Plusieurs fois, j'entendis des hennissement et, au loin, des centaures galopaient entre les énormes racines qui recouvraient le sol.. mais pas un seul ne parut me voir. Un peu plus loin, je trouvais, pour mon plus grand bonheur, des crins de licornes emmêlés dans des ronces je les pris tous et, après avoir ensorcelé la poche de ma veste, les fourrai dedans.

Soudain, un hurlement déchirant déchira le silence et m'attendant au pire, je fus partiellement rassurer de voir six Gytrashs m'encercler.

- « Lumos ! » murmurai-je et, dans la seconde qui suivi, une lumière intense naquit de ma baguette tous disparurent dans un nuage de fumée. Confuse, je regardai ma baguette et, l'inspectai je n'avais pas voulu les détruire ! Non, je voulais juste les faire fuir... rien de plus... je n'avais que chuchoté ! Peut-être était-ce le crin de licorne qui avait catalysé le sort... oui, ça devait être ça...

J'avais donc continué ma route mais, après plusieurs dizaines de minutes de recherche, je commençai à perdre espoir... Rogue avait peut-être menti cette fois-ci...

- « Encore deux heures avant de rentrer » me dis-je en regardant ma montre. À ce moment, mon regard se posa sur l'abre qui était à côté de moi et, soudain, une idée me vint ce bois serait parfait pour un balai... Comme je l'avais fait auparavant, je marquai l'arbre à côté duquel je me trouvais et, au moment où ma baguette commença à entamer l'écorce, un cris strident retenti.

'Merde !' me dis-je en fuyant le plus vite possible. Un Botruc ! J'avais déranger un Botruc ! Maintenant, il ne me restait plus qu'à courir, ou à le transformer en allumettes avant qu'il ne me crève les yeux je décidai de continuer à courir.

Ce truc était rapide et, plusieurs fois, je dus prendre un tournant serré... à tel point que je ne savais même plus où j'étais !

Soudain, j'arrivai devant une fosse et, la respiration courte je regardai un peu partout est-ce que je l'avais semé ? Malheureusement pour moi, les effets de l'élixir étaient entrain de se dissiper et je ne pouvais pas me permettre un moment d'inattention pas maintenant !

Tout semblait calme mais je ne pouvais pas faire confiance à mes yeux qui, à présent, ne voyaient presque plus rien... Tout à coup, un cris strident résonna dans le silence et, voyant une chose blanchâtre foncer directement vers ma tête. Dans ma surprise, je fis un pas en arrière et, perdis pied.

- « Stupéfix ! » criai-je dans ma chute mais, au moment où un éclair bleu aurait dû sortir, un torrent de flammes se déchaînèrent sur la pauvre créature qui, juste après moi, s'écrasa au moins cinq fois sur les différent niveau qui séparaient l'endroit où nous étions, de la fosse où nous nous trouvions actuellement.

Étalée sur le sol et encore aveuglée par la luminosité des éclairs de feu qui avaient jailli de ma baguette, je commençai sérieusement à me poser des questions est-ce que je m'étais réellement gourée de signe ?! Non, j'avais pourtant tracé une ligne droite ! Pas une forme de flamme... trop sonnée pour me poser plus de questions, je me redressai lentement et, assise par terre, je me rendis compte d'une chose presque tout, autour de moi, était blanchâtre !

- « Qu'est-ce que... » murmurai-je en prélevant un petit morceau mais je ne voyais rien. Je sortis alors précipitamment ma fiole, mis une goutte d'élixir dans chaque œil et, après quelques secondes, une infinité de rosaces blanchâtres, au maillage complexe se dessinèrent devant moi. « la colonie... » me dis-je en me relevant.

'Alors ce cher Rogue n'avait pas menti...' me dis-je en souriant. Mais il s'effaça bien vite quand une ombre énorme s'approcha de ma position j'allai me cacher dans un vieux terrier. Cette chose ne vint pas vraiment par ici, mais de là où j'étais, je voyais parfaitement huit pattes velues de pas loin de quatre mètres, des yeux noirs et brillant et, finalement, des pinces impressionnantes !

Ne sachant pas trop quoi faire, je me contentai de l'observer en cherchant un moyen de la faire se tenir tranquille le temps que je prélève un peu de son venin...

Arania exumai la ferait sauter dans les airs... et si je lui lançai un Pétrificus totalus... je pourrais une fois de plus me tromper et la brûler... ce qui pourrait mettre le feu aux toiles qu'elles avaient tissé un peu partout...

quarante minutes

Je ne pouvais pas me permettre de rester là indéfiniment... après quelques secondes à débattre avec moi-même, je me dis que, si ma baguette avait un problème, alors c'était le moment de tenter... je ne pouvais pas me permettre de planter un sort et de me retrouver avec une araignée de dix mètres à mes trousses... et puis, j'avais tout lu dessus... alors peut-être...

Vider son esprit et uniquement se concentrer sur la cible... ne pas cligner des yeux... et surtout ne pas la perdre des yeux... je n'avais jamais tenté ça avec un tel sort... juste quelques fois un Wingardum Leviosa sur une cuillère... je me jetai donc à l'eau et, une fois ma concentration uniquement sur l'araignée, je murmurai un Immobilus et, au moment où je crus qu'elle allait continuer comme si de rien n'était, elle s'arrêta net dans sa course. Silencieusement et avec prudence, je sorti de mon trou et, au moment où j'allai prendre une fiole dans ma poche, j'entendis une sorte de grésillement et, relevant la tête, je ne pus que pointer ma baguette en avant.

Dans un cris de douleur, la moitié gauche de la tête de l'araignée se désintégra en un tas de cendres et le reste de son corps, commença à convulser puis, quand ses pattes se rétractèrent, elle tomba sur le côté et roula finalement sur son dos.

Horrifiée, je n'osai bouger ce n'étais pas ce que je voulais... je voulais pas la tuer... je... cette baguette ! Pourquoi elle me faisait ça ?! Pourquoi ?! Elle ne m'avait jamais fait ça avant ! Jamais ! Et maintenant...

Soudain, j'entendis des cliquetis semblables à ceux que cette araignée avait produit et, de peur de voir le reste de la colonie, je me relevai immédiatement, escaladai la paroi le plus rapidement possible. Une foi en haut, je voulus souffler mais un seul regard en contrebas m'en dissuada elles étaient au moins une vingtaine après moi !

Ignorant mon point de côté, je me mis à courir comme une dératée en jetant de temps à autres des Arania exumais par dessus mon épaules mais elles me rattrapaient !

Au bout d'un moment, je dus sauter de racines en racines mais mon pied glissa et je finissais au sol, ma baguette loin de moi. Ma tête tournait un peu, mais dans la foulée, je me précipitai en rampant vers ma baguette et, au moment où je me retournai, une ombre énorme me fondit dessus.

Un geste de main et, dans un panache de fumée et de plumes, un cris de poulet apeuré résonna. Devant moi, une volaille de près de deux mètres de haut, courrait dans tous les sens, ses congénères à ses trousses. Pendant que je me relevai, je les vis toutes disparaître derrière une masse emmêlée de racines noires et, quand je me remis à courir vers une partie de la forêt qui me sembla se dégager un peu, un cris perçant déchira la nuit je n'aurais plus beaucoup de temps !

Couverte de boue, égratignée, à bout de souffle et le visage couvert de suie, j'entrai dans les douches. L'eau, comparé à l'air humide et froid de la forêt, me parut brûlante et, une fois sortie, je retournai dans la salle commune où Mini-Krum m'attendait assis sur le bord de la table, à regarder les flammes dans la cheminée.

- « Piou~ » m'exclamai-je en m'étirant. « je crois que j'aurais plus besoin de faire de footing pendant au moins trois ans... » bayai-je et me frottant les cheveux pour me débarrasser de l'eau qui y était encore coincée.

Tout à coup, sa tête pivota vers moi et, quand il me vit, il détourna immédiatement la tête. Surprise, je m'approchai et il s'en alla vers l'autre extrémité de la table dos à moi.

- « Bah alors... tu me dis pas bonsoir ? » demandai-je en lui donnant un petit coup de l'index dans l'épaule il secoua son épaule et croisa ses bras devant lui. « attends je rêve ou tu me boudes ? » demandai-je incrédule.

À ce moment, il pointa son doigts vers le haut du mur l'horloge indiquait quatre heures.

- « Bah je t'avais dit que je rentrerais tôt... » tentai-je en riant à ma propre vanne... mais lui me regarda juste avec des yeux noirs, ses bras toujours fermement croisés. « écoute... je suis désolée... je resterai pour les prochaines nuits, d'accord.. ? » promis-je en m'asseyant sur le sol juste devant lui. Il sembla réfléchir un moment puis soupira silencieusement son regard sembla s'adoucir.

Il ne me restait plus que deux heures de sommeil et, allongée sur le fauteuil avec Mini-Krum couché dans les replis de mon pull noir et jaune je sentis une douce chaleur remonter jusqu'à mon cœur... ça faisait du bien... d'avoir quelqu'un pour qui on compte...

- « Bonne sieste... » murmurai-je en fermant mes yeux je tiendrais ma promesse envers lui, mais dans trois jours, maximum, je retournerais là-bas, et je prendrais au moins une branche... et ce maudit venin !