Ce matin là, je me réveillai vers six heures, laissai mini-Krum, à son plus grand mécontentement, dans le pot avec l'interdiction de sortir ou de faire du bruit, et me rendis en premier lieu dans la cuisine où l'un des elfes de maison me donna quelques toasts et des œufs durs.
Soudain, des pleurs se firent entendre et, en tournant la tête, je vis une Elfe que je n'avais jamais vu à Poudlard auparavant.
- « Vous êtes nouve- » lui demandai-je avant de la voir vider une bouteille de bièraubeurre d'un trait. Une fois avalé, elle secoua mollement la tête et gémi.
- « Winky, est triste parce qu'elle a reçu un vêtement... » expliqua Dobby en se tenant à côté de moi. « Liz Smithen, ne l'a jamais vu parce qu'elle n'a été libérée que cet été... » ajouta-t-il en ajustant le pourpoint multicolore et informe qu'il portait avec la plus grande fierté.
Soudain, une bouteille passa juste entre nous et alla s'écraser contre le sol quelques mètres plus loin. Je détournai le regard vers elle et vis deux grands yeux marrons rougis par les larmes et une expression qui oscillait entre la colère, la peur, la tristesse... et une pointe de frustration...
- « Dobby, ne peux pas comprendre ! Dobby est un mauvais elfe de maison qui ne sait pas où est sa place ! DOBBY EST UN TRAITRE A SA FAMILLE ! » hurla-t-elle finalement de sa voix aiguë et à demi-brisée. Je n'étais pas vraiment surprise par sa réaction... après tout, c'était très dur pour un Elfe de maison 'libéré' de trouver du travail... et plus que tout, pour des puristes comme l'était cette Winky, le simple fait de recevoir un vêtement était un déshonneur... le déshonneur ultime...
Je ne répondis rien et me contentai de faire disparaître l'alcool du sol avec un Evanesca avant de sortir avec mon déjeuner en main je n'aurais rien eu à dire de gentil de toute façon.
Seule, je mangeai en relisant, une fois de plus mes manuels et me mis à annoter et modifier plusieurs choses que je trouvais aberrantes les Acromentules n'étaient pas immunes aux sorts de métamorphose ! Mon exemplaire du Monstrueux livre des monstres sembla ne pas apprécier mes griffonnages, mais je parvins à le calmer à temps avec des caresses tout du long de sa tranche.
- « Alors ? » demanda une voix traînante en prenant bien le temps d'accentuer le 'r'. « martyriser vos camarades ne vous suffis plus ? »
- « Je ne vois pas de quoi vous parlez. » répondis-je sans même lever les yeux de mon travail après avoir refermé et bouclé mon livre.
- « Dix points de moins pour Poufsouffle. » dit-il froidement. « Je vous ai à l'œil Smithen... Dumbledore s'est peut-être adouci après ce mois... »
- « Laissez-moi vous rassurer Monsieur, vos paroles sont toujours aussi amères. » répondis-je avant même qu'il ne puisse finir.
- « Trente points de moins pour Poufsouffle. » grogna-t-il en tournant sur ses talons, faisant ainsi voleter les longs pans noirs de sa robe, le faisant ainsi ressembler à une chauve-souris... mais, plus qu'à une chauve-souris, il me faisait penser à un café trop fort qu'on aurait oublié sur une table
noir, froid, sans saveur et tellement amer que même les amateurs l'auraient recraché.
'mouais, un bon sextuple expresso alors...' me dis-je en lui jetant un dernier regard. Peu à peu, la Salle se remplit et, au alentour de sept heures, tous étaient arrivés et le courrier aussi. Une petite chouette avait atterri juste devant moi et, en ouvrant l'enveloppe, j'y trouvais une lettre
Votre salaire sera directement versé à l'Hôpital Sainte Mangouste
'La confiance règne...' me dis-je en réduisant la lettre en millions de morceaux. Rogue avait tort, le vieux Dumbledore n'avait pas confiance... pas assez pour me laisser avec vingt Gallions en poche...
- « Hey ! T'as vu ? » demanda un Poufsouffle. « on a un score négatif ?! » annonça-t-il à ses amis qui réagirent de la façon la plus normale du monde en s'agitant comme des poules devant un couteau.
- « Quoi ?! » s'exclama l'un d'eux au bout de quelques secondes. « m-mais l'année vient à peine de commencer ! On peut pas avoir des points négatifs ! » ajouta-t-il en attrapant son ami par la manche.
Agacée par le manque de considération du vieil homme et l'agitation inutile qui ne faisait que s'amplifier, je jetai un Failamalle sur mes affaires et me levai du banc prochain arrêt le cours de botanique !
- « Moi je suis sûre que c'est elle ! » lança une voix mal assurée. Je sortis ma glace à l'ennemi et une bonne centaine de points blancs apparurent je ne pris même pas le temps d'écouter le reste et pris un raccourci vers les serres si je ne laissai rien derrière moi, les Poufsouffles ne pourraient rien me faire il n'y avait que des fourbes et des lâches là bas !
Les Gryffondors était avec nous cette année encore mais, apparemment, la petite Miss Granger n'avait pas la tête à répondre aux questions alors, ayant déjà la moitié du programme de l'année en tête, je répondis aux questions de Chourave sur les Bubobulbs pour un total de quarante points et voilà, 'erreur' réparée.
Je passai par le dédales des rondes bajoues, puis par celui du pierrot et arrivai, avec tellement d'avance, que je me posai contre le mur à côté de la porte du cours de Défense contre les forces du mal en attendant que le prof nous laisse entrer. Les Serdaigles arrivèrent peu après et au moment où je crus que nous allions rester dehors pendant les deux heures qui nous restaient, le bruit singulier du bois contre la pierre retenti. Le professeur avait un bocal dans les bras et, regardant chacun de son œil magique, il nous fit entrer l'un après l'autre puis referma la porte derrière lui.
- « Rangez-moi ces manuels vous n'en aurez pas besoin ! » grogna-t-il en posant son bocal sur son bureau. Haussant les épaules, je le rangeai dans mon sac et, au passage, vérifiai que ma baguette était toujours dans son étui en cuir cousu à la paroi intérieure de mon sac. Pendant les deux minutes qui suivirent, il fit l'appel mais, bien que sa tête ne bougeait pas, j'étais certaine que cet œil étrange fixait chacun de nous.
- « Bien, » s'exclama-t-il en refermant son livre avec force. « votre précédent professeur m'a mis au courant de ce que vous avez étudier l'année dernière. » dit-il en sortant un vieux papier un peu abîmé. « Épouventards, Pitiponks, Strangulots et les loup-garous... » énuméra-t-il d'un voix étrangement monocorde beaucoup d'élèves se mirent à chuchoter.
'Pauvre professeur Lupin...' me dis-je en entendant certains de leurs commentaires. Je ne l'avais jamais considéré comme le meilleur professeur du monde, mais au moins, il nous avait fait rattraper le retard monstrueux que nous avions pris avec l'autre.
- « Mais par Merlin ! Vous ne pourriez même pas tenir tête à un Cracmol ! » s'exclama-t-il en repoussant des mèches grisâtres de son visage labouré. « Alors c'est à moi de vous mettre à niveau. » grogna-t-il en se levant de sa chaise. « Bien, commençons, » dit-il en prenant une craie. « Les mauvais sorts » commença-t-il tout en l'écrivant sur le tableau noir. « Leurs formes sont aussi variables que leur puissance et, si je m'en tenais aux recommandations du Ministère, ma mission serait de vous apprendre à bredouiller quelques sorts de défense basiques en espérant que vous passiez votre petite vie bien tranquille LE DERRIERE VISSÉ SUR UNE CHAISE ! » termina-t-il en hurlant comme si nous étions un régiment d'infanterie indiscipliné.
Personne n'osa parler il semblait manquer d'air. C'est à ce moment là, qu'il fouilla sous sa cape et en tira une flasque... la même qu'au banquet. Il bu une longue gorgée de son contenu et frissonna comme s'il venait de boire du sang de Gobelin. Il se racla bruyamment la gorge puis posa sa craie... ou du moins les miettes qu'il en restait, sur le bord du bureau.
« Normalement, vous ne devriez pas voir le moindre maléfice interdit avant votre sixième année, » dit-il en s'avançant vers les tables. « mais Dumbledore vous fait apparemment suffisamment confiance pour en apprendre d'avantage. » expliqua-t-il.
Je ne pus réprimer un ricanement d'échapper mes lèvres et même si j'étais sûre que aucuns de mes voisin ne l'avait entendu, je sentis que l'on m'observait.
- « Si un sorcier s'apprête à vous lancer un sort interdit, il ne vous le fera pas savoir par respect du règlement ! Là bas, là dehors, » dit-il en pointant la fenêtre du doigt, « Il n'y aura pas de seconde chance ! Si vous ratez votre sort, que ce soit pour vous défendre ou pour contre-attaquer vous êtes mort ! » énonça-t-il d'un ton froid et lugubre. « Une fois dehors, » répéta-t-il comme qu'il n'était plus tout à fait là, « vous êtes seuls ! » ajouta-t-il en baladant son œil sur tous les visages déconfis de la salle.
- « Bon, est-ce que quelqu'un peut me dire combien et quels sont les sorts les plus sévèrement punis par la loi ? » demanda-t-il avec ce que je crus être de l'espoir mais ce sentiment se fit bien vite la malle. Pas un seul d'entre eu ne connaissait ou n'avait même entendu parlé du trio des impardonnables ?! Ça m'étonnai de la part des Serdaigles qui se vantaient toujours de tout savoir mieux que tout le monde... Maugrey avait raison, ces filles et fils à papa n'avaient jamais fait un pas sans qu'on leur tienne la main me dis-je en regardant par la fenêtre... peut-être aurais-je été comme eu si tout ça ne s'était pas prod-
Soudain, un éclair rouge attira mon attention et, juste à temps, je me jetai sur le côté en arrachant au passage, les faibles coutures de l'étui que je pointai, instinctivement vers Maugrey pas un son, autre que les battements de mon cœur, ne résonnèrent à mes oreilles.
- « À votre place. » grogna-t-il en abaissant sa baguette. « il y a plus important que l'observation des corbeaux ! » ajouta-t-il en restant bien droit devant moi. 'vigilance... à tout instant' me dis-je en abaissant ma baguette à mon tour. Je savais que beaucoup me regardaient à ce moment là... et pas avec admiration... mais je laissai tomber ma baguette dans mon sac et retournai sur ma chaise.
- « Tien, » dit-il soudainement. « Est-ce que la grande brûlée, » commença-t-il, son œil magique fixé sur mes mains. « saurait quels sont les sorts interdits... » dit-il plus à la manière de formuler une hypothèse que s'il m'avait réellement posé une question...
Le regards étaient sur moi et, j'avais deux choix ou bien je mentais et me faisais passer un savon par le prof... ou bien j'étalai ma science et ajoutai une dernière couche de glu à mon étiquette de 'mini mage noir'...
- « Non, Monsieur... » répondis en fermant les yeux le plus calmement possible. « je ne sais pas. » ajoutai-je en les rouvrant. Son œil noir me fixait, mais je voyais l'autre s'agiter dans tous les sens est-ce que ça voulait dire que je l'aurais à dos tout au long de l'année ?
Mais, à la surprise de beaucoup, il se contenta juste de grogner et, écrivit l'un des noms au tableau
- « L'imperium, » annonça-t-il après s'être retourné, » qui en a entendu parlé ? » demanda-t-il en tapotant le tableau de sa craie mais personne ne se manifesta. « Bon, » soupira-t-il après quelques secondes. Il alla directement à son bocal, l'ouvrit et entra sa main à l'intérieur pour mieux en sortir une araignée... Mais il n'allait quand même pas...
Amplificatum
Impero
À ce moment, elle perdit le contrôle sauts périlleux, cabrioles, gigue... tout ce qui pouvait transformer cette pauvre créature en phénomène de foire y passa... et tous riaient... si seulement ils savaient pourquoi...
- « Alors, vous trouvez ça drôle ? » grogna-t-il en lui faisant exécuter une autre danse que je ne connaissais pas. « ça vous plairait que je vous fasse faire la même chose ? » demanda-t-il d'un ton plus menaçant que jamais tous les rires s'évanouirent.
- « Il y a plus de dix ans, nombre de sorcières et sorciers se sont retrouvés sous l'influence de l'Imperium. Mais, » continua-t-il en laissant l'araignée se rouler en boule dans sa main, « comment différencier celui qui était contrôlé et celui qui prétend l'avoir été ? Et bien on ne peut pas. » grogna-t-il en remettant l'araignée dans son bocal. « Les cas d'Imperium au Ministère de la magie ont fait sortir plus de Mangemorts que d'innocents. Mais ce sort peut être combattu et c'est ce que je vais vous apprendre à faire. Et la force de caractère, » énonça-t-il en écrivant au tableau le mot 'volonté'. « en est la clef... mais tout le monde n'en est pas capable » dit-il en scannant rapidement la classe, « il vaudrait mieux éviter d'en être la victime... » marmonna-t-il en prenant une autre araignée.
Amplificatum
murmura-t-il et l'araignée pris une taille approchant celle d'un chat. Je m'attendais au pire et, quand il pointa sa baguette vers cette araignée, je priai pour que ce soit un Avada Kedavra.
Endoloris
Ses huit pattes cédèrent sous son corps et tous les muscles de son corps se mirent à se contracter, parfois de façon contradictoire. À maintes reprises, je crus qu'elle allait se briser et, les bruits que sa son exosquelette faisait quand elle se contorsionnait trop, ne pouvait pas me faire changer d'avis.
Je savais qu'elle ne criait pas... pas comme nous... mais quand je la voyais se tordre dans tous les sens et convulser sur le bois du bureau... i-il y avait des images... des flash... des éclairs qui me revenaient... des cris... des pleurs... et soudain, je sentis des larmes se frayer un chemin jusqu'à mes yeux et comme de l'eau froide couler le long de mon dos...
- « La douleur, » dit une voix lointaine. « Aucune arme n'est nécessaire si on maîtrise le sort Doloris... » dit-il tout bas... « Et maintenant... le dernier » annonça-t-il comme si rien de spécial n'était arrivé. Il mis la main dans le bocal, mais l'araignée se débattait, courait et planta même ses crochets dans sa main... mais il la posa juste sur son bureau où elle commença à fuir totalement paniquée.
Avada Kedavra !
Rugit-il en pointant sa baguette vers la créature. Un éclair de lumière verte jailli et, une fois la luminosité revenue à la normale, elle était sur le dos, ses pattes recroquevillées sous elle elle était morte.
Un frisson me parcouru de bout en bout et même si je voyais vaguement la bouche déformée de Maugrey bouger, je n'arrivai pas à entendre ce qu'il disait... je n'arrivai même pas à former des pensées cohérentes... je... j'avais juste ces cris qui revenaient encore et encore dans ma tête...
- « VIGILANCE CONSTANTE ! » rugit soudainement la voix de Maugrey en fracassant un livre sur mon bureau... et, en un instant, j'étais à nouveau là... et bien là... devant mon bureau, les yeux rivés sur mon parchemin taché d'encre. « toi tu vas rester à la fin du cours. » murmura-t-il avant de reprendre son livre et d'aller à l'autre bout de la salle.
- « Avada Kedavra est un maléfice qui exige une importante concentration et puissance magique ! Mais pas un seul ici ne serait capable de me faire même une égratignure... » ajouta-t-il en scannant toutes les têtes présentes de son œil magique. « mais si la puissance est au rendez-vous, alors il n'y aura rien à faire il n'existe aucun contre sort. » ajouta-t-il comme s'il parlait plus pour lui que pour nous. « Mais vous devez savoir ! Vous devez connaître le pire pour l'éviter ! Connaître et reconnaître ! Et garder un œil sur tout ce qui vous entoure... » dit-il lentement.
L'heure qui nous restait se passa dans un calme presque morbide et entre le bruit des plumes qui raclaient le parchemin et le son de la jambe de Maugrey sur le parquet... je crus que j'allais à nouveau me perdre dans des souvenirs que je n'aurai jamais voulu avoir... si seulement mini-Krum était là... Et avant même que j'ai eu le temps de dire 'ouf' tous étaient sortis et je retrouvait seule, debout devant mon bureau avec mon sac posé dessus. J'entendais son pas lourd et, soupirant, je m'attendais à recevoir une remarque cinglante, une marque de mépris, quelque chose que n'importe quel autre professeur aurait fait en temps normal, mais il ne fit que passer à côté de moi... comme si je n'existais pas... ça faisait longtemps... longtemps que personne n'était passé comme ça 'sans me voir'... sans vraiment faire attention à moi...
Mais... en y repensant, je ne savais pas si ça me soulageait... où si j'avais peur de retourner dans l'anonymat...
- « désolée pour mon manque d'attention. » dis-je finalement pendant qu'il faisait disparaître le cadavre d'araignée.
- « Vous avez déjà assisté à l'utilisation de l'Endoloris... » dit-il plus comme s'il analysait une situation que comme s'il me posait une question.
- « Non, monsieur. » mentis-je en essayant de me calmer le plus possible.
- « Mentir ne s'apprend pas dans les livres, hein ? » demanda-t-il sans pour autant paraître sarcastique. Je ne répondis rien et me contentai de contenir tout ce qui pourrait desservir mon cas certains me considéraient comme un danger publique, d'autres, comme une sociopathe... j'avais vraiment pas besoin de passer pour une fragile devant un prof.
- « Avez-vous d'autres questions à poser ? » demandai-je en essayant de garder ma voix, la plus neutre et monocorde possible.
- « Allez manger... » répondit-il au bout d'un moment. Sans attendre, je pris mon sac et passai la porte en la refermant derrière moi enfin sortie de là.
Le reste de la journée se passa comme d'habitude entre Flitwick qui nous appris un sort que je connaissais déjà et Rogue qui me fit des remarques désobligeantes sur la propreté de mon chaudron... mais je n'en avais pas tenu compte et avais donc écopé d'un devoir supplémentaire suivi d'une perte de dix points...
Apparemment, il comptait nous empoisonner avant Noël... et justement, mon devoir était de faire un inventaire de tous les antidotes susceptibles de débarrasser des effets du venin... d'Acromentule... il y tenait le fourbe !
Je pris donc les deux heures de battement que j'avais réussi à gratter sur mon emploi du temps grâce à mon choix judicieux de ne pas faire divination ni arithmancie et pris mon temps pour réunir toutes les informations dont j'aurais besoin pour clouer le bec au vieux corbeau.
Deux rouleaux de parchemin plus tard, je posai ma plume, rangeai mon encrier et, comme je ne faisais pas confiance aux Poufsouffles, je réduis mon devoir et le mis dans ma poche intérieure.
En passant devant mon coin favori, je regardai alentour et, comme il n'y avait personne, j'appelai mini-Krum.
- « Krum ? » appelai-je en chuchotant. « Krum ?! Où es-tu ? » appelai-je en regardant dans les autres pots. Mais tout à coup, j'entendis quelque chose sur ma droite et, dans les branches d'une plante grimpante, mini-Krum était accroché à la tige lui présentai alors ma main et il sauta dessus.
- « Désolée de t'avoir fait attendre.. » murmurai-je avec un sourire un peu gêné. Il semblait comprendre et me sourit en retour.
- « T'es contente ? À cause de toi on a perdu dix points ! » reprocha soudainement une voix derrière moi.
- « Pour ce que j'en ai à faire de vos points... » répondis-je en laissant mini-Krum glisser dans ma poche intérieur.
- « Qu'est-ce qui se passe ici ? » demanda soudainement la voix de notre préfet en chef.
- « Ah ! Cédric ! Smithen a encore fait des siennes et- »
- « Je vous dois rien. » tranchai-je en croisant mes bras sur mon torse. « ni à vous, ni à cette 'maison'. » ajoutai-je en passant en force tous des donneurs de leçon...
- « Smithen ! » appela soudain une voix dans l'escalier.
- « Cher préfet, » commençai-je en étirant mes lèvres le plus possible. « je vous conseillerai de retourner voir votre petit fanclub- »
- « Tu sais... si t'étais plus gentille avec les autres... » commença-t-il en souriant bêtement.
- « Et voilà où ça m'a mené. »vociférai-je en fronçant les sourcils. « sur ce, » commençai-je en lui tournant le dos, « salut ! » dis-je en faisant mine d'aller vers la Grande Salle mais, comme je savais qu'il pouvait être persistant, je bifurquai et pris un raccourci qui me mena dans une salle de classe vide.
- « On a eu chaud » murmurai-je en laissant mini-Krum sortir de ma robe de sorcier. « J'aimerai tellement avoir des nouvelles de grand-mère... » murmurai-je en m'asseyant sur le bord d'un bureau, mon regard dans le vide. Soudain, je sentis une légère pression contre mon ventre Krum s'y était blotti. Je soupirai, un faible sourire aux lèvres. « tout ira bien... j'en suis sûre... le paiement ne devrait plus tarder maintenant... » dis-je en passant délicatement une main sur son petit dos. J'avais envoyé Badiane à Barjow et lui proposai dix fioles de venin d'Acromentule. Avec dix millilitres par fioles, ça me faisait dans les 0,1 litres... et donc vingt Gallions tout ronds...
On resta comme ça pendant un moment... peut-être même était-ce déjà minuit passé... je ne savais pas... mais il fallait qu'on rentre je fis passer mini-Krum dans ma poche et retournai au dortoir en essayant de faire le moins de bruit possible...
J'entrai et, rasant les murs, je me cachai dans mon pot et attendis que le soleil arrive. 'Demain, normalement, j'aurais la réponse' me dis-je en fixant le plafond zébré d'ombres... 'Bonne nuit..' murmurai-je à l'attention de mini-Krum... 'bonne nuit mamie...' pensai-je avant de fermer les yeux.
