Cette semaine se passa plutôt calmement et, durant mes six heures d'entraînement hebdomadaires, le professeur Maugrey me fit intensément travailler mes capacités au duel... et par extension, celles à me soigner ou à me délivrer de maléfices... Cependant, je n'avais toujours pas réussi à le toucher... lui disait que c'est parce que j'étais trop tendre... moi, je savais que je n'arrivai pas à le voir comme un ennemi...

Je n'arrivai pas vraiment à me l'expliquer... ni ne le comprenais vraiment... mais là où j'en voulais toujours à Cédric de m'avoir attaquée dans mon dos... à cette fille de m'avoir enlevée un ami... et tous ceux qui m'avait crachée dessus... si j'avais eu moins de patience, je leurs aurais déjà fait payer leurs actions... mais même quand Maugrey m'attaquait par surprise, même quand il ne faisait pas mon éloge et énumérait un nombre incalculable de défauts que j'avais dans ma façon de combattre, réfléchir et autres... je ne pouvais que les excepter et redoubler d'efforts...

Et par éloge, j'entendais un 'c'est bien', 'beau boulot', 'c'est mieux'. Peut-être que c'était ça que je préférais recevoir des conseils, apprendre sans avoir à me cacher, recevoir l'approbation de quelqu'un...

Je ne voulais pas de leurs points ni de leurs éloges à rallonge, je ne voulais pas non plus qu'on m'enfonce alors que j'avais réussi... non, je voulais mériter ma réussite. Mériter ces quelques mots qui rendaient mes jours plus lumineux.

Non, pour moi il n'était pas un ennemi... pour moi, il était un professeur, le professeur. Le seul à m'avoir donnée le bénéfice du doute, le seul à m'avoir aidée quand j'en avait besoin... non, il pouvait être rude, rêche, me lancer les maléfices les plus difficiles à faire disparaître, me reprendre sur mes actions autant qu'il voulait... chaque fois que je me relevais, que je réussissais, je ne sentais en moi qu'une immense fierté et l'envie de continuer.

Cependant, les deux heures du vendredi soir devraient être reportées car les délégations de Durmstrang et Beauxbâtons arriveraient vers dix huit heures et, pour mon plus grand déplaisir je n'aurais pas suffisamment de temps pour me débarrasser de mes devoirs... qui, je devais bien l'avouer, commencer à prendre de plus en plus de temps à faire...

Mais bon, j'avais une heure et demie de battement, alors autant faire le maximum de suite et, quand il ne me resta plus que quinze minutes, je rangeai mes affaires, les mis dans le dortoir dans un pot et sortis à l'extérieur où tous les autres attendaient déjà.

- « Tu crois qu'ils sont comment les élèves de Durmstrang ? » demanda une fille sur ma droite.

- « J'ai entendu dire qu'ils avaient un cours spécialement pour étudier la magie noire. » répondis son amie.

- « La magie noire ?! » s'exclama l'autre médusée. Et tous étaient dans le même état Le Tournois, Beauxbâtons et Durmstrang... à croire qu'il n'y avait pas d'autre sujet de discussion !

Mais ils n'étaient pas les seuls et, sous l'impulsion de Dumbledore, tous le château se mit à rutiler à tel point que, pour la première fois depuis plusieurs siècles, les armures ne grinçaient plus ! D'où la férocité extrême de Rusard qui avait terrorisé des élèves parce qu'ils avaient oublié d'essuyer leurs pieds avant d'entrer... mais pour avoir aidé à nettoyer le château pendant un mois... je comprenais parfaitement la frustration de voir son travail être saboté par des idiots qui n'avaient certainement jamais touché à un balai de leur vie... du moins, pas pour nettoyer.

- « Hey ! Smithen » appela une voix derrière moi je me retournai. « t'aurais au moins pu passer du dictame sur ta tronche tu veux les faire fuir ? » demanda une fille qui, à en juger par ses cheveux plus lisses que des cheveux devraient normalement l'être, avait utiliser plus de lotions Lissenplis que je n'en avais utilisé pour démêler mes crins de licorne.

- « Ou alors tu veux ressembler à Maugrey ? » demanda un Serpentard avant de pouffer rire les autres le joignirent.

- « Ah. Je crois qu'ils arrivent... » murmurai-je en ne leur prêtant pas la moindre attention. Au dessus de la forêt interdite, volait une chose étrange et de très grande taille...

- « C'est un dragon ! » hurla un élève dans la foule. Mais il était bien loin de la réalité La gigantesque forme noire qui nous arrivait dessus, se révéla être un énorme carrosse tiré dans les airs par une douzaine de chevaux ailés ayant tous plus ou moins la taille d'un éléphant.

Dans un grand fracas, l'attelage atterrit devant nous, soulevant une quantité impressionnante de poussière.

Une fois dissipé, je pus distinguer, sur la portière, des armoiries représentant trois baguettes lançant chacune trois étoiles. À ce moment, elle s'ouvrit et un garçon tout habillé de bleu sauta à terre, déplia un marche-pied doré et fit un pas en arrière. Soudain, une chaussure de la taille d'un balai volant pour enfant se posa sur le support métallique et, sous les regards surpris de beaucoup dont moi, une femme immense posa pied à terre.

Elle devait faire la même taille que Rubeus... mais contrairement à ce dernier qui ressemblait plus à une montagne vivante, cette femme, avec sa grande robe de satin noir et ses grands talons, donnait l'impression d'avoir grandit dans un conduit de cheminée.

Dumbledore se mit à applaudir et par mimétisme, nous autres élèves, en firent de même. Elle sembla être touchée par tant d'enthousiasme et un sourire gracieux se dessina sur ses lèvres. S'en suivi une scène qui me parut hilarante la femme s'avança vers Dumbledore qui n'eut même pas besoin de se pencher pour lui faire un baisemain.

- « Ma chère Madame Maxime, je vous souhaite la bienvenue à Poudlard » dit-il en lâchant sa main.

- « Mon cheur Dambleudore, » commença-t-elle d'une voix étrangement grave. « je suis ravie de constateu que vous aveu l'eur en parfeute santeu.

- « Ma santé est parfaite, en euffeut... heu... en effet » assura-t-il alors que je priais pour ne pas mourir de rire.

- « Je vous preusente mes euleuves » dit-elle en montrant le carrosse d'un geste désinvolte. Détachant mes yeux de 'Madame Maxime', je posai les yeux sur une douzaine de garçons et de filles dont les âges devaient s'échelonner entre dix-sept et dix-huit ans tous tremblaient dans leurs vêtements de soie et, les plus frileux avaient apparemment opté pour des châles et écharpes.

- « À queul moment Karkaroff doit-il arriveu ? » demanda Madame Maxime.

- « Il ne devrait pas tardeu... heu... tarder, » répondit Dumbledore. « Souhaitez-vous l'attendre ici ou préférez-vous entrer à l'intérieur pour vous réchauffer quelque peu ? »

- « Meu reuchauffeu queulqueu peu, queulle bonne ideu, mon cheur Dambleudore, » approuva Madame Maxime. « Meus qui va s'occupeu de meus cheveux ? »

- « Vos cheveux sont coiffés à la perfection » assura galamment Dumbledore.

- « Dambleudore, queul pleusantin vous feutes ! » s'exclama Madame Maxime en pouffant de rire. « Je vouleus parleu deus cheveux de mon carrosse... »

- « Ah, vos chevaux ! Oui, bien sûr, notre professeur de soins aux créatures magiques sera ravi de veiller à leur bien-être » déclara Dumbledore. « Dès qu'il aura réglé les petits problèmes que lui ont posés certains de ses... heu... protégés... »

Et effectivement, la grande silhouette de Rubeus n'était nulle part en vue... Les Scroutts devaient avoir encore une fois creusé une brèche dans leur cage... c'est choses avaient tellement grandi depuis le mois d'Août...

- « S'occupeu deus meus eutalons neuceussite, heu... une grande force musculeure..., » avertit-elle sa voix remplie de doute. « Ils ont une vigueur peu ordineure... »

- « Je puis vous assurer que Hagrid saura s'y prendre. » dit Dumbledore en souriant.

- « Treus bien, » répondit-elle en s'inclinant légèrement. « Vous voudreuz bien preuciseu à ceut Agrid que meus cheveux ne boivent que du whisky pur malt. »

- « Nous ferons le nécessaire » assura Dumbledore qui s'inclina à son tour.

- « Veuneuz, vous autres, » dit Madame Maxime à ses élèves d'une voix forte en avançant au milieu d'une presque haie d'honneur vers la Grande Porte. Ceux devant moi se poussèrent un peu plus vers l'arrière je reculai à mon tour.

- « Ah ! Désolée. » dis-je en sentant quelque chose sous mon pied. Par réflexe, je jetais un œil à ce que j'avais écrasé et me rendis compte que c'était un pied de bois. J'enlevai immédiatement mon pied et tentai de faire comme si de rien n'était en redirigeant mon regard vers le ciel... peut-être la délégation de Durmstrang allait aussi utiliser la voie des airs...

- « Est-ce que vous guettez l'arrivée d'un Pansedefer ukrainien ? » grommela Maugrey.

- « Pas exactement... » répondis-je en forçant un peu sur mes yeux. J'aurais voulu utiliser quelques gouttes d'élixir d'Ailuro... mais si mes yeux avaient commencé à 'briller' dans le noir, je n'aurais pas qu'à répondre aux questions de certains élèves...

Un silence s'installa et, pendant que certains grelottaient en regardant le ciel plein d'espoir, d'autres faisaient des suppositions sur ce que la délégation allait peut-être utiliser comme moyen de transport.

- « Si j'étais vous, je m'attarderai plutôt sur le lac... » grommela-t-il

- « Le lac ! Regardez le lac ! » s'écria un élève dans la foule. Soudain, un grondement sourd s'amplifia peu à peu et, dans un tourbillon, un gigantesque mat noir transperça la surface. Tout dans ce bâtiment, de la poupe à la proue en passant par la lumière qui transparaissait des hublots, paraissaient fantomatique. Sous les yeux médusés de beaucoup d'entre nous, le bateau émergea totalement du lac dans un bruit de cascade et, après avoir jeté l'ancre, une passerelle fut abaissée sur le rivage.

Étrangement, je me retrouvais sur la pointe de mes pieds et, dans la lumières étrange des hublots, on vit débarquer les passagers qui, au premier abord, me parurent tous sortis du même moule que l'ancien poursuiveur de Serpentard, Marcus Flint... mais après avoir suffisamment avancé dans la lumière des torches, je me rendis compte que c'était principalement dû aux énormes fourrures dont ils étaient couverts. Cependant, l'un d'eux sortait vraiment du lot sa fourrure était argentée et lisse... un peu comme ces cheveux.

- « Dumbledore ! » s'écria-t-il d'un ton chaleureux en s'avançant sur la pelouse. « Comment allez-vous, mon cher ami, comment allez-vous ? »

- « Le mieux du monde, merci, professeur Karkaroff. » répondit Dumbledore avant que l'homme ne lui serre ses deux mains dans les siennes. Ils étaient tous les deux taillés de la même façon... mais la où Dumbledore avait une barbe aussi longue que ses cheveux, Karkaroff les portait courts et un simple bouc venait agrémenter un menton fuyant.

- « Il s'en est bien sorti pour un Mangemort... » murmura la voix de Maugrey dans mon oreille mes yeux s'écarquillèrent. Ce type avait été un Mangemort ?!

- « Mais alors il devrait être à Azk- »

- « Donner des noms peut-faire des merveilles... » répondit-il en se redressant. « Un des rares avec qui Croupton a été clément... » grogna-t-il avant que, dans un fragment de seconde, sa langue passe sur la commissure gauche de ses lèvres... je ne l'avais jamais vu faire ça... 'Bah, il est parano... il peut avoir des tics...' me dis-je en haussant les épaules.

- « Eh ! Regarde c'est Krum ! »

Je m'arrêtai et tournai la tête vers Karkaroff juste au moment où un visage au teint cireux avec un nez rond et des sourcils fournis passa. Je n'entendais plus, ne voyais plus... plus rien à part ce visage que je connaissais... adorais... chérissais... non, il n'y avait plus rien à part les battements de mon cœur que j'entendais...

Je ne savais pas pendant combien de temps j'avais été dans cet état... mais j'étais par miracle arrivée à rentrer avec les autres et m'asseoir...

- « Donne-moi ça ! » vociféra une fille non loin de là où j'étais assise.

- « Non, c'est à moi ! T'avais qu'à avoir le tien ! » lui répondit celle à qui elle tirait les cheveux... tous semblaient complètement fous... Certes, je pouvais comprendre qu'avoir un autographe était une chance mais... je tournai mon regard vers le élèves de Durmstrang ils semblaient ne pas savoir où s'asseoir.

- « Venez... » dirent plusieurs élèves de façon plus ou moins intelligible en se serrant comme des sardines pour montrer qu'ils voulaient les avoir à leur table... mais au plus grand désarroi de beaucoup, les élèves de Durmstrang finirent par aller à la table la plus proche celle des Serpentards.

'Ça, ça va faire enfler les chevilles de Malefoy' me dis-je en prenant une gorgée de jus de citrouille étrangement, j'étais contente qu'ils ne se soient pas assis à cette table ni à celle des Gryffondors... au moins là, je pouvais m'empêcher de le dévisager... après tout, je ne voulais pas d'autographe... je ne voulais même pas qu'il retienne mon nom... mais il y avait quelque chose, un pincement quand j'entendais les autres parler de 'Krum'... 'Krum par ci, Krum par là...' mais ce n'était pas le mien... pas celui que j'avais connu... il n'était pas mini-Krum.

- « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers fantômes et, surtout, chers invités, bonsoir, » dit Dumbledore en adressant à tous un sourire rayonnant. « J'ai le très grand plaisir de vous souhaiter la bienvenue à Poudlard. J'espère et je suis même certain que votre séjour ici sera à la fois confortable et agréable. »

À cet instant, l'une des filles de Beauxbâtons dont la tête était encore enroulé d'une écharpe, éclata d'un rire moqueur.

- « Sang de navet... » murmurai-je en lui lançant un regard en coin...

- « Le tournoi sera officiellement ouvert à la fin de ce banquet, » annonça Dumbledore. « Mais pour l'instant, je vous invite à manger, à boire et à considérer cette maison comme la vôtre ! » dit-il avant de s'asseoir et, comme à l'accoutumé, les plats d'or se remplirent de plats divers et variés mais certains me parurent originaires d'autres pays... peut-être pour plaire à tous...

D'ailleurs, en parlant de plaire à tous, l'une des filles de Beauxbâtons, celle qui avait rit, s'était levée pour aller chercher une soupière qui dégageait une forte odeur de marécage... et bien que l'odeur en aurait fait vomir plus d'un, c'était bien elle qui faisait tourner la tête de quasiment tous les garçons... Personnellement, je trouvais qu'avec ses longs cheveux blonds cendré et sa silhouette élancée, elle ressemblait aux Vélanes de la Coupe du Monde...

Enfin, le reste du repas se passa dans la bonne humeur et, attiré par des chuchotements, je relevai les yeux de mon ragoût pour me rendre compte que le type de la Coupe du Monde était à présent assis à côté de Karkaroff et un autre, avec un air tout aussi important, à côté de Madame Maxime. S'en suivi un défilé de desserts auxquels je ne touchais pas et, quand toutes les assiettes furent vidées et nettoyées, un silence tendu pris le dessus sur les précédentes discussions.

- « Le moment est venu, dit Dumbledore en souriant largement à tous les visages tournés vers lui. Le Tournoi des Trois Sorciers va commencer. Mais je voudrais donner quelques explications avant qu'on apporte le reliquaire afin de clarifier la procédure que nous suivrons cette année. Pour commencer, permettez-moi de présenter à ceux qui ne les connaissent pas encore Mr Bartemius Croupton, directeur du Département de la coopération magique internationale » certains l'applaudirent poliment. Mais mes bras restèrent croisés et collés à la table Alors c'était lui le type qui avait peur des électrons libres... « et Ludo Verpey, directeur du Département des jeux et sports magiques. »

à l'annonce de ce nom, tous se mirent à applaudir quand certains prirent mêm le partie de se lever sans était-ce parce qu'il était directeur du département qui encadrait les manifestations de Quidditch, mais je supposai que le sourire joyeux et le geste chaleureux de la main était réellement ce qui séparait Verpey de ce Bartemius Croupton. Après tout, il n'avait rien fait quand certains l'ont applaudi, pas un geste, pas un sourire... et puis cet aspect millimétré que lui donnait cette raie au milieu et sa moustache en brosse... ce type semblait incapable de sourire.

- « Mr Verpey et Mr Croupton ont travaillé sans relâche au cours de ces derniers mois pour préparer le Tournoi des Trois Sorciers, » poursuivit Dumbledore, « et ils feront partie avec Madame Maxime, le professeur Karkaroff et moi-même du jury chargé d'apprécier les efforts des champions. »

à la simple évocation du mot 'champion', l'attention des élèves fut à son comble même les cours de Maugrey ne semblait ps en intéresser autant en comparaison !

- « Le reliquaire, s'il vous plaît, Mr Rusard » demanda-t-il avec un sourire enfantin aux lèvres.

D'un pas solennel, Argus Rusard, avança dans la rangée du milieu, portant dans ses bras un coffre, sans doute très ancien et de bonne taille, incrusté de pierres précieuses en tous genres. Ceci déclencha une rumeur parmi les élèves et certains premier années, montèrent même sur les bancs pour mieux voir.

- « Les instructions concernant les tâches que les champions devront accomplir cette année ont été soigneusement établies par Mr Croupton et Mr Verpey, » reprit Dumbledore pendant que Rusard déposait délicatement le coffre sur la table, juste devant lui. « Et ils ont pris toutes les dispositions nécessaires au bon déroulement de cette compétition. Trois tâches auront donc lieu à divers moments de l'année et mettront à l'épreuve les qualités des champions... » Je faillis m'étouffer. Toutes les dispositions ? Vraiment ? 'Alors je suppose que ce tournoi se passera aussi bien que la Coupe du Monde...' marmonnai-je en fronçant les sourcils. « Leurs capacités magiques , leur audace, leur pouvoir de déduction et, bien sûr, leur aptitude à réagir face au danger. »

Ces derniers mots firent taire toutes les conversassions... Ils voulaient pourtant y participer, avoir leur nom gravé quelque part... alors pourquoi fuir devant le danger ? Non, quand on veut quelque chose, il faut s'en donner les moyens, ne pas avoir peur de ce qui peut arriver et, si on veut maximiser les chances d'arriver sans trop d'encombre, se préparer à toutes les éventualités auxquelles ont peut penser... 'vigilance constante' pensai-je en jetant un coup d'œil à Maugrey son œil magique semblait ne pas souvent quitter Croupton des yeux... ou bien était-ce juste Karkaroff... plutôt Karkaroff c'était un ancien Mangemort qui avait apparemment échappé à Azkaban... normal qu'un ex-Auror ne lui fasse pas confiance...

- « Comme vous le savez, trois champions s'affronteront au cours de ce tournoi, » poursuivit Dumbledore d'un ton très calme. « un pour chacune des écoles participantes. Ils seront notés en fonction de leurs performances dans l'accomplissement de chacune des tâches et le champion qui aura obtenu le plus grand nombre de points sera déclaré vainqueur. Les trois champions seront choisis par un juge impartial... La Coupe de Feu. » annonça Dumbledore en sortant sa baguette. Il en tapota alors le reliquaire et, après un grincement de la part des portes, il prit à l'intérieur une coupe de bois grossièrement taillée, puis la posa sur le reliquaire pour sue tous puissent la voir.

Après avoir vu la boîte, je m'étais attendue à une coupe sertie de pierres et au moins plaquée d'or ou d'argent, pas à une vieille coupe qui recrachait de temps à autres, des gerbes d'étincelle bleues... mais cette apparence humble me sembla être en accord avec son impartialité...

- « Quiconque voudra soumettre sa candidature pour être choisi comme champion devra écrire lisiblement son nom et celui de son école sur un morceau de parchemin et le laisser tomber dans cette Coupe de Feu, » expliqua Dumbledore. « Les aspirants champions disposeront de vingt-quatre heures pour le faire. Demain soir, jour de Halloween, la Coupe donnera les noms des trois personnes qu'elle aura jugées les plus dignes de représenter leur école. Dès ce soir, la Coupe sera placée dans le hall d'entrée et sera libre d'accès à celles et ceux qui souhaiteront se présenter. Pour garantir qu'aucun élève qui n'aurait pas atteint l'âge requis succombe à la tentation, » poursuivit Dumbledore J'aurais juré que son regard était allé vers la table des Gryffondors... sans doute pour les Jumeaux. « je me chargerai moi-même de tracer une Limite d'Age autour de la Coupe de Feu lorsqu'elle aura été placée dans le hall d'entrée. Il sera impossible à toute personne d'un âge inférieur à dix-sept ans de franchir cette limite. Enfin, pour terminer, je voudrais avertir les candidats qu'on ne saurait participer à ce tournoi à la légère. Une fois qu'un champion a été sélectionné par la Coupe, il, ou elle, a l'obligation de se soumettre aux épreuves du tournoi jusqu'à son terme. Déposer votre nom dans la Coupe constitue un engagement, une sorte de contrat magique. Une fois que quelqu'un a été nommé champion, il n'est plus question de changer d'avis. En conséquence, réfléchissez bien avant de proposer votre nom, il faut que vous ayez de tout votre cœur le désir de participer. Voilà. A présent, je crois que le moment est venu d'aller dormir. Bonne nuit à tous. »

Comme tous les soirs et pour ne pas risquer de me faire remarquer par les professeurs ou même des élèves, je voulus profiter de la foule pour prendre un raccourci. Mais il y avait un 'bouchon' à l'entrée Karkaroff et ses élèves bouchaient la sortie. Je n'avais pas tout vu mais, en me faufilant, je parvins à voir le regard que le vieil homme portait sur Potter avant qu'il ne parte. Le professeur Maugrey était là aussi et, il semblait observer Karkaroff...

C'était étrange, mais il pouvait y avoir une raison... il était 'Le survivant' après tout...

Laissant ça de côté, je continuai ma route et, au moment opportun, me détachai du reste pour prendre un raccourcis. Enfin, j'étais débarrassée du bruit seule dans le noir.

'Il faudra que j'en refasse...', me dis-je en versant les deux dernières gouttes d'élixir dans mes yeux. Comme à l'accoutumé, il fallut quelques secondes d'adaptation puis, comme en plein jour, je sortis de derrière la même vieille bouche de canalisation qui menait au pied de la falaise.

L'air était frais et les hennissements des chevaux de Madame Maxime déchiraient le silence... mais ce qui trouble réellement le silence, fut le bruit des pas et rires.

Soucieuse de ne pas être remarquée à cause de mes yeux qui, sans doute, brilleraient à la lueur d'un Lumos, je me plaquai contre la paroi et attendit que les élèves de Durmstrang passent.

Je ne comprenais pas ce qu'ils disaient, mais ils avaient l'air à la fois heureux et intrigués et à un moment... je crus qu'ils avaient prononcé le nom de Potter... et encore et encore... Horriblement intriguée, je tentai une approche et les remerciai de parler aussi fort effectivement ils parlaient de Potter.

Soudain, un éclair arriva droit sur moi je l'évitai de peu. Cachée derrière un rocher, je risquai un coup d'œil Karkaroff menaçait les alentours de sa baguette...

'Ça sent mauvais...' me dis-je en les regardant marcher sur la passerelle. Ce type était un ancien Mangemort... et Potter était dans cette école... pensai-je en voyant le dernier élèves passer. Silencieusement, je retournai à l'entrepôt où le feu s'alluma à mon arrivée. J'enlevai ma robe de sorcier, mon polo et ma chemise puis m'allongeai sur un vieux matelas que j'avais trouvé dans la réserve... c'était toujours mieux qu'un pot... mais malgré ça et le fait que je m'étais déjà habituée aux ressors qui me piquaient le dos... je ne parvenais pas à fermer l'œil... il y avait trop de choses étranges... ce Karkaroff me paraissait trop gentil pour être sincère et j'en avais d'ailleurs eu une démonstration qui, à part Maugrey, lancerait un sort de stupéfixion à l'aveuglette ?! Et surtout dans le parc d'une école !

Oui mais c'était y'a plus de dix ans... et s'il n'était pas allé à Azkaban pour ça... alors c'est qu'il y avait une raison, non ? Mais à cet instant, le souvenir vague que Potter, pendant sa première et deuxième année avait combattu Voldemort... et l'avait empêché de revenir... et si Karkaroff avait un plan pour faire le faire revenir ? Et si Potter était une fois de plus un pion dans l'échiquier ?!

'Je lui dois rien à ce type.' maugréai-je en me tournant face au mur. J'avais aidé à découvrir le Basilic, avais trouvé un moyen de l'éloigner pendant au moins un mois... j'avais même demandé de l'aide quand Potter, Weasley et Lockhart étaient dans la Chambre ! Non, je ne lui devais rien ! Et puis ce n'était qu'une hypothèse rien de plus.

'Mais si Voldemort revenait... alors tous les Moldus, Cracmols et Nés-Moldus seraient en danger... dont moi...' pensai-je en écarquillant les yeux.

'Mais j'ai pas assez de preuves... » grognai-je en me couchant sur le dos je fronçai les sourcils... 'j'espère quand même ne rien avoir à prouver...' me dis-je en levant ma baguette vers le feu.

Nox