Le lendemain, je me levai vers six heures, comme d'habitude et, en allant dans la Grande Salle, je vis dans l'entrée la Coupe posée sur le tabouret normalement destiné au Choixpeau. Quelques élèves de de l'école venaient d'y déposer leur nom et, comme un troupeau, ceux de Durmstrang passèrent la porte pour déposer les leur... d'ailleurs, chose intéressante, Krum était totalement au centre du troupeau... probablement pour qu'il soit un peu tranquille... être célèbre devait être épuisant... Mais j'avais dû le fixer un peu trop longtemps car je vis ses yeux pivoter ers moi et, immédiatement, je dirigeai mon regard vers la coupe et les flammes qui en jaillissaient... mais que c'était dur de ne pas détourner les yeux vers lui...

Cette brûlure quand je voyais ce visage cireux et la douleur de se dire que... quelque part, j'avais causé sa perte... 'ça suffit ! Faut se reprendre !' m'ordonnai-je intérieurement. Il n'était pas mini-Krum... et de toute façon il n'était qu'une figurine ! Un objet produit à la chaîne et enchanté ! Il n'était rien ! Rien du tout ! Et pourtant, il avait été tout ce que j'avais... 'La ferme !' me dis-je en me levant des marches sur lesquelles j'étais assise.

D'ailleurs, maintenant que j'y pensais, les Jumeaux n'avaient pas laissé leur échoppe ouverte depuis un bon moment... Ils devaient sans doute manigancer quelque chose... En temps normal, je n'aurait pas quitté mon poste avant au moins dix heures... mais comme tous les élèves de Durmstrang avaient déjà déposé leur nom... alors si Karkaroff venait déposer un papier dans la coupe... même si c'était avec l'excuse du 'Krum doit se reposer donc je le fait à sa place'... ça ne passerait pas. Je partis donc hâtivement vers les escaliers et pris un raccourcis vers l'entrée habituelle elle était fermée. Il n'y avait apparemment personne... mais, un étrange grésillement semblait venir du mur.

C'est alors que je vis une mouche sur le mur une mouchbruit. 'Ah d'accord, vous vous la jouez comme ça...' murmurai-je en partant sur la gauche. Je retournai à l'endroit où le passage était le plus délabré et, après avoir retiré quelques vieux tuyaux, je me faufilai derrière puis remontai le passage. Celui-ci débouchait directement sur la remise et j'étais une fois passée par là pour éviter de me faire chopper... mais c'était lors de ma deuxième année et, malgré ma petite taille, je devais vraiment forcer pour passer certains obstacles.

Finalement, j'arrivai au niveau de la bouche une autre mouche bruit. Je l'attrapai la gardai près de moi, reculai et fit sauter le tout avec un Bombarda la bouche sauta au moment où je relâchai la bestiole.

- « He ! Gred. Tu disais qu'il y avait un Niffleur dans les tuyaux moi je dirais plutôt une souris mal en point. » se moqua une voix au dessus de ma tête.

- « Si l'entrée normale était ouverte, je n'aurais pas eu besoin de passer par là. » maugréai-je en sortant la tête de la bouche.

- « Roh, allez fait pas la tête, viens voir ce qu'on a fait. » dit-il en souriant.

- « Je suis pas là pour ça. » dis-je en sortant de mon trou. « vous avez quoi en boutique ? » demandai-je en passant à côté de lui et, après avoir ouvert la porte, je vis que leur ancienne échoppe avait été totalement transformée en laboratoire.

- « Eh bah ! C'est gros pour une souris quand même ! » rit soudainement George. Je tournai ma tête sur le côté et vit qu'il était entrain de remuer un liquide vert parme.

- « Une limite d'âge ne se laissera pas leurrer par une potion de vieillissement. » dis-je en reconnaissant la couleur puis, l'odeur prononcée du liquide. Soudain, je fus attrapée par les épaules et deux têtes couvertes de taches de rousseur apparurent juste devant mes yeux. « Comment s'appelle la figure qui a permit à Krum-krum d'attraper le Vif d'Or à la Coupe du Monde ?! » demandèrent-ils en parfaite synchronisation.

- « jkflq l-la feinte de Wronski ! » balbutiai-je en me souvenant de l'article que j'avais lu peu après la Coupe du Monde : tous deux me lâchèrent.

- « Pfiiiouuu... c'est pas Granger. » soupira Fred en faisant mine de s'essuyer le front.

- « Allez viens Rogue II. » dit George en me poussant vers le chaudron. Mes sourcils se froncèrent, mais j'avais même pas envie de savoir d'où ils tiraient ce surnom. « t'en a déjà préparé, non ? » demanda-t-il encore avec un sourire aux lèvres comment un humain pouvait sourire autant ?!

- « Là n'est pas la quest- »

- « Allez, si tu veux tu pourras même en prendre et, si t'es prise, on partagera le prix en trois. » proposa Fred en se laissant tomber sur le sol à côté de moi je me relevai immédiatement.

- « Je ne veux pas de cet argent. » dis-je en essayant de laisser les souvenirs que j'avais du début d'année... quand j'avais encore l'espoir de pouvoir sortir grand-mère de là... de n'avoir qu'à attendre patiemment qu'elle soit rétablie et juste trouver de quoi payer les soins... « Et d'ailleurs, comment vous pouviez être sûrs que je saurais pour la feinte ? » demandai-je en serrant les poings.

- « Bah on t'as vu là-bas. » répondit Fred avant que son frère ne puisse parler... ils mentaient... »

- « On vous a dit pour ma grand-mère c'est ça ? » demandai-je d'un ton venimeux les deux se regardèrent puis tournèrent à nouveau leur attention vers moi.

- « Nahh, j't'ai juste vu dans la foule j'arrive pas à croire que t'encourageais les Bulgares ! » dit-il en croisant ses bras sur son torse, la mine boudeuse.

- « Ah mais c'est vrai qu'on s'était dit de la bouder pour ça ! » s'exclama George en me dévisageant dans l'une des pires imitations de l'air dégoûté de Rogue que j'avais jamais vu.

- « Dans ce cas je vous laisse bouder et vous souhaite bien du plaisir avec vos futures rhumatismes. » dis-je en retournant dans la vieille réserve je m'arrêtai une main sur la porte. « faites gaffe elle va attacher. » maugréai-je avant de passer la porte.

- « Rah Gred regarde ce que tu fais ! » s'exclama la voix Fred alors que je retournai dans le trou. « On en a besoin ! » gémit-il de plus en plus lointain. 'Si un sort leur saute à la face, faudra pas qu'ils viennent pleurer...' me dis-je en sortant d'entre les tuyaux rouillés je regardai ma montre. Et en plus j'allai être en retard pour l'entraînement avec le professeur Maugrey !

Il était dans les alentours de onze heures quand nous nous arrêtâmes l'entraînement c'était horrible ! Je n'avais pas réussi à lui lancer un seul sort qui puisse le toucher ! J'avais pourtant essayé de viser sa jambe de bois.. mais le bougre savait parfaitement se défendre et, malgré mes éventuelles avancées, c'était toujours moi qui finissais dos au mur... et pourtant, j'étais presque sûre qu'il n'y mettait pas tout son pouvoir...

'trop prévisible', 'trop lente', 'trop émotionnelle'... et c'était vrai je n'arrivai pas à me contrôler, je n'arrivai pas à me calmer... chaque fois que je voyais un nouvel éclaire arriver sur moi, mon esprit s'embrumait et seuls mes réflexes répondaient... mais ils avaient leur limite et, passé trente secondes d'attaques ininterrompues je perdais pied et baissai ma garde.

J'avais pourtant essayer de me déplacer, de courir, sauter, marcher, faire des demi-tours... mais c'était toujours lui qui l'emportait... et il ne bougeait pas d'un iota.

Il fallait que je trouve quelque chose, que je sois plus rapide, plus calme... après tout, dans la vraie vie... 'dehors' comme il disait toujours... je n'aurais pas de seconde chance.

Un peu dégoûtée, je retournai dans la Grande Salle où j'entendis des Gryffondors rire de ceux qui avaient essayer de passer la limite grâce à une potion de vieillissement... 'tien, donc' me dis-je en roulant mes yeux.

Je ne pris toutefois pas le temps d'aller voir et retournai m'entraîner à l'extérieur si je ne pouvais pas apprendre à me déplacer correctement avec des livres, alors j'allais mettre la forêt à contribution.

Les mains dans les poches, je passai donc derrière la cabane de Rubeus où une vision d'horreur m'attendais les Scroutts étaient devenus absolument énormes ! Je ne me souvenais même pas qu'ils ai été aussi gros lundi ! Ils faisaient à présent plus d'un mètre de long et, en comptant bien, il n'en restait plus qu'une vingtaine s'étaient-ils entre-tués ?

La réponse vint d'elle-même quand je vis, dans des tonneaux, des restes de carapaces et des dards... Je m'en approchai, regardai, soupesai certains morceaux... regardai par dessus mon épaules et à gauche puis à droite personne.

Reducto

murmurai-je en pointant ma baguette sur trois morceaux à la suite. Une fois réduit, je les mis dans ma poche et, comme si de rien n'était je me dirigeai vers la forêt quand la voix de Rubeus arriva jusqu'à mes oreilles.

- « Attendez un peu, » dit-il. « Attendez un peu et vous allez voir quelque chose que vous n'aurez jamais vu. La première tâche... Ah, mais, je n'ai pas le droit de vous le dire... »

- « Allez-y, Hagrid ! l'encouragèrent trois voix en une sans doute Potter et compagnie.

- « Je ne veux pas gâcher la surprise, » dit Hagrid. « Tout ce que je peux vous garantir, c'est que ce sera spectaculaire. Ils vont avoir du fil à retordre, les champions ! Je ne pensais pas que je vivrais assez vieux pour voir renaître le Tournoi des Trois Sorciers ! »

Ça devenait intéressant, alors je pris une demie-heure de mon temps pour voir s'ils arriveraient à lui tirer les vers du nez... mais il ne voulait rien lâcher le bougre alors, j'arrêtai de faire semblant de prendre des notes sur les Scroutts puis me dirigeai vers l'entrepôt première nécessité, mettre les carapaces à l'abri.

- « Voilà » dis-je en refermant l'un des nombreux tiroirs qui composaient la paroi d'une caisse dont j'avais agrandit l'intérieur maintenant, le tout, c'était de trouver une utilité à ces trucs... 'peut-être en poudre' me dis-je en remontant l'échelle que j'avais installé là pour pouvoir atteindre ceux du fond. J'avais récupéré le tout dans la réserve les tiroirs, l'échelle... tout était vieux, usé et cassé... mais rien qu'un Reparo ne puisse résoudre... alors je les avais embarqués...et de toute façon, personne ne s'en était plaint... vingt tiroirs empilés les uns sur les autres et fixé à la cloison par un sort de glu perpétuelle... mais encore maintenant, j'avais peur de l'avoir mal lancé...

Avant de sortir, je pris le calepin qui était attaché par une lanière à la paroi et y inscrivis le nom de ma dernière acquisition, puis sortis direction la bibliothèque. Là, je passai la quasi totalité de mon après-midi à faire mes devoirs et laissai juste les quelques lectures supplémentaires pour ce soir. Quand cinq heures sonna, je retournai déposer mes affaires à l'entrepôt puis me rendis en même temps que beaucoup d'autres dans la Grande Salle qui, pour l'occasion, avait été décorée pour Halloween et m'assis paisiblement.

- « Elle me manque un peu cette barbe, pas toi ? » demanda soudainement une voix derrière moi.

- « Moi elle me grattait... » répondit l'autre juste avant qu'une paire de jambes ne passent par dessus le banc à côté de moi.

- « Vous vous êtes plantés de tables les garçons. » dis-je en me plongeant un peu plus dans mon livre d'Enchantement. Soudain, un bouquin relativement vieux se présenta devant moi... devant ma lecture... je le pris et l'ouvrit un livre de potion. « Sérieux ? Vous voulez que je fasse vos devoirs de potions ? »dis-je en les regardant à tour de rôle un peu ennuyée.

- « Bah, tant qu'à ressembler à Rogue, autant que t'ai ses connaissances. » rit Fred en me donnant un coup de coude dans le bras.

- « Et puis, il nous menace plus de nous empoisonner... mais si t'insistes.. » dit-George en sortant un rouleau de parchemin de son sac.

- « Non. » dis-je fermement en tendant le livre à Fred.

- « Allez... » dit George en agrippant mon épaule.

- « Non. »

- « Ok. » répondirent-ils à l'unisson en se levant. « Et n'oublie pas qu'on a chacun notre écriture. » dit George en me donnant une tape sur l'épaule. Surprise, je restai là un moment à les regarder avant de jeter un coup d'œil à mes poches avant de me rendre compte qu'elles étaient pleines...

- « Tu peux garder le livre. » ajouta Fred en passant le coin de la table. Je ne savais pas quoi dire, ni quoi penser est-ce qu'ils comptaient réellement me demander de faire leurs devoirs de potions ? Je le tournai entre mes mains, l'ouvrit une fois de plus... il était vieux, taché et partiellement brûlé... sans compter le cuir râpé de la couverture il ne ressemblait pas du tout à un livre de cours... est-ce que c'était un livre qui faisait partie du programme scolaire précédent ?

Mon regard alla vers les deux Weasley qui étaient à présent assis à la table des Gryffondors où avaient-ils pu trouver un livre pareil... et pourquoi me l'avoir donné ?

Peu de temps après, les plats se remplirent et, bien trop absorbée dans la lecture, ou presque déchiffrage de ce que ce bouquin racontait, je n'y touchai que très peu.

L'écriture était étrange, gothique et plusieurs fois, je me surpris à confondre les 'f' et les 's'. Cependant, même si je parvenais à reconnaître quelques mots... d'autres me semblèrent venir du vieil Anglais... ce livre était-il ancien à ce point ?

Soudain, un bruit de chaise raclant le sol se fit entendre je relevai la tête et vit Dumbledore debout au milieu des professeurs, directeurs et élèves impatients... seul Croupton semblait s'ennuyer profondément.

- « Voilà, » dit Dumbledore. « la Coupe de Feu ne va pas tarder à prendre sa décision. Je pense qu'il faudra attendre encore une minute. Lorsque le nom des champions sera annoncé, je demanderai aux heureux élus de venir jusqu'ici et d'aller se regrouper dans la pièce voisine » expliqua-t-il en indiquant d'un geste la porte située derrière la table des professeurs. « où ils recevront leurs premières instructions. »

Il prit alors sa baguette magique et, d'un geste ample de la main, toutes les chandelles, sauf celles contenues dans les citrouilles, s'éteignirent. À présent, la seule source de lumière suffisamment puissante pour permettre aux élèves de voir la table des professeur et inversement, était diffusée par les flammes bleutées que produisait la Coupe. C'est alors que, de nulle part, les flammes s'intensifièrent jusqu'à en devenir presque aveuglantes. Les flammes bleu pals devinrent alors rouges et une langue de feu projeta un papier dans les airs tous retinrent leur souffle.

- « Le champion de Durmstrang, » annonça Dumbledore d'une voix forte et claire après avoir saisi le papier. « sera Viktor Krum. »

Un tonnerre d'applaudissements s'éleva de toutes les tables et je ne fus pas la dernière à exprimer ma joie... mais, quand je laissai mes yeux dériver sur lui, ce même sentiment de regret me pris à la gorge... Je fermai alors les yeux et continuai d'applaudir en regardant un autre élève de Durmstrang qui semblait être fou de joie.

Peu après, le silence revint et un autre morceau de parchemin fut rejeté Fleur Delacour avait été choisie...celle qui s'était moquée ouvertement de nous tous... la Précieuse ridicule... oui ça lui allait bien comme surnom... et c'était un livre français je crois...

Cependant, il n'y avait pas qu'elle qui me parut insupportable certaines des élèves de Beauxbâtons s'étaient mises à pleurer comme des madeleines... si toutes les filles là-bas étaient comme ça... et bah je donnais vraiment pas cher de leur peau...

Heureusement, une fois qu'elle aie disparu derrière la porte au fond de la salle, le silence revint et, pour la troisième et dernière fois, un parchemin jaillit de la Coupe.

- « Le champion de Poudlard, » annonça-t-il. « est Cedric Diggory ! »

Tous les élèves de Poufsouffle se levèrent d'un bon et, je les suivis... l'enthousiasme en moins... Dans un raffut assourdissant, Diggory, le sourire aux lèvres, avança le long des tables et jusqu'à cette fameuse porte derrière laquelle il disparut.

- « Excellent ! » s'exclama Dumbledore d'un air enjoué, quand le vacarme eut pris fin. « Nous avons à présent nos trois champions. Je suis sûr que je peux compter sur chacune et chacun d'entre vous, y compris les élèves de Durmstrang et de Beauxbâtons, pour apporter à nos champions tout le soutien possible. En encourageant vos champions, vous contribuerez à instaurer- » mais il s'arrêta de parler la Coupe était redevenue rouge !

Une gerbe d'étincelles jailli une fois de plus et, dans une langue de feu, un autre morceau de parchemin fut rejeté dans les airs... Il l'attrapa.. machinalement et, à moitié debout, je le vit prononcer quelque chose... murmurer un nom peut-être...

- « Harry Potter. »

À ce moment, mes yeux s'écarquillèrent c'était impossible ! Il ne pouvait pas avoir été choisi ! Il ne pouvait même pas passer la limite... et même s'il avait demandé à un élève plus âgé Il ne pouvait y avoir qu'un seul élève par école ! Un seul ! Et Diggory était déjà représentant de Poudlard !

- « Harry Potter ! » répéta Dumbledore. « Harry ! Venez ici, s'il vous plaît ! »

J'avais du mal à comprendre, comment était-ce possible ? Qui avait bien pu mettre ce morceau de parchemin dans la Coupe ? Et surtout, qui aurait pu faire en sorte qu'elle choisissent deux Champions pour une seule école ?!

Mon regard suivait Potter et, au moment où il passa la table des professeurs, mes yeux restèrent sur Karkaroff... mais comment aurait-il fait ? La nuit ? Non, Cédric avait été pris... Mais alors comment... comment aurait-il pu... 'Allez ! Pense... pense... comme un...' me répétai-je en cherchant quelque chose de plausible.

Mon regard alla vers la Coupe... 'Pense comme un' je vis Karkaroff. 'Mangemort...' murmurai-je en le voyant passer...

- « Comment il a fait ?! Nan, Potter était là en même temps que moi ce matin s'il y avait mis quelque chose, je l'aurais vu ! J'aurais jamais oublié ça ! » dit une voix de fille derrière moi.

...Et si elle avait oublié ? Et si quelqu'un avait réussi à lui faire oublier que seuls trois écoles pouvaient participer ? Seulement, est-ce qu'on pouvait faire oublier à un objet ? J'avais lu quelque part que les baguettes pouvaient changer d'allégeance... qu'elles pouvaient choisir d'envoyer balader leur sorcier... alors peut-être... peut-être qu'un sorcier suffisamment puissant pouvait induire la Coupe en erreur...

- « Suffit ! » ordonna Rogue dont la voix portait à peine au dessus du tumulte général. « Que les préfets ramènent tous les élèves dans leur dortoir respectif ! »

Mais Cedric n'était pas là.

À ce moment, je vis le professeur Maugrey suivre Rogue et McGonagall j'aurais préféré avoir plus d'arguments, plus de confiance en mon hypothèse... mais si ça pouvait aider...

Professeur Maugrey !

hurlai-je en espérant qu'il m'entende il s'arrêta pile avant de passer la porte mais ne tourna pas la tête... son œil devait me regarder alors je tâchai de me mettre à un endroit suffisamment dégagé et lui fit signe de venir.

- « Allez les Poufsouffles ! » dit le professeur Chourave dont la voix transparaissait à peine au dessus du tumulte. Elle était juste à côté de moi et me poussa doucement vers le reste des Poufsouffle.

- « C'est bon, je vais m'en occuper. « Allez les Poufsouffles ! » hurla Maugrey dont la voix avait sans doute été amplifiée. « en rang et dans votre dortoir ! » ordonna-t-il en agitant sa baguette comme pour dessiner une ligne. Tous les membres de la maison se retournèrent les mains sur les oreilles, mais se rangèrent finalement en une file compacte et se mirent en route vers la sortie.

Je m'arrangeai alors pour rester en arrière.

- « J'espère que vous avez une bonne raison... » grogna Maugrey en avançant de son pas claudiquant, son œil magique aussi mobile que d'habitude.

- « Je pense que quelqu'un veut se servir du tournoi et Potter pour ramener Voldemort.. » murmurai-je très rapidement après avoir regardé si quelqu'un était trop proche ou pas son œil magique se tourna vers moi. « J- » balbutiai-je. « On a déjà eu des intrusions y'a deux et trois ans... je sais qu'il n'est pas mort... »

- « Vous pensez à quelqu'un ? » demanda-t-il au bout d'un moment.

- « Karkaroff... » murmurai-je encore plus bas.

- « Ah ? »

- « Le Tournoi des trois sorciers... jamais des quatre. La Coupe a peut-être été ensorcelée... elle est sensée juger... un sorcier très puissant aurait pu l'induire en erreur... lui faire penser qu'il fallait un deuxième sorcier à une école... ou qu'une quatrième école participait... » rajoutai-je un peu plus perplexe...

- « Ce sont des accusations graves... » répondit-il après quelques secondes nous étions presque au dortoir.

- « Je sais... mais je ne fais pas confiance à ce type... s'il a trahi les siens pour sa sécurité, il n'hésitera pas à en faire de même pour nous... » débitai-je encore plus rapidement nous y étions.

- « Allez dans votre dortoir... » dit-il d'une voix sonore alors que Chourave repartait dans le couloir. « Vous commencez à penser comme l'ennemi c'est bien. » dit-il avant que je ne passe les planches du baril.