Le lundi fut plutôt calme, mais en faisant un crochet à la bibliothèque pour trouver un livre traitant de Métamorphose, je vis à quel point Ombrage avait augmenté la dose de devoirs... Mais encore une fois, faire des devoirs bâclés pour elle n'était pas un problème ce n'était pas elle qui allait nous faire passer les BUSEs. Je devrais sans doute donner moins d'exercices aux neuf et me concentrer sur les entraînements...
Mais ce mardi, une nouvelle parue dans la Gazette du sorcier affola presque tous le monde
ÉVASION MASSIVE D'AZKABAN
LE MINISTÈRE CRAINT QUE BLACK SOIT LE « POINT DE RALLIEMENT » D'ANCIENS MANGEMORTS
Le ministère de la Magie a annoncé tard dans la nuit qu'une évasion massive avait eu lieu à Azkaban.
Recevant les reporters dans son bureau privé, Cornélius Fudge, ministre de la Magie, a confirmé que dix prisonniers sous haute surveillance s'étaient évadés hier en début de soirée et qu'il avait déjà informé le Premier Ministre moldu du caractère dangereux de ces individus.
« Nous nous trouvons malheureusement dans la même situation qu'il y a deux ans et demi, au moment de l'évasion de Sirius Black, l'assassin bien connu, nous a déclaré Fudge. Nous pensons d'ailleurs que ces deux affaires ne sont pas sans rapport. Une évasion de cette ampleur laisse supposer l'existence d'un concours extérieur et il faut savoir que Black, qui est la première personne à s'être jamais échappée d'Azkaban, serait idéalement placé pour aider d'autres détenus à suivre ses traces. Il nous semble très probable que ces individus, parmi lesquels figure Bellatrix Lestrange, une cousine de Black, se sont rassemblés autour de Black lui-même qu'ils considèrent comme leur chef. Nous faisons cependant tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver les criminels et nous demandons instamment à l'ensemble de la communauté magique de rester prudente et de manifester la plus grande vigilance. En aucun cas ces individus ne doivent être approchés. »
'La première personne, hein ? Et Croupton alors ?' pensai-je en lisant ce torchon, les sourcils froncés. 'Et... Sirius Bla- minute ! Potter avait été en contact avec un Sirius ! Ce pourrait-il que.. mais c'était un chien ! Et moi je pouvais être un Sombral... mais alors, il ne pouvait pas être un Mangemort ! Il n'aurait eu aucune raison de garder Potter en vie ! Il aurait pu l'attaquer lui et les deux autres...' pensai-je en relisant plusieurs fois les quelques lignes.
Et prendre Black comme chef... non... ça n'avait pas de sens, Voldemort était de retour et, avec un type pareil, il n'y avait pas la possibilité d'avoir un 'chef de remplacement'... Après tout, on parlait de celui qui avait fait son propre logo, marqué dans la chair de ses disciples à vie et inventé un sort permettant de projeter cette même marque dans le ciel...
Absorbée, je feuilletai un peu le journal jusqu'à ce que, page dix, quelque chose me frappe
MORT TRAGIQUE D'UN EMPLOYÉ DU MINISTÈRE DE LA MAGIE
L'hôpital Ste Mangouste a promis hier soir de mener une enquête approfondie à la suite de la mort de Broderick Moroz, employé au ministère de la Magie, découvert étranglé dans son lit par une plante en pot. Les guérisseurs appelés sur place n'ont pas pu ranimer Mr Moroz qui avait été blessé dans un accident du travail quelques semaines auparavant.
La guérisseuse Miriam Strout, responsable de la salle où était soigné Mr Moroz au moment des faits, a été aussitôt suspendue et n'a pas souhaité faire de déclaration. En revanche, un porteparole de l'hôpital a publié le communiqué suivant :
« L'hôpital Ste Mangouste regrette profondément le décès de Mr Moroz dont l'état de santé s'améliorait de jour en jour avant ce tragique accident.
« Nous avons une réglementation très stricte en ce qui concerne les décorations autorisées dans nos salles, mais il est apparu que la guérisseuse Strout, surchargée de travail en cette période de Noël, n'avait pas mesuré le danger que représentait la plante posée sur la table de chevet de Mr Moroz – Voyant que sa mobilité et sa capacité à s'exprimer étaient en progrès, la guérisseuse Strout a encouragé Mr Moroz à s'occuper lui-même de la plante, sans se rendre compte qu'il ne s'agissait pas d'un innocent Voltiflor mais d'une bouture de Filet du Diable qui a étranglé le convalescent dès qu'il l'a touchée.
« L'hôpital Ste Mangouste n'est pas en mesure d'expliquer pour le moment la présence de cette plante dans la salle et demande à toute sorcière ou sorcier qui pourrait lui fournir des informations à ce sujet de se faire connaître. »
Les dents serrées, je dus me contenir pour ne pas brûler le journal entre mes doigts. Comment avaient-ils pu confondre une bouture de Filet du Diable avec une plante d'agrément ?! Je n'avais déjà pas beaucoup de respect envers les guérisseurs de Ste Mangouste, mais là, ils m'achevaient de les détester.
Mais sa mort en disait long ce type était un employer du Ministère... mais de quel département ça, aucune idée... par contre, envoyer une bouture de plante aussi dangereuse n'était pas un hasard, on avait voulu le tuer... mais la seule question était pourquoi ?
Peut-être savait-il quelque chose sur quelque chose que Voldemort voulait... non parce que ce genre d'acte, c'était signé furax.
Durant les jours qui suivirent, je me contentai de rester à ma place malgré le nouveau décret qui avait vu le jour
PAR ORDRE DE LA GRANDE INQUISITRICE DE POUDLARD
Il est désormais interdit aux professeurs de communiquer aux élèves toute information qui ne serait pas en rapport direct avec la matière qu'ils sont payés pour enseigner.
Conformément au décret d'éducation numéro vingt-six.
Signé : Dolores Jane Ombrage, Grande Inquisitrice
Ceci avait irrémédiablement donné lieu à bon nombre de plaisanteries de la part des élèves et, d'après ce que Fred et George m'avaient dit, Jordan en avait payé les frais. Le dos de sa main était ensanglanté quand il était revenu de sa retenue et, seule l'essence de Murlap était parvenue à le soulager.
Mais il y avait plus urgent que le licenciement du prochain professeur ou de quelques gouttes de sang, dix Mangemorts se baladaient en liberté et, dans l'urgence, je remaniai mon cours de dissimulation et club de duel intensif.
- « Bon, je serais ravie de continuer un enseignement basique, mais l'heure n'est plus à la plaisanterie. » dis-je de suite après avoir retrouvé ma forme humaine. « Dix Mangemorts ce sont échappés d'Azkaban, et une dizaine d'autres s'y rattacherons rapidement, que ce soit par la force, ou par la peur. C'est pourquoi, à partir de maintenant, ces cours seront essentiellement dirigés vers le duel et comment ne pas mourir, trop vite, devant un Mangemort. » ajoutai-je en les regardant.
- « Et tu vas faire comment ? » demanda Alicia. « Tu n'es pas un Mangemort que je sache... » cette remarque résonna plus comme une question que comme une assomption à mes oreilles...
- « Si vous voulez tout savoir, le 'fou' qui s'était fait passer pour Maugrey Fol œil l'année dernière, m'a fait subir un entraînement au duel et en enchantement, rigoureux comprenant la résistance au sortilèges impardonnables tels qu'Endoloris et l'Imperium. » répondis-je d'un ton solennel.
Je pris une grande inspiration
- « Ce 'fou', était un Mangemort, le premier évadé d'Azkaban. Barty Croupton jr. » ajoutai-je d'une voix caverneuse...
- « Donc tu es un Mangem- »
- « Dis pas de bêtise ! C'est une née-Moldu jamais elle n'irait dans leur camp ! » rétorqua Denis.
Stupéfix !
Pensai-je. Un éclair traversa la distance entre moi et les élèves et en toucha trois d'un coup.
- « Vigilance constante ! » rugis-je. « Dehors, vous êtes seuls ! Dehors, il n'y aura pas Smithen pour vous sauvez des trolls ou de Rusard ! Alors battez-vous ! » tonnai-je en leur lançant d'autres sorts : je les ratai.
Les six restant partirent se cacher, mais leurs pas dans la toile abandonnée me renseignaient bien sur leur position... deux à l'Est, trois vers l'Ouest et un... juste derrière.. je me dirigeai vers celui-là.
Alors, qu'allait-il faire... était-ce un appât ? J'espérai une attaque surprise... mais au final, je me retrouvai devant Alicia, baguette pointée sur moi. Un sourcil levé, je me sentis un peu... insultée... ma langue claqua sur mon palet. Tremblante, je la voyais fixer ma baguette... je frappai le sol du pied son attention perdit de l'intensité
E-expell-
Cria-t-elle mais elle n'était pas assez rapide.
Repulso
pensai-je en me jetant sur le côté un sourire me vint. Le sort la toucha et l'envoya s'écraser contre le tronc d'un arbre gigantesque avant de retomber parterre. Elle bougeait encore et, voyant qu'elle tenait sa baguette alors, je la désarmai avant d'attirer le morceau de bois vers moi. À présent, elle n'avait plus rien... je ne manquerais pas de lui faire travailler les sorts informulés... sa rapidité d'exécution aussi laissait à désirer...
Soudain, elle se leva et essaya de me tacler je me décalai.
Impedimenta
prononçai-je avant que des lianes ne l'enserrent. Saucissonnée au sol, je la regardai ce débattre et, dans mon torse... il y avait quelque chose... de.. plaisant ? Une chaleur douce qui commença à s'allumer... quelque chose qui me faisait sourire... quelque chose qui faisait battre mon sang plus vite...
- « Bien, et si on faisait venir les autres... ? » proposai-je en pointant ma baguette sur elle ses yeux s'ouvrirent en grand et, de joie, ma langue passa sur ma lèvre supérieure.
Endoloris !
Criai-je pour être sûre que tous l'entendent mais le cris d'Alicia déchira tellement le silence de la forêt que je n'eus pas trop à me soucier de si le message était passé ou non... mais je continuai tout de même... de douleur, elle se tortillait sur le sol, les mains crispées sur les liens qui l'enserraient, les yeux presque révulsés et la respiration haletante... Les yeux dans le vide, je me rendis compte que je contemplais quelque chose... d'abord le sang qui était en train de goutter le long de son front... puis ses yeux tremblants... Ça me faisait bizarre d'être à une telle place... plus que de leur enseigner ce que je savais... c'était... amusant... mais un peu décevant...
Silencieusement, je me transformai et, pour être sûre qu'aucun ne me voit, je partis dans les buissons avant de me revenir à ma forme initiale. Là, je m'approchai de leur position... lentement... accroupie... et vis qu'ils se demandaient où j'étais passée...
'Justin et les Crivey...' me dis-je en les regardant mon sourire ne fis que s'agrandir. Je regardai un peu partout et, me rendis compte qu'au dessus d'eux, il y avait un cocon vide... dont la soie sèche serait parfaite...
Lacarnum Inflamarea
murmurai-je en visant la masse blanche au dessus de leurs têtes. Soudain, l'objet pris feu et, dans un enfer de flammes bleues, les trois fuirent dans les buissons. Je frappai Denis dans le dos d'un Immobilus et étranglai partiellement Colin avec un Incarcerem... Finalement, j'avais bien fait de m'avancer dans mes cours de métamorphose...
Locomotor Mortis
De peu, je parvins à éviter le bloc-jambe de Justin... il m'attirait quelque part...
- « Allez... montre-moi.. » murmurai-je en arrivant devant un terrain dégagé il était au milieu et, au dessus de lui, je vis un rocher suspendu je ris. « Alors, c'est un duel à la loyale que tu veux... ? Bien, très bien... » dis-je en avançant d'un pas assurés, les yeux fixé sur le sol, un piège, puis lui. « Alors dans ce cas, autant faire ça dans les règles... » dis-je en pointant ma baguette vers lui.
Impero
dis-je une grimace de douleur traversa son visage lorsque je le forçai à s'incliner et, de part et d'autre, j'entendis des bruits...
Maintenant !
Laissant Justin, je m'élançai en avant, évitant ainsi un tire croisé de Stupéfixes et, me servant d'un Glacius, je glissai de l'autre côté du piège et vers Justin qui me lança un Stupéfix raté ma jambe ne me répondait plus.
Incarcerem
prononçai-je avant re retomber sur le sol soyeux.
C'était... pour la plupart... mauvais... voire très mauvais... même si je devais saluer les efforts combinés des Crivey, Justin, Marietta et Terry... mais les quatre autres... ma langue passa furieusement sur ma lèvre pitoyable.
Le pas lourd et l'esprit ailleurs, je les fis tous léviter vers l'endroit où l'entraînement avait commencé et réveillai certains avant de les charger de libérer les autres. Plusieurs fois, j'entendis des sanglots échapper Denis, mais je savais qu'il avait de la force... il irait bien. Justin, lui semblait retenir un flot incommensurable d'injures dans sa tête... quand à Zacharias...
- « C'était quoi ça ! » s'écria-t-il, sa voix aiguë, presque méconnaissable.
- « Une attaque de Mangemort. » répondis-je simplement en rangeant ma baguette.
- « Tu m'as jeté un Endoloris ! » s'indigna Alicia qui partie se cacher derrière Justin quand mon regard se posa sur elle.
- « Fermez là ! » ordonnai-je en jetant sa baguette à Alicia. « Imaginez que j'ai été un vrai Mangemort à votre avis, est-ce qu'il vous aurait proposé de recommencer si vous aviez loupé votre sort ou que vous n'aviez pas réussi à le toucher avant qu'il ne le fasse pour vous ?! Vous pensez qu'un Mangemort se serait contenté de vous torturer juste une fois ? » deandai-je en m'approchant d'Alicia. « Vous vous imaginez peut-être, qu'un Mangemort aurait utiliser les sorts que j'ai employé.. Mais mes très chers petits dehors il ne suffit pas d'être bon en classe ou d'avoir une grande gueule ! Il faut bouger, esquiver, courir, donner des coups et savoir se débarrasser de ceux qu'on vous donne ! » rugis-je. « Et, pour chaque Imobilus, pour chaque Stupefix, Pour chaque Incarcerem... c'est un Avada Kedavra qui vous aurait été lancé ! »
Tous se mirent à trembler, les yeux ronds... et pour certains, les larmes commençaient déjà à affluer.
- « Alicia ! » appelai-je. « Tu es trop lente. Tes déplacements sont inexistants et tu n'as pas encore assez de dextérité pour te permettre de rester sur place et encore moins résister à un Mangemort seule ! » grondai-je les sourcils froncés. « Colin et Denis si possible, ne tournez jamais le dos à un adversaire. » ils se tassèrent un peu mais acquiescèrent. « Terry et Marietta » appelai-je à présent, avec une froideur que je ne me connaissais pas. « Quand on prend un ennemi en tenaille, on ne lance jamais un sort de stupéfixion surtout quand il est évident qu'on a été repéré et qu'il est capable de bouger ou se baisser. » réprimandai-je les dents serrés je crois bien que de toutes les fautes, celle-ci avait été l'une des pires !
- « Alors... Justin... que dire c'était ton plan ? » demandai-je en croisant les bras sur mon torse il acquiesça faiblement. « L'intention était bonne, » il releva la tête. « l'idée était basique, mais on mettra ça sur le dos de l'urgence, et la réalisation était catastrophique il vous faut plus de coordination et pour finir... » commençai-je en regardant les trois premiers stupéfixés. « je n'aurais que deux mots Vigilance . Constante.
- « Bon, il n'est que vingt-deux heures... vous allez travailler ensemble sur vos sorts en duel, l'un contre l'autre. Vous changerez de partenaire une fois le premier vaincu et ainsi de suite. » ordonnai-je en les regardant faire. Pendant ce temps, je prenais des notes sur chacun, quelles étaient leurs erreurs, comment améliorer... et, après plus de vingt tours, je leur distribuai les notes que j'avais prises et les laissai rentrer au château... je doutais qu'ils ne reviennent un jour dans cette forêt pour un de mes cours...
Pendant cette semaine, je ne pris même pas le temps de toucher aux balais et me concentrai uniquement sur la santé de Barty on était en février et, avec la hausse des températures, la neige devint pluie et je craignais qu'il n'attrape un rhume... alors, le quatorze, je profitai de la sortie à Pré-au-Lard pour aller lui acheter un pull... voire une écharpe... ça ne pouvait pas lui faire de mal... je pris donc ses mesures bras, buste et largeur d'épaule.
Rapidement, je fis donc un tour chez Gaichiffon et lui trouvai deux pulls en laine, un violet, l'autre olive, ainsi qu'une écharpe bleu-vert le tout à un prix modique. C'était des invendus de l'hiver... Satisfaite, je me dépêchai de remonter la rue principale et vers le château quand deux bras me tirèrent en arrière puis me firent faire demi-tour.
- « Vous savez que j'ai quelqu'un à charge... » grognai-je en me faisant traîner sous la pluie par les Jumeaux.
- « Bof, faut pas t'inquiéter il va pas s'enfuir. » répondit Fred d'un ton dégagé.
- « Eh ! Freddie regarde ça. » appela George en montrant une vitrine du doigt une grimace d'incrédulité traversa mon visage. Le café de Madame Pieddodu avait toujours été... euh... 'fleur bleues'... mais là, on atteignait des sommets toutes ces couleurs criardes et les rubans, les angelots, les confettis roses... c'était comme regarder le bureau d'Ombrage par une vitre.
'Réflexion faite Ombrage n'aurait jamais laissé des couples se lécher la glotte dans son bureau' remarquai-je en frissonnant.
- « On dirait la description que Lee nous a fait du bureau du crapaud... » rit George en faisant une grimace.
- « On y va ? J'ai des nouveautés à tester... » proposa Fred avec un sourire mauvais sur le visage.
- « Bon et bien... je vais vous lais- »
- « Ah non ! » dirent-ils en resserrant leurs bras autour des miens mes pieds quittèrent le sol « On y va tous les trois. » continua George, l'air solennel. Presque portée par les deux, je me retrouvai dans ce salon exigu à la décoration douteuse cependant, le plus complexe, fut de trouver une place là-dedans... sans compter que, pour la St-Valentin, toutes les tables avaient plus ou moins été pensé pour être en tête à tête... ce qui me força à partager plus ou moins une chaise avec Fred...
- « Tu sais, tu peux ven- ok, me regarde pas comme ça j'ai rien dit. » dit-il rapidement en levant ses mains en signe de défaite. Les sourcils toujours froncés sous les cheveux mouillés qui collaient à mon front, je sortis ma baguette et, faisant un geste ressemblant à des vaguelettes, je fis disparaître toute humidité de mes vêtements.
- « Qu'est-ce qui vous ferez plaisir Messieurs ? » demanda la gérante du café, une femme assez forte et coiffé d'un chignon noir aussi impeccable que celui de McGonagall.
- « Euh, trois cafés, s'il-vous-plaît. » dit George avec un sourire la femme sembla perplexe puis, après un moment, elle se pencha un peu et, derrière Fred, elle du enfin se rendre compte qu'il y avait une troisième personne. « Ma pauvre enfant... v- je vais vous chercher une chaise. » dit-elle en regardant tout autour d'elle mais il n'y avait rien en vue...
- « Ne vous en faites pas. » dit Fred en m'attrapant sous les bras. « Elle sera bien là. » ajouta-t-il en me reposant sur ses genoux 'Fred t'es mort.' pensai-je, fulminante elle se contenta de lever un sourcil et s'en alla avec nos commandes j'attendis tout de même qu'elle soit plus loin... inutile de faire une scène devant la gérante.
- « Fred, si tu me reposes pas de suite sur cette chaise je t'extermine ! » grognai-je, mes jointures blanche et mes dents serrées.
- « C'est bon relax nombre de fois où j'avais ma sœur sur les genoux et puis au moins on a de la place pour s'asseoir maintenant. » fit-il remarquer
- « D'ailleurs, en parlant de Ginny, elle est attrapeur maintenant. » sourit George en se laissant aller sur le dossier chargé de rubans.
- « Et vos remplaçants ? » demandai-je leur mine s'assombrit.
- « Des boulets. » soupira Fred en ce passant la main sur le visage.
- « Kirke et Sloper... On les a vu jouer ils vont finir par tous les envoyer à l'infirmerie... Merci » dit George quand la gérante posa les cafés devant nous. « Ah.. euh non pas que Pouf- »
- « C'est rien, je ne m'intéresse pas à la compétition. » dis-je en essayant de garder mon calme entre les genoux de Fred, la décoration spéciale St-Valentin et les bruits répugnants des couples qui s'embrassaient au dessus des sucriers, je ne savais pas vraiment ce qui me donnait le plus en vie de me tirer de là... peut-être les trois en même temps... sans doute les trois combinés.
- « Bon alors voyons voir... qu'est-ce qu'on va pouvoir leur donner... » marmonna George en regardant sous la table là, je vis seulement le couvercle d'une petite boîte.
- « Pourquoi pas une pastille de Gerbe.. ? » proposa Fred un sourire mauvais sur le visage il regardait le couple qui était en train de se bécoter juste à côté.
- « Vendu. » dit Fred en sortant une pastille orange et violette. Il regarda a gauche puis à droite et, au moment où la gérante était occupée, il envoya la friandise dans la tasse du garçon. Bien sûr, avec le choc, un peu de café déborda de la tasse... mais le plus intéressant était à venir...
- « Allez, bois ton café... » grogna George, son carnet en main, prêt à prendre tout ce qui pouvait se passer en note. En attendant qu'ils finissent de s'embrasser, je finissais mon café qui était déjà glacé, les yeux faisant des allez-retour entre eux et le contenu de ma tasse... puis, tout à coup, je sentis des vibrations émaner de Fred derrière moi il ricanait.
Les mains plaquées sur sa bouche et les yeux exorbités, le garçon se leva d'un bon de sa chaise, la faisant tomber au passage et sortis en trombe du salon de thé. La fille, quant à elle, avait un regard incrédule sur le visage elle n'avait pas encore saisi ce qui venait de se passer un vague rictus étira mes lèvres.
- « Nausées... » marmonna George dont la plume grattait le papier de son carnet. « Bon, eh bah c'est mieux que ce qu'on pensait. » sourit-il en buvant une gorgée de son café il fit une grimace... évidemment, c'était froid.
Rapidement, ils finirent leur tasse et, après avoir payé, nous nous levâmes et sortîmes du salon de thé enfin cette ambiance doucereuse était derrière moi !
- « Ah ! Quand même des vomissements. » remarqua Fred en remarquant que le garçon de tout à l'heure était encore pâle devant une flaque verdâtre.
Soudain, je me rendis compte de quelque chose j'avais oublié d'emmener mon sac ! Précipitamment, je retournai dans le salon de thé sous les yeux étonnés de Pieddodu et récupérai mes achats, soulagée, avant de me rediriger vers la sortie. Là, je me rendis compte que les Jumeaux n'étaient plus là je haussai les épaules et continuai mon chemin sous la pluie et le vent, mon paquet serrer tout contre moi pour qu'il ne soit pas trop mouillé.
Remontant la rue, je tournai à gauche quand, dans la vitrine de Scribenpenne, des visages mobiles en noir et blanc attirèrent mon regard. Les dix Mangemorts recherchés... tous étaient maigres, négligés, sales... mais malgré tout, beaucoup avait gardé cet air dédaigneux... cette suffisance dans le regard... surtout cette femme aux cheveux bruns et à l'air sadique... ses yeux semblaient lancer des poignards et son sourire trahissait des penchant meurtriers... il me semblait d'ailleurs l'avoir déjà vu quelque part... peut-être dans le journal...
Bellatrix Lestrange
Le nom me parut tout aussi familier... peut-être Mau-Barty m'en avait-il parlé... ? 'Où vous ais-je déjà vu... ?' me demandai-je en plissant les yeux, concentrée sur les traits de cette femme qui, au bout d'un moment, sembla ne plus me lancer ce même regard noir... Plutôt... amusé... ?
Je restais là pendant un moment sous la pluie, laissant mes yeux sauter de visage en visage, mémorisant leurs traits, leurs attitudes... mais bizarrement, je ne me souvenais pas avoir fait ça même pour de vieux camarades sur une photo de classe ! Mais ça me serait utile pour les reconnaître en cas de danger. Pour les fuir, ou les combattre pour faire gagner du temps aux autres...
