Ce soir-là, après avoir lavé et couché Barty, je me rendis dans la colonie abandonnée où personne ne semblait m'attendre ils avaient fui. 'Pas étonnant...' pensai-je en déambulant entre les arbres et les cocons abandonnés, ma langue passant furieusement sur ma lèvre à chaque fois que je revoyais leur pitoyables performances en duel. Ils étaient mauvais, trouillards, mal organisés et par dessus tout incapable de blesser véritablement quelqu'un. Ils étaient trop tendres, trop prévisibles dans leurs choix... et même ceux qui osaient faire face... ceux-là ne tiendraient pas deux minutes face à un Mangemort venu pour tuer.
Mais après tout, pourquoi me donner tant de mal pour des idiots pareils ? Pourquoi leur avoir dédié tant de temps ?! Ils n'avaient jamais rien fait pour moi, m'avaient toujours soit craché dessus, soit ignoré ou craint... je ne leur devais rien ! Ni protection, ni compassion, et certainement pas d'excuses !
Crac
Je me retournai immédiatement, ma baguette pointée sur ce qui m'avait approché un hoquet terrifié résonna dans l'obscurité ce n'était pas un Mangemort.
Incarcerem
murmurai-je en voyant une ombre remuer derrière un arbre. Là, un cri retentit et, d'un coup, je le tirai vers le terrain dégagé de la colonie. Une petite forme se débattait entre les liens je m'avançai, le regard allant un peu partout autour de moi mais l'attention toujours dirigée sur cet intrus.
Stupéfix
pensai-je il se figea. Finalement, je mis un terme à mon sortilège d'entrave et le débarrassai des ses liens le gamin du dortoir. Les sourcils froncés, je m'approchai de lui et regardait si je ne l'avais pas trop blessé juste un hématome au niveau du cou ma langue claqua contre mon palet.
Episkey
murmurai-je en retraçant les marques rougies qui disparurent en un instant puis, quand ce fut fait, je lui jetai un Enervatum mais m'arrêtai et si c'était un déguisement... ? Personne ne soupçonnerait un premier année... encore moins un Poufsouffle... mais je m'étais renseignée sur le Polynectar une heure sans le prendre et la mascarade prenait fin.
Je fis donc ça et montai la garde pendant une heure, attendant le moindre signe de transformation mais rien n'arriva. Toujours sur mes gardes, je m'approchai, regardai un peu partout sans en donner l'impression et remontai ses manches rien. Mais, par précaution, je fis ses poches et y trouvai sa baguette je la gardai.
Enervatum
murmurai-je en me reculant un peu. Quelques secondes plus tard, le gamin se réveilla, les yeux lourd et la bouche tellement pâteuse que je ne compris pas ce qu'il me voulait.
- « Pardon ? » demandai-je le regard inquisiteur.
- « Vous pouvez m'apprendre à faire pareil ? » demanda-t-il avec beaucoup de difficulté je repointai ma baguette sur lui.
- « Comment es-tu arrivé ici ? » demandai-je les sourcils froncés ma langue passa furieusement sur ma lèvre, ça sentait mauvais tout ça.
- « J-je vous aie suivi j'y arrive bien et c'est pratique pour échapper aux Serpentards... mais ça fait un moment que j'essaie de passer le portail... j'avais pas pensé à passer entre les barreaux... » murmura-t-il l'air un peu gêné.
- « Tu me suis ? » m'étonnai-je je ne m'étais doutée de rien. « Qui t'envoie ?! »
- « P-personne- »
- « Ne m'oblige pas à te torturer pour le savoir ! » menaçai-je.
- « Je le jure ! Je veux juste apprendre ! » balbutia-t-il en se reculant un peu sur ses deux mains. « Je veux pas finir comme maman ! » cria-t-il en détournant les yeux ma main trembla.
- « Pourquoi veux-tu apprendre ? » demandai-je en essayant de garder ma voix aussi froide que possible.
- « J-je veux pas que... papa est à l'hôpital... mordu... il... il veut voir personne... et, j'ai lu sur Ombrage... elle, elle empêche l-l-l »
- « Ton père est un loup-garou ? » demandai-je. Mais ça sonnait plus comme une assomption qu'une question il hocha la tête frénétiquement. « Et qu'est-ce qui me dit que tu n'es pas un envoyé d'Ombrage ? » demandai-je en lui tournant autour. « Hein, dis-moi qu'est-ce qui pourrait m'empêcher, là, maintenant, de t'effacer la mémoire ? » demandai-je, un sourire sur le visage il parut terrifié... mais je ne pouvais pas me laisser avoir... une fois était déjà de trop !
Oubliett-
- « Si on est blessé ce sera de ta faute ! » dit soudainement une voix Justin ?
- « Y'a dix Mangemorts en liberté moi je veux savoir me battre ! » s'exclama une voix aiguë.
- « Et les autres ? » demanda encore une autre voix.
- « Ils ont trop peur attend, t'as vu son regard ? Tu feras pas revenir Alici- » dit en arrivant devant moi Terry. La baguette toujours pointée sur le premier année, je les regardai il n'en restait plus que cinq.
- « Q-qu-qu'est-ce qui se p-passe ? » demanda soudainement Justin, les yeux faisant des allez-retour entre la tête du gamin et la pointe de ma baguette.
- « En tant que préfet, tu devrais mieux surveiller les premier années. » reprochai-je. « Bien, maintenant, tu vas être oublier tout ça et je te ramène au château- »
- « Non ! Attend ! » s'écria Justin en approchant. « I-il peut nous- »
- « Il peut nous attirer des ennuis ! » rétorquai-je. « Je ne prendrais pas le risque de compromettre ces cours pour une histoire tire larmes ! »
- « Mais donne-lui au moins une chance ! On t'en a bien donné une deuxième ! Pourquoi tu ne ferais pas de même ?! » cria Terry en s'avançant au même niveau que Justin ma langue claqua contre mon palet.
- « J'ai failli mettre le feu à Ombrage dès le premier cours, je l'ai menacer de parler de ses méthodes au ministère et ma grand-mère a été tuée par des Mangemorts je ne pense pas être la mieux placé pour mettre en place un fanclub pour Voldemort ni le ministère ! » vociférai-je ils tremblèrent à son évocation.
- « Mais qu'est-ce qui nous dit que c'est pas toi le fou de l'année dernière ! » pointa Justin en faisant un pas en avant.
- « Tu m'as vu boire du Polynectar toutes les heures ? » demandai-je en levant un sourcils ma pommette se mit à palpiter.
- « Et alors ? Tu pourrais avoir subi l'Imperium- » Je souris.
- « Oh crois-moi si ça avait été le cas, il y a très longtemps que Potter serait entre quatre planches ! » ris-je à gorge déployée. « Et si tu comptes dire que Voldemort » ils frissonnèrent. « le veut peut-être vivant alors je n'aurais eu qu'à transformer sa brosse à dent ou le Vif d'Or en Portoloin ! »
Aucun ne répliqua, mais leur silence était... normal.. ils avaient compris...
Oubliettes
prononçai-je en visant le premier année qui tomba à terre en un instant.
- « Je le ramène au château vous entraînez-vous et attendez-vous à n'importe quelle attaque... à n'importe quel moment... » ordonnai-je en stupéfiant le gamin avant de me changer en Sombral et le transporter vers le château et dans le dortoir, sur le canapé devant la cheminée.
Un quart d'heure plus tard, j'étais de retour dans la colonie... cachée en hauteur, observant les autres s'entraîner... ils ne paraissaient pas très concentrés... je décidai d'attaquer de loin et mis le feu à la toile principale. En quelques secondes, leur attention était presque entièrement sur la toile mais, à mon grand étonnement, ce fut Terry qui répartit les tâches je souris.
Impero
murmurai-je en visant Colin. Je le vis se raidir un moment puis il revint à la normale gagné.
Attaque-les
murmurai-je et, lentement, il leva sa baguette vers son frère, mais à ce moment, Justin le désarma pendant que Terry continuai à éteindre les flammes. Denis, quand à lui, lança à plusieurs reprises des Stupéfix dans ma direction je les évitai sans trop de problème en sautant sur un cocon... ça devenait intéressant... mais le jeu n'avait fait que commencé...
Lentement, je cherchai dans ma poche les malice-réglisses que j'avais pris avec moi et vidai le sac dans le creux de ma main
Oppugno
murmurai-je en pointant ma baguette vers eux à ce moment, les friandises montrèrent leurs dents et, foncèrent férocement sur les trois élèves en dessous. Des cris de détresse remontèrent dans le silence de la forêt, déchirèrent la nuit et mon visage en un sourire encore plus douloureux.. mais tellement agréable !
Mais je m'ennuyai là haut, alors les yeux fermés, je me laissai tomber du cocon, lançai un Arresto Momentum pour me rattraper et, évitant plusieurs salves de Stupéfix, je me retrouvai à trois contre un ma langue passa furieusement sur mes lèvres. Que le sport commence.
Je les laissai attaquer, allai sur la défensive et leur renvoyais des sorts de temps à autres... Soudain, je me rendis compte qu'ils commençaient à se disperser autour de moi les idiots. Le les laissai m'entourer, prenais sur moi et me protégeai contre leurs maléfices et sortilèges et, comme je l'avais redouté, l'un d'eux fut touché.
- « TERRY ! » hurla Justin et essayant de me jeter un sur de Jambe en coton je me jetai sur le côté et lançai un Incarcifors sur Justin. En quelques secondes, la soie qui tapissait le sol s'enroula autour de lui en un cocon qui ne lassai dépasser que sa tête.
- « T-Tarentallegra ! » cria Denis dans mon dos ma langue claqua furieusement contre mon palet ! Mais ce n'était pas grave je n'avais pas de problème pour viser !
Erigo
prononçai-je en pointant la toile qui se leva sous les pieds de Crivey il tomba en arrière, poussant un cri de surprise.
Finite Incantatem
murmurai-je en pointant mes jambes de ma baguette. Elles tremblaient, mais pas de fatigue ou de peur, pas de froid ou de douleur...mais d'excitation... mais ce sentiment de chaleur me quitta bientôt, me laissant après quelques secondes, seule au milieu de débris, étincelles et corps endormis ou entravés quelle pitié.
Après quelques minutes à rassembler mes élèves, je réveillai Terry et le laissai, lui et Denis ranimer les autres ou, dans le cas de Justin, trouver un moyen de le sortir de son cocon.
- « C'était bien mieux. » dis-je. « Loin d'être acceptable contre un Mangemort qui a pour intention première de vous tuer, mais remarquable comparé à la performance médiocre de la dernière fois. » dis-je en passant devant les cinq persistants. « Vous êtes plus précis dans vos sorts, mais encore trop statiques. »
- « Mais on a pas un éventail de sorts aussi complet ! » pointa Justin.
- « Ce n'est pas le plus important, surtout si vous essayez de survivre le plus longtemps possible à une attaque. Non, ce qu'il faut savoir faire, c'est surtout de jongler le plus rapidement possible entre défense et attaque, déplacements et surplace... mais, dans votre cas, je vous déconseille fortement le surplace. » répondis-je en m'arrêtant devant eux, les bras croisés. « Bien, autant battre le fer tant qu'il est encore chaud vous allez faire des duels rapides un contre un et faites bien attention je pourrais très bien vous lancer un sort... sur n'importe qui, n'importe quand, de n'importe quelle nature... » menaçai-je, un sourire mauvais aux lèvres.
Cependant, je ne fis rien pendant les deux heures, et passai seulement de temps à autre non loin des duellistes... je n'allais pas leur mettre la pression alors que je venais de les mettre en garde non, ce serait trop simple. Il fallait attendre au moins deux semaines, qu'ils aient oublié entre temps.
À la fin du cours, je demandai à chacun, en devoir, de mémoriser les visages des dix Mangemorts évadés. Je ne pouvais pas vraiment leur faire faire plus car, entre Barty, les devoirs, les cours et l'enchantement des balais, je commençai à avoir du mal à tout faire à temps. Bien sûr, Barty était la priorité, venait ensuite les cours de duel, les balais et enfin, les devoirs...à tel point que plusieurs fois, je me retrouvai avec des points en moins... alors quand je voulus ajouter à ça la recherche d'informations sur la liste de recensement des loup-garous, je me dus de faire participer les Jumeaux.
Mais bon, contrairement à ce que j'avais pu penser, l'information remonta assez vite et, quelques jours plus tard, j'eus la confirmation que je voulais le père du garçon, Favro Andras, avait bel et bien été mordu il a peu et se trouvait à Ste Mangouste.
Le samedi suivant, je me rendis moi-même dans le dortoir des Poufsouffles et, avec l'aide de Justin, nous fîmes venir Andromac avec nous il semblait aux anges. Finalement, les roulements entre les duellistes se firent plus simplement car, à présent, au lieu de cinq élèves, ils étaient six... ce qui me facilitait la tâche pour les surprendre... En effet, avec un toujours prêt à donner l'alerte, ma technique aurait eu plus de mal à fonctionner.
Cependant, il y eu quelque chose de vraiment excellent qui arriva le lundi vingt-trois février au matin.
HARRY POTTER PARLE ENFIN :
LA VÉRITÉ SUR CELUI-DONT-ONNE-DOIT-PAS-PRONONCER-LE-NOM
ET LE RÉCIT DE LA NUIT OÙ JE L'AI VU REVENIR
Je n'avais jamais vraiment lu le Chicaneur avant... mais je devais bien avouer, avoir un journal tenu par des 'originaux' pouvait souvent être bien mieux qu'un journal populaire et donc forcément mis sous pression... et toutes les lettres reçues par Potter... bien sûr, je me moquait de lui, amis c'était l'opinion des gens qui m'intéressait et savoir que certains admettaient la possibilité et même finissaient par revenir sur les mensonges de la Gazette... ça ne faisait qu'agrandir mon sourire.. mais le simple fait de voir Ombrage trembler de rage, ses petits doigts boudinés resserrés sur le journal.. le teint violacé sur son visage de crapaud... si un Détraqueur pouvait donner l'impression qu'on allait plus jamais être capable d'être heureux ou de sourire, alors j'avais trouvé le parfait opposé !
PAR ORDRE DE LA GRANDE INQUISITRICE DE POUDLARD
TOUT ÉLÈVE SURPRIS EN POSSESSION DU MAGAZINE LE CHICANEUR SERA RENVOYÉ.
CONFORMÉMENT AU DÉCRET D'ÉDUCATION NUMÉRO VINGT-SEPT
SIGNÉ : DOLORES JANE OMBRAGE, GRANDE INQUISITRICE
C'était à prévoir, mais, comme toute chose, lorsqu'une personne détestable interdisait quelque chose, ça ne donnait qu'encore plus envie aux élèves de briser l'interdit. Bien sûr, personne n'en avait un exemplaire dans les mains, ou du moins pas entier, mais les plus doués en récitations en parlaient partout, citations à l'appui. Quant aux autres, ils étaient parvenus à ensorceler les pages de l'interview pour que, lorsqu'ils en arrête la lecture, elles se transforment soit en feuilles blanches, soit en pages de manuel c'était comme une épidémie... que l'interdiction d'Ombrage avait transformé en pandémie.
Bien entendu, je continuai à donner mes cours et, cette fois-ci, je m'amusai à lancer des sorts deci-delà aux pauvres petits qui avaient totalement oublié à propos de mes menaces tellement prévisibles.
Mais ce n'était pas tout, il y avait également les balais qui étaient presque finis plus qu'à fixer les marche-pieds gravés et, de plus en plus, les Jumeaux passaient du temps dans la clairière à traficoter avec des explosifs, que ce soit les miens ou les leurs.
Le mois de mars arriva très vite et, le lundi huit, nous apprîmes que Trelawney venait de se faire renvoyer.
Trelawney se tenait au milieu du hall, baguette magique dans une main et une bouteille de xérès vide dans l'autre. Ses cheveux étaient dressés sur sa tête et ses lunettes de travers faisaient paraître un de ses yeux plus grand que l'autre et ses innombrables châles et écharpes pendaient anarchiquement de ses épaules. Deux grosses malles étaient posées sur le sol, à ses pieds. L'une d'elles était à l'envers, comme si on l'avait jetée dans l'escalier. Le regard fixe, elle paraissait terrifiée par quelque chose qui devait se trouver au bas des marches de marbre.
- « Non ! » hurla-t-elle. « NON ! Ce n'est pas possible… Ça ne se peut pas… Je refuse de l'accepter ! »
- « Vous n'avez donc pas réalisé que cela vous pendait au nez ? » dit avec un amusement cruel une voix aiguë de petite fille.
- « Bien que vous ne soyez même pas capable de prévoir le temps qu'il fera demain, vous auriez dû deviner que vos piteuses performances au cours de mes inspections et votre absence totale de progrès par la suite rendaient votre renvoi inévitable. »
- « Vous… Vous ne pouvez pas faire ça ! s'écria le professeur Trelawney, des larmes ruisselant derrière ses énormes lunettes. Vous ne… vous ne pouvez pas me renvoyer ! Je… Je suis ici depuis seize ans ! P-Poudlard est ma m-maison ! »
- « C'était votre maison. » rectifia le professeur Ombrage. Les ongles enfoncés dans les paumes, je regardais Trelawney s'effondrer en sanglots sur l'une de ses malles pendant que cet immonde crapaud rose dodelinait de la tête apparemment plus qu'heureuse.
- « Mais depuis que le ministre de la Magie a signé il y a une heure votre ordre de révocation, vous n'habitez plus ici. Veuillez avoir l'amabilité de vous retirer de ce hall. Vous nous embarrassez. »
Elle resta là tout le temps, semblant se délecter de l'image pitoyable et révoltante que Trelawney donnait d'elle. Soudain, des bruits de pas résonnèrent dans le hall. Se détachant de la foule, le la vieille McGonagall marcha droit sur Trelawney et lui tapota le dos d'un geste ferme en sortant un mouchoir d'une poche de sa robe.
- « Allons, allons, Sibylle… Calmez-vous… Tenez, mouchez-vous… Ce n'est pas si grave… Vous ne serez pas obligée de quitter Poudlard… »
- « Ah vraiment, professeur McGonagall ? » dit Ombrage d'un ton assassin en s'avançant de quelques pas. « Et qu'est-ce qui vous donne le droit de dire cela ? »
- « Moi. » répondit une voix grave Dumbledore.
Les portes de chêne s'étaient soudain ouvertes et les élèves qui se trouvaient devant s'écartèrent précipitamment pour laisser passer Dumbledore. Il laissa les portes grandes ouvertes et s'avança au milieu du cercle des spectateurs et vers Trelawney qui, à ce point, n'était plus qu'un chiffon gémissant.
- « Vous, professeur Dumbledore ? » dit Ombrage avec un petit rire singulièrement déplaisant. « J'ai bien peur que vous n'ayez pas compris la situation. J'ai ici » elle tira de sa robe un rouleau de parchemin. « un ordre de révocation signé par moi et par le ministre de la Magie. Conformément au décret d'éducation numéro vingt-trois, la Grande Inquisitrice de Poudlard a le pouvoir d'inspecter, de mettre à l'épreuve et de renvoyer tout enseignant qu'elle, c'est-à-dire que je, juge incapable de répondre aux critères exigés par le ministère de la Magie. Or, j'ai estimé que le professeur Trelawney n'était pas au niveau requis et c'est pourquoi j'ai mis fin à ses fonctions. » Mais, malgré ça, Dumbledore garda le sourire et se tourna vers Trelawney.
- « Vous avez tout à fait raison, bien sûr, professeur Ombrage. Comme Grande Inquisitrice, vous avez parfaitement le droit de mettre fin aux fonctions de mes enseignants. En revanche, vous n'avez aucune autorité pour les expulser du château. Je crains bien, » poursuivit-il en s'inclinant respectieusement. « que ce pouvoir-là incombe encore au directeur de l'établissement. Or, je souhaite que le professeur Trelawney continue d'habiter à Poudlard. »
- « Non… Non, je v-vais partir, Dumbledore ! Je quitterai P-Poudlard pour chercher f-fortune ailleurs… »
- « Non, » répliqua Dumbledore d'un ton abrupt. « Je souhaite que vous restiez, Sibylle. » dit-il avant de se tourna vers McGonagall.
- « Puis-je vous demander de raccompagner Sibylle chez elle, professeur ? »
- « Bien entendu. » répondit McGonagall. « Levez-vous, Sibylle… » Chourave surgit de la foule et se précipita pour prendre l'autre bras de Trelawney. Toutes deux l'entraînèrent vers l'escalier de marbre en passant devant Ombrage. Le professeur Flitwick accourut derrière elles.
- « Locomotor Barda ! » ordonna-t-il de sa petite voix flûtée. Aussitôt, les deux malles s'élevèrent dans les airs et se dirigèrent vers l'escalier. Ombrage resta parfaitement immobile, les yeux fixés sur Dumbledore, toujours souriant.
- « Et qu'allez-vous faire, » demanda-t-elle d'un ton que je devinais hargneux, « lorsque j'aurai nommé un nouveau professeur de divination qui aura besoin de cet appartement ? »
- « Oh, ça ne posera aucun problème, » répondit Dumbledore d'un ton aimable. « Figurez-vous que j'ai déjà trouvé un nouveau professeur de divination et il préfère loger au rez-de-chaussée. »
- « Vous avez trouvé ? » s'exclama Ombrage d'une voix perçante. « Vous avez trouvé ? Puis-je vous rappeler, Dumbledore, qu'en vertu du décret d'éducation numéro vingt-deux… »
- « Le ministère est chargé de choisir lui-même la personne qualifiée dans le cas, et uniquement dans ce cas, où l'actuel directeur ne serait pas en mesure de trouver lui-même un candidat. » répondit Dumbledore. « Or, je suis heureux de vous annoncer qu'en la circonstance, j'ai réussi. Puis-je vous présenter ? »
Dans la brume nocturne, j'entendis un bruit de sabot et, finalement, dans l'encadrement de la porte menant au parc, un Centaure apparut il était grand avec de longs cheveux blonds et des yeux tellement bleus que je parvins à le déceler en étant presque en haut des marches. J'aurais pu dire que l'apparition de ce Centaure ici était magique, mais c'était surtout l'expression de rage contenue sur le visage d'Ombrage qui avait fait ma journée
- « Voici Firenze. » dit Dumbledore d'un ton joyeux. « Je pense que vous le trouverez qualifié pour ce poste. »
Elle qui n'aimait pas les hybrides, elle était servie !
Mais, pendant tout le mois de mars ainsi qu'une bonne moitié du mois d'avril, tout se passa plutôt bien les balais étaient finalement prêts, les quatre téméraires arrivaient enfin à me donner du fil à retordre et, de ce que j'avais entendu, ils allaient enfin commencer à apprendre comment lancer un Patronus... j'avais souvent pensé à apprendre, mais je ne savais pas si les moments que j'avais en mémoire.. seraient assez heureux... bien sûr, j'aurais pu penser à tous ces moments passés avec le professeur Maugrey... mais ça n'avait été qu'un énorme mensonge... il avait beau ne jamais avoir menti sur ce qu'il pensait de mes capacités, ou dû moins c'est ce qu'il m'avait dit, mais je ne trouvais, là dedans, plus la même impression de bonheur... juste... un vide... pas forcément désagréable, mais un vide...
Mais le lundi au soir, quelque chose d'étrange se passa et, dans un raccourcis, je croisai Dobby qui me renversa.
- « Eh ! Qu'est-ce qui se pa- »
- « Dobby n'a pas le temps, Liz Smithen Harry Potter et les autres vont se faire attraper par elle ! » couina-t-il en se donnant des coups pendant qu'il courait à toute blinde.
'Elle... ELLE ?!' m'exclamai-je en sprintant à sa suite. Mais l'Elfe courrait plus vite que moi et, quand j'ouvris le portrait par lequel il était passé, je me retrouvai nez à nez avec Fred.
- « Vite ! Prend-les avec toi emmène-les à la bibliothèque ! » indiqua-t-il précipitamment pendant que le passage se remplissait d'élèves apeurés.
- « Fais attention ! » lui dis-je avant que le tableau ne se referme, mais on ne s'entendait déjà plus. « Silence ! Et suivez-moi ! » commandai-je en passant devant. Le chuchotements et sanglots nerveux ne s'arrêtèrent pas pour autant, mais en ressortant par plusieurs passages, nous parvînmes George et moi devant la bibliothèque.
- « Tu as vu Fred ? » demandai-je une fois la nuée entrée dans la bibliothèque.
- « Il est allé vers la volière. Mais c'est plutôt pour Harry, Hermione et Ron que je me fais du soucis... » dit-il l'air anxieux.
- « Reste avec eux je vais voir. » dis-je avant de disparaître derrière un autre portrait. J'avais confiance en Fred, il connaissait le château comme sa poche, mais je savais qu'Ombrage avait les Serpentards dans sa poche et je en voulais rien risquer en le laissant au prise avec des gorilles comme Goyle et Crabbe.
Mais, quand le vent de la volière fouetta mon visage, mes craintes s'avérèrent. Fred était déjà aux prises avec deux Serpentards. Mais, quand je poussai un peu plus le passage ouvert, j'aperçus, devant moi, Goyle qui avançait derrière Fred, sa baguette tendue vers lui ma langue passa furieusement sur ma lèvre.
Stupéfix !
Pensai-je avant qu'il ne tombe endormi au sol.
- « Goyle ! » s'exclama l'un des Serpentard les yeux ronds ce fut tout ce dont Fred avait besoin pour les mettre hors d'état de nuire... pour le moment.
- « Liz ?! » s'étonna-t-il en se tournant finalement vers moi. « Mais t'étais pas- »
- « J'avais un mauvais pressentiment... et je déteste ceux qui attaquent par derrière ! » dis-je en décochant un coup de pied dans les côtes du gorille. « Bon, dépêche-toi de partir, je vais faire le ménage. » dis-je en pointant ma baguette sur Goyle.
Oubliettes
murmurai-je.
- « Attend ! » s'exclama-t-il en m'attrapant le bras. « tu fais quoi ?! » demanda-t-il l'air paniqué.
- « Je t'ai promis de vous garder la voie libre laisse-moi faire. » dis-je en lançant un autre sort, faisant croire à Goyle que c'était moi qu'il allait attaquer puis fit de même pour les deux autres. « Allez, dispersez-vous un peu vous faites trop suspect. » vociférai-je aux quelques élèves qui se trouvaient là. « Toi aussi tu devrais y aller. » dis-je en me tournant vers Fred. « Ils ne manqueront pas de te soupçonner. » murmurai-je en pointant ma baguette sur lui.
- « Je préfère garder ce souvenir-là, merci. » dit-il, un sourire aux lèvres avant de prendre les escaliers vers la sortie.
Le lendemain, sur les tableau dans les différents dortoirs, un nouveau papier sema la discorde parmi les élèves
PAR ORDRE DU MINISTÈRE DE LA MAGIE
Dolores Jane Ombrage (Grande Inquisitrice)
remplace Albus Dumbledore à la direction de l'école de sorcellerie Poudlard
Conformément au décret d'éducation numéro vingt-huit
Signé : Cornélius Oswald Fudge, ministre de la Magie
Et il ne me fallut pas attendre longtemps pour être convoquée dans le bureau de la 'directrice'... enfin, disons plutôt son vieux bureau car, d'après le Baron Sanglant, la gargouille avait fermé le bureau de Dumbledore hermétiquement et, semble-t-il, elle avait piqué une sacrée crise de nerf.
Le dos droit, je m'étais donc rendu là-bas, mais sur ma route, je vis Montague, prendre les Jumeaux à parti. Là, c'était de trop rapidement, je regardai autour de moi et, voyant la porte juste à côté, j'eus une idée. Discrètement, je passai derrière Montague, fit un geste aux Jumeaux et ouvrit délicatement la porte qui menait au débarras où se trouvait, depuis plusieurs années déjà, l'armoire à disparaître que Peeves avait cassé quand j'étais en deuxième année.
- « Et donc, je vous enlèv- » commença-t-il avant de se retourner, intrigué par le bruit qu'avait produit la porte de l'armoire en l'ouvrant. Mais, avant qu'il ne puisse se retourner et dire quoi que ce soit, George le poussa à l'intérieur et, flegmatique, je refermai la porte juste derrière lui.
- « C'est dans la boîte. » dis-je en me frottant les mains ils se mirent à rire. Puis, les uns à côté des autres, nous traversâmes les couloirs mais je devais aller au troisième.
- « Tu vas où ? » me demanda soudainement George l'air inquiet.
- « Me faire expulser sans doute... » répondis-je en posant la main sur la rampe en pierre en lançant un regard réprobateur à Fred quand il ouvrit la bouche je ne voulais pas connaître son point de vue. De toute façon, ça aurait été horrible pour sa mère qu'il soit renvoyé moi, de toute façon, je m'en moquais... quand je fus certaine qu'aucun des deux n'allait faire quoi que ce soit de stupide, je montai au troisième étage et me dirigeai vers le bureau d'Ombrage. Et entrai sans toquer.
- « En voilà, des manières. » s'indigna Ombrage.
- « Venez-en au fait ! Si vous voulez me renvoyer, autant faire ça vite ! » dis-je en regardant le visage de ce crapaud malfaisant elle sourit, montrant à l'occasion, ses dents pointues.
- « Vous êtes perspicace- »
- « Je sais Croupton me l'a souvent dit. » répondis-je en croisant mes bras sur mon torse je vis son yeux tressauter
- « Liz Smithen, pour avoir failli faire boire du sang de licorne à un élève en troisième année, aidé un Mangemort en quatrième année et avoir attaqué trois Serpentards qui faisaient leur travail, j'ai le grand plaisir de vous annoncer que vous êtes renvoyée. Voici votre lettre du Ministère. » dit-elle en me tendant une enveloppe immaculée je la brûlai et, dans un glapissement aigu, elle laissa le tout tomber au pied de son bureau ses yeux à la fois ronds et hargneux.
- « Bonne journée. » dis-je en tournant les talons mais, arrivée au bout du couloir, je vis Rusard attendre quelque chose dans l'escalier de marbre.
- « Pssst ! »
Je me retournai immédiatement et vit Dobby dans l'encadrement d'un raccourcis.
- « J'ai un message de Fred Weasley pour Liz Smithen Liz Smithen doit aller chercher les boîtes dans la clairière et les amener au deuxième étage sous le bureau de la nouvelle Directrice. » débita-t-il avant de disparaître d'un claquement de doigts un sourire s'étala sur mon visage.
C'est comme si c'était fait !
