Le mois de juillet touchait à sa fin et, dans l'arrière boutique, les chapeaux bouclier se vendaient comme des petits-pains... d'ailleurs, pour plus de variété, nous avions décider de diversifier un peu la gamme et faire des cape et gants bouclier en plus.
Comme nouveauté, nous avions également reçu nos première commandes de Poudre d'Obscurité Instantanée trois jours qu'on attendait son arrivée du Pérou...
Et enfin, pour notre plus grand plaisir Fudge quitta son poste de Ministre de la Magie.
SCRIMGEOUR SUCCÈDE À FUDGE
Rufus Scrimgeour, ancien directeur du Bureau des Aurors au Département de la justice magique, a succédé à Cornélius Fudge comme ministre de la Magie.
Cette nomination a été accueillie avec enthousiasme par la communauté des sorciers, bien que des rumeurs de désaccord entre le nouveau ministre et Albus Dumbledore, récemment rétabli à son poste de président-sorcier du Magenmagot, aient commencé à se répandre quelques heures seulement après l'entrée en fonction de Scrimgeour.
Les représentants de Scrimgeour ont reconnu qu'il avait rencontré Dumbledore tout de suite après la passation de pouvoirs mais n'ont pas voulu révéler les sujets abordés au cours de leur conversation.
- « Un peu de nouveauté nous fera pas de mal... » dit George en feuilletant le journal. « Ce Scrimgeour pourra pas faire pire que Fudge... »
- « En parlant de ça » dis-je en ouvrant un nouveau journal. « écoutez ça « Pour des raisons évidentes, le ministère ne donnera pas les détails de ce nouveau plan de sécurité particulièrement rigoureux », a déclaré le ministre. Un membre du cabinet a cependant confirmé que les nouvelles dispositions comportaient des sortilèges et enchantements de défense, un ensemble complexe de contre-maléfices et la constitution d'une petite unité d'Aurors qui auront pour seule mission la protection de l'école Poudlard. »
- « Attend, ils nous avaient pas envoyé une tortionnaire l'année dernière ? » fit remarquer Fred en rangeant la vaisselle.
- « Eh, c'est comme quand Potter est passé du 'cinglé' au 'survivant'... » dis-je en relisant l'article. « Ils s'attendent à ce que tout le monde aie une mémoire à court terme. Mh ? » m'étonnai-je quand mon regard se posa sur une brochure violette.
Publié par le ministère de la Magie
COMMENT PROTÉGER VOTRE MAISON
ET VOTRE FAMILLE CONTRE LES FORCES DU MAL
La communauté des sorciers se trouve actuellement sous la menace d'une organisation qui se fait appeler les Mangemorts. Le respect des conseils élémentaires de sécurité qui vous sont donnés ci-dessous vous aidera à vous protéger, vous, votre famille et votre maison contre d'éventuelles attaques.
1) Il est recommandé de ne pas laisser sa maison vide.
Des précautions particulières doivent être prises la nuit. Chaque fois que cela est possible, essayez de rentrer chez vous avant la tombée du jour.
3) Vérifiez les dispositifs de sécurité autour de votre maison en vous assurant que tous les membres de votre famille connaissent les mesures d'urgence à prendre en cas de besoin, telles que le sortilège de Désillusion, le charme du Bouclier et, si vous avez des enfants mineurs, le transplanage d'escorte.
4) Déterminez des mesures de vérification particulières avec les membres de votre famille et vos amis proches afin de détecter les Mangemorts qui tenteraient de se faire passer pour eux à l'aide de Polynectar (voir page 2).
5) Si vous avez l'impression qu'un membre de votre famille, un collègue, un ami ou un voisin se comporte d'une étrange manière, appelez aussitôt la Brigade de police magique. Il se peut qu'il ait été soumis au sortilège de l'Imperium (voir page 4).
6) Si la Marque des Ténèbres apparaît au-dessus d'une habitation ou de tout autre bâtiment, N'Y PÉNÉTREZ PAS et contactez immédiatement le Bureau des Aurors.
7) Selon certains témoignages non confirmés, des Mangemorts auraient recours à des Inferi (voir page 10). Si vous voyez un Inferius ou si vous vous trouvez confronté à l'un d'eux, signalez-le IMMÉDIATEMENT au ministère.
- « Par contre, ils ont pas donné d'instructions pour ceux qui ont un Mangemort de compagnie » rit George en donnant une tape sur l'épaule de Barty.
- « On devrait le clouer sur la vitrine au moins il servirait à quelque chose... »
- « Fred ! » menaçai-je en posant la brochure haussant les épaules, il se contenta de ranger les couverts et partit dans le bureau.
- « Qu'est-ce qu'il lui arrive? » demandai-je en le regardant disparaître derrière la porte.
- « Ah ? Mauvaise journée je suppose... il s'est attrapé avec un client... » répondit George
- « Quoi ?! » m'exclamai-je. « M- c'était quelque chose d'important au moins ? »
- « De son point de vue ou de celui d'un manager ? » demanda George en tournant sa tête vers moi les sourcils levés, je sentis mes doigts se resserrer sur la table.
- « De celui d'un manager. » dis-je en me levant, la voix un peu plus aiguë que d'habitude.
- « Une cliente a demandé à ce qu'on te renvoie. » répondit-il la mine sombre. « On lui a dit que tu étais aussi propriétaire... mais elle voulait rien savoir- »
- « Vous avez posté les annonces ? » demandai-je en me rapprochant, les poings serrés il baissa la tête.
- « Tu sais très bien que Fred veut pas en entendre parler... » dit-il en se passant une main dans les cheveux.
- « Mais on vient de s'implanter on ne peut pas se permettre de perdre des clients ou avoir une mauvaise publicité ! » m'exclamai-je avant de baisser un peu le ton. « Je vais lui parler. » annonçai-je en me dirigeant vers le bureau.
- Liz.. » appela George mais je ne l'écoutai pas et, décidée, je rejoignis Fred qui était assis devant une multitude de papiers.
- « Fred. » appelai-je en passant sur sa gauche.
- « J'suis désolé de m'être emporté avec lui- »
- « C'est pas de Barty dont je veux parler. » dis-je en croisant mes bras, les yeux fermés. « Je ne veux plus que tu t'emportes avec des clients. »
Il s'arrêta d'écrire et se laissa aller en avant, la tête entre ses mains puis, un ricanement s'échappa de ses lèvres.
- « Tu sais pas ce qu'el- »
- « George m'a racontée. » coupai-je en m'appuyant contre le bureau. « Et ça n'en vaut pas la peine. » ajoutai-je en fermant les yeux.
- « Pas la peine ?! Cette vieille mégère m'a menacé de nous mettre le Ministère sur le dos si je ne te renvoyais pas ! Et toi tu trouves que ce n'est pas grave !? » s'exclama-t-il en redressant brusquement la tête, le visage rougeâtre derrière ses taches de rousseurs.
- « Mais il te suffit d'employer quelqu'un à ma place ! » pointai-je agacée.
- « C'est hors de question ! » rugit-il en se levant. « Je vais pas prendre quelqu'un qui n'y connaît rien alors que tu es parfaitement capable- »
- « Les clients me fuient ! »
- « Et alors ?! Pour dix qui te fuient il y a tous les autres ! » rétorqua-t-il.
- « Mais réfléchis, par Merlin ! On est nouveaux sur le marché on peut pas se permettre d'avoir une mauvaise réputation ! Le bouche-à-oreille c'est important ! » répliquai-je en me redressant les yeux fixés sur les siens.
- « Mais tu n'es pas un loup-garou et même si t'en était un tu n'as jamais rien fait de mal ! Tu souris à tous les clients, tu ne lèves jamais la voix- Je refuse de te mettre dans l'ombre pour apaiser quelques abrutis ! Tu n'as pas à te cacher !» argumenta-t-il, sa voix légèrement plus douce..
- « Alors tu vas mettre en péril la boutique dont vous rêvez tous les deux depuis des années juste parce que tu trouves que les gens sont injustes ?! Mais Freddie, la vie est injuste ! Et je ne compte pas laisser cet endroit faire faillite juste parce que 'je ne devrais pas avoir à me cacher pour quelque chose que je ne suis pas' ! » vociférai-je en restant sur mes positions.
Il baissa la tête silencieusement et se rassit avant de passer une main dans ses cheveux.
- « Tu peux pas me demander de laisser couler ça. » dit-il en relevant la tête. « C'est comme si tu me demandais de sourire à Malefoy après qu'il t'aie traité de 'Sang de Bourbe'... » s'indigna-t-il en parlant avec ses mains. Soupirant, je décroisai les bras et avançai vers lui.
- « Eh, tant que je vous aie avec moi, » dis-je en lui ébouriffant les cheveux. « ça ne me dérange pas de rester un peu de côté. » ajoutai-je en laissant ma main glisser sur sa joue, un sourire aux lèvres.
Son visage semblait s'être figé et la chaleur que je sentais émaner de sa joue sembla s'être intensifiée. Inquiète, je l'observai un peu mieux et trouvai, dans ses yeux kaki, un air un peu apeuré que je ne lui connaissais pas. Plus bas, un spasme sous son œil attira mon regard sur les taches de rousseur qu'il avait soulevé... Soudain, un petit grincement arriva à mes oreilles et, baissant les yeux vers la source du bruit, je vis que sa mains était agrippée à l'accoudoir en bois au point de rendre ses jointures blanches. Mes yeux restèrent là quelques secondes et, dans un mouvement inattendu, ses doigts se resserrèrent un peu plus, tirant sur les muscles de ses bras pour s'avancer...
C'est alors que je sentis un souffle léger s'étaler sur mon front, surprise, je sentis les poils de mes bras se hérisser et, lentement, relevai la tête.
- « Euh Lizzy, ton pote au regard vide, j'en fais qu- oi.. » appela George en arrivant dans la pièce. Immédiatement, je me relevai et, sur son visage, il y avait d'abord de la surprise puis, après quelque secondes un rictus s'étira sur son visage. « Bon, » dit-il en passant le seuil. « je viendrais pas voir la prochaine fois que j'entendrais crier. » rit-il en refermant la porte.
Je ne pris même pas le temps de réfléchir et, en quelques grandes enjambées, je me retrouvai devant la porte que j'ouvris presque à la volée et allai vers Barty qui était, en effet, toujours assis sur la même chaise heureusement pour moi, George devait être dans sa chambre.
- « Tu sais, » ricana une voix sur ma droite. « si vous vouliez être seuls fallait juste me l'dire. »
Un peu trop rapidement, je tirai Barty hors de sa chaise et le soulevai presque pour l'emmener dans la salle de bain où je lui donnai sa toilette avant de lui mettre son pyjama.
Une fois ses dents brossées, je le fis se lever, sortis de la salle de bain avec lui et le mis au lit avant d'aller, moi-même me coucher, les yeux fixés sur le crépis du mur qui faisait face à mon lit.
Quelques jours plus tard, une femme du nom de Verity fut engagée et, malgré des débuts un peu bancales, elle parvint assez bien à s'adapter... même si l'entendre appeler les Jumeaux 'Messieurs Weasley' faisait vraiment bizarre... enfin, pour une fois depuis un moment, je pus me consacrer entièrement aux nouveaux produits que nous avions lancé mais aussi au développement de la gamme d'habits bouclier qui marchait bon train. Rien que le Ministère avait acheté cinq cent exemplaires pour leurs employés !
Et, pour la première fois depuis longtemps, aucun client ne parut effrayé... pas même inquiet... Bien sûr, ça ne me plaisait pas plus qu'autre chose... mais je ne voulais pas qu'ils perdent leur clientèle juste pour un malentendu qui ne pourrait jamais se résoudre...
- « Liz, on monte. » annonça George de l'autre côté de la porte de la réserve reposant mes outils, je m'écartai de mon plan de travail, donnais à manger aux petites boules de fourrure qu'on élevait depuis quelques semaines et montai à l'étage.
Hésitante, je poussai la porte et, sans dire un mot, j'allai faire chauffer les restes de soupe à l'oignon puis partis chercher Barty que j'assis à la table. Là, je mis la table en attendant que la soupe soit chaude et, quand ce fut le cas, je les servis tous les trois, donnai à manger à Barty puis l'emmenai faire sa toilette et le mis au lit mais, quand je revins vers la cuisine, je me rendis compte qu'aucun des deux n'avaient touché à son assiette.
- « On allait quand même pas te laisser manger seule. » dit George en esquissant un sourire j'en forçai un sur mon visage. Lentement, j'avançai vers la cuisinière, pris une assiette et me versai une louche avant de me mettre à table.
- « ça doit être froid... » dis-je en regardant les deux assiette dont aucune fumé ne se dégageait.
- « T'en fais pas. » dit Fred en pointant sa baguette sur son assiette je me raidis. Quand les deux eurent réchauffé leur soupe, nous commençâmes à manger... mais, tout à coup, je sentis quelque chose entrer en contact avec mon pied sous la table je laissai échapper ma cuillère.
Ma langue claqua contre mon palet et, rapidement, je me penchai pour la ramasser et me rendis compte que les pieds de Fred encadraient les miens.
Mes yeux s'écarquillèrent et, rapidement, je remontai avec ma cuillère tout en repliant mes pieds sous ma chaise.
- « Désolé. » murmura-t-il à l'autre bout de la table je baissai un peu plus ma tête vers ma soupe... mais je n'y avais même pas touché... en fait, je ne faisais que regarder les morceau d'oignon cuit flotter...
- « J'vais m'coucher. » annonçai dans un murmure en prenant mon assiette avant de la vider dans la casserole, la laver et aller dans ma chambre. Là, je sentis mon visage s'empourprer avant qu'une sueur froide ne me coule le long de la nuque jusqu'au bas du dos... La tête basse, j'entendis un chaise racler contre le sol et des pas lourds se diriger vers la pièce à côté.
- « Bon bah, bon appétit. » entendis-je George dire de l'autre côté de la porte avant qu'une autre ne soit claquée.
Recroquevillée contre la porte, je posai ma tête sur mes genoux et, quand tous les bruits se turent, je sortis et allai faire un tour sur le Chemin de Traverse... je pouvais pas rester dans cet appartement avec tout ça... il me fallait de l'air...
Cling
Surprise, je sursautai, ma baguette à la main ça venait de la droite. Silencieusement, je m'avançai dans cette direction il y avait des bruits de pas.
- « Faites attention ! » aboya une voie rauque.
- « Mais il est lourd le bougre ! » se plaignit une autre ça venait de chez Ollivander. Intriguée, je risquai un coup d'œil à travers la vitrine et, dans la faible lumière des réverbères, je parvins à voir une silhouette massive, montée sur des jambes épaisses mais longues et une tête très chevelue ma langue passa furieusement sur ma lèvre... je n'aimais pas du tout ce type...
Soudain, je vis sa tête pivoter vers les ombres au sol et, d'un coup, un éclair de lumière verte éclaira la pièce. Par réflexe, je me jetai sur le côté et, une fois me équilibre retrouvé, je me mis à sprinter Des Mangemorts !
Tout à coup, je sentis un froid glacial me prendre aux tripes 'Barty !' pensai-je en arrivant devant le local. Rapidement, je passai par l'arrière, rentrai par la fenêtre de la chambre que je partageais avec Barty et me précipitai vers ma commode.
- « Où est-ce que j'l'ai mis... ? » m'énervai-je à voix basse avant de mettre la main sur ce que je cherchais ma réserve de Polynectar. Tout aussi rapidement, je débouchai deux fioles, m'approchai de Barty, lui coupai quelques cheveux et les mis dans l'une d'elle, puis pris de mes cheveux avant de les faire tomber dans l'autre. Sans attendre, je fis boire la potion avec mes cheveux à Barty puis, à mon tour, je bus celle avec les siens.
C'était répugnant, et j'avais l'impression d'avaler une grosse limace, mais je me forçai et, quelques secondes plus tard, je vis mes mains, jambes et bras s'agrandir. Serrée dans mes vêtements, je pris les siens et lui enfilai les miens avant de l'embarquer sur mon épaule Par Merlin heureusement que je l'avais fait travailler un peu ses muscles.
En coup de vent, j'embarquai mes cinq autres bouteilles de Polynectar avant de sortir de la chambre par la même fenêtre, la baguette entre les dents.
'Moins une..' me dis-je en descendant dans la rue. Du coin de l'œil, je vis une lumière rouge arriver sur moi et, me retournant, je lançai un Protego qui dévia le Stupéfix le type était devant moi.
- « Toi... tu es le fils Croupton. » remarqua-t-il en s'approchant, ses yeux fixés sur Barty et les narines dilatées.
- « Exact, Greyback. » répondis-je alors que ma langue passa sur ma lèvre. « Alors, une simple Née-Moldu te donne du fil à retordre ? » narguai-je, un rictus sur le visage. En vérité, je ne connaissais pas ce type... ou alors l'avais-je vu dans un journal... peut-être... « Ou peut-être as-tu pour intention de trahir le Maître une fois encore... ? » demandai-je en fronçant les sourcils, ma baguette toujours pointée sur lui.
Ce type me donnait envie de vomir sur tous les aspects son regard, les grognements qu'il produisait presque constamment et pour finir, la très forte odeur de terre, sang et sueur qu'il dégageait.
- « Greyback ! » appela soudainement une voix chuchotée sur notre gauche. « On a les baguettes ! » Pour seule réponse, il grogna en partit d'un pas lourd et menaçant mais je gardai la dernière impression pour moi.
- « Fais la disparaître. » grogna-t-il quand il fut à environ cinq mètres de moi.
- « Ne t'avises pas de me donner d'ordre, Greyback ! Lord Voldemort t'as peut-être pardonné... mais pas moi... » vociférai-je, ma langue passant furieusement sur ma lèvre de multiples fois il ne répondit rien, mais avant qu'ils ne disparaissent dans la nuit, un grognements sourd arriva jusqu'à moi.
Finalement seule dans la rue, je sentis cette sensation de froid se propager, au point de me donner la chair de poule...
'Je peux pas rester ici...' pensai-je en levant les yeux vers la fenêtre de ma chambre... Je ne savais pas pour ce type, mais s'il avait vu mon visage... alors je ne pouvais pas rester ici... et encore moins avec les Jumeaux...
Ma langue claqua contre mon palet et, prestement, je tournai les talons avant de me transformer puis, dans un battement d'ailes, je m'élevai dans le ciel nocturne et loin de Londres.
