Le mois d'avril venait de pointer le bout de son nez et, déjà près de cinquante foyers m'ayant 'accueilli' avaient été détruits par les Détraqueurs, Mangemorts et sympathisants à la cause de Voldemort... J'avais, durant ma première année essayé de m'exiler loin, dans des endroits reculés... mais je ne savais pas pourquoi, la plupart des Détraqueurs se retrouvait toujours en ma présence.

C'était d'ailleurs de plus en plus difficile de fuir en ayant personne sous la main pour faire diversion alors, le temps d'apprendre à jeter un Patronus suffisamment puissant, j'avais décidé de jouer les parasite. Je changeai de pays, de ville ou de région, passais devant des maisons habités... vérifiais leurs niveau de vie et le nombre de chambre puis, soumettais tous ses habitants à l'Imperium. Au final, c'était facile, utile et plutôt commode pour s'occuper de Barty tranquillement...

Mais les véritables ennuis arrivèrent lorsque je m'étais retirée en Bulgarie tout c'était bien passé et je m'étais déjà affairé à chercher une nouvelle famille à utiliser... mais quand j'arrivai dans le village, je ne vis que des cadavres dont certains se déplaçaient encore je sus plus tard qu'il s'agissait d'Inferi.

Blafards, squelettiques avec des yeux vitreux, je ravivai leurs couleurs en lançant mon Feudeymon sur eux. Aucun d'eux ne cria, car il ne pouvaient le ressentir, mais les multiples serpents qui s'échappaient des flammes les encerclaient, les enserraient et finalement, les réduire tous en cendres fumantes. Inutile de dire que je dus prendre sur moi et retrouver Barty le plus vite possible avant d'aller me cacher autre part... mais, plus l'année avançait, plus j'avais l'impression que les 'Mangemorts' qu'on m'envoyait étaient du menu fretin... ça en devait insultant !

Je ne tenais plus le compte de ceux qui étaient morts... vingt, cinquante... cent... que ce soit indirectement où intentionnel, qu'ils aie succombé à la déflagration d'un Feudeymon ou d'un Avada Kedavra, qu'ils aie étaient innocent ou non... je n'avais pas pris le temps de faire une liste j'avais mieux à faire.

Morsmordre

prononçai-je en pointant ma baguette vers le ciel au dessus de la maison dont j'avais décimé les habitants. Quand la marque verte apparut, ma langue passa joyeusement sur ma lèvre et, satisfaite de mon camouflage, je retournai à l'intérieur où Barty attendait. C'était tout ce que j'avais trouvé pour me débarrasser des plus nuisibles et des Détraqueurs qui, pensant que la place avait déjà été vidée, ne s'approchaient pas.

La maison était en bon état malgré les cadavres au regard vide et fixe qui jonchaient le sol, mais au moins, leur garde manger était plein. Doucement, je mis Barty à table, fis chauffer la soupe que les membres de la famille avaient commencé à faire chauffer puis la lui fis manger avant de le mettre au lit. Pendant ce temps là, je restai assise sur une chaise devant le lit, surveillant tout en mangeant, écoutant le moindre bruit qui résonnait dans le noir... mais il n'y avait que de petits animaux qui rôdaient, attirés par l'odeur de nourriture.

Les yeux lourds, je sentis cette maudite fatigue prendre le dessus et fermer mes yeux.

Cric

Immédiatement, je me retournai, baguette pointée vers la fenêtre, mais rien ne bougea. Rapidement, je passai en Sombral et, attentive, je scrutai l'obscurité... mais il n'y avait toujours rien en vue... Rassurée mais toujours sur mes gardes, je retournai à ma forme humaine.

Cling

Surprise, mes yeux pivotèrent immédiatement vers le sol où un médaillon brisé en deux se trouvait.

Kof kof kof

Les yeux grand ouverts, je me retournai... lentement... ma mains tremblait, mes doigts se resserrèrent sur les imperfections du manche de bois brut et...

- « J'ai... vraiment parié sur le bon cheval... » rit-il, ses yeux marrons fixés sur mon visage. Figée sur place, je ne savais quoi dire... je ne savais même pas quoi penser. Il... le Détraqueur lui avait... il lui avait pris... C'était impossible ! J'avais dû m'endormir ! Ça ne pouvait être qu'un cauchemar ! « Tu sais... tu m'as presque fait peur quand tu m'as laissé à la merci de ce Détraqueur... » grogna-t-il en passant ses deux jambes au pied du lit. « Tu m'as même fait douter de la puissance de mon Horcruxe... » ajouta-t-il en se levant lentement, les yeux toujours en contact avec les miens je reculai d'un pas.

Debout devant le lit, il sembla regarder ses mains puis, passa l'une d'elle sur son visage, sentant sa mâchoire et son menton sa langue passa sur sa lèvre lorsqu'un ricanement remonta de sa gorge.

- « J'étais entre de bonnes mains... »

Lentement, je sentis ma vision s'embuer et mes ongles pénétrer dans la chair de mes paumes...

- « Certaines habitudes ne changent pas... » rit-il avant de m'attraper le bras et le tirer vers lui. À ce moment, il s'arrêta et tourna ma main pour en voir son dos un rictus apparut. « Mais tant de dévouement vaut bien la plus haute distinction... » sourit-il en relevant rapidement la manche sur mon avant-bras gauche avant de passer son pouce sur toute sa longueur.

Tremblante, je retrouvais tout ce que j'avais perdu, me souvenais de tous les moments où j'aurais désiré faire une chose, mais avais fait l'opposée, toutes les fois où j'avais fui alors que j'aurais dû rester, toutes les fois où j'avais eu l'occasion d'avoir une vie normale...

- « Il n'y a rien à craindre une Née-Moldu aussi loyale n'aura rien à redouter... » murmura-t-il en laissant sa main gauche se rapprocher de ma main droite. « Nous serrons accueillis en héros... »

Crac

Les os de mes doigts craquèrent en entrant en contact avec sa mâchoire, mais c'est avec satisfaction que je le vis tomber à terre, complètement sonné avec une profonde coupure sur la pommette.

- « Il n'y a pas de nous ! » vociférai-je, ma main droite toujours broyée. « Il n'y en a jamais eu et n'y en aura jamais et certainement pas avec l'inclusion de Voldemort ! » criai-je en pointant ma baguette sur lui.

- « Je- ne serais... pas si ca-tégorique... » grogna-t-il en redressant faible la tête du sol. « Il y a -toujours- eu un 'nous'... et aucuns... de ces rouquins... ne changera ça... » haleta-t-il un rictus aux lèvres, son tic toujours présent. « Sinon pourquoi- l'Horcruxe aurait- synchronisé si- souvent... ? » fit-il remarquer en s'aidant du lit je voulus resserrer mes doigts sur ma baguette, mais une douleur aiguë m'en empêcha.

- « Ferme-là ! Endoloris ! » rugis-je. Dans un cri atroce, Barty tomba à genoux, se contorsionna de douleur mais, sur son visage, je voyais toujours ce même sourire dément ! Ses yeux roulèrent dans leurs orbites, ses mains se crispèrent sur le plancher, mais ce maudit rictus...

J'abaissai ma baguette, la mâchoire contractée... si la douleur physique ne lui faisait rien...

- « Ah.. aha haha... Tu vas me tuer c'est ça..? » rit-il en levant ses yeux vers moi. « Allez... tu ne feras que me donner raison. » ajouta-t-il, les mèches couleur paille cachant une partie de son visage.

- « Non. » répondis-je simplement.

Incarcerem

pensai-je avant que, du bout de ma baguette, des cordes ne soient projetées et n'encerclent Barty.

- « Je ne vais pas te tuer... » dis-je en me penchant devant lui, ma main gauche dans ses cheveux je les agrippai et tirai sa tête d'un coup en arrière. « Mais je vais te faire souffrir... je vais t'arracher ce que tu as de plus précieux... » menaçai-je en un murmure, un sourire mauvais sur mon visage un ricanement guttural échappa de sa gorge.

- « J'aimerais te voir essayer... » murmura-t-il à son tour.

- « Ne t'en fais pas, je ferais en sorte que tu sois aux premières loges. » ajoutai-je avant de me redresser et, finalement, changeai ma baguette de main pour lancer un Episkey.

Stupefix

murmurai-je en pointant ma baguette sur lui. D'un coup, son visage contracté en un rictus amusé, ce relâcha... soupirant, je le soulevai, sortis de la maison avec lui sur le dos et, dans un battement d'ailes, je m'envolai vers Londres avec lui sur le dos.

L'air était froid et, plus je m'approchais des villes, plus je sentais l'odeur de brûlé m'emplir les naseaux... mais je ne pouvais pas m'arrêter maintenant. J'avais passé deux jours en vole, j'avais faim, froid, soif... mais je ne m'arrêterai que lorsque le chemin de Traverse serait en vue.

J'arrivai la nuit dans la coure arrière du Chaudron Baveur, l'endroit était vide, tout comme les rues du Chemin de Traverse... rapidement, j'allai chez Barjow, il n'y avait que chez lui que je trouverais du Polynectar. De mon point de vue, l'époque où les rue du Chemin de Traverse avait eu l'air enchantée et merveilleuse était révolue des habitation avaient été détruites, brûlées, tachées... même le toit de Gringotts avait subit de lourds dégâts.

Très rapidement, je me dirigeai vers l'Allée des Embrumes et reniflai l'air alentour pour voir quelles étaient les odeurs les plus fortes et donc les plus récentes il n'y avait que celle de Barjow... et de la peur.

Je retournai à ma forme humaine puis, avec Barty sur le dos, j'entrais dans la boutique, faisant au passage tinter la clochette à l'entrée.

- « Barjow ! » appelai-je mais personne ne répondit. Ma langue claqua contre mon palet trouillard !

Accio Barjow

prononçai-je. Soudain, j'entendis des bruits inquiétant dans l'escalier et, d'un coup, le vieil homme s'étala sur le sol, tremblant, sanglotant.

- « Ma jambe ! » gémit-il en tentant de se redresser sur ses quatre membres.

- « Donnez-moi tout votre Polynectar je paierai lorsque Voldemort sera mort. » dis-je en lui lançant un Episkey sur la jambe. Dans un 'crac' sonore, l'angle étrange de sa jambe se corrigea, le forçant une fois de plus au sol. « MAINTENANT ! » tonnai-je.

- « T-tout d-de suite. » balbutia-t-il en se levant les membres encore faibles.

- « Que s'est-il passé ici ? » demandai-je mon ton toujours aussi cassant ce type était trop lent.

- « Un dragon, dans Gringotts, beaucoup ont fui... et Poudlard, les Mangemorts ont prit » grogna-t-il avant de soulever une lourde malle sur la table. « Poudlard mais il y a une guerre qui se prépare... ils l'ont dit. » débita-t-il en formant le code permettant de l'ouvrir. « à minuit, ils doivent lui livrer Potter... sinon ils seront tous tués. » ajouta-t-il en me remettant trois grande flasque dégageant chacune une odeur très prononcée de sisymbre mon regard alla vers l'horloge au fond de la boutique.

Onze heures trente

- « Bien je vous enverrai votre dû par chouette. » dis-je en tournant les talons, Barty toujours sur mon dos.

- « M-mais vous n'allez p- »

- « Je ne manquerais la mort de cette enflure pour rien au monde ! » coupais-je avec un sourire avant de sortir de la boutique et prendre, une fois de plus mon envol il n'y avait plus de temps à perdre.

Forçant sur mes ailes, je parvins à Poudlard en environ une heure. De loin, je vis que le combat avait déjà commencé, alors, reprenant ma forme humaine, je bus une gorgée de Polynectar et tentai de réduire Barty ça fonctionna.

Pas plus grand que la figurine de mini-Krum, je glissai le Barty miniature dans la poche de mon manteau et partis immédiatement vers le château. Là, une vision d'horreur apparut devant mes yeux du feu, des explosions, des Acromentules, géants... et, à en jugé l'odeur, des loups-garou... et des morts... beaucoup de morts...

'Les garçons !' pensai-je avant de foncer en piquet vers le château. Là, cependant, j'entendis, vers le septième étage une voix familière l'un des Jumeaux ! Immédiatement, je me précipitai là-bas, défonçant une fenêtre au passage et galopant dans les couloirs pour gagner du temps avant de reprendre ma forme humaine.

Hiiiiiiiiiiiiiiissssss

Soudain devant moi, une Acromentule se laissa tomber du plafond

Avada Kedavra

criai-je ma baguette pointée sur elle un éclair vert la toucha de plein fouet et, les pattes recroquevillées, elle s'affala sur le dos. Continuant sur ma lancé, j'arpentai les couloirs à la recherche de cette voix.

- « Ma parole, Perce, c'est de l'humour ! » s'exclama-t-elle et, passant le couloir, je vis, un peu plus loin Fred et Percy, debout avec deux Mangemorts à leurs pieds. « Tu as vraiment fait de l'humour, Perce… Je crois que je ne t'avais plus entendu dire quelque chose de drôle depuis que tu… »

Du coin de l'œil, je vis un homme masqué pointer le mur de sa baguette 'Bombarda Maxima'

Immobulus !

Criai-je en pointant ma baguette vers les décombres plusieurs s'arrêtèrent dans leur course procurant une petite protection contre le souffle de l'explosion.

Dans une avalanche de poussière et de décombres ainsi que de poutres, la façade extérieur du château fut partiellement détruite, laissant entrer un vent glacial pour la saison. Morte d'inquiétude, j'escaladai les gravas le plus vite possible-

Partons d'ici ! MAINTENANT !

Hurla Potter devant moi. Immédiatement, je relevai la tête et vis au loin Potter et compagnie ainsi que Percy emmener le corps de Fred.

- « Non ! » hurlai-je en accélérant d'autant plus mais, en passant devant la brèche, je dus éviter pas moins de sept sorts de Stupéfixion qui ricochèrent pour la plupart sur mes sortilèges du Bouclier. Mais, quand j'arrivai au bout du couloir, je ne vis que des groupes d'élèves courir en tous sens.

ROOKWOOD !

Rugis soudainement la voix de Percy. Suivant la source de cette voix, je me retrouvai à un carrefour mais aucune trace de Fred. Affolée, je pri ma forme de Sombral et traquai son odeur... n'importe quoi... même ça voix ! Quelque chose !

Soudain, je perçu une odeur un peu plus loin et, passant derrière un portrait, je vis, couché dans un coin très sombre, son corps inerte.

- « Fred ! » cria-je en me précipitant vers lui sous forme humaine. « Fred ! Fred tu m'entends ?! » criai-je en me précipitant par terre, juste à côté de lui mais il ne répondis pas. Terrifiée, je calai ma tête au niveau de son cœur, priant d'entendre quelque chose... mais rien.

Revigor

prononçai-je en pointant ma baguette sur son torse.

- « Allez, Freddie ! » implorai-je en De suite après, je plaquai mon oreille contre son cœur une fois de plus..

Boum... b-boum...

C'était faible, trop faible et irrégulier !

Revigor

prononçai-je pour être sûre que les sorts soient assez puissants comme avant, je plaquai ma tête contre son torse.

Boum-boum, boum-boum,

Relevant la tête, je sortis fébrilement mon poudrier de ma poche et plaçai le côté miroir devant sa bouche puis le retournai pour regarder il y avait de la buée. Les larmes aux yeux, un sourire incrédule se dessina sur mon visage et, du coin de ma manche, j'essuyai mes yeux quand des gémissements faibles arrivèrent jusqu'à moi.

Soulevant légèrement sa tête, je jetai un sort de coussinage sur le sol puis reposai sa tête dessus. Ses yeux commencèrent à bouger derrière ses paupières puis, après quelques secondes, ils s'ouvrirent.

- « Hey ! » dis-je avec un sourire

Crac

Son poing s'écrasa sur mon nez qui se brisa.

- « Salop ! Qu'est-ce que t'as fait de Liz ?! » hurla-t-il en m'agrippant par le col, ses yeux kakis plantés dans les miens avec une expression de rage intense. Agrippant mon nez ensanglanté d'une main, je me lançai un Episkey qui, dans un autre 'crac' douloureux, me remis le tout en place.

- « T'y es- pas allé- de main morte.. » remarquai-je d'une voix nasillarde.

- « Réponds-moi ! » rugis-t-il en se levant partiellement, m'obligeant à avoir la tête penchée en arrière.

- « C'est moi Liz... Polynectar... » répondis-je avec difficulté.

- « C'est ça ! Et qu'est-ce qui me dit que c'est vrai ?! » vociféra-t-il en se rapprochant.

- « Polynectar arrête de faire effet après une heure... » dis-je en abaissant ma baguette. « Je n'ai plus que cinq minutes avant la fin. » murmurai-je, un sourire sur le visage il me repoussa et alla s'asseoir à l'autre bout de la pièce... donc à trois mètres de moi...

- « Je vais garder ça. » dit-il en faisant tourner ma baguette entre ses doigts je ne dis rien et restai à la même place... réfléchissant à ce que je pourrais dire... aux excuses que je pourrais lui faire...

Soudain, une patte velue transperça le portrait et, dans une accumulation de cris et sifflements agressifs, je me rendis compte qu'encore plus d'Acromentules avaient débarqué.

- « Fred ! » appelai-je en me levant rapidement. « Détruis ce mur ! » dis-je en pointant vers l'extérieur.

- « Ne me donne pa- »

- « Dépêches-toi ! » hurlai-je en regardant les huit yeux noirs et brillant apparaître à travers les morceaux de la toile qui constituai le passage. Hésitant, il lança un Bombarda maxima sur le mur la première araignée entra. Sur le champ, je le soulevai et sautai avec lui dans le vide avant de me transformer.

Là, je me lançai aller en piquet jusqu'à ce qu'il soit sur mon dos puis, quand il tira sur ma crinière, j'ouvris mes ailes et slalomai entre les sorts, tours et projectiles en tout genre. Mais, d'un coup, je reçu un sort de plein fouet. Je sentis un liquide chaud couleur sur mon torse et, incertaine quand à mon état, je décidai de retourner dans un couloir le plus rapidement possible. Là, je tentai de me poser en forçant sur mes ailes pour laisser le temps à Fred de sauter de mon dos uniquement pour m'effondrer sur le sol après.

- « Liz ! » cria-t-il en s'approchant, une main sur mon épaule. Avec ce qu'il me restait de concentration, je repris ma forme humaine.

- « B-baguette... » demandai-je en lui présentant ma main. Rapidement, il me la donna et, grâce à un Vulnera Sanentur, je parvins à soigner ma plaie tout en faisant retourner mon sang dans mon corps. « Bon, en avant ! » dis-je en me relevant immédiatement mais Fred sembla être bloqué sur le sol, les yeux levé vers moi. « On discutera après ! Allez viens ! » dis-je en lui attrapant le bras.

Tous les deux, nous descendîmes vers le Hall tout en nous débarrassant des Mangemorts et créatures qui nous suivaient mais tout à coup, la vieille McGonagall arriva devant nous, les cheveux tombant sur ses épaules et une coupure sur la joue.

- « Mademoiselle Smithen ?! » s'étonna-t-elle, les yeux ronds avant de froncer les sourcils. « Venez tous les deux. » ordonna-t-elle sans attendre nous la suivîmes et, arrivés devant un trou dans le mur, nous nous rendîmes compte de ce pourquoi elle nous avait fait venir les Détraqueurs arrivaient. « Vous savez lancer un Patronus ? » demanda-t-elle, un peu inquiète.

- « Oui, mais j'ai pas- »

- « Prends la mienne. » dis-je rapidement en lui mettant ma baguette entre les mains.

- « Mais t- »

- « Discutes pas penses à quelque chose d'heureux. » dis-je en regardant le ciel se faire envahir par les silhouettes noires et encapuchonnées. « Mais qu'est-ce que tu fais ?! » m'exclamai-je en voyant de simple volutes de fumé s'échapper de l'extrémité de la baguette.

- « J-j'arrive pas à penser à un truc heureux... » grogna-t-il en réessayant plusieurs fois. Laissant mes yeux faire des allés-retours successifs entre lui et les créatures qui approchaient, je décidai de prendre les choses en mains. Agrippant son col, je lui fis baisser la tête vers moi et, au moment où je rencontrai son regard, je me raidis. J'avais l'impression d'être deux ans plus tôt... dans le bureau... avec ses yeux plantés sur les miens... J'hésitais... mon cœur battait à tout rompre mais il fallait y aller... Je sentais déjà l'air autour de moi se refroidir et le sentiment de bonheur disparaître.

Fermant les yeux, je déposai prestement mes lèvres sur les siennes. Je ne savais pas s'il avait les yeux ouverts ou fermés comme moi mais, quelques secondes plus tard, je sentis une main passer derrière ma nuque, déclenchant, à cet endroit, une sensation de chaleur intense et des frissons incontrôlables.

-Hum, hum-

Surprise, j'ouvris les yeux et vis le regard désapprobateur de McGonagall. À contrecœur, je repoussai doucement Fred... mais avec suffisamment de force pour qu'il lâche prise.

- « Bon, maintenant tu- hey ! Faut penser à quelque chose de joyeux ! Pas juste être joyeux ! » réprimandai-je, le visage en feu un sourire niais aux lèvres, il pointa sa baguette vers le ciel, prononça la formule et, de l'extrémité de sa baguette, sortis un Sombral ?

- « Et vous Smithen ? » insista le McGonagall.

- « Ah, eh je sais pas lancer ce sort... » murmurai-je en me penchant au dessus du bord des centaines d'Acromentules se précipitaient vers le château. « Mais je peux vous débarrasser de ses araignées... »

Mais il me fallait une baguette pour ça...

- « Bon, attendez-moi là je reviens. » dis-je en prenant une gorgée de Polynectar. « Allez, à tout de suite. » ajoutai-je avant de sauter dans le vide puis, sous ma forme Animagus, retourner à l'endroit où Fred avait été blessé. Les sorts fusaient encore dans tous les sens et, rapidement, je fis le tour du château me posai parmi les décombres et repris ma forme humaine j'évitai deux Avada Kedavra.

Accio baguette

Quelques secondes plus tard, la baguette de Fred arriva dans ma main et, me concentrant le plus possible, je renvoyai les sorts du mieux que je pus.

Feudeymon

criai-je en évitant quelques autres sort. Dans un grondement sourd semblable au tonnerre, des flammes d'une taille anormales jaillir de l'extrémité de ma baguette, prenant la forme de multiples serpents qui se jetèrent sur eux, les transformant en pantins enflammés avant de faire disparaître les créatures de de feu et prendre, une fois de plus, mon envol vers le lieu où se trouvaient Fred et McGonagall.

Cette dernière, me parut d'ailleurs à la fois étonnée et profondément fâchée.

- « Nous discuterons de votre statu d'Animagus plus tard... » avait-elle dit un peu froidement.

- « Bon, et pour les araignées ? » demanda Fred en se concentrant sur son Patronus.

Feudeymon

prononçai-je en pointant ma baguette vers le bas. Toujours avec le même grondement, la paroi du château se retrouva bientôt recouverte de flammes ayant pris la formes d'énormes serpents qui dévorèrent toutes les créatures qui se trouvaient sur leur passage.

- « Vous avez combattu vaillamment, » disait la voix haute et glacée. « Lord Voldemort sait reconnaître la bravoure. Mais vous avez aussi subi de lourdes pertes. Si vous continuez à me résister, vous allez tous mourir, un par un. Je ne le souhaite pas. Chaque goutte versée d'un sang de sorcier est une perte et un gâchis. Lord Voldemort est miséricordieux. J'ordonne à mes forces de se retirer immédiatement. Vous avez une heure. Occupez-vous de vos morts avec dignité. Soignez vos blessés. Maintenant, je m'adresse à toi, Harry Potter. Tu as laissé tes amis mourir à ta place au lieu de m'affronter directement. J'attendrai une heure dans la Forêt interdite. Si, lorsque cette heure sera écoulée, tu n'es pas venu à moi, si tu ne t'es pas rendu, alors la bataille recommencera. Cette fois, je participerai moi-même au combat, Harry Potter, je te trouverai et je châtierai jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme, jusqu'au dernier enfant qui aura essayé de te cacher à mes yeux. Une heure. »

La mâchoire crispée, je fis disparaître mon Feudeymon et, regardai, dans le lointain, les Détraqueurs reculer.

- « Allons dans la Grande Salle. » dit McGonagall. « Madame Pomfresh m'a dit que vous saviez vous soigner vous serez plus utile là-bas. » ajouta-t-elle en tournant son regard dur vers moi. « Et pour l'amour du ciel, enlevez ce déguisement ridicule ! »

Haussant les épaules, je descendis avec Fred dans la Grande Salle dont toutes les tables avaient été enlevées, laissant ainsi plus de place pour aliter les blessés mais surtout, rassembler les morts...

- « Forge ? » appela une voix incrédule derrière nous. « T'es-.. MAMAN ! PAPA ! Il est vivant ! » hurla George en sautant au cou de son frère. « Barty ? » demanda-t-il soudainement mais je continuai à passer devant les blesser et m'arrêtai devant un garçon qui semblait extrêmement pâle. Le pauvre se vidait de son sang...

Vulnera Sanentur

murmurai-je en passant ma baguette sur son torse puis, partis chercher sur la table, une potion de régénération sanguine il n'en restait plus beaucoup...

- « E-excusez-moi ? » demanda soudainement une voix derrière moi. Sans rien dire, je me retournai et, devant moi, une petite femme replète et rousse se tenait, les yeux entre le reproche et les larmes. « V-vous avez sauvez Fred... » énonça-t-elle, la voix un peu faible. « Merci. » ajouta-t-elle avant de repartir vers le reste de la famille... tous me regardaient... mais à part pour les Jumeaux, il n'y avait pas vraiment de sourire...

Haussant les épaules, je me consolai en sachant qu'au moins les deux étaient sains et saufs c'était le principal.