Le mois de septembre était bien plus frais qu'à l'accoutumé et, débarrassant les différentes caisses de la réserve, je vis une petite tache rousse se déplacer un sourire se dessina sur mes lèvres et, en un instant, je posai les boîtes et me transformai en Sombral avant de me diriger en silence vers l'endroit d'où venait l'odeur.
Derrière une pile de peau de Poudre d'Obscurité, une petites fille maigre, habillée d'un short vert et d'un T-shirt violet rayé, se cachai en plaquant ses mains sur sa bouche, espérant ne pas faire trop de bruit. Lentement, elle se redressa et jeta un coup d'œil, sans doute pour voir où j'étais...
- « Boo ! »
Surprise, elle sursauta, tournant sa bouille couverte de taches de rousseurs vers moi, ses yeux noisettes grand ouverts.
- « Maman.. ! » s'indigna-t-elle en se relevant. « C'est pas juste ! Comment t'as fait ! » maugréa-t-elle en croisant ses bras sur son torse. Soudain, elle fut soulevé sous ses bras et se retrouva sur les épaules de Fred.
- « Moi ? J'ai transplané. » répondit-il avec le plus grand sérieux. Grognant, elle posa ses coudes sur la tête de son père et laissa tomber son menton sur ses petits poings. « Allez, il se fait tard. » dit-il en se baissant pour passer dans la salle principale qui, à cette heure-ci, n'était éclairée que par quelques chandelles et objets incapables de se calmer.
- « J'ai pas sommeil... » maugréa-t-elle pendant que Fred remontait les escaliers avec elle.
- « Ne commence pas comme ta mère... » soupira Fred un peu désespéré en arrivant devant la porte de l'appartement.
Après le repas, j'envoyai Marianne se brosser les dents et se changer avant d'aller dans sa chambre pendant qu'avec Fred, on faisait la vaisselle et rangeait le tout dans les différents tiroirs et placards.
- « Y'a encore la lumière... » fit remarquer Fred en se tournant vers la porte de la chambre.
- « J'y vais. » dis-je en l'embrassant rapidement sur la joue. En quelques pas, je me retrouvai devant la porte et la poussai doucement pour trouver, sur le lit encore fait, Marianne en pyjama, avec un gros livre sur les genoux.
- « Il faut aller te coucher Anny. » dis-je en allant m'asseoir sur le bord du lit.
- « Allez m'man, encore dix minutes... » supplia-t-elle en relevant à peine les yeux de son grimoire. Par dessus son épaule, je regardai un peu le contenu et me rendis compte que c'était un des vieux livres que j'avais entreposé pendant une année entière dans le tiroir qui avait été une fois sous mon lit.
- « Tu comptes faire concurrence aux troisième années ? » demandai-je amusée.
- « Mais je veux savoir... et j'aime beaucoup ce livre. » insista-t-elle. « Je veux aider... et je veux savoir comment empêcher la magie noire... » dit-elle en se replongeant encore plus dans son livre ma mâchoire se crispa.
- « Anny... » soupirai-je en lui faisant relever la tête de sa lecture. « Tu es un peu jeune pour t'intéresser à la magie noire... » ajoutai-je en espérant ne pas lui montrer toute l'inquiétude dans ma voix.
- « Mais ces livres étaient à toi... » insista-t-elle en pointant une pile d'ouvrages usés non loin de son armoire.
- « Justement, j'ai payé ma curiosité. » répondis-je. « Je ne t'empêcherais pas de récolter des connaissances... mais je ne veux pas que tu y touches. Les conséquences n'en valent pas la chandelle... » murmurai-je en passant une mèche de ses cheveux lisses derrière son oreille.
- « Les gens vont me regarder bizarrement ? » demanda-t-elle de sa petite voix.
- « Dans le meilleur des cas... oui. » répondis-je. « Mais il y a autre chose que je veux que tu me promette. »
- « Tout ce que tu veux ! » dit-elle avec un sourire avant de le laisser tomber. « sauf si c'est de finir mes endives. » ajouta-t-elle l'air ennuyée je ris.
- « Si tu as des questions sur la magie ne nous le caches pas, d'accord ? » demandai-je en refermant doucement le grimoire.
- « J'ai pas envie de vous cacher ce que je fais ! » s'indigna-t-elle.
- « Je sais... » dis-je les yeux dans le vague.
- « Maman ? » appela-t-elle soudainement, un peu hésitante. Sortie de mes pensées, mon regard retourna vers Marianne qui m'observait de ses yeux noisette, l'air inquiète.
- « Allez, il faut dormir maintenant. » dis-je précipitamment en l'embrassant sur le front avant de la faire se coucher et remonter la couverture jusqu'à son menton.
- « Maman ? Tu crois que je serais une grande sorcière comme toi ? » demanda-t-elle, les yeux un plein d'espoir je souris.
- « Je te souhaite quand même de dépasser le mètre soixante. » ris-je en posant le grimoire sur mes genoux elle fit la moue.
- « T'es pire que papa... » maugréa-t-elle après quelques secondes.
- « Allez, tu feras une merveilleuse sorcière. » dis-je avant de me lever. « J'ai confiance en toi. »
Le visage rayonnant, elle releva la couette sur son visage avant que je n'éteigne la lumière.
- « Bonne nuit. » murmurai-je avant de fermer la porte. Là, j'allai vers notre chambre et rangeai le grimoire à sa place sur l'étagère.
- « Elle lisait encore ça ? » demanda doucement Fred en posant une main sur mon épaule je baissai la tête.
- « Parfois j'ai peur de notre ressemblance... » murmurai-je en pausa une main sur celle qui était sur mon épaule.
- « Mais tu connais les dangers ce sera plus simple de l'aider comme ça. » dit-il avec un sourire rayonnant en me tournant vers lui.
- « Oui, tu as raison... » dis-je en passant mes bras autour de son cou.
- « J'ai toujours raison. » argumenta-t-il en joignant ses mains derrière mon dos avant de les laisser pendre sur mes hanches.
- « Sauf quand tu as tort. » murmurai-je sentant son nez frôler le mien.
- « Est-ce que j'ai eu tort ces dernières années ? » demanda-t-il dans un murmure.
- « En fait oui t'as mis une chaussette de chaque ce matin. » pointai-je avec le plus grand sérieux.
- « Dans ce cas je propose que tu m'habilles à partir de maintenant. » chuchota-t-il en me collant à lui.
Secouant doucement la tête, je montai sur la pointe des pieds et capturai ses lèvres en passant une main dans ses cheveux. Quinze ans qu'on vivait ici... quatorze que George avait emménagé avec Angelina Johnson... Si, lors de ma quatrième année on m'avait dit que je filerai le parfait bonheur, je ne l'aurais jamais cru... mais quelque part, je devais remercier Barty pour tout ça sans lui, je n'aurais jamais réussi à protéger les êtres qui me sont chers... ni après, ni pendant la Bataille de Poudlard... il faudrait que je pense à y retourner ce mois-ci... déposer quelques fleurs en plus.
Voilà, la fin de Liz.
merci à vous tous, anonymes comme possesseurs de compte d'avoir suivi cette histoire. Il y en aura plus, ne vous en faites pas, mais je tiens tout de même à préciser que je ne serais pas active jusqu'à l'été prochain. Je commence mes études de médecine, et mon seul but des vacances, était de vous faire cadeau d'une fic au moins terminée.^^
Pour ceux qui se posent des questions, la suite suivra le développement de Marianne. Et, pour le fun, je vous demanderais de me faire par de vos hypothèses quant à ce que pourrait être sa grande aventure.
Encore merci d'avoir suivi et bonne année à tous
