Ciel s'était endormi sans s'en rendre compte et Sebastian sans ordre de sa part était rester avec lui.

Ciel se réveilla comme à son habitude.

Il se souvenait de ce qu'il s'était passé hier, Elisabeth, ce qu'il avait dit à Sebastian.

-Je l'ai laissé en plan, il faut que je m'excuse.

Quand il vu un invité inhabituel à côté de lui.

-Que fait tu dans mon lit ?

-Eh bien monsieur, vous ne m'avez pas donné l'ordre de partir, comme je ne savais pas je suis resté à vos côtés, cela vous dérange ?

-Non pas vraiment, c'est juste surprenant de te voir dans mon lit, répondit Ciel.

-Puis y venir plus souvent maintenant ? demanda Sebastian.

-Je vais y réfléchir, pourquoi suis-je encore habillé comme hier ?

-Parce que je ne voulais pas vous réveiller et je ne savais pas si je pouvais vous toucher comme d'habitude.

-J'ai laissé en plan Elisabeth, elle doit m'en vouloir à mort.

-Non excusez-vous et tout ira bien.

-J'ai mis fin à nos fiançailles, répondit Ciel.

-C'est bien de votre part d'avoir été clair avec elle, nous sommes désormais libres d'être ensemble.

-Qu'est-ce que tu entends par être ensemble ? demanda Ciel.

-En couple ou amoureux si vous préférez, comment estimez-vous notre relation ?

-Ben tu es mon majordome mais je t'aime.

-Nous sommes donc amoureux si vous préférez comme cela, répondit Sebastian.

-Je devrais me changer et retourner à mon travail.

-Oui vous avez des cours aujourd'hui, permettez-moi de le faire.

-Mais après tout cela, si tu me touches, je vais forcément être gêner.

-Je peux trouver une solution pour cela.

Sebastian banda les yeux de Ciel.

-Es-tu sûr ? demanda Ciel.

-Oui si vous ne voyez pas peut-être que vous serez plus à l'aise, essayons, voulez-vous.

Ciel ne voyait certes plus Sebastian mais était toujours mal à l'aise.

-Enlèves le tout de suite.

-Comme vous voulez.

Sebastian enleva le bandeau.

-Vous voilà changé, étiez-vous plus à l'aise ? demanda Sebastian.

-Non pas vraiment.

Ciel alla à ses occupations et Sebastian aux siennes.

Au milieu de l'après-midi, Sebastian vint amener le goûter de Ciel.

-Monsieur, tout se passe bien ?

-Oui merci Sebastian.

Puis il se rapprocha de Ciel et lui chuchota à l'oreille.

-Puis je vous tutoyer, monsieur, maintenant que nous sommes plus intimes ?

-Sebastian, ne dit pas ce genre de chose en chuchotant.

-Vous ne répondez pas à ma question.

-Je ne sais pas Sebastian, c'est peut-être un peu trop personnel.

-Vous comptez cacher notre relation ?

-Non, je compte en parler.

Soudain, on frappa à la porte, c'était Mey Linn.

-Monsieur, mademoiselle Elisabeth est là, elle demande à vous parler.

-Bien j'y vais, viens avec moi Sebastian.

Dans le salon, Elisabeth semblait déçue.

-Ciel, je sais que c'est malpoli de venir sans avoir prévenue mais je voulais éclaircir pour hier.

-Elisabeth, je suis désole si je t'ai blessé et ce n'est pas une attitude de gentleman de laisser en plan une lady.

-Ce n'est rien, je te pardonne mais je voudrais que tu me dises pour qui tu as annulé nos fiançailles.

-C'est Sebastian que j'aime.

-Mais il est plus vieux que toi et d'un rang social plus bas, depuis quand vous avez ce genre de relation ? Il t'a forcé à faire quelque chose ?

-Vieux tout est relatif, son rang m'importe peu et c'est récent. Non il ne m'a forcé à rien pourquoi tu le penses ?

-Ben parce que tu es jeune et influencable, il aurait très bien pu te forcer à faire des choses avec lui et puis vous êtes deux hommes. Comment comptes tu assurer ta descendance ?

Sebastian s'avanca vers Elisabeth et se prit d'un rire incontrôlable.

-Monsieur influencable ? Vous le connaissez peu mademoiselle. En effet je suis un homme mais de là à forcer les gens. Vous vous prétendez mieux que moi en tant que femme en lui sautant dessus sans son accord.

-Sebastian, c'est à moi de lui répondre.

-Je ne peux rester de marbre face à ses propos illogiques. Et je vous demanderai de plus toucher mon maitre.

-Tu crois que tu peux me parler de la sorte, tu es bien inférieur à moi, répondit Elisabeth.

-Mais quand est-ce que tu vas arrêter de dire n'importe quoi ? Tu parles de rang mais tu es comme tout le monde tu ne m'aimais pas vraiment au final. C'est mon rang qui t'intéressait. Je n'aurai peut-être des enfants avec Sebastian mais au moins, lui m'aime pour ce que je suis, pas mon argent. Vat-en et ne reviens plus, à moins que tu veuilles t'excuser auprès de lui.

-Tu rêves, je ne m'excuserai jamais devant un domestique d'un rang si bas.

-Alors vat-en.

Elisabeth s'en alla sans un mot.

-Monsieur, c'est la plus belle chose que vous auriez pu faire.

-C'est malheureusement très impoli pour une personne de mon rang, mais depuis le temps qu'elle m'énervait, j'en suis enfin débarrassé. Elle risque de le dire à tout le monde par contre.

-Comme cela tout le monde le saura, par contre vous n'avez pas répondu, puis je vous tutoyer ?

-Pas devant les gens mais quand nous serons seul oui, je te l'autorise.

-Je vous demande autre chose, m'autorisez-vous à parler de manière plus crue et familière quand nous serons dans une situation en particulier ?

-Quel genre de situation ?

-Quand nous ne ferons plus qu'un, monsieur.

-Oui.

-Je dois vous prévenir que je suis assez jaloux et possessif. Je ne tolérerai pas que l'on vous touche sans un minimum d'obligation et que des femmes soient trop insistantes autour de vous. Je tuerai tous les gens qui ont l'air menaçant ou suspects. Ne me trompez pas.

-Avec qui je te tromperai ? demanda Ciel.

-Personne de vivant du moins.

-Tu me fais peur quand tu dis ce genre de chose.

-On ne touche pas à ce qui m'appartient.

-Je peux exiger la même chose de ta part, Sebastian.

-Evidemment.

-Une dernière chose, avez-vous quelque chose contre les surnoms ?

-Non pourquoi ? demanda Ciel.