C'était la seconde nuit avec Sebastian pour Ciel. Il s'était un peu habitué à sa présence.
Mais il avait en tête ce que lui avait dit Lizzy avant de partir, cette histoire de descendance le travaillait.
Sebastian se réveillait.
-Tu es si loin de moi, en plus vous avez l'air soucieux.
Ciel fut perturbé par le mélange de tutoiement et de vouvoiement dans la même phrase.
-Ce mélange, c'est bizarre que l'on se tutoie d'un coup, répondit Ciel.
-Tu me l'as autorisé, cela vous gêne ?
-Non il faut que je m'habitue. Pourquoi tu mets les deux dans une phrase ?
-Parce que j'en ai envie, Ciel. D'ailleurs pourquoi vous ne vous rapprochez pas plus de moi ?
-Mon prénom plus cela, cela fait beaucoup.
-Est-ce gênant pour toi ? demanda Sebastian.
-Tu sais déjà la réponse non ?
-Allez viens rapprochez-vous de moi.
-Non je suis déjà assez prêt comme cela.
Sebastian se décida donc à se rapprocher lui-même de Ciel.
Il l'enlaca.
-Tu es trop proche.
-Est-ce un problème ? Tes parents n'étaient pas proches de toi ou ton frère ? demanda Sebastian.
-Mes parents oui mais j'étais plus proche de mon frère.
-Et Lizzy vous sautait dessus sans cesse pourtant.
-Je suis habitué mais ce n'est pas pour cela que cela me plait. Je ne pouvais rien pour ne pas la vexer. On m'a appris à bien me comporter avec une femme.
-Et c'est tout à votre honneur de respecter les femmes mais il faut des fois dire quand quelque chose ne vous plait pas, répondit Sebastian.
-Tu comptes mélanger les deux, dans toutes tes phrases ?
-Oui cela m'amuse, pas toi ?
-Je ne sais pas. Il est temps de bouger un peu.
Ciel comptait se lever mais Sebastian ne comptait pas le laisser faire.
Il l'en empêcha en l'immobilisa. Il était à présent au-dessus de lui.
-Je dois me lever, tu m'en empêches.
-Pas grave, on est dimanche tu n'as rien de prévus.
-Peu importe je veux bouger.
-On a le temps, voilà que le petit chaton est pressé.
Ciel se demanda s'il avait bien entendu.
-Ton quoi ? demanda Ciel.
-Tu es mon petit chaton, Ciel. Vous avez donné votre accord pour les surnoms, répondit Sebastian.
-Oui mais pourquoi celui-là ?
-Parce que vous êtes jeune et tu es comme un chaton, sauvage au premier abord puis avec le temps quand on vous apprivoise.
-Encore cette histoire de chat.
-Maintenant si l'on passait sur du plus pratique ? demanda Sebastian.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Sebastian enleva sa chemise.
-Tu comptes tout enlever ? demanda Ciel.
-Non sauf si tu le demandes.
-Non, dit Ciel tout embarrassé.
-Pour vous habituer aux contacts physiques, rien de mieux que du pratique, vous pouvez toucher tout ce que vous voulez.
-Sebastian, jamais je ne n'oserai.
Sebastian prit les mains de Ciel puis les posa sur son torse.
-Tout cela vous appartient, osez.
-C'est terriblement gênant, Sebastian.
-Je vais vous aider.
Sebastian guida les mains de Ciel vers ses abdos.
-Tu es si musclé, comment tu fais ?
-Bien tout ce travail, cela fait travailler le corps et ce n'est qu'un corps modelé selon les désirs de la personne.
Sebastian continua à guider Ciel mais plus bas cette fois.
-Sebastian, pourquoi tu poses mes mains à cet endroit ?
Les mains de Ciel était sur l'entrejambe de Sebastian.
-Je veux que vous sentiez un apercu de ce qui ira en vous un jour, répondit Sebastian.
-Tu dis les choses de manière bizarre.
-Tu trouves ? Tu préfères faire l'inverse peut-être ? Mais il me parait logique que ce soit moi qui vous …
Ciel coupa Sebastian.
-Ne dis pas la suite, tu dis les choses de manière trop familière.
-Vous me l'avez autorisé aussi.
-Je sais. Je voudrais me cacher dans un coin.
-Ne dites pas ce genre de chose, vous voulez peut-être la voir ? demanda Sebastian.
-Non, garde le reste.
-Ah vous êtes si mignon quand on vous met dans une gêne que vous ne contrôlez pas.
-C'est pire quand tu le fais remarquer.
-Je sais, j'aime bien te mettre dans l'embarra.
Sebastian guida une dernière fois les mains de Ciel et les posa sur ses fesses.
-Ne me dites pas que vous ne les avez jamais regardés, Avoues le.
-Je ne dirai rien là-dessus.
-Et j'ai dû supporter le harcèlement sexuel de votre tante sans rien dire.
-J'aurai peut-être dû dire quelque chose.
-Je te pardonne, comment résister à un petit chaton ?
-Arrêtes avec ce surnom.
-Puis je vous embrasser ? demanda Sebastian.
-Pourquoi tu demandes, si tu connais la réponse ?
Sebastian embrassa Ciel.
Ses baisers n'étaient définitivement pas pareils que ceux avec les autres.
Mey Linn frappa mais personne ne répondit.
Elle entra donc dans la chambre et tomba des nues quand elle vit la situation.
Son maitre, avec Sebastian au-dessus de lui, les mains placées sur les fesses de Sebastian. Son maitre et Sebastian en train de s'embrasser.
-Je suis désole, je dérange, je m'en vais.
Puis elle partit.
-On est grillés, je crois.
-Oui veux-tu que j'aille lui expliquer ? demanda Sebastian.
-Oui vas-y.
Sebastian se rhabilla, et alla trouver Mey Linn.
-Mey Linn je sais que cela a du vous choqué, je vais vous expliquer.
-Depuis quand faites-vous ce genre de chose avec le maitre ?
-c'est récent, ce n'est que la deuxième nuit.
-Et vous l'aimez ?
-Oui évidemment.
-Le jeune maitre est bien plus en avance que je ne le pensais, faire ce genre de chose à son âge, et mademoiselle Elisabeth ?
-Monsieur a rompu ses fiançailles depuis que nous sommes officiellement ensemble.
-Cela n'a pas été trop douloureux pour le jeune maitre ? Après tout il est assez jeune et vous êtes un homme.
-Non, il s'habitue doucement.
-Je suis heureuse pour vous, Sebastian.
-Merci.
Sebastian laissa Mey Linn.
De retour dans la chambre de Ciel, Sebastian trouva Ciel en train de s'habiller tout seul.
-J'aurai pu le faire.
-Je sais mais je suis capable de le faire.
-Pourquoi parce que je dois te toucher pour le faire ? demanda Sebastian.
-Tu sais très bien, bon je vais prendre l'air.
-Avez-vous besoin de ma compagnie ?
-Non mais plus tard oui.
Ciel parti.
-Il est décidément bien sauvage, ce chaton.
