Ciel avait recu une invitation d'Alois à venir passer la nuit chez lui.
-Pourquoi il m'invite ? Je ne suis pas son ami, je le déteste.
-Je ne sais pas, nous devrions y aller pour le savoir, je déteste Claude aussi.
-Etonnant, vous êtes tous les deux des démons. Tu crois qu'ils sont au courant pour nous ? demanda Ciel.
-Peut-être que mademoiselle Elisabeth leur a dit.
-Je devrais y aller ou pas ?
-Depuis quand me demandez-vous ce genre d'autorisation ou de conseils ? demanda Sebastian.
-Parce que je n'irai pas sans toi, évidemment. Alois ne m'inspire rien de bon, et encore moins Claude. Je ne sais pas quel genre de relations ils ont mais elle est douteuse.
-Tu trouves que la nôtre est moins douteuse ? demanda Sebastian.
-Non entre nous tout est clair.
-Et que suis-je pour vous ? demanda Sebastian.
-Indispensable.
-J'aurai pensé que tu dirais « mon majordome », répondit Sebastian.
-Tu vois je ne suis pas si prévisible que cela.
Sebastian se rapprocha de Ciel et posa sa main sur son menton.
-Indispensable est un vaste terme. En quoi te suis-je indispensable ?
-En tout.
-Il va falloir développer, Ciel.
-Tu sais très bien ce que je ressens pour toi.
-Evidemment mais cela a plus de sens si vous le dites vous-même, répondit Sebastian.
-Tu sais que je n'aime pas cela.
-Oui mais je ne suis pas n'importe qui, répondit Sebastian.
Il en profita pour embrasser Ciel.
-Tu ne fais pas cela avec tout le monde.
-Je veux bien y aller mais tu viens avec moi, je suis sûr que Alois va tenter quelque chose.
- Je veillerais à ce qu'il ne fasse rien, répondit Sebastian.
-J'y compte bien.
Le samedi suivant, ils allèrent donc chez Alois.
A la porte, Ciel frappa.
Claude ouvrit la porte.
-Bienvenus, entrez donc.
Dans le manoir d'Alois, Ciel observait le salon.
Claude les avait laissés pour aller chercher Alois.
-Je ne suis pas fan de son arrangement de la pièce, même son manoir est plutôt sombre.
-Chacun ses goûts en matière de décoration.
Alois finit par venir et sauta sur Ciel.
Sebastian l'arrêta.
-Veuillez ne pas être si familier avec Ciel.
-Ciel ? Depuis quand tu l'appelles par son prénom ? demanda Alois.
-Eh bien nous sommes en couple, répondit Ciel.
Claude apportait le thé.
-Quel dommage, si j'avais su j'aurais déjà tenté, si vous changez d'avis, faites-moi signe.
-Ne dis pas cela devant Sebastian, répondit Alois.
-Il ne changera jamais d'avis, restes éloigné de lui, répondit Sebastian.
-Quelle surprotection, tu comptes l'éloigner de tout ce qui est masculin ?
-Non juste les gens tel que toi, répondit Sebastian.
-Elisabeth me l'a dit, en fait c'est mon ex.
-Vous êtes sortie avec Elisabeth ? demanda Sebastian.
-Oui étonnant non ? répondit Alois.
-De quand cela date ? demanda Ciel.
-Oh cette année, elle ne t'a rien dit ? demanda Alois.
-Non je la pensais innocente. Et j'ai toujours pensé que tu étais plus du côté des hommes.
-Oui votre attitude l'a toujours faite penser, répondit Sebastian.
-En faite j'aime autant les hommes que les femmes.
-Oui monsieur ne s'est jamais vraiment décidé, répondit Claude.
Claude parti préparer le repas du soir.
-Je vais t'aider, répondit Sebastian.
-Reviens vite, dit Ciel.
-Je reviens.
Une fois seuls, Alois comptait bien tenter sa chance.
Du côté de la cuisine, la conversation allait bon train.
-Tu connais très bien les intentions d'Alois, pourquoi les a tu laissés seuls tous les deux ?
-Je sais qu'il va le rejeter, répondit Sebastian.
-Et s'il avait envie de comparer ? demanda Claude.
-Il n'y a rien de comparable à moi, répondit Sebastian.
-Tu es bien sûr de toi, et toi tu n'as pas envie de comparer ?
Claude prit Sebastian par la taille et se rapprocha de lui.
Dans le salon, Alois était sur Ciel.
-Tu ne veux pas comparer ? Si cela se trouve, je suis mieux que ton Sebastian.
