La visite se continua.

-Je t'emmène dans une pièce spéciale.

-Ah en quoi elle est spéciale ta pièce ?

-Eh bien, ouvre et tu verras, répondit Sebastian.

Ciel ouvrit la porte et fut surpris.

-Sebastian, c'est quoi ses vêtements ?

(Là tu te dis que c'était une pièce sm, n'est-ce pas ? Eh non 😊. Ce ne sera pas 50 nuances of grey version gay.)

La pièce était remplie de tenues un peu spéciales.

Ciel entra puis alla voir de plus près.

-Pourquoi tu as des tenues de pompier, policier, infirmière et médecin ?

Ciel n'en dit que certaines mais il y en avait une multitude de genre.

-Eh bien à une époque, j'avais un pacte avec une femme qui tenait un magasin de tenues de travail, et elle m'obligeait à porter ce genre de chose.

-Tu veux dire que tu te travestissais ?

-Non je n'ai jamais rien porté de féminin, sois rassuré. Elle avait un bon nombre d'anciens amants à tués, alors à chaque fois je changeais de profession pour pas me faire prendre.

-Tu as tué combien de personnes ? demanda Ciel.

-200. Elle avait eu pas mal d'amants.

-Cela fait un certain nombre. Et pourquoi elle les faisait tués après ?

-Elle était sans cesse déçue de leur attitude, ils finissaient par la larguer pour une autre femme, répondit Sebastian.

-Je ne chercherai pas à comprendre. Mais pourquoi tu as gardé tout cela ?

-Je pensais que cela pourrait resservir un jour, tu es tenté par les jeux de rôles, Ciel ?

-Non merci.

-Vous pouvez tout me demander, si vous voulez me voir dans une tenue en particulier, je peux réaliser tous vos fantasmes.

-Je n'ai pas de fantasme, Sebastian. Dois-je te rappeler que je n'ai que 15 ans ?

-Peu importe l'âge. On a tous des fantasmes ou des désirs personnelles.

-Pas moi. Toi avec ton histoire de chat, tu es le pire, répondit Ciel.

-Vous étiez tellement mignon, ne voudriez-vous pas le refaire ?

-Hors de question.

-Alors, vous pourriez réaliser un autre de mes fantasmes ?

-Non je suis sûr que quelque qu'il soit, ce sera douteux, répondit Ciel.

-J'arriverai à découvrir les votre.

-Bonne chance, j'en n'en ai pas, répondit Ciel.

Le soir venant, Ciel commençait à avoir faim.

-Sebastian, j'ai faim.

Sebastian rigola.

-Qu'est-ce qui est drôle ?

-Ici vous êtes la nourriture.

-Cesse de plaisanter, je veux manger.

- Oui mais ici c'est moi qui impose les règles, si tu veux manger, tu aides, répondit Sebastian.

-Je ne te serai pas d'une grande aide et n'oublies pas qui je suis.

-Ici vous n'êtes pas mon maitre. Tu oublies que tu es le menu pour la plupart des démons qui sont ici. Les humains se font rares ici, répondit Sebastian.

-Je veux bien essayer mais n'attends pas de compétence de ma part.

Dans la cuisine, Ciel tentait d'aider Sebastian.

-Vous êtes bien lent pour un simple découpage de légumes.

-On ne m'a jamais appris à le faire, il y a des gens qui cuisinaient pour moi je te rappelle.

-Il n'est pas trop tard pour changer. A ce rythme-là, vous ne mangerez pas avant des heures, répondit Sebastian.

-C'est ton rôle ce genre de chose.

-Et que m'offrez-vous comme compensation pour mon travail ?

-Je te laisse continuer.

-Ne vous perdez pas surtout, c'est grand, répondit Sebastian.

Ciel fit le tour et se rendit compte qu'il avait une pièce qu'il n'avait pas encore visité.

-Comparé à l'autre pièce, cela peut être pire.

Ciel ouvrit la porte.

-Il est vraiment obsédé ma parole.

-Obsédé, oui, mais ils sont tellement mignons.

Sebastian était derrière lui.

-Tu m'as surpris, ou s'arrête ton obsession ?

-Je ne m'en lasserai jamais, vous en voulez une ? demanda Sebastian.

-Non même en peluche, je n'en veux pas, éloignes ce truc de moi.

Sebastian tendit un chat en peluche à Ciel qui s'éloigna.

Sebastian posa la peluche puis s'avanca vers Ciel.

Ciel plaqué contre le mur, il lui dit :

-Ma seconde obsession c'est toi. Mais tu es moins docile qu'un chat et tu ne veux jamais rester sur mes genoux longtemps.

-Tu sais très bien que si je reste, tu finis par profiter.

-Vous profitez aussi de moi, répondit Sebastian.

-Tu sais pourquoi je préfère les chiens ? Ils sont plus dépendants que les chats et ils obéissent.

-Vous insinuez que je suis comme un chien ? demanda Sebastian.

-Oui puisque tu lèves la queue quand tu es content.

-Je ne suis pas le seul à lever la queue quand je suis excité.

-Tais-toi. Tu as fini ? Je meurs de faim.

-C'est ce qui s'appelle noyer le poisson, monsieur.

-Epargnes-moi tes remarques désobligeantes, répondit Ciel.

-Vous êtes chez moi, je peux agir comme bon me semble, répondit Sebastian.

Il s'approcha de Ciel qui cherchait à s'éclipser.

-Pourquoi tu cherches toujours à fuir ? demanda Sebastian.

Ciel n'approuvait pas les méthodes anti fuite de Sebastian.

-Je ne fuis pas, tu te fais des idées.

-Pourquoi tu ne viens jamais de toi-même vers moi ? demanda Sebastian.

-Parce que j'ai 15 ans, je suis un enfant, c'est immoral.

-Arrêtez de vous servir de votre âge pour justifier votre attitude, répondit Sebastian.

-N'en parlons plus, je veux manger maintenant.

-J'ai pu aller plus vite que d'habitude, comme tu ne m'obliges pas à faire comme un humain normal, répondit Sebastian.

Au diner, Sebastian semblait distant.

-Tu m'en veux ?

-Non, pourquoi je t'en voudrais. Je suis juste perplexe, répondit Sebastian.

-Je sais que je ne viens pas vers toi, je suis lent, désole.

-Ce n'est pas ta « lenteur », répondit Sebastian.

-C'est parce que l'on n'a pas été jusqu'au bout alors ?

-Non si j'avais voulu depuis longtemps, j'aurais pu compenser avec quelqu'un d'autre, répondit Sebastian.

-Tu as déjà eu envie de coucher avec d'autres personnes ?

-Envie, non. Pu, oui.

-Je ne pourrais jamais me forcer à venir vers toi, dit Ciel.

-Je le sais, mais de temps en temps, si vous veniez de vous-même, cela me rendrait heureux.

-je peux essayer mais je ne te garantis rien.

Plus tard, Ciel avait choisi de dormir seul.

Il regrettait déjà son choix.

-Je vais le rejoindre, mais c'est tellement grand ici.

En effet, Ciel s'était perdu et était retombé par hasard devant cette fameuse chambre.

Il hésita puis entra.

-Les gens sont vraiment bizarres.

En regardant les différentes tenues, Ciel commenca à se demander laquelle irait mieux à Sebastian.

-Le pompier, non. Policier, peut-être.

Il s'arrêta sur une tenue en particulier.

-Sebastian serait bien en médecin.

-Un médecin qui profite de la faiblesse de son patient, n'est-ce pas ? chuchota Sebastian.

Ciel surpris se retourna.

-Tu m'as fait peur, pourquoi tu ne préviens jamais quand tu arrives vers moi ?

-C'est ce que l'on appelle l'effet de surprise, et c'est amusant de vous faire peur.

-Imbécile.

-Vous avez donc des fantasmes, je prends note, répondit Sebastian.

-Je n'ai pas dit cela, tu te méprends.

-Moi personnellement j'ai mon idée pour toi sur cette question.

-Je préfère ne pas savoir, répondit Ciel.