Ciel était dans la buanderie avec Alois, qui s'était invité sans prévenir.

-Pourquoi on reste ici ? demanda Alois.

-Je me demande comment cela fonctionne. Comment Sebastian fait pour s'en servir ?

-Demandes-lui. Je n'en sais pas plus.

-Mon chaton semble curieux aujourd'hui ? Veux-tu que je t'explique sweetheart ?

-Sweet quoi ?

-Sweetheart mais tu préfères peut-être grand chaton ou mon chaton tout court ? demanda Sebastian.

-Ciel tout court.

-Tu veux te mettre à la lessive ?

-Non évidemment Sebastian. Je me demande comment on peut avoir la patience de le faire.

-Il faut bien sinon tu ne mangerais pas non plus et tu n'aurais aucun vêtement de propres. Pour information, c'est plus Mey-Linn qui s'en sert. Moi je rattrape ses erreurs.

-Moi c'est Claude qui fait la lessive.

-Mais je suis curieux que faites-vous ici ? demanda Sebastian.

-Eh ben Ciel et moi, on est ami.

-Non tu n'es même pas une connaissance, répondit Ciel.

-Enfin on commence à se connaitre non ? Tu es un ami pour moi.

-Tant mieux pour toi, répondit Ciel.

-Vous devriez être moins blessant avec lui. Puis-je vous suggérer de prévenir la prochaine fois ?

-Si je préviens tu ne m'aurais pas laisser entrer, Sebastian, dit Alois.

-Ce n'est pas faux. Tu n'aurais déjà pas dû entrer, répondit Ciel.

-Voulez-vous que je le laisse à la porte la prochaine fois ? demanda Sebastian.

-Oui, Sebastian.

-Ce n'est pas vraiment gentil, en plus je suis venu demander des conseils, dit Alois.

-Des conseils sur quoi ? demanda Sebastian.

-Ne réponds pas à ma place, répondit Ciel.

-Pardon chaton mais je voulais savoir si c'était un de vos domaines de connaissance, répondit Sebastian.

-Sur Claude et son attitude envers moi.

-Ah tu te demandes enfin pourquoi vous le faites avec d'autres gars ? demanda Ciel.

-Non Claude n'agit pas comme d'habitude. Il demande avant de m'embrasser et il est beaucoup trop distant. Il laisse des fleurs, des mots.

-Quel genre de mots ? demanda Sebastian.

-Hé bien des trucs romantiques, cela en est presque flippant, répondit Alois.

-Je ne trouve pas, c'est juste normal. C'est une preuve d'amour. Il t'aime vraiment je crois.

-Oui il doit vous aimer beaucoup pour abandonner l'idée d'aller voir ailleurs. Veux-tu que je fasse preuve de ce genre d'intention ? demanda Sebastian.

-Non ton journal est suffisant. Je le lis déjà et tu écris beaucoup de niaiseries sur moi.

-Tu n'aimes pas ce que j'écris sur toi ?

-Non du tout et ce que tu es flippant quand je dors. Tu devrais t'occuper autrement qu'en m'observant, répondit Ciel.

-Mais tu es la seule chose la plus intéressante de ma vie. Que veux-tu que je fasse d'autre la nuit ?

-Travailler puisque tu ne dors pas, répondit Ciel.

-Je travaille déjà la journée.

-Tu pourrais voir tes amis les chats, ils sont nocturnes comme toi.

-Les chats ne sont pas aussi intéressants que toi, mon chaton.

-Je fais quoi ? demanda Alois.

-Déjà allez discuter dans une autre pièce, suggéra Sebastian.

La discussion se poursuivit dans le bureau de Ciel.

-Alors je fais quoi ?

-Tu le laisses faire ou tu changes de copain.

-Je ne veux pas changer de copain ni de domestique, répondit Alois.

-Alors tu acceptes ces intentions, c'est bien dans un sens qu'il soit plus attentionné. Tu ne devrais pas t'en plaindre, répondit Ciel.

-Monsieur a raison, accepter les. D'ailleurs j'en aimerais autant de monsieur de temps en temps.

-Je te laisse déjà coucher avec moi, c'est pas mal, non ? demanda Ciel.

-Faire l'amour n'a rien à voir avec de quelques intentions.

-Tu voudrais quoi alors ? Tu ne veux pas de cadeaux, tu n'es pas matérialiste.

-Cherchez par vous-même, mon chaton, répondit Sebastian.

-Qu'est-ce qu'il veut ?

-Je te laisse. Je crois que c'est plus clair, dit Alois.

Ciel passa le reste de la journée à méditer sur les envies de Sebastian.

Alois de retour fut accueilli par Claude.

-Bonsoir my highness.

-Tu m'aimes Claude ?

-Evidemment.

-C'est pour cela que tu agis différemment ces temps-ci et qu'on ne voit plus d'autres personnes ?

-Oui je ne me vois plus partager. Je croyais que cela te faisait plaisir alors j'ai accepté, répondit Claude.

-Embrasses-moi sans mon autorisation et agis comme d'habitude. En fait de temps les fleurs et les mots j'accepte mais pas tout le temps.

-Je prends note. Comment va le couple ?

-Bien apparemment.

Ciel avait cogité toute la journée de la veille.

Et il avait une idée.

Il écrivit un mot et alla trouver Finnian dans le jardin.

-Tu sais quel genre de rose aime Sebastian ?

-Non je ne connais pas ses goûts personnels, pourquoi pas une rouge ? Cela symbolise la passion.

-Oui c'est une bonne idée.

Puis il s'introduit dans la chambre de Sebastian et y déposa le mot et la rose.

Au moment de déposer la rose, il se piqua le doigt.

-Aie, ca fait mal.

-Fais attention aux épines.

Sebastian prit le doigt de Ciel et stoppa le saignement.

-C'est dégoutant, Sebastian.

-C'est comme un baiser indirect, c'est juste de la salive. Tu comptais laisser et repartir ?

-Oui et que tu tombes dessus, c'était censé être une surprise. Mais c'est raté.

-Puis-je lire ? demanda Sebastian.

-Oui …

Sur le mot était marqué « je t'aime ».

-Vous avez fait simple mais je n'avais pas besoin de plus et cette rose rouge est intéressante.

-Pourquoi ? demanda Ciel.

-La passion que nous vivons, mon chaton.

-Je ne savais pas quelle couleur te symbolisait le plus, répondit Ciel.

-Tu as bien choisis.

-Cela te fait plaisir ? demanda Ciel.

-Oui énormément mais moi aussi j'ai une surprise pour toi. Suis-moi.

Sebastian emmena Ciel dans la buanderie.

-Tu veux m'apprendre à m'en servir ? C'est inutile.

-Non je vous veux vous sur la machine à laver.

-Pourquoi la machine à laver ?

-Parce que la première fois que je vous ai vus dans cette pièce, l'idée m'est venu. Toi petit chaton et moi.

-Tu me laisses le choix ? demanda Ciel.

-Evidemment, je ne vous ai jamais rien imposé.

-Laisses-moi réfléchir …