De retour à l'intérieur du manoir, Ciel était bien décidé à montrer à Sebastian qu'il voulait rattraper le temps perdu.

Mais celui-ci semblait plus préoccupé par la santé de son petit copain.

Ainsi quand Ciel lui sautait dessus, il le repoussa.

-Attends tu voulais et que tu ne veux plus ?

-Ce n'est pas cela, j'en ai toujours envie mais tu es trempé.

-Et alors ? demanda Ciel.

-Tu risques de tomber malade, répondit Sebastian.

-Ce n'est pas grave, on s'en fiche et je vais bien.

Puis Ciel retenta mais Sebastian le stoppa de nouveau.

-Non tu es trempé. Tu files te changer et te réchauffer.

-Tu n'as plus l'obligation de te soucier de ma santé, Sebastian.

-Je ne m'en suis jamais soucié par obligation, petit chaton. Maintenant tu écoutes ce que je dis.

-D'accord …

Sebastian changea Ciel qui prenait un malin plaisir à le provoquer.

-Petit chaton est joueur ce soir.

Puis Ciel éternua.

-Je vais bien, je te dis.

-Vraiment ?

Sebastian vérifia si Ciel n'avait pas de fièvre.

-Je ne vois rien de grave pour l'instant mais il vaut mieux être vigilant. Couches-toi.

-Depuis quand c'est toi qui me dis ce que je dois faire ? demanda Ciel.

-Il est vrai que je n'ai plus à veiller sur toi, mais si je le fais c'est pour quelle raison à ton avis ?

-Parce que tu m'aimes.

-Pas uniquement parce que su tu mourais un jour, je serai seul.

-Je ne suis pas prêt de disparaitre, tu sais. Tu as vraiment peur de te retrouver seul ?

-Eh bien la seule raison pour laquelle je suis venus et reste ici, c'est vous. Si vous disparaissiez, je n'aurais plus de raison de rester.

-Tu serai triste si je disparaissais ? demanda Ciel.

-Tu connais déjà la réponse.

-Oui mais dis-le, je te le demande, répondit Ciel.

-Oui, pas vous petit chaton ?

-Evidemment, tu es le centre de la vie. Tu ne peux pas mourir Sebastian ?

-Eh bien peut-être si tu me brises le cœur un jour. Je n'ai jamais aimé un humain avant, je ne sais pas.

-Il est hors de question que tu meurs, je ne ferai jamais cela, répondit Ciel.

-Je n'en doute pas alors tu veux bien aller te coucher pour me faire plaisir ?

-D'accord mais tu restes avec moi.

-Evidemment, répondit Sebastian.

Ciel s'endormit rapidement et Sebastian veillait sur lui.

C'était l'aube et Sebastian allait se consacrer à son travail quand il reprit la température de Ciel.

-Tu es brûlant, petit chaton.

Sebastian avait réveillé Ciel.

-Tu t'en vas déjà ? Restes.

-Tu as pris froid, je vais réchauffer la pièce et je reviens.

-Attends, tu peux me réchauffer autrement, répondit Ciel.

-Petit chaton, je te promets de faire ce que tu veux quand tu te seras rétabli.

-Tu peux le faire maintenant, répondit Ciel.

-Non je ne profite pas de quelqu'un de malade. Je vais chercher de quoi réchauffer la pièce puis je vais préparer ton déjeuner.

Sebastian laissa Ciel puis revient 30 minutes plus tard.

Sebastian entra puis vu Ciel endormi.

-Il s'est endormi, je ne vais le réveiller.

Sebastian posa le déjeuner de Ciel et remit du bois dans le feu de la cheminée.

Il se demandait s'il devait s'en aller ou rester pour être présent au réveil de Ciel.

Puis il se souvenu de ce que Ciel avait dit :

-Restes.

Il décida donc de rester.

Ciel se réveilla des heures après.

Il fut content de retrouver Sebastian près de lui.

-Tu te sens mieux ? demanda Sebastian.

Il toucha son front puis fut rassuré.

-Tu n'as plus de fièvre. Tu as faim ? C'est sûrement froid mais bon.

Ciel bu son thé.

-Ce n'est pas grave. Tu te rappelles quand on était dans ta maison en enfer, la fameuse pièce avec ces tenues, eh bien …

-Tu veux que je mette une en particulière ? demanda Sebastian.

-Oui j'ai réfléchi et je voudrais que tu me soignes mais d'une manière particulière.

Sebastian avait compris le sous-entendu de Ciel.

-Je comprend petit chaton tu veux que je profite de mon patient ?

-Tu dis cela de manière abusive, Sebastian.

-Pardon mais concrètement je ne voyais pas comment le dire autrement. Je suis partant, petit chaton J'irai en enfer chercher ce qu'il faut.

-En fait je pensais y retourner avec toi, mais c'est ton domaine donc il faut que tu sois d'accord.

-D'accord mais ton travail ? demanda Sebastian.

-Je peux faire une pause sans problème.

-Pourquoi là-bas et pas ici ?

-Parce que là-bas, je me sens plus désinhibé. Ici je suis prisonnier de ce que l'on m'a inculpé alors que là-bas non.

-L'enfer te dévergonde, chaton ? demanda Sebastian.

-Oui assez.

-C'est entendu, demain c'est trop rapide pour partir ? demanda Sebastian.

-On va croiser Claude ? demanda Ciel.

- Pas sûr, la dernière fois, c'était peut-être le hasard.

-Je pourrais te demander une faveur là-bas ? demanda Ciel.

-Oui mais quel genre ?

-Je te le dirai là-bas.