Ciel était revenu sur terre par obligation.
En effet, il avait trébuché accidentellement et s'était fait une entorse.
Sebastian avait immédiatement réagi et en moins de temps qu'il ne fallait, Ciel se retrouvait à l'hôpital sur terre.
Ciel était désormais sur terre et Sebastian s'occupait encore plus de lui.
Sebastian estimait que c'était son rôle de veiller sur son petit chaton à lui.
Ciel, par contre, trouvait que Sebastian s'inquiétait trop.
Ce matin encore, Sebastian l'aidait à marcher jusqu'à son bureau, ce qui voulait dire pour lui le porter.
-Non je refuse ! Tu m'aides à marcher et c'est tout.
-Tu n'es pas lourd Ciel, si c'est ce qui s'inquiète. Il ne faut pas empirer cette entorse.
-Ne culpabilises pas, c'est ma faute si je me suis fait cela, répondit Ciel.
Deux jours plus tôt, Ciel descendait l'escalier quand il apercu Sebastian en bas.
Il se pressa donc et finit par rater des marches.
Sebastian venu vers lui et lui demanda :
-Ciel, tout va bien ?
-Non j'ai mal.
-C'est rare de de voir déconcentrer. Qu'est-ce qui t'a distrait ?
-Toi, imbécile !
Puis Sebastian l'avait ramené sur terre et l'hôpital avait suivi.
Et depuis Ciel ne pouvait plus se déplacer facilement.
-Mais je suis un peu fautif aussi parce que je suis la cause de ton accident. Je t'ai déconcentré, je suis coupable alors je me dois de me prendre soin de toi. Mais je suis flatté que tu te sois pressé pour venir vers moi.
-Tu n'es pas obligé de me porter, je ne suis pas un enfant j'ai 16 ans je te rappelle, répondit Ciel.
-C'est normal mais si tu ne veux pas, je peux faire autrement.
Sebastian proposa sa main à Ciel.
-Je vous aide petit chaton ?
Ciel accepta sa main et fini par rejoindre son bureau lentement mais sûrement.
Une fois assis dans son fauteuil, Ciel soupira.
-J'en ai encore pour deux semaines, j'en ai déjà marre.
-Si je te portais, tu irais plus vite, répondit Sebastian.
-Non pas question.
-Comme vous voulez. Appelle-moi si tu as besoin.
Puis Sebastian s'en alla.
-Enfin seul.
Le travail s'accumulant, Ciel en vint à bout.
Il finit par ressentir de nouveau cette douleur.
Il appela Sebastian.
Sebastian arriva très rapidement.
-Tu as besoin de moi ?
-Oui tu es un démon, fais quelque chose, j'ai trop mal.
-Je ne peux malheureusement rien faire que les calmants que vous prenez, répondit Sebastian.
-Les démons ne peuvent pas apaiser la douleur ?
-Non je suis désolé de ne pouvoir rien faire pour toi. Je peux faire pleins de choses mais pas enlever toute douleur à une personne.
Sebastian alla vers Ciel et le souleva.
Puis il s'assit à sa place et le posa sur ses genoux.
-Sebastian qu'est-ce que tu fais ?
-Je t'aide comme je peux, petit chaton.
-En quoi cela m'aide que je sois sur tes genoux.
Sebastian serra Ciel.
-Je peux te réconforter.
-Tues-moi plutôt si tu veux m'aider.
-Tu plaisantes Ciel ? Ce n'est que deux semaines, tu survivras, répondit Sebastian.
-Parles pour toi, tu ne ressens pas la douleur, alors c'est facile.
-Tu te trompes, je la ressens, des fois. Souviens-toi du bateau et de ce qui s'est passé.
-C'est vrai, je suis désolé. Je m'emporte un peu, répondit Ciel.
-Ce n'est rien mais ne me demandes plus jamais de te tuer, tu m'entends ?
Puis Sebastian obligea Ciel à le regarder.
-Si tu parles encore de mourir, je m'énerverai vraiment. Tu sais ce que cela me ferait si tu mourais ?
-Je suis désolé, je le sais oui, répondit Ciel.
-Apparemment non, alors je vais te rafraichir la mémoire. Si tu meurs je n'ai plus aucune raison de rester et je perdrais toute envie de vivre sans toi. Je ne veux pas que si tu meurs et toute menace pour ta vie sera débarrassée par mes soins. Alors je ne t'autorise pas à mourir, parce que moi je mourais de chagrin, tu comprends ?
-J'ai compris mais j'ai vraiment mal.
Ciel serra ces bras autour de Sebastian et posa sa tête sur son épaule.
-Je ne compte pas mourir, je compte bien me venger et je ne veux pas t'abandonner.
-Je le sais, petit chaton.
Ciel releva la tête et demanda à Sebastian :
-Je veux un baiser et que tu me ramènes dans le salon.
-Puis-je te suggérer la chambre ?
Sebastian posa ses lèvres sur celle de son jeune amant.
-Je pourrais t'y tenir compagnie ?
-Ne rêves pas, je vais me détendre dans le salon. Porte-moi jusque-là.
Sebastian porta Ciel et le déposa sur le divan.
-Je te laisse seul, j'ai forte à faire encore.
Quelques heures plus tard, Ciel ne pensait à rien.
Il entendit la sonnette de la porte.
-Sebastian, va ouvrir.
Sebastian alla ouvrir la porte et tomba sur Alois suivi de Claude.
-Quelle surprise de vous voir tous les deux.
-Je viens voir Ciel, je peux entrer ? demanda Alois.
-Je vais lui demander, patientez.
Sebastian ferma la porte et alla vers le salon.
-Petit chaton, c'est Alois et Claude. Je les fais entrer ?
-Je ne sais pas, cela dépend du motif de leur visite mais oui tu peux.
Sebastian reparti vers la porte d'entrée et ouvrit.
-Petit chaton consent à vous recevoir. Veuillez entrer.
Sebastian les guida dans le salon.
Alois remarqua le plâtre de Ciel.
-Ciel tu t'es fait cela comment ?
Puis il toucha la jambe de Ciel.
-Aie n'y touches pas ! C'est la faute à Sebastian, je l'ai vu et j'ai oublié les marches alors je suis tombé.
-L'amour rend aveugle au point de ne plus regarder devant soi, dit Claude.
-Pourquoi êtes-vous là en fait ? demanda Sebastian.
-Je viens annoncer une bonne nouvelle à Ciel, regardes.
Alois montra sa main et un anneau attira l'attention de Ciel.
-Vous êtes marié ? Comment tu as fait ?
-Non évidemment, je n'ai que 16 ans. On est fiancé, répondit Alois.
-C'est exact, je suis fiancé avec Alois. Tu es jaloux, Sebastian ?
-Non pourquoi je le serai ? Je serai marié dans deux ans avec petit chaton.
-Je n'ai pas dit oui encore, Sebastian.
-vous n'étiez pas contre, pourquoi me diriez-vous non ? demanda Sebastian.
-On est invité, Alois ?
-Oui bien sûr, vous serez invités tous les deux au mariage.
-Je viendrais avec plaisir avec petit chaton, répondit Sebastian.
Le temps passa et on était déjà le soir.
-Vous restez pour dîner ? demanda Sebastian.
-Tu ne demandes pas ton avis ? C'est chez moi tout de même.
-On reste, répondit Claude.
-Tu réponds à ma place maintenant ? demanda Alois.
-Oui je veux rester, répondit Claude.
-Restez alors. Sebastian, prépares quelque chose de simple.
-Très bien.
Sebastian prépara le dîner et Alois et Claude allaient s'en aller.
-Merci, tu cuisines vraiment bien Sebastian, dit Alois.
-Pour un démon, tu as le sens du goût, répondit Claude.
-Merci.
Puis ils s'en allèrent et Sebastian avait une idée en tête.
Il retrouva Ciel et le porta jusqu'à sa chambre.
Il le déposa sur le lit et lui dit :
-Je vais te faire oublier ta douleur pour quelque chose de bien plus plaisant.
-Je t'aime Sebastian et je dirai oui dans deux ans.
-Je compte bien te passer la bague au doigt. Je vous aime petit chaton et j'espère que vous vous presserez toujours vers moi. Mais la prochaine fois, regardez devant vous, répondit Sebastian.
Puis il embrassa son jeune amant.
