Ciel devait encore garder une semaine son plâtre.
Il avait hâte de pouvoir l'enlever.
Sebastian le voyant déprimé, lui proposa de sortir.
Ciel accepta.
Ils se baladaient dans les rues de Londres.
-Cela te fait du bien de sortir de chez toi, n'est-ce pas chaton ?
-Oui enfin je veux juste pouvoir marcher tout seul.
Sebastian l'aidait toujours, lui tenant la main partout.
Ciel n'en avait pas honte mais ne voulait pas forcément attirer l'attention sur lui.
-Je veux rentrer, j'en ai marre.
-Déjà mais on vient à peine de sortir, je refuse, répondit Sebastian.
-Tu refuses ?
-Oui je ne dois plus t'obéir mais je suis encore là pour juger de ce qui est bien pour toi.
-Dans ce cas, je rentrerai seul, répondit Ciel.
-Tu ne pourras pas marcher seul longtemps.
-Je m'en fiche.
Puis Ciel s'en alla seul. Sebastian ne lui courait pas après, il savait qu'il n'irait pas très loin.
Ciel tomba dans une rue mal fréquenté connu pour sa prostitution et des gens mal intentionnés.
-Mince, ma jambe me fait mal.
Il fit marche arrière et regagnait la rue ou Sebastian l'attendait.
Il savait très bien qu'il ne partirait pas sans lui.
Il vit une enfant s'approcher de lui.
-Monsieur, vous n'auriez pas une pièce.
-Non désolé.
La petite fille s'approcha de lui et sorti un couteau.
-Donnez-moi votre bague et je ne vous tue pas.
-Tu plaisantes ? Tu me tuerais pour une bague de si peu de valeur ? répondit Ciel.
-Oui alors donnez-là moi.
-Pas question !
La petite fille approcha son couteau et tenta de plantée Ciel.
Mais Sebastian l'en empêcha.
-Je suis au regret de vous en empêcher, jeune fille.
Puis il prit le couteau et le pointa vers la petite fille.
-Je peux la tuée Ciel ? Elle a tenté de vous agresser.
-Non tu es fou ! Ce n'est qu'une enfant. Ne la tue pas.
-Mais elle a tenté de vous tuer. Je ne peux pas la laisser en vie enfant ou pas.
-Sebastian c'est une enfant, elle a sûrement ses raisons pour voler les gens, répondit Ciel.
-Cela ne l'excuse pas.
La petite fille remarqua les yeux rouges de Sebastian et cela lui rappela de mauvais souvenirs.
Elle paniqua et s'en éloigna.
-C'est un démon ! Fuyez-le. Il vous fera du mal.
Ciel s'étonna de sa peur face à Sebastian.
-Tu n'as rien à craindre. Sebastian menace tout le monde. Tu as déjà vu des démons ? demanda Ciel.
-Oui je me suis enfuie. Ils sont à ma poursuite.
-Je vois, cela ne m'étonne pas. Reprenons depuis le début, quel est ton prénom et quel âge as-tu ? demanda Ciel.
-J'ai 10 ans et je m'appelle Camille.
-Ou sont tes parents ? demanda Ciel.
-Les démons les ont tués.
-Je vois, tu veux venir chez moi ?
-Tu es fou, Ciel ! Elle a tenté de te tuer. Tu fais quoi si elle recommence ?
-Il n'y a rien à craindre, c'est un réflexe de défense. On ne va pas la laisser seule dans la rue, c'est trop dangereux répondit Ciel.
-Ne te plains pas si elle retente de te tuer.
-Elle ne le fera pas.
Puis Ciel lui tendit la main.
-Tu viens avec moi Camille ?
Camille hésita partir chez un inconnu ne la rassurer pas.
-Vous ne ferez de mal ?
-Non lui non plus. C'est un gentil démon. Il parait méchant mais non.
-Je parais méchant, Ciel ?
-Ben oui tu menaces une enfant, répondit Ciel.
-Tu m'as dit d'incendier un endroit avec des enfants, je te rappelle petit chaton.
-Ce n'était pas pareil.
Camille se décida à prendre la main de Ciel.
-Je m'appelle Ciel Phantomhive et lui c'est Sebastian mon majordome et compagnon. On va se marier donc futur mari un jour.
-Vous allez vous marier avec un démon ? demanda Camille.
-Oui je l'aime. Il prendra soin de toi aussi bien qu'il prend soin de moi.
-Je n'ai pas dit que je le ferai. C'est toi qui insistes pour l'emmener.
Une fois au manoir de Ciel, Camille n'en revenait pas de la grandeur de l'endroit.
-C'est beaucoup trop grand, monsieur.
-Appelles-moi Ciel, pas monsieur. Je n'ai que 16 ans après tout.
-Ou sont vos parents ? demanda Camille.
-Ils sont morts il y a longtemps. Sebastian prépare-lui une chambre.
-Très bien mais je ne prendrais pas soin d'elle.
-Sebastian, c'est une enfant. Pourquoi tu te méfies autant ? demanda Ciel.
-Elle savait tuer, on lui a appris. Je me méfis de tout le monde. Si tu crois qu'une enfant est innocente, tu te trompes.
Sebastian prépara une chambre et Camille qui avait terriblement peur de Sebastian se cachait derrière Ciel.
-Voilà pour mademoiselle.
Puis Sebastian s'en alla.
-Je le déteste, il va me faire du mal.
-Mais non, tu n'as aucune raison de te méfier lui. Il a juste du mal avec ceux qui tentent de me tuer et il est assez méfiant. Tu peux rester autant que tu veux.
-Mais lui il ne veut pas votre majordome, répondit Camille.
-Il finira par changer d'avis.
Camille resta dans sa chambre, elle avait bien trop peur de sortir.
Ciel travaillait et convoqua Sebastian.
-Tu as quoi contre cette enfant ?
-Je n'ai rien contre elle, c'est juste qu'elle me fuit. Petit chaton, lui proposer de rester est une mauvaise idée.
-Elle ne tentera rien, répondit Ciel.
-Ah bon ? Si tu crois qu'elle ne tentera rien dans la nuit, tu te trompes.
Le soir Ciel s'occupa de la petite Camille.
-Si tu as un problème, viens frapper à la porte.
-Sebastian me déteste.
-Non ne t'inquiètes.
-Ils ne viendront pas me retrouver ici les démons ? demanda Camille.
-Non ne t'en fais pas. Bonne nuit.
Ciel revient dans sa chambre mais Sebastian lui faisait la tête.
-Si elle vient, je veux que tu t'occupes d'elle. Elle semble avoir peur de toi mais tu dois lui montrer qu'elle n'a aucune crainte à avoir.
-Je refuse. Fais-le toi. C'est toi qu'elle apprécie, pas moi. Elle a juste peur de moi comme si j'étais la peste, répondit Sebastian.
-Raison de plus de faire le premier pas.
Puis Ciel s'endormit mais Sebastian veillait.
Il pensait que la petite retenterait sa chance la nuit et voulait prouver son erreur à Ciel.
Il entendit quelqu'un frapper à la porte.
Ciel dormait à poings fermés et il ne voulait pas le déranger.
Il ouvrit la porte de la chambre et trouva la petite en train de pleurer.
-Je suis désolé, je vais m'en aller. Vous ne m'aimez pas alors je vous gêne.
Les larmes de la petite touchèrent Sebastian qui ressenti de l'affection pour elle.
-Non je prends juste mal le fait que vous avez peur de moi jeune demoiselle. Je refuse de vous laisser partir, Ciel semble tenir à vous. Venez, je vous ramène à votre chambre et je vous aiderai à vous endormir.
Sebastian tendit sa main et Camille la prit.
-Vous tremblez, mademoiselle, qu'est-ce que ses démons vous ont-ils fait pour que vous avez peur à ce point-là ?
-Je ne veux pas en parler.
-Très bien, j'attendrais que vous en parliez de vous-même, répondit Sebastian tout sourire.
Il resta auprès de la petite jusqu'à qu'elle s'endorme.
Il n'osait pas quitter son lit alors il reste avec elle et veilla sur elle.
Camille moins méfiante, se colla à Sebastian.
La nuit passa et le matin vint rapidement.
Ciel ouvrit les yeux et ne vu pas Sebastian.
-Il est ou ?
Ciel sorti de sa chambre et alla voir dans la chambre de sa petite protégée.
Il la trouva endormit, dans les bras de Sebastian.
-Eh bien, je vois que l'on a été adopté.
-Elle est venue en pleine nuit, j'ai dû la réconforter et je suis resté. Je crois que j'y suis attaché. Tu voudrais bien qu'on l'adopte ?
-Sebastian c'est une enfant pas un chat. Il faudrait qu'elle le veuille et puis je ne pourrais le faire qu'à mes 18 ans.
-Je sais que ce n'est pas un chat. Mais elle mérite d'être heureuse. On lui propose ?
-Oui ma foi, si elle le veut, répondit Ciel.
Ciel alla près de Sebastian et attendit que la petite Camille se réveille.
Elle se réveilla entouré de ses deux parents adoptifs.
-Tu as bien dormis ? demanda Ciel.
Camille se rendit compte qu'elle était très proche de Sebastian.
Elle se décolla rapidement.
-Pardon, ne me faites pas de mal.
-Tu n'as rien fait de mal. Dis-moi tu voudrais rester ici ? On pourrait t'adopter, répondit Sebastian.
-M'adopter ? demanda Camille.
-Oui, t'adopter si tu le souhaites, répondit Ciel.
Camille réfléchit, un foyer aimant, un endroit au chaud et deux parents potentiels.
-Je ne peux pas vous en demander autant.
-On veut vraiment t'adopter, répondit Ciel.
-Oui, tu es libre de dire oui ou non, tu peux rester ici dans tous les cas, répondit Sebastian.
Camille réfléchit et dit :
-Oui je veux rester ici et que vous m'adoptiez.
-Je ne pourrais t'adopter que dans deux ans officiellement.
-Mais avant on te considère comme notre fille, répondit Sebastian.
La petite pleura.
-Ne pleures pas, dit Sebastian en la prenant dans ses bras.
La famille venait de s'agrandit, ils ne pourraient peut-être pas concevoir d'enfants mais ils venaient d'adopter une enfant.
