Ciel de retour sur terre avait décidé de lui aussi donner un surnom à Sebastian mais il ne semblait pas lui plaire.
Pourtant Ciel l'aimait bien et Sebastian lui avait bien imposé le sien alors il comptait faire pareil.
-Je n'aime pas, cesses de m'appeler comme cela.
-Mais enfin mon lapin, tu n'aimes pas ? demanda Ciel.
-Non le nom du chien c'était limite déjà alors mon lapin. Ciel, vous savez que je n'aime que les chats.
Camille très observatrice observait beaucoup ses parents adoptifs.
-Pourquoi papa te vouvoie et te tutoie des fois ? demanda Camille.
-Je ne sais pas, je lui ai dit de choisir mais il le fait toujours.
-J'aime bien le mélange subtil entre le tutoiement et le vouvoiement, kitty.
-Par contre tu n'acceptes pas mon surnom pour toi, répondit Ciel.
-Parce que je n'aime pas les lapins et regardes-moi bien, j'ai une tête de lapin ?
Ciel fixa Sebastian.
-Non mais moi je n'ai pas la tête d'un chaton non plus. Tu devrais être flatté que tu sois assez spécial.
-C'est faux, tu as la tête d'un chaton.
-Non et si tu dis que je suis mignon, je te tue ! répondit Ciel.
Sebastian s'approcha de lui et lui dit :
-Si tu es si mignon. Tu m'aimes trop pour me tuer. Tu ne pourrais pas vivre sans moi.
-Je trouverai peut-être mieux, plaisanta Ciel.
-Tu vas voir si tu trouves mieux, essaie donc.
-Sinon quoi ? demanda Ciel.
-Sinon …
Puis Sebastian approcha son visage de celui de Ciel et l'embrassa.
-Sinon tu m'embrasses ? C'est léger pour un démon venu de l'enfer.
-Non tu ne peux pas me tuer de toute façon.
Camille les rejoignit et demanda à Sebastian :
-Vraiment papa, on ne peut pas tuer un démon ?
-Non ma petite kitty. Et si je le savais je ne dirai pas à papa comment le faire.
-Tu tuerai papa ? demanda Camille.
-Non ma puce, j'aime trop papa et puis je peux lui faire de la peine autrement.
-Et comment ? demanda Sebastian.
-Je vais travailler.
Camille suivait de cours avec un précepteur privé.
Sebastian aurait bien voulu le faire mais il s'occupait déjà de la cuisine, de l'entretien d'un manoir entier et de son compagnon.
Il était méfiant cependant et avait tendance à vérifier que tout se passe bien.
Aujourd'hui encore ne faisais pas exception.
Il frappa puis entra.
-Tiens quel surprise, votre père. Comment allez-vous aujourd'hui ? demanda le précepteur.
-Bien, je viens vérifier que tout se passe bien. Tout va bien kitty ?
-Oui papa mais tu n'es pas obligé de venir tous les jours.
-Monsieur, si vous doutez de mes compétences ? Je peux vous rassurer.
-Ce ne sont pas vos compétences que je doute mais vous êtes un homme.
-Ou voulez-vous en venir ? demanda le précepteur.
-Je ne veux pas que ma petite kitty soit en danger.
Ciel arriva sans frapper.
-Lapin, tu abuses à venir tous les jours. Excusez-le et ne partez pas surtout. On a déjà 4 personnes qui sont partis à cause de ta paranoïa. Ta fille a 10 et ce gars-là est plus bien plus vieux.
-Tu crois que tout le monde est gentil, peut-être ? Et pas de mon lapin. Appelle-moi mon chat plutôt ou bébé.
-Non je reste sur mon lapin. Cesses ta paranoïa. Ne lui fait pas peur au point qu'il veuille s'en aller, répondit Ciel.
-Ils avaient peur de moi les autres ?
-Oui ils se sont tous enfuient en me disant que tu leur faisais peur et qu'ils souhaitaient démissionner.
Camille se leva et demanda à son père :
-Papa, ne viens plus, je te l'interdis !
-Enfin kitty, tu ne peux pas.
-Si je peux, laisses-moi étudier, occupes toi de papa.
Ciel prit la main de Sebastian et sorti de la pièce avec lui.
-Etudies bien ma puce. Je ferai en sorte d'occuper papa.
Camille reprit donc son cours.
Dans le couloir, Ciel tentait de rassurer Sebastian.
-Lapin, fais lui confiance. Tous les hommes ne sont pas des prédateurs sexuels. Sauf toi peut-être.
-Je refuse que tu m'appelles comme cela.
Puis il s'en alla.
-Tu ne peux pas t'en aller au milieu de la discussion.
-Si je peux, répondit Sebastian.
-Enfin lapin, tu prends mal les choses.
La journée passa et pas de trace de Sebastian.
Ils n'étaient pas venus voir Ciel après leur discussion.
Kitty alla voir Ciel et lui demanda :
-Il va revenir papa ?
-Oui il n'irait pas loin, il tient trop à nous. Tu sais papa parait calme mais il sait se montrer compliqué à vivre. On va le chercher sinon on n'aura pas à manger ce soir. Je dépens de papa sur beaucoup de choses.
Ils se mirent donc à la recherche de Sebastian.
Pas dans la cuisine, ni la salle de bain des employés. Il n'était pas non plus dans leur chambre.
-Essayons la bibliothèque alors.
Mais personne non plus.
-Il est dans notre coin secret, je t'y emmène papa.
-Votre coin secret ? Il ne m'en a pas parler.
-C'est normal, c'est notre secret entre papa et moi.
Camille emmena Ciel dans le jardin.
Elle le mena au coin détente de la véranda.
Sebastian se reposait dans la véranda dans le hamac.
-Papa, on te cherchait.
-Kitty, viens me rejoindre.
Sebastian tendit les mains à Camille qui le rejoignit.
-Moi aussi je m'inquiétais. Je n'ai rien mangé depuis des heures.
-Je t'aurai préparé à manger ce soir et à ma petite kitty aussi.
-Tu as l'air de m'en vouloir. C'est encore à cause du surnom ?
-Non je m'en veux à moi-même. Je vais trop loin. Désolé kitty, je ne viendrais plus vous déranger mais s'il agit bizarrement avec toi, dis-le moi, répondit Sebastian.
-C'est vraiment votre endroit secret ?
-Oui quand je veux être tranquille avec kitty, je viens ici.
-Tu te souviens quand j'étais fâché et que j'étais venu me cacher ici ?
-Oui je m'en souviens, répondit Sebastian.
Camille décida de descendre et de laisser ses parents seuls.
-Je rentre.
-Fais attention en rentrant, dit Sebastian.
-Je peux venir avec toi ?
-Oui, viens.
Puis il lui tendit ses mains.
-Je suis désolé, je peux arrêter si tu n'aimes pas.
-Je t'autorise mon chat ou bébé. Nous pouvons aussi en rester à mon prénom aussi.
-Je choisis bébé. Bébé, tu me pardonnes ?
-Bien sûr, tu es lourd parfois et je sais que tu ne me feras pas de la peine volontairement, répondit Sebastian.
-Tu me promets de laisser tranquille le précepteur de Camille ?
-Oui je promets sauf s'il agit mal.
-Pauvre kitty, elle aura du mal avec ton côté surprotecteur.
-Il n'y a rien de mal à protéger ce que l'on aime. J'en fais autant pour toi, répondit Sebastian.
-Je t'aime bébé.
-Je vous aime petit chaton.
