C'était le 31 décembre.
Ciel et Sebastian étaient inviter chez Elisabeth.
Sebastian insistait pour que kitty mette une robe de princesse mais elle ne semblait pas d'accord.
-Enfin ma petite kitty, tu dois la mettre.
-Non, papa, je ne veux pas, je veux mettre un pantalon !
-Un pantalon ? C'est pour les garcons. Toi tu es une adorable kitty et tu serais mignonne dans cette robe.
-Je m'en fiche ! Je n'irai pas en robe !
Ciel qui entendait du bruit vint voir ce qu'il se passait.
-Ta fille n'est pas obligée de mettre une robe juste parce que c'est une fille, répondit Ciel.
Puis il félicita kitty :
-Camille, tu es une vraie féministe. Je ne t'encourage que vivement à t'opposer aux codes de la société.
-Merci papa.
-Enfin, mon petit chaton, elle serait terriblement mignonne.
Ciel observa la robe. Elle était rose pâle, avec des nœuds blancs.
-Elle est belle oui mais je suis d'accord avec Camille, un pantalon.
-Si tu l'encourages, tu peux y aller en robe alors ? demanda Sebastian.
-Pourquoi je devrais ?
-Pour soutenir kitty dans son féminisme et puis me faire plaisir, à moi, répondit Sebastian.
Ciel réfléchit puis répondit :
-Camille, tu veux que papa le fasse pour te soutenir ?
-Oui pour papa aussi.
-D'accord mais bébé, je doute que la robe m'aille, répondit Ciel.
Sebastian avait une solution toute trouvée.
-Il reste celle que tu as porté une fois, tu te souviens ? Quand tu étais plus jeune.
Sebastian parlait de la robe de Ciel avait mise pour se faire passer pour une jeune fille.
-Oui je me souviens mais peut-être qu'elle ne me va plus depuis.
Ciel l'espérait en fait.
-Que dis-tu de l'essayer pour le vérifier ? Demanda Sebastian.
Ciel essaya donc la robe et à son grand regret, elle lui allait toujours.
-Tu es tellement mignon dedans, petit chaton.
Puis il serra ses bras autour de lui.
Kitty elle, avait mis un pantalon et une veste.
Ses cheveux mi-longs lui donnaient l'air d'un garcon manqué.
-Papa, tu es super.
-Je vois déjà les remarques des autres, surtout de la part d'Alois et de Claude.
-S'ils disent quelque chose de mal, je les ferai taire, petit chaton.
-Commences déjà par me lâcher !
Puis ils se mirent à route vers chez Elisabeth.
Elisabeth avait invité Claude et Alois ainsi que Ciel, Sebastian et leur fille adoptive.
Elisabeth était célibataire, elle n'avait donc personne à inviter.
Ils arrivèrent devant sa porte quand Claude et Alois arrivaient en même temps.
-Ciel, tes cheveux et cette robe, c'est mignon, dit Alois.
-Oui si je puis me permettre, si je te croisais, je ne te raccompagnerais pas chez toi mais chez moi, dit Claude.
Quand il vu le regard terrifiant de Sebastian, il s'expliqua rapidement.
-Avant de me tuer, Sebastian, je plaisantais évidemment. Tu le sais non ?
-A l'avenir, évites ce genre de plaisanterie. C'est de très mauvais goût pour quelqu'un qui va se marier, répondit Sebastian.
-C'est exact mais je sais qu'il plaisante, répondit Alois.
-Et si on entrait ? Sebastian, il plaisantait, calmes-toi.
-Tu oublies ce qu'il a tenté il y a longtemps. Je préfère garder un œil sur lui.
Ciel sonna donc et Elisabeth ouvrit.
Elle remarqua directement la tenue de Ciel et la tenue de Camille.
-Ciel, pourquoi tu as une robe et pourquoi votre fille à un pantalon et ces cheveux ? Vous les avez coupés, c'est un sacrilège !
-C'est elle qui a voulu les coupés moi je ne voulais pas. Ce qui se passe, c'est que Ciel soutient notre fille féministe en cassant les codes, n'est-ce pas, chaton ? demanda Sebastian.
-Oui, je la soutiens. On doit casser les codes. Je la trouve mieux comme cela.
-Ils étaient magnifiques ses cheveux.
-Elisabeth, je n'aime pas les cheveux longs et j'ai faim. Je veux entrer.
-Oui bien sûr, entrez.
Tout le monde entra donc et Elisabeth les laissa s'asseoir dans son grand salon.
Sebastian se décida à lancer un sujet délicat pour Elisabeth du moins.
-Vous n'avez pas de fiancé, mademoiselle Elisabeth ?
-Pourquoi tu l'appelles encore mademoiselle et pourquoi tu la vouvoie ? Demanda Ciel.
-Je le fais depuis le début, je devrais la tutoyer ?
-Je ne préfère pas, Sebastian, répondit Elisabeth.
-Je suis encore majordome, c'est un manque de respect.
-Tu me tutoies bien moi, répondit Ciel.
-C'est vrai mais petit chaton, mais nous sommes amants nous.
-Pour te répondre, Sebastian, je n'ai pas de fiancé.
-Je suis sûr que vous trouverez chaussure à votre pied un jour, dit Claude.
-Oui un homme bien, répondit Alois.
Puis Paula annonca qu'ils pouvaient venir à table.
Claude et Alois se mirent à côté de l'un et l'autre. Ciel se mit à côté de Sebastian et Camille alla à côté d'Elisabeth.
Le fait que Camille ne soit pas à côté était plutôt chanceux.
Sebastian comptait bien attaquer discrètement.
Il posa la main sur un genou de Ciel et tenta de remonter la robe.
Ciel se doutait de la manœuvre et le stoppa.
Il savait très bien qu'en le voyant dans cette tenue, il aurait des idées derrière la tête.
Il prit sa main et joignit la sienne.
-Tu ne feras rien de ce genre de chose ici, je te connais.
-Tu ne me connais que trop bien mais c'est tentant, répondit Sebastian.
-Si tu te tiens bien, je te récompenserai quand on rentrera.
-Vraiment ? Je ne suis pas un chien tu sais, répondit Sebastian.
-Pourtant tu lèves la queue facilement avec moi.
-Je pourrais faire ce que je veux en rentrant ?
-Oui tout ce que tu veux, tu pourras tout me demander, répondit Ciel.
-D'accord.
Camille discutait avec Elisabeth.
-Tu veux te marier Elisabeth ?
-Camille, je ne suis pas sûr.
-Nous on va se marier dès que je serai majeur et je vous invite tous.
-Vous allez faire quel genre de mariage ? demanda Ciel.
-Un mariage simple, les proches et c'est tout.
-On en fera aussi un en enfer, Sebastian sait bien comment cela fonctionne.
-Oui en effet, c'est un peu différent.
-C'est différent en quoi bébé ? demanda Ciel.
Camille, elle, rejetait le plat que l'on lui proposait.
C'était du poisson.
-Je n'en veux pas !
-Kitty, goûtes au moins avant de refuser, c'est différent de vous humain, disons.
-En quoi ? Je ne vois pas pourquoi elle serait obligée de manger ce qu'elle n'aime pas.
-Différent, c'est long à expliquer. Tu manges bien ce que tu n'aimes pas toi. Je les cache subtilement.
-Tu devrais faire pareil avec Camille alors. Tu fais comme tu veux, ne manges pas si tu ne veux pas, Camille.
-Je suis le seul à avoir entendu bébé ? Sebastian le démon de l'enfer se fait appeler "bébé".
-Oui tu n'as pas de surnoms toi ? demanda Sebastian.
-Non je l'appelle Claude.
-Cela m'étonne que Ciel donne un surnom à son amoureux, répondit Claude.
-En quoi c'est étonnant ? demanda Ciel.
-Tu es si froid, dit Alois.
-Oui vous paraissez froid au premier abord.
-J'ai l'air si peu attentionné que cela ? Demanda Ciel.
-Non juste distant, répondit Alois.
Puis Camille dit :
-Elisabeth, moi quand je serai grande, je me marierai et je travaillerai comme papa.
-Ma petite kitty, tu n'iras pas avec n'importe qui et il devra demander ma main en personne avant que tu ne partes avec quelqu'un.
-Tu es trop protecteur. C'est normal que les enfants s'en aillent. C'est que nous avons bien réussis. Camille ne s'en ira pas avant longtemps. Je compte aussi m'en mêler un peu, répondit Ciel.
Puis Camille regarda Elisabeth et lui demanda :
-Tu m'aideras à trouver quelqu'un d'aussi bien que papa ?
-Oui je te donnerai pleins de conseils pour profiter de ces faibles hommes et les faire tout payer. Une femme peut obtenir tout ce qu'elle veut en manipulant un homme.
-Je vous déconseille d'apprendre cela à ma kitty. On ne manipule pas les hommes. Elle n'aura pas besoin de le faire, sa beauté suffira.
-Sebastian, tu insinues que si une femme est belle, elle obtiendra tout ce qu'elle veut ? En gros, une femme ne doit pas être intelligente ? Demanda Ciel.
-Si l'intelligence prime sur la beauté. Cependant, posséder les deux c'est bien. Toi tu ne me plais pas pour ton argent mais ta beauté.
-Je serai donc pauvre que tu serais avec moi ? Demande Ciel.
-Oui évidemment. Si tu devenais pauvre, on irait vivre en enfer. On n'a pas besoin d'argent là-bas ni de bien matériel. Je peux tout avoir sans.
-Je ne compte pas devenir pauvre et toi Claude, tu quitterais Alois s'il devenait pauvre ? Demanda Ciel.
-Non, je resterai avec lui.
-Je n'en ai jamais douté, répondit Alois.
Puis il embrassa Claude.
Sebastian tenait toujours la main de Ciel.
Il se pencha et lui chuchota à l'oreille :
-Tu sais ce que j'ai envie de faire en rentrant ?
Ciel lui répondit :
-Peu importe, cela inclut me retirer cette robe non ?
-Non tu pourras la garder il suffira de tout soulever. Tu sais quand tu étais plus jeune, je voulais le faire et me dire que je vais pouvoir bientôt, cela m'excite d'avance.
-Un rien t'excite, répondit Ciel.
-Dis donc tous les deux, vous faites des messes basses ? Demanda Alois.
-Non on discute de choses personnelles.
-Sebastian, tu comptes en profiter dès que vous serez rentrez non ? Demanda Claude.
-Tu ne me connais que trop bien, Claude.
On apporta les desserts et il était bientôt minuit.
L'horloge affichait 23h55.
-Papa, il est bientôt minuit.
-Oui, kitty, une nouvelle année avec toi et ton papa.
Camille mangeait son fondant au chocolat.
Ciel mangeait aussi quand Sebastian remarqua qu'il en avait sur la lèvre.
-Tu en as un peu là.
Puis il enleva le bout de chocolat avec son doigt.
Il mangea le bout et dit à Ciel :
-Je veux goûter aussi, vous permettez, chaton ?
Puis il posa ses lèvres sur celles de Ciel et tenta de glisser sa langue.
Ciel accepta et lui envoya une invitation à la sienne.
Leurs deux langues jouèrent ensemble.
-Si ce n'est pas beau cela, comme au premier jour, dit Alois.
-Un jour, je ferai comme papa, dit Camille.
-Avec Sebastian, il devra passer un interrogatoire, le pauvre, dit Claude.
Elisabeth, elle devant ce genre de démonstration affective, voulait encore plus rencontrer quelqu'un.
Minuit se fit entendre.
-Bonne année, Camille, dit Elisabeth.
-Bonne année Elisabeth.
Puis elle alla voir ses deux papas.
-Bonne année.
Sebastian prit Camille dans ses bras et lui dit :
-Bonne année kitty.
Puis une pluie de bonne année suivie.
Le moment de partir vint et chacun rentrait de son côté.
-Vous êtes sûr de ne pas vouloir dormir ici ? Demanda Elisabeth.
-Oui, merci mais on va rentrer, dirent Alois et Claude.
-Merci mais je préfère que kitty dorme chez nous, répondit Sebastian.
-On se revoit bientôt, Lizzy.
Chez eux, après avoir couché Camille, Sebastian allait enfin pouvoir profiter.
Il savait exactement ce qu'il voulait pour le premier jour de l'année.
Il se dirigeait vers leur chambre à coucher.
Ciel savait qu'il n'aurait plus de robe alors il essaya de l'enlever lui-même.
Sebastian entra et ferma la porte.
-Ne l'enlèves pas de suite.
-Pourquoi ? Tu comptes me l'enlever non ? Demanda Ciel.
-Peut-être mais pas de suite. On pourrait faire un autre jeu de rôle ?
-Tu penses à quoi ? Demanda Ciel.
-Je suis ton précepteur et tu es un jeune homme innocent.
-J'ai 16 ans je ne suis pas innocent, ou est passé le livreur que j'attends ?
-Il va encore tarder mais il viendra cette année. Tu es partant, chaton ?
-Oui j'avoue que c'est tentant.
Puis Sebastian s'assit à côté de Ciel.
-Je t'aime petit chaton.
-Moi aussi, bébé.
