Sebastian se montrait très attentionné envers Ciel.
Un peu trop peut-être à son goût.
Le matin, quand il se réveillait, il y avait toujours une rose.
Ciel n'y voyait pas l'intérêt mais ne disait rien.
Après tout, il ne pouvait pas se plaindre que Sebastian le traite bien.
Au fur et à mesure des jours qui passaient, Sebastian rajoutait une rose par jour. Ce qui faisait que Ciel se retrouvait avec un bouquet entier tous les jours.
Il décida d'en parler à Sebastian, qui le réveillait comme à son habitude.
-Ohayo, chaton.
Ciel n'était pas du matin.
-La nuit passe toujours si vite. J'aimerais ne jamais me réveiller.
-Tu veux dire comme la belle au bois dormant ? Je viendrais te réveiller si tu dors trop. Tu ne te perdras pas dans ton sommeil, dit Sebastian.
-Je n'en doute pas mais si je te demande de ne pas me réveiller pour dormir longtemps ? Tu me réveilleras quand même ?
-Oui une journée sans toi, ce serait compliqué, répondit Sebastian.
-Il se passe quoi avec les roses ? Pourquoi tu es passé d'une à un bouquet entier ? C'est quoi la prochaine fois un jardin entier ?
-Tu n'aimes pas les roses ? Elles symbolisent la passion. Regarde, elles sont rouges.
Puis il prit une rose et la tendit à Ciel.
-Elle symbolise mon amour pour toi.
-Tu n'es pas obligé d'en mettre tous les jours, tu devrais en mettre de temps en temps. Comme la saint-valentin.
-Depuis quand accordez-vous de l'importance à ce genre de fête commerciale ? demanda Sebastian.
-Eh bien, peut-être que je voudrais faire quelque chose cette année. Tu serais contre ?
-Cela inclut que je puisse t'étreindre la nuit, petit chaton ? demanda Sebastian.
-Tu es bien polie dans ta façon de parler. On peut faire ce genre de chose tout le temps, pas que pour la saint-valentin.
-Vous préférez un langage plus cru ? Je peux arrêter les roses si tu le souhaites.
-Très bien. Il est coutume de s'offrir des cadeaux pour symboliser l'amour que l'on porte à une personne. Je sais ce que je veux.
-Que veux-tu ? demanda Sebastian.
-Je veux ce livreur que j'attends depuis longtemps.
-Cela me parait possible mais que doit-il livrer ? demanda Sebastian.
-Il va devoir donner de sa personne, peu importe ce qu'il livre. Je ne prendrais pas le colis mais je m'occuperai volontiers de son paquet.
Puis Ciel sorti de son lit et prit la cravate de Sebastian l'obligeant à se rapprocher de son visage.
Leur visage très proches, Ciel embrassa Sebastian.
Puis il remit une distance entre eux.
Il aimait bien jouer entre le chaud et le froid.
-Habilles-moi maintenant.
-Je vous aurai plutôt déshabiller dès le matin, mais je jure de me rattraper ce soir.
Ciel décida de jouer un peu avec Sebastian.
Il posa son pied sur son entrejambe.
-Ce n'est pas très pratique pour vous habiller. Vous me compliqué la tâche, chaton.
-Je sais, répondit Ciel avec un regard pervers.
Sebastian y arriva non sans difficulté.
Ciel content de lui, s'en allait mais Sebastian le retient et l'enlaca prenant soin de toucher ce qui lui appartenait.
Il toucha l'entrejambe de Ciel à son tour.
-Votre petit jeu est intéressant, je pense que le livreur sera content que l'on s'occupe de son paquet et il fera de même pour vous.
-Je dois aller travailler. Je compte bien à ce qu'il s'occupe aussi de moi.
Ciel parti à son travail quotidien, Sebastian s'occupa de Camille et de Croquette.
Croquette faisait sa vie de chat démon.
Sebastian alla réveiller kitty.
Il ouvrit les rideaux.
-Il est temps de se réveiller kitty.
Camille se réveillait doucement et s'étira.
-Ou est Croquette ?
-Il a suivi ton père. Il l'aime vraiment beaucoup.
-Tu n'es pas jaloux qu'il passe plus de temps avec lui que toi ? Papa n'aime pas vraiment les chats.
-C'est vrai mais je ne suis pas jaloux. Croquette fait ce qu'il veut et ton père aussi, dit Sebastian.
-Papa, je peux te poser une question ?
-Oui kitty. Tu as un problème ? demanda Sebastian.
-Non je me demandais pourquoi les gens font quelque chose pour la saint-valentin et pas le reste de l'année.
-Tu sais kitty, on n'est pas obligé de faire quelque chose pour la saint-valentin. On peut faire ce que l'on souhaite tous les jours. L'amour véritable se célèbre tous les jours, pas qu'une fois par an.
-Papa et toi, vous allez sortir ? demanda Camille.
-Je ne sais pas, peut-être. Ton papa veut faire quelque chose mais je ne sais pas encore quoi.
-Tu montres ton amour à papa tous les jours ?
-Oui mais ils n'aiment pas les roses apparemment, je vais lui écrire un mot tous les jours à la place. Ton père a du mal avec les attentions.
-Si j'aime quelqu'un je devrais lui montrer aussi ? demanda Camille.
-Tu aimes quelqu'un kitty ?
-Non pas vraiment.
-Le jour ou tu aimeras quelqu'un, je le rencontrerai et nous discuterons.
-Tu es effrayant papa, des fois, dit Camille.
-Je sais, je suis un peu possessif avec ce que j'aime. Mais c'est pour être sûr que tu sois heureuse avec cette personne, tu le sais ?
-Oui papa.
-Je vais appeler Mey Linn pour qu'elle t'aide.
Sebastian laissa le soin d'habiller sa fille à Mey Linn.
Il ne pouvait pas aider sa fille mais pouvait aider Ciel qui était en âge depuis longtemps de s'habiller seul.
Si Sebastian ne prenait pas forcément de plaisir à habiller Ciel, désormais âgé de 16 ans, il prenait un certain plaisir à lui retirer ses vêtements.
Croquette était en compagnie de Ciel, qui s'était habituer à sa présence.
Même s'il ne comprenait toujours pas pourquoi, il passait beaucoup de temps avec lui, qui n'aimait pas les chats.
Croquette était sur le bureau de Ciel, qui ne le délogeait plus.
Il dormait tranquillement.
Ciel le regardait, envieux.
-Je n'aimerais pas être un chat mais j'aimerais avoir la vie paisible que tu as. Tu ne te soucies de rien à part de dormir. On te nourrit et tu es câliné à souhait.
Le chat ouvrit les yeux comme s'il avait compris.
Comme pour approuver les propos de Ciel, il miaula puis se rendormit.
Ciel poursuivit son travail.
Vers 16h30, Sebastian arriva avec une collation.
Il frappa et entra.
-Tu es encore en bonne compagnie. Tu en as de la chance.
-Je ne comprends pas pourquoi ce chat est tout le temps avec moi. Tu as pourtant plus d'intérêt pour lui que moi, dit Ciel.
-Les chats sont difficiles à comprendre. Tu veux aller quelque part pour la saint-valentin ? demanda Sebastian.
-Oui j'aimerais bien faire quelque de différent, un endroit inconnu.
-Comme quoi ? demanda Sebastian.
-Je ne sais pas et si je te laissais le soin de choisir ? Tu auras sûrement une bonne idée pour me surprendre.
-C'est une requête compliquée mais je pense que je vais trouver un endroit qui te plaira. Je vais y réfléchir sérieusement.
-Je n'en attends pas moins que toi. J'ai hâte de voir ce que tu vas trouver, répondit Ciel.
-Tu as remarqué le mot à côté de ton thé ?
Ciel regarda et lu le mot.
Il était écrit « Laisses-moi t'éteindre pour toujours, mon chaton. »
-Tu es bien polie encore. Tu es malade, dis-moi ?
-Les démons ne peuvent pas tomber malade, vous le savez.
-Ou est le je t'aime ? demanda Ciel.
-Dis le moi et je vous le dirai.
-Pourquoi je devrais le dire en premier ?
-Parce que vous m'aimez non ? demanda Sebastian.
Ciel regarda Sebastian puis lui dit :
-Evidemment que je t'aime, imbécile !
-Imbécile n'était pas une obligation en fin de phrase. Mais je sais comment tu es et cela ne me gêne pas.
-Tu aimes te faire traiter d'imbécile ? demanda Ciel.
-Non pas spécialement mais quand tu le dis, cela prouve juste que tu m'aimes puisque tu ne t'énerves qu'avec moi.
Sebastian posa ses mains sur le visage de Ciel et lui dit :
-Si tu veux que je sois plus cru, je peux l'être. Me laisserais-tu te baiser encore et encore jusqu'à l'éternité ? Je veux te prendre et jouir en toi. Je veux que tu te souviennes au point que tu en redemandes et que tu sois dépendant de moi. Au point que tu me supplies de te baiser toujours et que tu me sortes « Vas au plus profond de moi ».
Ciel resta perplexe.
- « Vas au plus profond de moi ? » Sérieusement ? Je ne dirai jamais ce genre de chose ! Pas plus que « défonces-moi ». Je préfère encore ta politesse déconcertante.
-Tu ne ferai pas même pour me faire plaisir ? demanda Sebastian.
-Jamais, plutôt mourir et ne mets plus de mots qu'ils soient polis ou pas.
-Tu es bien compliqué à comprendre. Vous vous plaigniez quand je suis cru et quand je suis plus attentionné, que veux-tu vraiment, chaton ?
-Je veux le juste milieu. Maintenant laisses-moi. Pas de roses non plus demain, même pas une.
-C'est entendu. Je vous aime beaucoup chaton. Et je te surprendrais.
-J'attends de voir cela.
