La lettre attendue arriva.
Sebastian était content.
Il ne tarderait plus à demander la main en public, de son cher et tendre.
Le plus dur étant de le motiver à aller à cette fameuse soirée avec lui.
Il entra sans frapper.
-Tu ne t'améliores pas. Un employé normal ne fait pas ce genre de chose.
-On sait tous les deux que nous ne sommes plus dans ce genre de rapport depuis longtemps. C'est vrai que c'est peu poli. Tu préfères que je frappe ? demanda Sebastian.
-Non fait comme tu veux.
Puis Ciel vu la lettre et devina.
-C'est de qui cette fois ? demanda Ciel.
-Alois. Nous devrions y aller.
-Pourquoi ? Ces temps-ci tu passes beaucoup de temps avec Claude et Alois. C'est étrange. Je me pose des questions.
-Eh bien, il se peut que je veuille parfois avoir une vie sociale et chaton, vous devriez en avoir une aussi. Il est important à votre âge de se divertir. Il n'y a pas que le travail dans la vie.
-Il n'y a rien de douteux entre vous ? demanda Ciel.
-Qui ?
-Claude, Alois, voir même Elisabeth. Tu me caches quelque chose ? demanda Ciel.
-Non pas du tout, menti Sebastian.
-Tu sais que si tu me mens encore, tu dormiras en dehors de la chambre et plus question de relations sexuelles.
-Je ne mens pas, menti de nouveau Sebastian.
-Très bien alors. On ira avec Camille. Je n'ai pas aimé être seul la dernière fois.
Sebastian se dit qu'il avait eu de la chance que Ciel accepte si facilement.
Le soir de cette fameuse soirée arriva.
Ce n'était pas une soirée ou il y avait beaucoup de gens, juste une soirée privée entre amis.
Tout le monde était réuni et Ciel semblait lassé.
-Vous n'en avez pas marre ? C'est lassant.
-Non je ne me lasse jamais de venir me divertir chez les autres, dit Elisabeth.
-Tu as l'air blasé pour un jeune de 16 ans, Ciel.
-Tu aurai préféré passer la soirée avec Sebastian ? Et faire vos jeux spéciaux.
-Nos quoi ? Sebastian, tu lui en as parlé ? demanda Ciel.
-Chaton, Oui. Ne sois pas fâché contre moi.
-Des jeux de quoi ? demanda Elisabeth.
-Il est inutile d'en parler, répondit Ciel.
-Il n'y a pas de honte à aimer les jeux de rôle. Il faut s'amuser dans sa sexualité en couple.
-Je n'ai pas ce problème, je n'ai personne, dit Elisabeth.
-C'est désolant pour vous, Avez-vous pensé à passer une annonce dans le journal ? demanda Claude.
(Oui l'ancêtre des applications et sites de rencontres actuels 😊 )
-Je ne sais pas. Cela manque terriblement de romantisme. D'ailleurs Ciel, quel est la chose romantique selon toi ?
-Je crois que je n'aime pas trop ce genre de chose, dit Ciel.
-Il est bien de faire preuve de romantisme sans excès. Mais de temps en temps, une intention est plaisante, dit Alois.
-Sebastian, sais-tu jouer du piano ? demanda Claude.
Claude devait lui ouvrir le terrain.
-Sebastian ne sait pas jouer de piano.
-Chaton, viens avec moi, je vais te montrer.
-Sebastian, qu'est-ce que ?
Sebastian conduisit Ciel vers le piano et lui demanda de s'asseoir près de lui.
-Je dois t'avouer que j'ai menti cette semaine. J'ai appris en jouer et j'ai quelque chose à te demander et chanter.
-Tu m'as menti ? Mais je te l'ai demandé en plus !
-C'était pour te faire une surprise. Je plaide coupable. Si tu veux que je dorme ailleurs et qu'on n'est plus de contacts physiques, je l'accepterai. Mais avant écoutes-moi. J'ai appris pour toi, chaton.
-Sebastian …
Sebastian posa ses mains sur les touches et des sons en sortirent.
Ciel s'étonna que Sebastian ait appris si vite.
-Tu as fait quoi pendant cette semaine ? Tu étais chez Alois ?
-Oui j'y étais un peu mais j'ai pris des cours de chant et de piano. Je t'ai composé une chanson, tu veux l'entendre ?
-Avec une femme ? demanda Ciel.
-Oui mais c'est un détail sans importance. Elle m'a juste apprise et elle était bien âgée. Tu pourras me sermonner autant que tu veux après. Mais pour l'instant tais-toi et écoutes-moi.
Ciel se tu et Sebastian appuya de nouveaux sur les touches du piano.
Il se mit à chanter :
« Chaton, vous illuminez ma vie. Pactisé de l'enfer à ma vie sur terre, je n'en attendais pas tant.
Une minute, une heure ou une seconde, rien n'est plus dur que d'être loin de toi.
Oh petit chaton, je veux passer le reste de ma vie avec vous, et vous comblez toujours.
Partagez votre intimité, vous faire l'amour pour l'éternité.
Comment avez-vous fait pour faire tomber un démon à vos pieds ? Je n'en sais rien moi-même.
Mon cœur ne bat que pour toi, je ferai tout pour toi.
Je t'aime, chaton. »
Ciel resta sans voix.
C'était la première chanson qu'on lui consacrait.
Certes, Sebastian avait fait simple mais il était touché en plein cœur.
Sebastian enleva ses mains des touches et sorti une boite contenant une bague.
Claude lui avait donné discrètement quand Ciel était éloigné avec Alois.
Il ouvrit l'écrin et demanda à Ciel :
-Voulez-vous partagez ma vie pour l'éternité, chaton ?
Ciel n'hésitait pas sur la réponse mais était juste un peu choqué.
-Ciel, tout va bien ? demanda Sebastian.
-Il semble choqué, dit Claude.
-Pour une surprise, cela en est une pour lui, dit Alois.
Sebastian inquiet lui redemanda :
-Tu ne vas pas tomber dans les pommes ? Ne fait pas de crises cardiaques, je t'en prie.
-Sebastian c'est trop.
-Je suis désolé. Cela t'a plu ?
-Oui mais je sens que je vais mourir.
Puis Ciel perdit connaissance.
Sebastian le rattrapa de justesse.
-Il est juste inconscient.
Puis il prit Ciel, le porta et le posa sur le sofa.
-Tu crois qu'il va reprendre conscience ? demanda Alois.
-Il n'a pas répondu à ma question. Je pense que oui. C'était peut-être trop pour lui.
-On ne devrait pas appeler un médecin ? demanda Elisabeth.
-Ce serait plus que prudent, dit Claude.
Un médecin fut appelé et se déplaca.
Son diagnostic était rassurant.
-C'est le coup de votre demande. Il se réveillera. C'est courageux de cotre part. C'est la première fois que l'on m'appelle pour ce genre de chose.
Le médecin s'en alla et Sebastian veilla sur Ciel.
Il le coucha sur le sofa et tenta de le réveiller.
-Si j'essayais de le réveiller comme blanche neige ou la belle au bois dormant ? Tu te réveilleras peut-être si je t'embrasse, chaton ?
Sebastian posa ses lèvres sur celles de Ciel et l'embrassa.
-je paris que cela ne marchera pas, dit Alois.
-Je paris qu'il se réveillera, dit Claude.
-On fait le pari ? Si je gagne, tu as le droit de me dominer une fois qu'ils sont partis.
-Pari tenu.
Au grand étonnement de Sebastian, Ciel se réveilla.
-J'ai gagné, Alois.
-Je m'avoue vaincu.
Ciel essaya de se lever mais Sebastian le freina.
-Tu ne devrais pas. Prends ton temps. Je suis heureux de voir que tu vas mieux.
-Je suis désolé, tu m'avais posé une question et je n'ai pas répondus.
-Ne t'excuses pas. J'ai peut-être fait trop, dit Sebastian.
-Tu m'as mentis tout de même.
-Je sais mais sinon cela t'aurait gâché la surprise. Tu peux m'en vouloir tant que tu veux. J'accepterai.
-Je ne compte pas t'en vouloir ni même te virer de la chambre. Je suis plutôt surpris et cela m'a fait plaisir. Moi qui pensais que tu me trompais avec quelqu'un d'autre.
-Il y a peu de chance. Si tu me faisais ce genre de chose, je ne donnerais pas cher de cette personne, répondit Sebastian.
-Tu peux me reposer la question ?
-Bien sûr. Veux-tu passer le reste de ta vie avec moi, chaton ?
Ciel ne réfléchit pas.
-Oui, évidemment.
Puis Sebastian sorti la bague et lui mit à son doigt.
-Elle est belle, comment as-tu choisis ? demanda Ciel.
-Avec Elisabeth, elle m'a conseillé.
-Tu aurai pu te faire plaisir, toi. Tu sais peu importe de porter une bague ou pas. Je te donne de l'argent pour toi. Tu devrais l'utiliser pour toi.
-Tu connais Sebastian. Toujours à vouloir te faire plaisir. Moi je l'utilise pour moi. Alois est assez généreux.
-Tu l'utilises pourquoi ? demanda Alois.
-Pleins de choses.
-Tu ne me dis pas pourquoi, répondit Alois.
-Tu pourrais donner de l'eau à Ciel ? demanda Sebastian.
Il aida Ciel qui se sentait assez fort pour se lever.
-Je préfère de l'alcool.
-Tu es sûr ? Ce n'est pas prudent. Tu viens de perdre connaissance, dit Sebastian.
-Un verre ne fera pas de mal. Claude, serre-moi.
Claude s'exécuta.
-Je t'en offrirai une aussi, Sebastian. Une à ton goût.
-J'accepte mais cela n'a pas vraiment de sens pour moi. C'est important dans ce monde, pour montrer son attachement à une personne. Pour un démon, cela n'a pas de sens. N'est-ce pas Claude ?
-Oui mais pour faire plaisir à une personne. Il faut savoir s'adapter au monde ou nous sommes, répondit Claude.
-Tu pourras choisir la plus cher si tu veux.
-Je ne veux pas la plus cher, la valeur ne m'intéresse pas. Tu sais que je ne suis pas là que pour ton argent ?
-Je le sais oui mais j'aimerai que tu me demandes toi aussi de te faire plaisir. Je sais que tu n'aimes pas posséder de chose mais il y a des choses que tu aimerais peut-être, dit Ciel.
-Je ne veux qu'une chose, dis-moi oui à ta majorité et donnes-toi à moi encore et encore.
-C'est possible cela mais tu ne veux vraiment rien d'autre ?
-Non juste toi.
Puis Sebastian se rapprocha du visage de Ciel et le regarda dans les yeux.
Ciel rapprocha son visage du sien et l'embrassa.
