Le précepteur de Camille parlait avec ses deux papas.
-Voilà, j'aimerais que Camille participe à la pièce de fin d'année. On va jouer une pièce de théâtre sur un thème choisi.
-Quel est le thème ? demanda Ciel.
-Votre fille a raconté une des histoires avec la souris et le chat. Cela me parait une histoire intéressante à jouer pour des enfants de son âge.
-Ne jouez pas cette histoire. Tout ce qui vient de son esprit est perverti par ses idées, dit Ciel.
-Non, je trouve que cela est une bonne idée. Mon histoire n'avait pas de sous-entendus, chaton.
-Vraiment ? Le chat, la mafia et une souris. Tu n'inventes jamais une histoire innocente.
-Je reconnais que pour celle du chat et du lapin oui, mais celle-ci moins, répondit Sebastian.
-Il nous faut votre accord, Monsieur Phantomhive. Et l'accord de votre compagnon aussi.
-Camille, tu veux vraiment jouer ce genre de pièce ? demanda Ciel.
-Oui mais si tu ne veux pas, papa. Je ne veux pas que vous vous fâchiez.
-Ne t'en fait pas, papa sera d'accord, n'est-ce pas, Ciel ?
-Je ne sais pas, il y a pleins d'autres histoires plus intéressantes. Tu as vraiment des idées étranges, bébé.
-Tu veux que j'arrête de lui inventer des histoires ? demanda Sebastian.
-Non, tu peux mais fais plus enfantin. Ou lis de vraies histoires.
-Etes-vous d'accord pour la pièce ? Que Camille joue dedans et que l'on utilise votre histoire ? Vous pourriez d'ailleurs diriger la pièce, demanda le précepteur.
-Il travaille déjà pour moi et il n'est pas vraiment doué avec les enfants, à part sa kitty, dit Ciel.
-Je pourrais le faire si kitty le souhaite. Kitty, es-tu d'accord pour que je dirige la pièce ?
-Oui, papa. Je voudrais bien le faire avec toi, dit Camille.
-Tu sais que papa dit oui aussi pour surveiller les enfants près de toi. Tu as envie malgré cela ? demanda Ciel.
-Je sais que papa est paranoïaque mais je l'aime quand même. Papa, tu es d'accord pour le faire ? demanda Camille.
-Oui, je le ferai. Ne t'en fait pas, Ciel. Il n'y aura pas de sous-entendus douteux. C'est une pièce pour enfants.
-Et la mafia, c'est pour les enfants ? Monsieur le précepteur, vous voulez faire une pièce qui parle de mafia à des enfants de 10 ans ?
-Et bien, ce serait original, oui.
-Je vous souhaite bonne chance avec lui et son esprit tordu.
-Tu dit des choses très méchantes sur moi, parfois, chaton. Ce n'est pas très plaisant.
-On ne s'est jamais menti non ? Rappelle-toi ce qui était convenu dans le pacte.
-Il n'y a plus de pacte depuis longtemps. Et je mens rarement, répondit Sebastian.
-Tu as menti pour la demande en mariage.
-Je me suis déjà excusé plusieurs fois. Tu peux me virer de la chambre, si tu le souhaites.
-Je ne souhaite pas te virer.
-Pourquoi ? Je te manquerai, chaton ? demanda Sebastian.
-Tu connais la réponse.
-Non, dis-le.
-Enfin, il y a le précepteur de notre fille. Cela ne regarde que nous. Allons en discuter ailleurs.
Le précepteur qui avait compris la situation, décida de commencer son travail.
-Ma chère Camille, laissons tes parents et allons étudier.
Seul, ils poursuivirent leur discussion.
-Nous sommes seuls maintenant, tu veux aller ailleurs ? demanda Sebastian.
-Allons dans ta chambre.
Dans l'ancienne chambre de Sebastian, Ciel n'y alla pas pour 4 chemins.
-Pourquoi, tu refuses de choisir une bague ?
-Parce que cela ne me parait pas indispensable pour l'instant. C'est matérialiste et on est loin d'être marié encore.
-Dis-moi pourquoi tu veux te marier avec moi ? demanda Ciel.
-Parce que sur terre, c'est ce que vous faites quand une relation est sérieuse et je t'aime. C'est donc logique.
-Tu ne veux que te marier pour cette raison, par simple norme sociale et de convenance ? demanda Ciel.
-Non parce que nous avons depuis longtemps dépassé les convenances, il me semble.
-Tu sais pourquoi je veux tant que cela que tu portes une bague ?
-Non, dites-moi donc chaton. Nous nous appartenons. A-t-on vraiment besoin de tout cela ? demanda Sebastian.
-Je ne veux pas que quelqu'un te vole à moi. Je veux que tout le monde sache que tu m'appartiens, à moi et à personne d'autres.
Sebastian ria puis demanda à Ciel de le rejoindre sur le lit.
Sebastian s'allongeait rarement, trop occupé par ses tâches quotidiennes.
-Pourquoi je devrais te rejoindre ? demanda Ciel.
-Parce que tu en as envie et que tu m'aimes.
-Tu te moques de moi.
-Non je riais parce que tu as peur que quelqu'un te vole à moi. C'est vraiment touchant de ta part, chaton.
-C'est méchant, dit Ciel.
Sebastian se leva du lit et alla vers Ciel, puis prit sa main et poussa Ciel vers le lit.
Ciel se retrouva assit à côté de Sebastian.
-Je n'aime pas ton lit.
-C'est le lit des employés, je ne l'aime pas non plus. En même temps, je ne dors jamais ici.
-Tu ne dors jamais tout court. Même quand on est ensemble.
-Je veille sur toi. C'est bien mieux, dit Sebastian.
-Tu en profites aussi souvent.
-Parce que tu souhaites aussi en profiter avec moi, non ?
Puis Sebastian bascula sur Ciel et l'embrassa.
Il tenta de déboutonner son haut quand Ciel s'y opposa.
-Tu cherches toujours à ce que l'on fasse l'amour au lieu d'avoir de vraies conversations. Je refuse cette fois-ci. Je ne coucherai pas avec toi.
Sebastian en resta choqué.
-Tu es vexé parce que j'ai souvent envie de faire l'amour avec toi ? Ce n'est pas plutôt l'inverse qui devrait t'inquiéter ?
-Abruti ! Tu crois que je n'attends que du sexe de toi ? demanda Ciel.
-Tu détestes vraiment ? A moins que tu simules, est-ce le cas ?
-Evidemment que non, je n'ai jamais couché avec quelqu'un d'autre. Comment j'aurai appris à simuler ? Tu dis des bêtises.
-Tu détestes coucher avec moi ?
-Non je t'aime et j'aime faire l'amour avec toi. Mais on pourrait aussi avoir des discussions plus constructives.
Sebastian réfléchit et dit :
-Très bien, parlons alors. De quoi veux-tu discuter, petit chaton ?
