Claude et Alois faisaient quelques courses en ville.

Alois accompagnait rarement Claude.

Tout ce qui était lié à l'entretien de sa maison ou même à la cuisine n'intéressait pas Alois.

Pas plus que Ciel d'ailleurs, ils se ressemblaient beaucoup sur ce point.

Ils passèrent devant une bijouterie, ce qui rappela à Alois l'histoire de la bague.

-Tu crois qu'il va choisir un truc bling bling ou plus discret ?

-Connaissant Sebastian, quelque chose de simple même si Ciel lui proposerait la plus cher.

-Vous êtes tous si peu matérialiste, vous les démons ? demanda Alois.

-Pour ma part, l'argent est bien utile sur terre, en enfer, non. La seule chose qui intéresse Sebastian est de coucher avec Ciel.

-Vous êtes aussi porté sur la luxure ? demanda Alois.

-Pour ma part, oui. Les autres, je ne sais pas.

Ils firent leurs achats puis décidèrent de rentrer au manoir.

Ils passaient devant une rue quand Alois s'arrêta net.

-Il y a quelque chose d'intéressant à regarder ? demanda Claude.

-Je crois qu'on a laissé un bébé tout seul, près des poubelles. Ce serait un abandon ?

Des pleurs se firent entendre non loin.

-C'est malheureusement fréquent d'abandonner son enfant. Il n'y a pas d'excuse mais beaucoup de gens pauvres le font, dit Claude.

-On le prend avec nous et on le ramène ?

-Alois. Tu ne préfères pas le laisser dans un orphelinat ? Un enfant, de plus un bébé, c'est une grande responsabilité. Il faut s'en occuper tout le temps, se réveiller la nuit et le nourrir. Nous sommes deux hommes, je te rappelle.

-Et alors ? On n'a pas besoin d'une femme pour le lait. Il y en a en poudres. On s'ne occuperait tous les deux. Tu ne veux pas d'enfants avec moi ? demanda Alois.

-Je n'y ai pas plus pensé que Sebastian de base. C'est une grande responsabilité.

-Je voudrais qu'on le garde. On ne pourra jamais avoir d'enfants et je crois que je veux en avoir avec toi, répondit Alois.

-Tu es sûr ? Tu sais que une fois qu'on le décide, on devra assumer tout le temps. Il ne faudra plus seulement penser à nous mais à un enfant. Cela veut dire que l'on devra l'emmener partout et on aura moins le temps pour le sexe. On pourrait même être déranger en plein milieu.

-Ce n'est pas grave. Ciel et Sebastian sont toujours aussi actifs, eux, dit Alois.

-Ils ont une maid et deux employés en plus. C'est tout autre chose que leur fille ait 10 ans qu'un bébé. Tu es sûr de ce que tu veux ?

-Oui je veux l'adopter. Emmenons-le avec nous.

Claude prit donc le bébé dans ses bras qui le regarda et sourit.

-Tu veux le prendre ?

-Je ne sais pas, il va tomber.

-Pas si tu le prends bien. Tu t'y prendras très bien, je suis sûr, répondit Claude.

Puis il le donna à Alois, peu sûr de lui.

Le bébé lui sourit.

-Il a souris, Claude !

-Il ou elle. Allons le présenter à ce cher Sebastian, dit Claude.

Puis ils se mirent en chemin vers le manoir Phantomhive.

Arrivé devant la porte, Claude sonna.

Sebastian vint ouvrir la porte.

-C'est quoi cela ? Vous avez volé un bébé ?

-On l'a trouvé abandonné. On compte l'adopter.

-C'est un garcon ou une fille ? demanda Sebastian.

Ciel vint voir qui venait les déranger.

Il remarqua tout de suite quelque chose d'inhabituel.

-C'est quoi ce bébé ? Vous avez volé un bébé ?

-Ils l'ont trouvé abandonné, répondit Sebastian.

-Pourquoi ne pas l'avoir déposé dans un orphelinat ? Vous comptez vraiment l'adopter ? demanda Ciel.

-Tu ne nous en crois pas capable, Ciel ? demanda Alois.

-Non c'est juste que cela m'étonne de ta part. Si vous l'adoptez, adieu vos plans à trois et votre vie sexuelle.

-Vous avez bien adopté Camille et vous couchez toujours ensemble, non ? demanda Alois.

-Elle a 10 ans, là c'est un bébé. Tu es sûr de vouloir garder et élever un bébé ?

-Oui, je le veux, dit Alois.

-Très bien et c'est un garcon ou une fille ? demanda Sebastian.

-On n'a pas vérifier, dit Claude.

-Venez entrez. Avez-vous pensé à le ou la nourrir ?

-Non. On l'a trouvé et on a foncé chez vous pensant que cela vous intéresserait et parce que tu es plus expérimenté que moi, Sebastian, répondit Claude.

-Je vais aller acheter du lait en poudre et on en parlera. Je n'ai pas plus d'expérience que cela. Rien ne compte que ma kitty, les autres enfants ne m'intéressent pas.

Sebastian alla en course et laissa Ciel avec Claude et Alois et leur nouvelle responsabilité.

Ciel buvait son thé et regardait le bébé.

-Donnez-le moi.

-Tu n'aimes pas trop les enfants, répondit Alois.

-Je veux savoir son sexe, dit Ciel.

Ciel curieux, regarda et remarqua que c'était un garcon.

-Vous êtes parent d'un garcon. Je préfère Camille. Sebastian ne devrait pas tarder.

Le bébé se mit à pleurer.

Ciel leur redonna.

-Je ne veux pas m'en occuper. C'est votre enfant.

-Comment aurais-tu fait si Camille n'avait que quelques mois ? demanda Claude.

-Camille a 10 ans et cela me convient. Me réveiller la nuit, ce n'est pas mon truc.

Sebastian revenu.

-J'ai trouvé ce qu'il fallait et j'ai un petit cadeau pour votre enfant.

-C'est un garcon, Sebastian.

-Tu as été assez curieux pour regarder ? Je ne te savais pas intéressé par les bébés.

-Les bébés ne m'intéressent pas, bébé. Il n'y a que toi qui m'intéresse et Camille, répondit Ciel.

-Tu ne veux pas lui donner un biberon ?

-Tu leur as aussi acheté un biberon ? demanda Ciel.

-Oui avec l'argent que tu me donnes dont je ne me sers pas.

-Je t'ai déjà dit de t'acheter des choses pour toi. Cesses de penser aux autres !

-Je n'ai besoin de rien, je te l'ai dit chaton.

-Tu ne changeras jamais, dit Ciel.

Sebastian prépara un biberon et le donna à Claude.

-Honneur au papa, à moins qu'Alois veuille essayer ?

-Non Claude, je ne sais pas si j'y arriverai, dit Alois.

-Il faut prendre confiance en soi. Au début, nous ne savions pas avec Kitty et maintenant.

-Camille a 10 ans, Sebastian, répondit Ciel.

-Un enfant reste un enfant, quelques soit son âge. Claude à toi l'honneur alors.

Claude prit son enfant dans ses bras et lui donna un biberon.

Ce geste n'était pas naturel chez lui mais il y prenait du plaisir.

Il n'avait pas vocation à être père mais ce rôle semblait lui plaire.

-J'ai autre chose pour vous.

-Sebastian sorti un livre pour enfants.

Quand Ciel vu la couverture, il ne fut pas étonné.

-Je devrais m'y attendre. « Chatons mignons ». Ma parole, tu es obsédé par les chats ! répondit Ciel.

-Oui petit chaton. C'est mon obsession après vous.

-Tu as moins dépensé un peu d'argent, pas pour toi mais bon, dit Ciel.

-Tu sais très bien que ce je peux vouloir n'a pas de prix et je peux l'avoir tout le temps. J'ai juste besoin de toi.

-Merci, Sebastian. On te rendra l'appareil, dit Claude.

-Oui Ciel, demandes-moi ce que tu veux, dit Alois.

-Je voudrais que Claude pousse Sebastian à se faire plaisir pour lui. Tu crois en être capable, Claude ?

-Oui je peux essayer. Sebastian, je te montrerai comment dépenser de l'argent pour soi.

-Je n'ai besoin de rien mais puisque chaton insiste, répondit Sebastian.

-Sebastian, tu as réfléchi à quel genre de bague tu veux ? demanda Ciel.

-Non je n'en ai aucune idée. Nous verrons en temps voulu.

-Nous irons la semaine prochaine. Ne comptez pas sur nous pour garder votre bébé, sur ce, je vais me reposer.

Ciel s'en alla laissant tout le monde.

-Il n'aime vraiment pas les bébés, dit Alois.

-Je crois que de base, chaton, n'aimait pas les enfants. Kitty est une exception. Je ne vous ai dit pas ? Camille va jouer dans une pièce inspirée d'une de mes histoires. Il y aura de la mafia, un chat et une souris.

-Tu le fait pour surveiller les autres enfants ? demanda Claude.

-Un peu mais pour faire plaisir à Kitty et ce sera une pièce originale. Je vais devoir enlever mes idées adultes de l'histoire. Dire que je pensais à Ciel quand je l'ai créé.

-Comment les gens ont pu accepter que tu joues une histoire de mafia ? demanda Alois.

-Apparemment le précepteur de Kitty a trouvé cela comme une idée originale. Je vais créer quelque chose d'intéressant et vous viendrez la voir ?

-Bien sûr. Comment devrait-on l'appeler au fait ? demanda Claude.

-Je ne sais pas, c'est un petit garcon, une idée, Sebastian ? demanda Alois.

Sebastian réfléchi et dit :

-Thomas. Désolé, je n'ai pas d'idées originales.

-C'est bien, tu trouves, Claude ?

-Oui, je trouve que ce prénom lui va bien, répondit Claude.

-Bienvenus dans la vie de parents. Vous verrez, c'est très plaisant. Je ne verrai plus ma vie sans Kitty maintenant.

-Tu es vraiment à fond sur les chats. Entre ton « chaton, « Kitty » et « Croquette ». Tu es bien entouré, dit Claude.

-Que veux-tu ? Les chats sont mes animaux préférés sur terre. Vous avez-vous aussi un chaton à prendre soin maintenant.

Plus tard, Claude et Alois s'en allèrent accompagné de leur désormais fils adoptif, le petit Thomas.

Sebastian parti à la recherche de son chaton à lui.

Ciel se reposait sur son fauteuil avec un livre à la main, Croquette sur ses genoux.

-Tu lis toujours la même chose ?

-Non je lis un autre.

Sebastian lu le titre du livre.

Il était écrit « Comment séduire votre amant encore et encore ».

-Tu l'as acheté quand celui-là ? En plus, tu es mineur, on te l'a quand même vendu ?

-Ce n'est pas un guide sexuel non plus. Je suis un noble, on ne me pose pas de questions. Je me cultive sur tous les sujets, cela te pose soucis ? demanda Ciel.

Sebastian se baissa et rapprocha son visage de celui de Ciel.

-Non au contraire. Tu as raison. Mais le mieux cela reste de pratiquer non ? Même si tu n'as plus grand-chose à apprendre. Je suis jaloux, tu sais. Ce chat t'aime plus que moi et tu passes beaucoup de temps avec lui.

-Ce n'est qu'un chat. Tu ne peux être jaloux d'un chat, répondit Ciel.

-Je suis jaloux de tout ce qui t'approche. Puisque tu m'appartiens.

-Je le sais. Et donc j'ai le droit d'exiger que tu me le démontres maintenant.

-A tes ordres chaton. Croquette, tu vas nous laisser un moment.

Croquette s'en alla, comme s'il avait compris.

Après tout, Croquette était un chat démon.

Une fois seuls, Sebastian dit à Ciel :

-Faisons-le là. Je veux vous prendre sur le fauteuil.

-Eh bien, fais-le, Sebastian.