On était tôt le matin, un peu plus de sept heures.
Ciel sortait de son sommeil tout doucement.
Tous les jours, quand il ouvrait les yeux, la première chose qu'il voyait été son « bébé », Sebastian.
Ils étaient maintenant trois, depuis l'adoption de Camille ou Kitty, selon Sebastian.
Ciel allait sur ses 17 ans, un an l'éloignait de sa majorité.
Tout se rapprochait si vite.
Ciel regarda sa bague de fiançailles que lui avait acheté Sebastian.
Il devait le jour même en choisir une avec lui.
-Je me demande celle que tu choisiras.
Sebastian tourna la tête et lui répondit :
-Je n'en ai aucune idée, Ciel. Tu es de bien meilleur choix que moi.
-Tu dois choisir seul et ne fais pas attention au prix. Je te permets aussi d'aller avec Claude pour qu'il t'apprenne à dépenser de l'argent avec plaisir.
-Un démon n'a pas besoin d'argent, chaton. J'ai tout ce que je souhaite. Je n'obtiens pas les choses avec de l'argent ou je vis, répondit Sebastian.
-Oui en enfer, mais ici, tout se paye, bébé.
-Vraiment et cela aussi ?
Sebastian embrassa Ciel.
-Non les baisers n'ont pas de valeur financière.
-Le sexe non plus.
Sebastian se rapprocha de Ciel et commenca à déposer des baisers dans son cou pour se décider à déboutonner sa chemise de nuit.
-Pervers ! Dès le matin, tu es quoi, un chaud lapin ?
-Je suis juste amoureux de toi, je te désire à chaque fois que je te vois. Pas moyen de ne pas vouloir te sauter dessus à chaque fois qu'on est à moins d'un mètre, répondit Sebastian.
-Que font les lapins, Sebastian ?
-Ils sautent, veux-tu que je te saute petit lapin ? demanda Sebastian.
-Je ne suis plus un chaton ?
-Si tu es mon chaton à moi.
Puis Sebastian continua à déboutonner quand on sonna à la porte.
-Sérieux, à cette heure-ci ? Qui ose déranger les gens quand ils essaient de baiser ?
-Va ouvrir et dégages la personne, qui que ce soit et reviens. Termine ce que tu as commencé, dit Ciel.
-A tes ordres, chaton.
Sebastian se leva, enfila sa chemise et alla voir qui sonné de si bon matin à la porte.
Il ouvrit et vu Claude avec son fils adopté, le petit Thomas.
-Cela je ne m'y attendais pas. Tu en as déjà marre de la paternité ?
-Non j'ai besoin de te demander un service, répondit Claude.
-Tu veux que je le donne à un orphelinat ? plaisanta Sebastian.
-Très drôle, on l'aime notre bébé. Je veux que tu le gardes jusqu'à ce soir.
-Tu es déjà en manque de sommeil ?
-Non en manque de sexe. Alois en a marre que l'on soit interrompu. Il a menacé de me quitter si on ne baise pas aujourd'hui, répondit Claude.
-Je t'avais dit de dire adieu à ta vie sexuel. Tu veux tuer la mienne ? demanda Sebastian.
-S'il te plait, prends-le pour me sauver. Je suis vraiment en manque. On n'a pas pu le faire depuis une semaine, répondit Claude.
-Pauvre de toi, pourquoi je devrais t'aider ? J'allais justement baiser avec chaton. Ne tue pas ma vie sexuelle, il me tuera. Ciel est méchant des fois quand on le coupe.
-Allez, dis-oui. Je te paierai, dit Claude.
-Je ne veux pas de ton argent.
Puis une voix connue se fit entendre.
-Moi je le prends. C'est ok pour cette fois, mais ne viens plus à l'improviste. Je t'avais prévenu que c'était votre responsabilité. Sebastian, ne comptes pas sur moi pour t'aider. Tu peux refuser si tu veux, je te laisse libre de choisir.
-J'accepte mais garde ton argent, répondit Sebastian.
-Non moi je l'accepte et tu le garderas, ne t'en sers pas pour acheter un cadeau à ce bébé !
-Toi alors, je peux ?
-Non Sebastian ! Pense à toi. Claude, je t'ordonne de lui apprendre le sens du mot « plaisir ».
-Ciel, tu m'en donnes déjà gratuitement du plaisir.
-Pas ce genre-là. Sois un peu matérialiste !
-Je n'y peux rien. Désolé si je te décois, dit Sebastian.
Ciel s'approcha de Sebastian et lui dit :
-Rattrapes-toi ce soir !
Puis il s'adressa à Claude :
-Si nous dérange encore, je vais baisé Alois moi-même. Je te tuerai la prochaine fois.
Sebastian le regarda dubitatif :
-Vous êtes tous les deux passif, chaton, cela risque d'être compliqué. En plus, je ne suis pas d'accord.
-Tu parles de mon futur mari, dommage on ne pratique plus l'échangisme. On vous avait proposé à l'époque. Alois est passif mais bon, dit Claude.
-Je plaisante, Sebastian.
-J'espère. Je peux te punir ce soir, tu sais.
-Et comment ? demanda Ciel.
-Tu verras.
-Dit celui qui me faisait une déclaration il y a peu de temps. Claude, vas t'en. Reviens ce soir sans faute, sinon, on le met à l'orphelinat.
-C'est de mauvais goût, Ciel, vraiment, dit Claude.
-Je plaisante, je sais que tu aimes ton fils, dit Ciel.
Claude s'en alla.
-On peut laisser May Linn s'en occupé si tu veux. On doit choisir ta bague aujourd'hui.
-On peut avec le bébé. Je vais m'en occuper.
-Si tu as du mal, laisses-lui, répondit Ciel.
Ciel s'en alla à ses occupations habituelles et Sebastian avait fabriqué un porte bébé.
Il fit ses tâches mais était dérangé par soi des pleurs soit des biberons à préparer.
-Heureusement que Ciel est un mec. Pas de bébé.
A midi, il apporta son repas à Ciel.
-Tu t'en sors, papa ?
-Oui mais ce n'est pas pour moi.
-Tu as la chance que Camille ait déjà 10 ans et qu'on ne puisse pas concevoir, répondit Ciel.
-La chance oui. Je te le montrerai ce soir.
Puis l'après-midi vint et ils se trouvèrent devant une boutique de bijoux.
