On avait demandé à Sebastian de diriger la pièce de théâtre.

Il avait accepté avec plaisir.

Ciel était plutôt sceptique sur le thème de la pièce.

-La mafia, je ne comprends pas. Même quand cela inclut un chat.

-Je vais devoir enlever le bar gay. Par quoi le remplacer ? se demanda Sebastian.

-Par quelque chose pour les enfants sont autorisés à rentrer, bonne chance, Sebastian.

Camille vint vers eux, contente.

-On va voir les autres enfants qui jouent dans la pièce, papa.

-Ils ont pris combien d'enfants ? demanda Ciel.

-5 autres. De base, il n'y a que deux rôles. Il va falloir créer d'autres personnages.

-Tu as accepté surtout pour vérifier que ces jeunes garçons ne tournent pas autour de Camille, répondit Ciel.

-Un peu.

-Ils ont le même âge qu'elle, que veux-tu qu'il lui fasse de mal ? demanda Ciel.

-Papa, ne me surprotèges pas !

-C'est pour ton bien, Kitty, il y a tellement de gens mal intentionné.

-C'est toi le pire, je crois, Sebastian, dit Ciel.

-Non moi je t'aimais, ce n'était pas mal. Nous y allons, Camille. On racontera tout à papa ce soir.

-N'effraies pas les autres enfants, répondit Ciel.

Arrivé dans le théâtre, Sebastian arriva avec Camille dans une pièce assez grande.

Un piano et un grand miroir décorait la pièce.

Des enfants étaient déjà présents.

-Je vois que je suis en retard ou vous êtes en avance. Je me présente Sebastian Michaelis. Je dirigerai la pièce. Je suis gentil mais ne me forcez pas à me mettre en colère.

-Ne les effraies pas, papa !

-Bien sûr, Kitty. Bien asseyez-vous tous et présentez-vous.

Les enfants (d'une dizaine d'années) se présentèrent chacun leur tour.

-Je m'appelle Paul.

-Je m'appelle Marie.

-Je m'appelle Michel.

Sebastian ne savait pas que ce jeune Michel allait lui donner du fil à retordre mais aussi être proche de sa Kitty dans le futur.

-Je m'appelle Anna.

-Je m'appelle Pauline.

Puis ce fut au tour de Camille.

-Je m'appelle Camille, et c'est mon papa adoptif.

-Bien nous avons deux garçons, vous aurez les rôles principaux. Je suis effectivement le père adoptif de Camille.

-Ils son morts tes parents ? demanda Michel.

-Oui, papa et Ciel m'ont adopté.

-Tu as deux papas ? demanda Michel.

-Oui j'ai deux papas. Ciel est plus jeune que papa, répondit Camille.

-Ce n'est pas normal d'avoir deux papas, moi j'ai une maman et un papa.

-Si c'est normal. Avoir deux papas, c'est comme avoir un papa et une maman, dit Camille.

-Non tu as tort, ce n'est pas normal. On ne peut pas voir deux papas ! s'exclama Michel.

Sebastian sentait qu'il avait forte à faire avec ce jeune garcon.

-Jeune garcon, tais-toi et écoutes-moi. Il n'y a pas de normalité. Que soit deux hommes, deux femmes ou comme dans ton cas, un homme et une femme. L'amour n'est pas une question de sexe. L'important est d'aimer son enfant, concu ou adopté.

-C'est faux. Vous n'êtes pas normal, monsieur, dit Michel.

-Tu m'as l'air d'un petit con, vraiment. Tu peux te taire, sinon je vais me fâcher.

-Ne dit pas que mon papa n'est pas normal. C'est toi qui es idiot, répondit Camille.

-Ne me traites pas d'idiot, idiote toi-même. Tu as deux papas, tu n'es pas normale. Tu devrais avoir un papa et une maman.

-J'en avais, imbécile, mais ils sont morts, répondit Camille.

Sebastian décida de mettre fin au conflit.

-Michel, tu vas arrêter de dire n'importe quoi. Ne fait pas de la peine à ma Kitty. Maintenant tais-toi.

-Vous êtes méchant, je vous déteste, répondit Michel.

-Je te déteste aussi, petit con.

-Bien maintenant que nous réglé cela, Michel et Paul, vous jouerez le chat et la souris.

-Il se passe quoi dans la pièce ? demanda Paul.

-Le chat tombe amoureux de la souris. Ce sont deux garçons, celui à qui cela pose souci peut sortir.

Le jeune Michel réagit de suite :

-Je ne veux pas tomber amoureux de Paul, c'est dégoutant ! Je m'en vais et je dirai à mes parents que je vous déteste et que vous m'avez mal parlé.

-Fais comme tu veux, petit con, on trouvera un autre enfant.

Michel s'en alla de la pièce.

Camille alla près de son père.

-Il est méchant, je le déteste.

-Moi aussi mais je me demande si cela ne vient pas de ses parents cette façon de penser. Cela pose souci à quelqu'un d'autre ? demanda Sebastian.

Personne ne trouva à redire.

-Bien, je vais vous chanter une petite chanson.

Sebastian posa ses doigts sur les touches du piano.

« L'enfer nous entoure, sombre et monstrueux. Tristesse, solitude, malheur, dépression, que faire ?

Tu illumines ma vie tous les jours, mon amour. »

-Papa, ta chanson est plutôt sombre.

-C'est vrai, Kitty, tu crois qu'elle plaira à papa ? demanda Sebastian.

-Non je ne crois pas.

-Bien, nous en avons finis pour aujourd'hui. Attendez que vos parents viennent vous chercher. Des questions ?

-Oui vous avez quel âge ? demanda Pauline.

-Je suis plus vieux que mon futur mari. Quel âge me donnes-tu, jeune fille ?

-40 ans, répondit Pauline.

-Tu me vieillis un peu. Je n'ai que 30 ans.

Sebastian avait menti, il n'allait pas dire avoir des siècles.

-Vous avez l'âge à mon père, dit Pauline.

-Tant mieux, si tes parents sont jeunes. Sortez tous attendre vos parents.

Tous les enfants s'en allèrent et Sebastian demanda à Camille :

-Cela te plait Kitty ?

-Oui mais qu'est-ce qui va se passer dans la pièce ? Quels rôles ont les filles ?

-Je vais y réfléchir. Sortons.

Dans le couloir, le jeune Michel faisait la tête dans un coin.

-Alors, petit con, tu ne veux pas t'excuser ?

-Je m'appelle Michel ! Je dirai à mes parents comment vous m'avez traité.

-Dis leur, tu es en tort. Tu devrais être plus ouvert, jeune homme, répondit Sebastian.

-Ne dit pas de mal de mon papa ou de Ciel.

-Je te déteste, toi !

-Tu n'es qu'un imbécile ! répondit Camille.

Les parents de Michel arrivèrent, il se dépêcha de leur raconter.

Puis ils se dirigèrent vers Sebastian.

-Vous êtes monsieur Michaelis ? demanda sa mère.

-Oui c'est moi.