Le week-end arriva et il y avait un invité aujourd'hui.
Sebastian regrettait presque d'avoir proposé.
Il repensait au fait que Kitty tombe effectivement amoureuse de ce jeune homme.
Mais il se rassurait en disant que Camille le détestait et était encore jeune.
Le jeune Michel sonna à la porte.
Sebastian ouvrit.
-Bonjour jeune homme. Entre.
-Je vous déteste.
-Moi aussi, jeune homme.
Le jeune garcon s'étonna de la taille du manoir.
-Il est riche votre mari, dis donc. Vous vivez à ses crochets, c'est pratique.
-Tu as vraiment de sacrés préjugés, petit con. Je ne m'intéresse pas à son argent. Tes parents ont une minuscule maison ?
-On a une grande maison. Maman était pauvre puis elle a épousé papa qui est riche et a un titre.
-Ta mère l'aime pour lui ou son argent ? demanda Sebastian.
-Maman aime papa pour lui, répondit Michel.
-Tant mieux. C'est pareil pour moi.
Ciel vint rencontrer ce gamin terrible.
-Tu es le fameux petit con ? Je suis Ciel.
-Vous êtes méchant vous aussi. Je vous déteste aussi.
-Tu sembles détester tout le monde, jeune homme, dit Sebastian.
-Ce n'est pas gagné pour te faire changer d'avis. Tu vois ton papa aime ta maman comme moi j'aime Sebastian. Nous avons adopté Camille mais nous l'aimons comme tes parents t'aiment.
-C'est dégoutant. On a un papa et une maman.
-Tu juges vite, jeune homme, répondit Sebastian.
-A mon avis, il est une perte de temps. Tu n'as pas oublié qu'on a inventé Alois et Claude et leur bébé aujourd'hui ? demanda Ciel.
-Non j'ai prévu de quoi.
-Ils ont eu un bébé ensemble ? Ce n'est pas possible, ce sont deux garçons !
-En effet, ils ne l'ont pas concu mais adopté. Tu es moins con que je le pensais, Michel, dit Sebastian.
-Ne m'appelez pas Michel !
Camille se décida à les rejoindre.
-Je le fais pour papa et Ciel.
-Je le fais parce que mes parents m'ont obligé.
-Bien, je vais travailler. Camille, fais-lui visiter.
Ciel s'éclipsa.
Sebastian le fit à son tour.
-Je vous laisse. Je retourne à mes tâches.
-Vous êtes le majordome de votre mari ?
-Oui, un souci avec cela ?
-Il vous paye ? On a aussi une maid et un majordome. Je les déteste.
-Tu détestes tout le monde apparemment. Quelle chance. Non, il me paie différemment. A plus tard, les enfants.
Sebastian s'en alla, ils étaient seuls.
-Je vais te faire visiter.
Camille lui montra toutes les pièces sauf la chambre des employés et la chambre de ses parents.
Elle arrivait vers sa chambre.
-C'est ma chambre mais tu n'y entreras jamais.
-Je ne veux pas y entrer d'abord.
Camille ne savait pas mais elle allait se rapprocher de Michel et il viendrait bien plus souvent dans sa chambre qu'elle ne le pensait.
Puis elle l'amena dans le jardin.
Croquette se prélassait sur l'escalier.
-C'est Croquette.
Michel le regarda.
-Il est noir, il porte malheur. En plus, il a des yeux rouges.
-C'est faux, Croquette est ne porte pas malheur. Il est très mignon.
Puis elle le prit dans ses bras.
-Tu es la plus mignonne des croquettes, tu sais.
-Cela c'est bien vrai. Alors cette visite ? demanda Ciel.
-Vous êtes plus riche que mon papa.
-C'est le manoir de mes parents, j'en ai hérité. Ils sont morts il y a longtemps.
-Ils sont morts de quoi ? demanda Michel.
-On les a tués, je compte trouver qui les a tués et me venger.
-Vous avez déjà tués quelqu'un ?
-Oui et si tu fais du mal à Camille, je ne le tolérerai pas, jeune homme, dit Ciel.
-Vous me faites peur, monsieur.
-Cesses de l'effrayer.
C'était Sebastian, qui enlaca Ciel.
-Pas devant les enfants.
-Et on ne peut pas faire cela aussi ?
Sebastian embrassa Ciel à pleine bouche.
-Vous ne pouvez pas faire ce genre de chose.
-Tes parents ne s'embrassent jamais devant toi ? demanda Sebastian.
-Si mais vous êtes deux hommes, c'est beurk.
-L'amour ce n'est pas dégoutant, jeune homme. Je vais devoir me mettre aux diner.
Sebastian s'en alla à ses obligations et Ciel invita les enfants à rentrer.
Claude et Alois ne tarderait pas.
Dans le salon, Michel se montra curieux.
-C'est votre majordome ?
-Oui mais pas que. Tu en as combien chez toi ?
-Un seul et une maid. Mais ils s'occupent mal de moi.
-Pauvre de toi, jeune homme, dit Ciel.
Croquette somnolait près de Camille.
-Tu veux le toucher ? demanda Camille.
-Non je n'aime pas les chats.
-Croquette est gentil, essaies.
Michel le toucha mais il eut comme réponse, un grognement.
-Il ne m'aime pas.
-Cela ne m'étonne pas vraiment, dit Sebastian revenu avec un dessert pour tout le monde.
Il posa un pour chacun.
-Tu peux manger, ce n'est pas empoisonné. Je l'ai fait moi-même.
Michel hésita puis goûta.
-Ce n'est pas mauvais.
-Ton majordome fait mieux que moi ? demanda Sebastian.
-Il ne me fait pas de dessert, il dit que le sucre, c'est mauvais pour les enfants.
-Il a l'air terrible ce majordome, répondit Ciel.
Puis on sonna à la porte.
-J'y vais, c'est sûrement Alois et Claude.
Sebastian alla ouvrir la porte il les invita dans le salon.
Ils furent surpris de voir un petit garcon.
-Vous avez adopté un autre enfant ? demanda Claude.
-Non c'est un enfant qui joue dans la pièce de Camille. Il s'est mal comporté la dernière fois. Je lui démontre que les hommes peuvent s'aimer.
-Nous allons vous êtes utile alors.
Sebastian servit le thé.
-Ses parents l'ont laissés venir chez vous ? demanda Alois.
-Oui c'est sa punition pour avoir dit que seul un homme et une femme peuvent s'aimer, répondit Sebastian.
Le petit Thomas se mit à pleurer.
-Sebastian, il a besoin d'un biberon, je peux utiliser ta cuisine ?
-Oui je vais t'aider.
-Alors jeune homme, tu as quelque chose contre les gens qui s'aiment ?
-Je ne l'aime pas.
-Tu parles de Sebastian ? Il n'est pas si méchant que cela.
Alois tentait de calmer leur fils, qui avait vraisemblablement faim.
-Cesses de pleurer, papa me va vite venir.
-Vous l'avez adopté ? demanda Michel.
-Oui on l'a trouvé près d'une poubelle. On l'aime beaucoup même s'il prend du temps.
-Vous avez trouvé une nounou ? demanda Ciel.
-Oui, on a du temps pour nous maintenant. Mais il nous manque quand il est loin. Alors au final, on passe beaucoup de temps avec lui.
-Vous vous adaptez à ce bébé.
Sebastian revenu avec Claude.
-Tu veux lui donner ou je le fais ?
-Je vais le faire.
Alois donna le biberon qui calma immédiatement le petit Thomas.
-Vous avez pensé à vérifier qu'il va bien et ses vaccins ? demanda Sebastian.
-Oui, on y a pensé, tout va bien, répondit Claude.
-On a fait les papiers pour l'adopté officiellement, c'est notre fils légalement.
-Je me souviens quand on l'a fait pour Camille, repensa Ciel.
-Tiens, tu es silencieux d'un coup, jeune homme, tu as changé d'avis sur ce que tu affirmais ? demanda Sebastian.
-Un peu mais vous êtes toujours méchant.
-L'important que tu passes de pas du tout à un peu. C'est une punition très utile.
Sebastian regarda l'heure et dit :
-Tes parents ne vont pas tarder. Tu veux quitter la pièce de théâtre ou rester ? Je ne te forcerai pas mais tu ferais un bon acteur.
-Je reste.
-Tu n'es toujours qu'un imbécile pour moi, dit Camille.
-Pareil pour moi.
Une sonnerie et Ciel raccompagna Michel.
-Bonsoir, comment cela s'est passé ?
-Bien. Je me présente, je suis Ciel, le compagnon de Sebastian.
-Il ne vous a pas posé de souci ? demanda sa mère.
-Non il a même changé un peu d'avis. Il est d'accord pour continuer la pièce.
-Tant mieux, tu voudras revenir ?
-Non. Je m'excuse d'avoir dit du mal sur vous. Vous avez le droit de vous aimer.
-Merci, jeune homme. Tu es le bienvenu si tu veux revenir.
Ciel ferma la porte revint dans le salon avec ses invités.
-Il me plait bien ce jeune homme, pas toi Camille ? demanda Ciel.
-Non je le déteste.
-Il a sûrement un bon fond, il reste un enfant après tout.
-En tout cas, il aura le rôle principal avec Paul. Je ferai une pièce originale.
-On viendra la voir avec Thomas, dit Alois.
-Oui ne mets pas de scènes de baisers, ce sont des enfants, répondit Claude.
-Evidemment ce sont des enfants. Je ne comptais pas en mettre. Pour qui tu me prends ?
-Je sais que tu as préparé à manger mais si on sortait ? On va au resto, Camille ? demanda Ciel.
-Ce serait super papa. On peut ?
-Tu veux y aller, bébé ? demanda Ciel.
-On peut oui, je conserverai tout pour demain.
